Le capitalisme est génial. Demandez à vos grand-parents !

Vous pouvez dire merci à vos grands-parents. S’ils avaient décidé de «résister au capitalisme», comme d’autres tentent de le faire ces jours-ci, nous aurions des décennies de retard dans l’innovation technologique.

Par Bill Wirtz.

Chaque famille a ses habitudes quand il s’agit de rester en contact avec les grands-parents. Pour beaucoup, c’est une corvée régulière, et on essaie de faire de son mieux pour échapper au coup de fil de trois heures avec mémé.

Cependant, ce faisant, on manque la leçon d’économie la plus précieuse que l’on puisse recevoir, que ni nos professeurs d’universités ni nos graphiques ne peuvent visualiser. Nos grands-parents ou arrière-grands-parents (pour ceux qui ont la chance d’avoir une très longue vie) sont les témoins des avantages du capitalisme et du marché libre.

En fait, ce ne sont pas seulement des témoins oculaires, ils sont les générations à avoir assisté aux changements les plus radicaux qui se sont produits par le biais du capitalisme. La mobilité économique et le progrès technologique ont contribué au fait que vous, contrairement à la plupart de vos ancêtres, ne devez pas travailler dans les champs.

Le capitalisme vous fait gagner davantage

Mon grand-père avait l’habitude de se plaindre que le croissant dans la boulangerie du coin coûtait deux fois plus cher en euros qu’avec le franc luxembourgeois.

Plus tard, il s’est aperçu qu’il pouvait acheter beaucoup plus de pâtisseries qu’à l’époque où il a commencé à travailler. Mais comment cela a-t-il été possible ? Le capitalisme fait des familles les propriétaires des moyens de production.

Mon grand-père travaillait pour lui-même et sa famille, et non pour le bénéfice de quelqu’un d’autre. L’assurance des droits de propriété a donné aux gens la possibilité d’acheter davantage de terres et de devenir les bénéficiaires du fruit de leur travail.

Ferghane Azihari a cité un fait comparable (à celui du croissant) et plus observable dans un article pour le Mises Institute :

En 1800, il fallait travailler en moyenne une heure pour obtenir dix minutes de lumière artificielle. Aujourd’hui, cette même heure vous permet d’acheter 300 jours de lumière. En 1900, un kilowatt-heure d’électricité coûtait une heure de travail. Cela coûte cinq minutes de votre temps maintenant. L’achat d’un cheeseburger chez McDonald’s nécessitait 30 minutes de travaux forcés en 1950. Ce même sandwich coûte maintenant environ trois minutes de votre vie.

Le capitalisme vous fait travailler moins

Il s’avère que la semaine de travail de 40 heures n’est pas un cadeau qui vous est offert par les syndicats, mais est en fait un produit du capitalisme du marché libre. Sur ce point, les économistes de tous bords s’accordent.

La question se pose donc de savoir comment nous sommes arrivés à cette semaine de travail de 40 heures. D’un côté, les heures de travail ont diminué depuis les années 1870 (Huberman et Minns, London School of Economics, 2007, page 542) : la moyenne européenne était de 63 heures en 1870, de 56,3 en 1900 et de 53,8 heures en 1913 (Huberman, 2002, Page 19). Or, ni les syndicats ni la législation n’ont pu réduire ce nombre d’heures (Costa, 1998, p. 14-15), contrairement à la technologie moderne.

Entre le début du 19ème siècle et le début du 20ème siècle, l’agriculture n’était pas très efficace. La production était très lente, et même le travail des enfants était nécessaire pour de nombreuses familles afin de joindre les deux bouts. L’invention de la machine à vapeur et l’augmentation de la productivité globale des facteurs ont permis de réduire les heures nécessaires pour fabriquer les mêmes produits, tout en améliorant les conditions de vie.

Dites merci

Vous pouvez dire merci à vos grands-parents. S’ils avaient décidé de «résister au capitalisme», comme d’autres tentent de le faire ces jours-ci, nous aurions des décennies de retard dans l’innovation technologique. Nos prédécesseurs méritent de la reconnaissance pour leur travail acharné et les opportunités qu’ils offrent gratuitement.

Ils savent que le capitalisme est génial.

Cet article est une traduction de “Ask your grandparents how awesome capitalism is”, publié par Freedom Today.