Ce que ne voient pas les détracteurs du libéralisme

Il est bon de rappeler ce que la liberté nous apporte, à un moment où ses opposants se font nombreux.

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Ce que ne voient pas les détracteurs du libéralisme

Publié le 7 septembre 2017
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Par Guillaume Moukala Same.

À l’aube de ce nouveau mandat, mes pensées vont à la jeunesse révolutionnaire qui, en quête d’un changement radical, s’est laissée séduire par la démagogie. Parmi leurs maîtres à penser, Noam Chomsky, dont le documentaire Requiem for the American Dream1  m’a inspiré cet article.

Bien que ce documentaire soulève de vraies questions comme les crises financières, la concentration du pouvoir, la corruption, la mobilité sociale, la pauvreté, et bien d’autres, ces réflexions nourrissent la haine à l’encontre du libéralisme.

Je ne m’attarderai par sur le caractère irréalisable voire totalitaire de l’idéal chomskyen d’une société libre où tout est soumis à un « contrôle participatif et démocratique », ce n’est pas le sujet de cet article. Je tenterai plutôt d’expliquer pourquoi tourner le dos au libéralisme en réponse à l’observation qu’on peut faire du monde aujourd’hui est une erreur.

Je ne dis point là que le monde est parfait ni qu’il n’y a aucune raison de s’indigner. Bien sûr qu’il y en a et bien sûr que tout n’est pas au mieux dans le meilleur des mondes.

Néanmoins, il me semble que toute la réflexion qui s’étale sur des siècles dont nos sociétés libres et prospères sont le fruit est de plus en plus malmenée, au point qu’on en oublie les révolutions conceptuelles et philosophiques qui ont forgé l’identité de notre civilisation.

Je tiens donc ici à rappeler les leçons que les penseurs occidentaux ont tiré de l’histoire pour que le génie incompris du libéralisme obtienne la reconnaissance qu’on lui doit.

Le pouvoir tend à corrompre, le pouvoir absolu corrompt absolument

Et rares sont les hommes qui échappent à cette règle. Peut-être pouvons-nous penser à certaines figures notoires qui se sont montrées extraordinairement vertueuses mais un système politique ne saurait reposer sur l’hypothèse de l’existence d’hommes extraordinaires pour le maintenir, au contraire il faut l’adapter aux hommes ordinaires, c’est-à-dire la quasi totalité d’entre nous.

Ainsi, le libéralisme se méfie de l’État et de la politique lorsqu’il est vu comme un moyen d’introduire de la vertu dans la société. L’État est la voie par laquelle ceux qui ne peuvent pas obtenir ce qu’ils veulent par le consentement d’autrui peuvent l’obtenir grâce au pouvoir coercitif. C’est donc tout naturellement que les hommes d’affaires sans scrupule se pressent et se bousculent à la porte du Pouvoir pour solliciter l’État.

Alors peut-être faut-il attendre qu’un homme divin dont la sagesse dépasse celle de tous les hommes sur Terre réunis soit élu pour que la vertu soit loi, mais je crois plutôt comme Rousseau qu’il « n’y a rien de tout cela dans la société politique. Loin que le chef ait un intérêt naturel au bonheur de particuliers, il ne lui est pas rare de chercher le sien dans leur misère2 ».

Nombreux sont les hommes qui se sont battus pour de grandes causes mais qui enfin arrivés au pouvoir ont trahi ces mêmes principes.

Alors à ceux qui disent : « assez de cette connivence entre le monde des affaires et l’État »,  je leur répondrai que si cette connivence existe c’est parce qu’elle est possible. Et ce qui la rend possible c’est la dépendance de l’État aux banques pour financer les politiques que prônent ces mêmes détracteurs de la connivence, et l’irrésistibilité pour ceux qui sont au pouvoir de poursuivre leurs intérêts particuliers.

La première source de corruption, c’est donc l’État et je m’attriste qu’il soit si mal compris que le libéralisme n’est pas le règne de l’argent mais celui de la loi. Ainsi, pour que toute société soit libre il ne suffit pas qu’elle soit capitaliste mais que la loi soit respectée et surtout que la loi soit juste. Le capitalisme émerge de cet ordre et pas l’inverse.

 

L’homme est égoïste et alors ?

Je m’étonne que les mêmes qui dénoncent l’égoïsme des super-riches et des puissants s’insurgent du fait que le main invisible d’Adam Smith soit basée sur l’idée que les hommes sont égoïstes. D’un côté ils n’ont pas peur de dénoncer l’égoïsme des maîtres du monde, mais de l’autre ils refusent d’avouer que l’homme est égoïste.

Peut-être aurions nous aimé qu’il en soit autrement, pourtant il en est ainsi. Adam Smith le met brillamment en lumière dans sa Théorie des Sentiments Moraux. En effet, qui s’inquièterait autant de perdre son petit doigt que de la mort de mille Pakistanais dans un attentat ?

Personne ne peut sérieusement le réclamer. Toutefois cela ne signifie pas que la poursuite de son propre intérêt est la seule caractéristique de l’Homme bien évidemment, mais cela reste une réalité.

Il est donc évident que l’Homme tend naturellement à suivre son intérêt personnel, c’est un état de fait, s’en indigner serait une perte de temps, personne ici n’a le pouvoir de changer le genre humain, et l’ignorer serait une grave erreur.

Ceci étant posé, l’enjeu est que cet intérêt personnel soit au service de la société plutôt que de ceux qui conspirent contre elle. La seule manière pour s’assurer qu’un homme se comporte de telle ou telle manière, c’est que ce comportement visé soit dans son intérêt. Les intérêts personnels des individus sont donc le moteur de notre société.

Comme nous l’avons vu précédemment, lorsque les intérêts égoïstes ont pour environnement l’État, ceux-ci sont vicieux. Par contre, le marché a ceci de vertueux qu’il permet aux intérêts particuliers d’être contenus et d’aller dans le sens du plus grand bien.

En effet, contrairement aux politiques dont l’espoir qu’ils nourrissent est leur seul moyen d’attirer les voix des électeurs, et la force l’unique fondement de leurs actions, les producteurs, pour subsister, doivent répondre aux besoins de leurs potentiels clients. Ainsi, même si leurs intentions ne sont pas nécessairement vertueuses, pour eux, le seul moyen d’obtenir ce qu’ils veulent est de satisfaire les consommateurs.

Benjamin Constant avait mis en évidence que « la guerre et le commerce ne sont que deux moyens différents d’atteindre le même but  : celui de posséder ce que l’on désire3. ».

Pourtant tous les deux suivent un sentiment égoïste, celui de satisfaire un de ses besoins propres qui est de posséder quelque chose de nouveau.

Il y a un donc un environnement dans lequel l’égoïsme est plus vertueux. C’est ainsi que le libéralisme voit beaucoup plus de vertu dans le commerce que dans l’État.

L’un propose d’organiser les interactions au sein de la société sur des bases pacifiques, c’est-à-dire l’échange mutuellement consenti (le commerce) et l’autre propose que ces mêmes interactions sociales se fassent de manière coercitive, par l’intermédiaire de l’État. Partout où cela est possible il faut donc privilégier le commerce, soit le marché, à l’État.

Je souhaite une dernière fois insister sur la distinction entre l’égoïsme vertueux et l’ égoïsme vicieux. L’égoïsme est vertueux lorsqu’il respecte la souveraineté de l’individu et donc est contenu par elle. Dans ce cas là, il est une source vive pour le développement économique et social.

Sinon, il est néfaste et mène à la corruption et aux guerres. C’est donc une erreur intellectuelle d’attribuer au libéralisme toutes les dérives de la connivence et de l’impérialisme.

 

La réconciliation des intérêts sur un marché mondial

À la Renaissance régnait la croyance mercantiliste selon laquelle l’enrichissement d’une nation ne pouvait se faire qu’au détriment de l’appauvrissement d’une autre. Avec une telle vision de la société il n’est pas étonnant que la guerre entre les nations était inévitable.

Heureusement, cette théorie a été réfutée par les économistes classiques. Elle a été rejetée non pas à cause des conséquences néfastes qu’elle induit mais tout simplement parce qu’elle était fausse. L’intérêt de la nation et des individus qui la composent n’est pas la défiance à l’égard des nations voisines.

La théorie des avantages comparatifs de Ricardo explique donc que les nations ont intérêt à coopérer entre elles en se spécialisant et en échangeant les biens qu’elles produisent.

La portée de cette idée est prodigieuse.

Comme le souligne Ludwig Von Mises dans le chapitre 2 de Théorie et Histoire :

« C’est bien plus qu’une simple théorie traitant des effets du libre échange et du protectionnisme. Il s’agit d’un énoncé portant sur les principes fondamentaux de la coopération humaine dans le cadre de la division du travail, de la spécialisation et de l’intégration des groupes professionnels, ainsi que sur l’origine et l’intensification supplémentaire des liens sociaux entre les hommes, et il devrait en tant que tel être appelé la loi d’association. »

Ainsi, c’est la coopération de tous les individus sur l’ensemble de la planète et l’utilisation optimale des avantages comparatifs de chacun qui fait de l’humanité une « communauté essentiellement harmonieuse4 ».

Ce qu’il y a de fondamentalement inhérent à cette théorie est que l’Homme isolé peut réaliser peu, alors que lorsqu’il se spécialise dans le domaine où il est le plus performant et coopère avec des milliards d’autres individus qui en font de même, tout le monde en bénéficie et les intérêts sont réconciliés.

Et bien que cela puisse paraître naïf, ce n’est que la traduction philosophique d’un fait économique avéré, les bienfaits du libre-échange.

 

Décentraliser la connaissance

Au XXe siècle, Friedrich Hayek a réfléchi de manière acharnée et avec profondeur à comment faire une utilisation optimale de la connaissance dont une infime fraction est détenue par chaque individu sur Terre.

Si nous admettons que la connaissance des informations pertinentes pour réaliser nos objectifs est la clé de leur réussite, alors c’est sur ce problème de la connaissance qu’il faut se pencher. Comment en faire un usage optimal ? Comment faire pour que cette connaissance soit disponible aux autres ? Comment coordonner ces individus qui détiennent une partie de la connaissance nécessaire ?

Ce qui est le plus frappant est la cohérence et la clarté avec lesquelles il résume le problème économique :

« Si nous sommes d’accord que le problème économique est principalement celui d’une rapide adaptation aux changements dans les circonstances particulières du temps et de l’espace, il semblerait que les décisions ultimes doivent être laissées aux personnes qui sont familières avec ces circonstances. Nous ne pouvons pas attendre que ce problème soit résolu en, premièrement, communiquant toute cette connaissance à un bureau central qui,  après avoir intégré toute la connaissance, donne les ordres. Nous devons le résoudre par une forme de décentralisation5 ».

Dans l’époustouflant article The Use of Knowledge in Society, Hayek explique brillamment en quoi le système de prix est sûrement « un des plus grands triomphes de l’esprit humain ».

La réelle fonction des prix est de communiquer les informations nécessaires à la production :

« Dans un système où la connaissance des faits pertinents est dispersée parmi de nombreuses personnes, les prix peuvent coordonner les actions séparées de différentes personnes ».

Les prix déterminés par la loi de l’offre et de la demande donnent une information sur la rareté d’une ressource et la répandent dans tout le système économique jusqu’à la fin de la chaîne de production. Les producteurs sont donc informés lorsqu’une ressource vient à manquer, ou lorsqu’elle devient plus abondante.

Au-delà des prix, Hayek a mis en lumière le fait que la liberté individuelle est indispensable à la création du savoir dans une société. Il part du principe qu’aucun homme ne détient la connaissance absolue et qu’aucun n’est non plus infaillible. Dès lors, la connaissance collective émerge de la confrontation des idées et de l’expérimentation des différents projets.

Une société libre est donc fondamentalement dynamique, comme toute civilisation c’est un processus, et les problèmes rencontrés lors de ce processus civilisationnel sont résolus par la combinaisons de « différentes sortes de connaissances et de talents6 ». Il est donc fondamental de comprendre que la liberté totale des efforts individuels conduit nécessairement à un savoir plus vaste que celui détenu par les législateurs.

« C’est parce que nous ne savons pas comment les individus useront de leur liberté, qu’il est si important qu’ils l’aient ». Cette citation tirée de la Constitution de la liberté met prodigieusement en exergue l’enjeu de la liberté.

Comme l’a développé Julian Simons, l’esprit libre est la première ressource de l’humanité. Étouffer l’esprit d’initiative de l’homme, c’est au mieux retarder le futur, au pire empêcher un nouveau savoir d’émerger à tout jamais.

Il aurait été impossible de prédire, même pour un génie, ce dont notre civilisation a été capable, car ceci résulte de l’expression de la liberté des individus dont les actes n’étaient ni programmés ni prévisibles.

Finalement, Hayek a contribué avec brio à révéler le pouvoir de la liberté, du marché et de l’organisation décentralisée qui en résultent. Il a saisi pleinement l’intelligence des mécanismes de marchés et des signaux qu’ils envoient.

Maintenant, peut-être devrions-nous nous arrêter un instant pour contempler ce que nous nommons libéralisme : un système dans lequel les intérêts personnels collaborent intelligemment pour faire émerger spontanément le plus grand bien social. Je ne connais pas d’autre modèle où l’individu est libre, où réaliser son propre bonheur n’est pas un crime et où le résultat est bénéfique pour toute la société.

Si tout de même vous n’y croyez pas, considérez que ce système n’est pas appliqué purement ni également sur toute le planète mais qu’il est partout parasité de manière plus ou moins significative.

J’appelle ainsi la jeunesse à se mobiliser pour le libéralisme. Cette idéologie qui s’est construite sur des siècles d’expérience est la seule qui a fait ses preuves, et les problèmes de notre monde sont plus souvent liés au pervertissement des dirigeants plutôt qu’à leur fidélité à la liberté.

Il y aurait une infinité d’idées à ajouter et de sujets supplémentaires à aborder, mais j’espère que cet article servira au moins à remettre en cause les idées reçues et à susciter de la curiosité chez le lecteur.

  1.  Documentaire disponible sur Youtube.
  2. Discours sur l’économie politique, Rousseau.
  3. De la liberté des Anciens comparée à celle des Modernes, Benjamin Constant.
  4. Expression utilisée par Ludwig Von Mises dans Le Libéralisme.
  5. The Use of Knowledge in Society, Friedrich Hayek.
  6. Chapitre 2 de la Constitution de la Liberté, Hayek.
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  • Ceci est bien, mais en 2030-40 la France (nombre de pays d’Europe aussi) sera musulmane par la croissance démographique, alors qu’adviendra t’il des idées libérales et aussi égalitaristes ?

    • Vous avez lu Charles Gave récemment?

      • M. Gave a eu un courage que je n’ai pas: Quitter la France en 1981 par refus idéologique du Mitterandisme et du Socialisme. Je le paye chaque jour par de sourdes ruminations…

    • Les idées débiles auront toujours le vent en poupe. Avec vous, on est rassuré.

    • Parmi les idées libérales figurent, entre autres, la liberté religieuse.

      Il est donc inutile d’invoquer l’épouvantail musulman pour en constater le recul: votre commentaire suffit amplement.

      • Il y a des libéraux qui sont d’accord avec goufio. Les paléo-libertariens notamment. Par exemple Ron Paul. Vous pensez qu’il n’est pas libéral ?

        Personnellement je pense que beaucoup trop de libéraux se font « avoir » par vos idées. La liberté religieuse est une chose, certes. Mais qu’en est-il lorsque cette religion est aussi un système politique, prosélyte, et anti-libéral ?

        Ici nous ne sommes pas en train de discuter du set de lois que l’on veut mettre en place, car nous serions tous a peu prés d’accord, mais plutôt du système de décision de ce set de lois. En France ce système c’est la démocratie. La démocratie c’est bien mais c’est fragile. Car si 51% des votant sont anti-libéraux alors vous aurez un set de lois anti-libérales. C’est simplement du bon sens.
        Les libéraux passent leur temps a traiter les socialistes de Bisounours, mais se font avoir de la même façon sur ce sujet.

        Donc maintenant, que contestez-vous ?
        Que l’islam n’est pas un système politique anti-libéral?
        Que si 51% des votant sont musulmans, la démocratie ne va pas se diriger vers un set de lois anti-libérales ? (Regarder les dernières élections des pays arabes, l’anti-libéralisme n’y est pas du a l’absence de démocratie).
        Qu’en France le % de musulmans n’augmente pas ? et ne se dirige pas vers 51 % ?

        Peut-être avez-vous raison. Mais peut-être pas. Je vous invite a me citer ne serait-ce qu’un seul pays sur la planète ou il y a 51% de la population qui est musulmane et ou le set de lois est libéral. Bon courage. Vous allez me rétorquer que corrélation n’est pas implication ? C’est votre droit. Mais c’est malhonnête.

        Faites votre choix.
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Nombre_de_musulmans_par_pays

        • 1/ Ah tiens, Ron Paul croit à la théorie du grand remplacement maintenant? Première nouvelle. vous avez une source pour étayer de tels propos?

          2/ le libéralisme est une doctrine philosophique qui défend TOUTES les libertés individuelles. Mais peut-être avez vous une autre définition à nous fournir?

          3/si vous aviez réfléchi 2 minutes avant de poster, vous vous seriez probablement rendue compte que pour arriver au 51% de musulmans en 2030 (qui semble vous faire si peur), il faudrait multiplier par 10 le nombre de musulmans actuel en l’espace de 12 ans, il va falloir une sacré vague d’immigration pour dénicher ces 30 millions de musulmans en si peu de temps!

          4/Contrairement à ce que vous sous-entendez, l’immense majorité des musulmans français ne sont pas moins libéraux que les autres. Vous le sauriez certainement si vous en aviez côtoyé.

          Conclusion: votre peur entrave gravement votre réflexion.

          • 1/ Ron Paul a compris que lorsque l’on aime la liberté, on la défend.
            Et que dans un système démocratique, il est peu malin d’importer des votants anti-démocratiques. C’est du bon sens.

            2/ Le libéralisme c’est aussi défense de la propriété privée. La population d’un pays a légitimement le droit de décider qui vient chez elle.
            Etre contre l’immigration de personnes défendant une idéologie anti-libérale n’est pas illégitime dans une vision libérale.

            3/ Vos chiffres ne sont que du pur ressenti. Je ne souhaite pas faire un débat de chiffres, seulement d’idée. Si ça n’est pas en 2030, mais en 2040 que cela change-t-il au raisonnement ?

            4/ La encore vous affirmez des choses sur « l’immense majorité des musulmans français ». Quelles sont vos sources ? Je peux déjà vous prouver votre erreur :
            http://www.bfmtv.com/societe/islam-francais-un-rapport-accablant-1038242.html

            Sur le fond :
            Vous vous faites avoir car le système politique Islam est basé sur une croyance théologique. Et comme on vous a dit, « on doit avoir la liberté de croire en le Dieu que l’on veut », vous en déduisez par un syllogisme effarant, que n’importe quelle idéologie, fut-elle totalement anti-libérale, est légitime a partir du moment ou elle découle de la croyance d’un Dieu.

            • 1/ Ah oui, du « bon sens » mais 0 sources pour étayer vos dires… Pourquoi ne suis-je pas surpris ?

              2/ Puisque vous mentionnez propriété privée : supposons que je vende mon domicile à un immigré. Quel « principe libéral » vous permettrait de l’empêcher de s’installer ?

              3/Tiens, mais qui parlait de « 51% de musulmans » ? on ne « débat » plus chiffre maintenant ? Mon calcul, pourtant basique, s’appuie pourtant sur votre chiffre et votre source. Il démontre en deux lignes l’absurdité de votre raisonnement (et je suis charitable). Le « ressenti » semble très clairement de votre côté.

              4/Encore une fois, vos propres sources suffisent à vous discréditer : il y est dit que 28% des musulmans auraient seraient « incompatibles avec les valeurs de la République ». Il en reste 72% qui, eux sont parfaitement compatible avec lesdites « valeurs ». Vous avez des problèmes avec les mathématiques élémentaires ? Vous ne comprenez pas la notion de majorité ?

              5/ En plus de déformer joyeusement mes propos (il va falloir me montrer où j’écris que « n’importe quelle idéologie, fut-elle totalement anti-libérale, est légitime »), vous confondez sans vergogne libéralisme et républicanisme. Preuve s’il en fallait encore une, que le libéralisme et vous ça fait définitivement deux.

  • J’aime beaucoup ce genre d’article, mais je trouve aussi qu’il transpire un peu trop la naïveté et la propagande libérale. Le libéralisme n’est pas un synonyme de gagnant-gagnant.
    Le libéralisme est un système où la matrice des possibilités est beaucoup plus riche que dans un système coercitif / anti-libéral.
    Si sLes relations gagnant-gagnant, perdant-perdant, ou gagnant-perdant… existent dans le

    • Si dans un système antilibéral, il y a forcément un gagnant et un perdant, dans un système libéral, il peut aussi y avoir un gagnant et un perdant; mais aussi deux gagnants ou deux perdants…

      • Bonjour Ragnar D Anskool

        Et bien oui, le libéralisme ne promet pas un monde parfait. Contrairement au socialisme, qui lui promet la lune et systématiquement aboutit à l’enfer (même pour les gagnants).

    • Dans un système libéral tout le monde est gagnant puisque la prospérité rejaillit sur toute la société. Voyez un peu plus loin que le bout de votre nez. Les pauvres sont infiniment moins miséreux en Suisse qu’en Russie!

  • Excellent article qui résume assez bien ce qu’on peut lire dans les bons auteurs, tous cités ici.
    Il n’y manque guère que la fable des abeilles de Bernard Mandeville.

  • Bon article abordant l’égoïsme rationnel et irrationnel d’Ayn Rand d’une autre manière.

    Et c’est toujours bon d’avoir des discours sur ce qu’est le libéralisme dans un pays où sa définition est corrompue à outrance.

  • Deux références à Ayn Rand (dont une discrète) dans une série de commentaires sur un article par ailleurs sympathique? Le reste de la journée me verra avec un sourire aux lèvres…

  • faux débat:
    les opposants rejettent le néo- libéralisme (libéralisme économique débridé), vous n’êtes donc pas concernés, en tant que libéraux de cœur et d’âme, a moins que vous adhériez au néo libéralisme ?
    .
    « LE POUVOIR TEND À CORROMPRE, LE POUVOIR ABSOLU CORROMPT ABSOLUMENT » LORD ACTON »
    parfait, si vous abhorrez également le pouvoir que confère le capital des plus riches capitalistes, sur les personnes les plus pauvres, je vous aime ! 🙂

    • Pourriez-vous m’expliquer la différence entre un libéralisme économique et un libéralisme de « cœur et d’âme » je ne l’ai pas saisie.

      • C’est un peu comme le bon et le mauvais chasseur ! lol
        Le libéralisme de cœur et d’âme, désolé pour ces expressions qui me sont propres, serait un libéral avec de hautes aspirations à la liberté, alors que le libéral économique n’est qu’un opportuniste se souciant peu du sort de son prochain.
        quant a savoir qui est qui…….

    • Le « néo libéralisme » est une pure invention des anti-libéraux pour défendre et justifier le socialisme (dont le principe de base est l’appropriation par la violence ou menace de son emploi du fruit du travail d’autrui par un groupement humain, l’état, aspirant au monopole de cet emploi). Le libéralisme économique n’est que la conséquence de la liberté individuelle nécessairement limitée par celle, égale, de tous les autres. Il ne peut donc y avoir de « libéralisme économique débridé ». Quand au « capital » acquis via l’échange volontaire (non contraint par la violence ou la menace de son emploi), il ne confère aucun pouvoir particulier car :
      1) pour le conserver ou l’amplifier, le capitaliste doit impérativement continuer à servir des consommateurs volontaires mieux que ses concurrents
      2) chacun est libre de se lancer dans l’aventure.
      Au contraire les hommes de pouvoir, aspirant au monopole de la violence légale, peuvent se servir de ce monopole pour s’enrichir au détriment d’autrui, et ils ne s’en privent pas !

      • « Le libéralisme économique n’est que la conséquence de la liberté individuelle nécessairement limitée par celle, égale, de tous les autres. »
        .
        Cette liberté égale au départ ,crée de sacrées disparités au bout d’un moment, entre ceux qui ont amassés du capital et ceux qui y ont échoué.
        pas de jugement valeur juste les faits.
        Le capital appelant le capital , la pauvreté appelant difficilement le capital et le capital appelant rarement la pauvreté.
        .
         » Il ne peut donc y avoir de « libéralisme économique débridé ». »
        Pas de souci, comment qualifiez vous la situation/systeme économique mondiale alors ?
        capitalisme de connivence ?
        N’est ce pas débridé ???
        .
        « Quand au « capital » acquis via l’échange volontaire (non contraint par la violence ou la menace de son emploi), il ne confère aucun pouvoir particulier car :
        1) pour le conserver ou l’amplifier, le capitaliste doit impérativement continuer à servir des consommateurs volontaires mieux que ses concurrents. »
        .
        Vous avez oubliez le (a) devant servir ? 🙂
        laissez moi la liberté d’un peu d’ironie. 🙂
        .
        « 2) chacun est libre de se lancer dans l’aventure. »
        C’est vrai mais il assez cynique de dire que tout le monde a les mêmes chances. Seuls quelques un réussiront. les chances de réussites sont multifactorielles. la pauvreté initiale, éducative financière étant rarement un facteur de réussite capitalistique.
        De plus, tout le monde ne peut être capitaliste. vous oubliez qu’il faut nécessairement des salariés, je cherche mes mots… à exploiter ?
        Ah non, le salariat est librement consenti, assertion nécessaire pour préserver l’intégrité morale du capitaliste, désolé.
        Que pensez vous du lien de subordination où le salarié abandonne sa liberté contre rémunérations, elle même absolument nécessaire à sa survie ?
        Que pensez vous du fait que sans salariat, sans salaire, vous n’avez plus qu’à mourir dans le caniveau ?
        Où est la liberté de chacun dans tout cela ?

         »
        Au contraire les hommes de pouvoir, aspirant au monopole de la violence légale, peuvent se servir de ce monopole pour s’enrichir au détriment d’autrui, et ils ne s’en privent pas ! »
        Absolument d’accord avec vous ! 🙂
        Sauf que vous feignez d’ignorer le pouvoir qu’acquiert le riche capitaliste sur des pans entiers de la société.
        Ils vous aura échappé que les politique sont à la botte du capital et non l’inverse.
        .
        Vous vous racontez de belles histoires sur le libéralisme me semble-t-il.
        Je suis amoureux de la liberté et j’aspire à bien plus de liberté que ce que le capitalisme ne permet.
        .
        Bien à vous.

        • « monopole de la violence légale » VS « consommateurs volontaires »

          Vous le dites vous-même. De toute façon, on vous connait, vous êtes dans le déni. Vous n’êtes pas le premier, ni le dernier.
          Soyez plus malin dans vos critiques au lieu de tordre le sens des mots. Assumez votre anti-libéralisme; la déclaration des droits de l’homme n’est pas votre tasse de thé. Vous adorez la contrainte, pour le bien des gens bien entendu.

          • « Vous adorez la contrainte, » Oh oui j’adore… 🙂
            C’est plutôt moi qui ai la preception que vous êtes dans le deni de certains vécus de nos compatriote (n’allez pas voir dans ce mot un lien quelconque… 🙂 ) et de certaines situations.
            répondez a mes question ci dessus qui ne sont pas en l’air, svp.
            merci.
            et je suis peut être plus libéral que vous au fond, non mais ! 🙂

            • « Que pensez vous du fait que sans salariat, sans salaire, vous n’avez plus qu’à mourir dans le caniveau ? »
              Vous croyez que je vais m’abaisser à répondre à ce genre d’arguments grossièrement populistes.

              C’est facile le libéralisme, c’est le respect des droits de l’homme c.a.d, liberté propriété et sécurité et la résistance à l’oppression dans le cadre d’une démocratie libérale.
              La DDHC est pensée pour limiter le pouvoir politique et sa propension à devenir totalitaire.
              On a pas le choix, soit on est pour la liberté de tous (je sais il en est de plus égaux que d’autres), soit on est pour le pouvoir politique et dominer les citoyens par la contrainte.
              L’état est une manifestation sociale du besoin de domination, une construction capable de donner un justification « morale » à l’utilisation de la force.
              Toutes l’énorme machinerie technocratique et institutionnelle ne sert en définitive qu’a camoufler de mieux en mieux, de plus en plus profondément le fait que l’état n’est qu’un moyen de spoliation.

              • « Vous croyez que je vais m’abaisser à répondre à ce genre d’arguments grossièrement populistes. »
                Je le fais bien, moi 🙂
                Si c’est votre manière de vous protéger en rejetant d’un revers de main la réalité des conséquences du capitalisme totalement libre, je respecte.
                De mon point de vue vous êtes dans le déni de réalité de ce qu’est le capitalisme au fond.
                Heureusement qu’il est un peu adouci mais quand même beaucoup moins qu’avant les années 80, où nous vivions du capitalisme à la papa.
                Aujourd’hui, le bête revient ! 🙂
                .
                Je ne remets pas en cause les droits fondamentaux mais leur dérive potentielle, notamment le droit de propriété couplé au capitalisme sans limite.
                Vous faites nécessairement le lien entre ces 2 points mais rien ne vous y oblige, se sont 2 concepts bien séparés.
                .
                « On a pas le choix, soit on est pour la liberté de tous (je sais il en est de plus égaux que d’autres), soit on est pour le pouvoir politique et dominer les citoyens par la contrainte. »
                Je ne sais pas si nous n’avons pas le choix. Il est vrai que la catalogue de choix présentés est restreint mais ne pourrions nous pas inventer une 3me voie, du sur mesure en quelque sorte ?
                Que cherche celui qui amasse du capital à déraison. Assurer son avenir ?
                Quand il dépasse cet objectif d’un facteur 100 ou 1000, que cherche-t-il, si ce n’est le pouvoir que cela procure sur les autres ?

        • Bonsoir Nibor,

          « Le capital appelant le capital »
          Grand classique de la gauche et de Picketty (synonyme?). mais démenti par les faits: les 2/3 des plus grosses fortunes sont des entrepreneurs partis de rien. 1/4 sont des héritiers de 1ère génération et 10% des héritiers de 3è génération. Si vous considérez les 100 premières fortunes, vous trouverez à peu près les mêmes proportions.
          Pourtant, si on suit la doxa pickettiste, il ne devrait y avoir que des héritiers parmi les grandes fortunes. Et ce résultat n’est pas la conséquence de la taxation redistributive défendue par Picketty. Simplement, si une fortune peut se transmettre, le talent nécessaire pour entretenir cette fortune ne se transmet pas obligatoirement…

          Par ailleurs, je vois que vous en remettez une couche sur le salariat, que vous considérez comme un esclavage d’ailleurs (cf vos post précédents sur un autre article de CP: https://www.contrepoints.org/2017/08/22/297210-capitalisme-genial-demandez-a-vos-grand-parents)
          Vous êtes persévérant mais vous ne trouverez pas beaucoup d’échos à vos thèses sur ce site.

          « Ils vous aura échappé que les politiques sont à la botte du capital et non l’inverse. »
          Capitalisme de connivence. Très présent dans toute société socialisante. Ce n’est pas le capitalisme ni le libéralisme.

          « Je suis amoureux de la liberté et j’aspire à bien plus de liberté que ce que le capitalisme ne permet. »
          Magnifique! Sauf que vous êtes contre le salariat (esclavage selon vous), vous ne voulez pas prendre le risque de créer votre entreprise et vous ne semblez pas souhaiter être travailleur indépendant (cf post autre article)… Que reste-t-il? Le fonctionnariat?
          En gros, votre liberté, ce sont les autres qui doivent indirectement en payer le prix?
          Cdt

        • @nibor. J’ai bien compris votre point de vue : vous êtes « pour la liberté » et « contre le capitalisme ». Afin de ne pas se perdre en querelles stériles, pourriez-vous :
          1) donner votre définition de la liberté
          2) à partir de cette définition (la vôtre), expliquer par quel moyen vous empêchez l’émergence du capitalisme dans une société libre ?
          Merci.

  • Excellent article de fond comme j’aime en trouver sur Contrepoints. Merci.

  • Il n’y a pas d’amour sans la liberté absolue de son libre arbitre et de ses propres choix. Il n’existe, de surcroît, pas de liberté sans la responsabilité souvent clairement définissable qui lui est automatiquement attenante. La vie est-elle compliquée ? Oui, sans doute, mais elle le devient déjà beaucoup moins si chacun de nous ici-bas voulait bien s’appliquer de façon très rigoureuse, la maxime fort connue et déjà mise en avant au 19ème siècle par Proudhon : « ne fais pas à autrui, ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse ! » et la plus belle manière de parvenir à un pareil consensus est bien de réellement pouvoir aimer son prochain sans aucuns freins d’aucune sorte à ces sentiments, selon le désir non limité de celui qui les exprime… Tout ceci pour dire que vous partez hélas sur une hypothèse fausse, à savoir que l’Homme est égoïste par construction mentale: oui, la destruction de la parentalité au cours des innombrables guerres qui ont émaillées notre humanité, ces calamités ont produit malheureusement des Êtres qui ne s’aimaient plus et qui du même coup n’étaient plus capables de suffisamment d’affection à l’égard de leur semblables, impliquant ensuite que ces personnes ont fini par ne plus exister qu’à travers, soit la possession, soit le pouvoir sur autrui, alors que se sentir clairement aimé au sein d’un groupe uni et solidaire, doit proprement suffire à notre bienêtre moral; un peu de nourriture puis un toit sur sa tête venant parachever un bonheur vrai, mais qui se construira sur l’entente d’humains aimants cherchant à élaborer à partir des cellules sociétales unitaires, un ensemble commun où l’intérêt de la collectivité primera en toute chose et parce que la démocratie réelle s’appuiera aussi sur la volonté de tous, celle qui part de la base d’abord mais qui a besoin tout autant de la cohésion générale que l’on imprime en toute finalité par le haut.

  • Malheureusement, l’état n’a pas le monopole des dérives: on y retrouvera les memes gens, avec les memes biais, et les memes effets désastreux. Ils seront justes de l’autre coté de la barrière.

    J’ai du mal à comprendre comment y échaper

    • Remarque judicieuse mais les choses iront toujours mieux si vous posez comme principe que « chacun a le droit de disposer librement de son corps et des résultats de son action, ce qui implique que personne n’a le droit de disposer ni du corps, ni des résultats de l’action d’autrui, sans son consentement » (libéralisme), plutôt que si vous posez comme principe que « certains ont des droits (de voler, tuer, réduire en esclavage total ou partiel, qu’ils refusent de reconnaitre aux autres (socialisme ou loi du plus fort) ».

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