Faut-il vraiment désarmer les citoyens ?

Le programme australien de rachat d’armes à feu est un échec et aurait augmenté la criminalité au lieu de la réduire. Faut-il vraiment le copier, avec en plus une telle menace terroriste ?

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walter P22 armes credits Anas Ahmad (licence creative commons)

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Faut-il vraiment désarmer les citoyens ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 23 août 2017
- A +

Par J.D. Tuccille.

Un article de Reason.

walter P22 armes credits Anas Ahmad (licence creative commons)
walter P22 armes credits Anas Ahmad (licence creative commons)

Lorsqu’elle est en campagne pour l’investiture démocrate et qu’elle s’adresse à un public effrayé par l’idée de voir des armes à feu entre les mains d’amis ou de voisins, Hillary Clinton dit que « l’Australie est un bon exemple » en se référant au modèle qu’elle veut copier pour modifier les lois américaines sur les armes à feu. « Le gouvernement australien, pour essayer de mettre un frein à la prolifération des armes automatiques, développa un programme de rachat de centaines de milliers d’armes à feu, en proposant un bon prix aux propriétaires. Leur gouvernement légiféra ensuite sur la vente et la possession d’armes à feu. »

Sur ce même sujet, l’homme auquel Clinton veut succéder, Barack Obama, note que « l’Australie […] a imposé des lois très dures et sévères en matière d’armes à feu. Et ils n’ont pas subi de meurtres de masse depuis. »

Le président évoque si souvent les lois restrictives australiennes que lors d’une émission récente de « Guns in America Town Hall » sur CNN, le présentateur Anderson Cooper lui rappela qu’il encensait sans cesse leurs politiques.

 

La vérité sur le programme australien

« Sans cesse ? ». Peut-être est-il temps de dire au Président et à son probable successeur que les politiques qu’ils admirent tellement sont largement ridicules, et que l’Australie reste un pays plutôt paisible en dépit d’un caprice légal intrusif et idiot qui alimente la croissance d’un gros marché noir occupé par le crime organisé.

Hillary Clinton et Barack Obama font la publicité d’une loi de rachat d’armes de 1996 qui était en fait une confiscation, indemnisée, des fusils à chargement automatique et des fusils à pompe en réponse à la tuerie de masse de Port Arthur. Cette saisie enleva environ 650 000 armes à feu des mains des civils. Les règles d’acquisition et de propriété des armes furent également resserrées ensuite.

 

Un bilan très mitigé

En conséquence, un rapport académique conclut que « le taux de suicide ne baissa pas, bien que les armes à feu devinrent de moins en moins utilisées pour passer à l’acte, sans changement de tendance par rapport à la tendance historique. Les homicides déclinèrent modestement ; en prenant en compte l’effet du massacre de Port Arthur lui-même, la part des meurtres commis avec des armes à feu déclina grandement. Les autres crimes violents, comme les vols à main armée, continuèrent d’augmenter mais avec une moindre utilisation des armes à feu. »

Ce pays très paisible est donc resté paisible, avec, de temps en temps, l’utilisation par les personnes malintentionnées d’armes alternatives en lieu et place des armes à feu.

Néanmoins, la législation n’a pas la capacité d’éliminer la demande en biens interdits, la prohibition ne peut pas éliminer cette demande. Or, celle-ci a une fâcheuse habitude de générer des sources d’approvisionnement. Si cette demande ne peut pas être satisfaite légalement, elle sera alors satisfaite à travers les canaux du marché noir.

 

Un programme peu appliqué

En Australie, la fourniture d’armes à feu interdites se fait malgré l’interdiction initiale. L’Association de Tir Sportif australienne estime ainsi que 19% des armes qui auraient pu être rachetées l’ont été.

Plusieurs autres chercheurs sont d’accord avec ce chiffre. Dans un document sur les résultats des efforts pour contrôler les armes à feu dans le monde, Franz Csaszar, professeur de criminologie à l’Université de Vienne en Autriche, estime que le respect du programme est du même niveau : il indique que « en Australie, il est estimé que 20% seulement de l’ensemble des fusils à chargement automatique a été rendu aux autorités. »

Cette résistance aux autorités était surtout le fait de civils inoffensifs qui ne voulaient pas courber l’échine devant des politiciens, et c’était il y a vingt ans. Qu’en est-il des personnes malintentionnées qui étaient supposément la cible principale du gouvernement ?

 

Les criminels, pas impactés par la loi

Il y a quelques jours, Peter Dutton, le ministre australien de l’Immigration et de la Protection des Frontières, et Michael Keenan, le ministre de la Justice, ont tenu une conférence pour annoncer « Nous ne tolérons pas le trafic d’armes en Australie et nous savons que les gangs de motards hors-la-loi y sont engagés. Nous envoyons un message le plus clair possible depuis Camberra : nous n’allons pas tolérer que des gens fassent du trafic d’armes. Vous vous rendez bien compte que même une arme issue de la contrebande peut causer énormément de dégâts. »

Quand les politiciens annoncent qu’ils ne tolèrent pas quelque chose, il est raisonnable de parier que ce quelque chose est totalement hors de contrôle.

« La police admet qu’elle ne peut pas éradiquer le marché noir qui fournit des armes illégales aux criminels » concédait le journal Adelaide Advertiser il y a quelques années. « Des membres de gangs de motards et des criminels reconnus coupables et ayant interdiction d’acheter des armes dans les régions du sud de l’Australie n’ont aucune difficulté à obtenir des armes à feu illégalement, incluant des armes automatiques. »

 

Malgré l’interdiction, une hausse récente des attaques par armes à feu selon de nouvelles sources

Plus récemment, le journal australien The New Daily a eu accès à « des données jamais publiées sur les attaques avec armes à feu » et rapporta une hausse des crimes en général, incluant une forte hausse de 83% des attaques par armes à feu dans la région de New South Wales entre 2005/2006 et 2014/2015, et même une augmentation encore plus élevée dans la région de Victoria sur la même période.

« Pour ce qui concerne les crimes avec armes à feu, les Australiens pourraient courir aujourd’hui plus de risques que par le passé à cause de l’augmentation du marché souterrain des armes à feu pendant ces dix dernières années » ajoute le rapport. « L’interdiction nationale des armes semi-automatiques à la suite du massacre de Port Arthur a créé une demande criminelle pour les armes à feu. »

 

Comme pour l’alcool, la prohibition a enrichi la mafia

Tout comme la mafia et d’autres organisations criminelles avaient gagné en pouvoir, en richesse et en notoriété en fournissant de l’alcool illégalement durant la période de la prohibition aux États-Unis, il semble que les gangs de motards hors-la-loi en Australie soient en train de construire des relations internationales et de faire de l’argent en fournissant des armes à des acheteurs en demande.

En fait, c’est comme si les politiciens australiens avaient analysé l’expérience américaine et avaient dit : ce dont notre pays a vraiment besoin, c’est son propre Al Capone, mais dans un style à la Mad Max, avec du cuir et des gros cubes.

Une fois que vous avez rendu possible le crime organisé, il n’y a plus de limites. Les gangs australiens ne fournissent pas uniquement des pistolets, mais aussi des armes qui vont jusqu’au lance-roquettes, dont certains ont pu finir entre les mains de terroristes. « La police a seulement trouvé un des dix lance-roquettes » note un rapport à la suite d’un incident impliquant, vous l’aurez deviné, un « motard ».

Évidemment, des objets comme les lance-roquettes viennent de sources spécialisées. « Le vol d’armes appartenant aux forces de défense australiennes explique le flux régulier d’armes tombant entre les mains de criminels », selon un autre reportage d’actualité. Des armes ayant appartenu à l’armée sont en effet liées à des crimes, qui incluent des cas de meurtre.

Tout comme les contrebandiers américains qui complétaient l’alcool volé avec du gin de baignoire, les groupes australiens issus du crime organisé ont appris également les joies du bricolage. Un homme du sud de l’Australie a été arrêté en 2012 pour avoir fabriqué des armes, incluant des mitraillettes, à destination des criminels. Un an plus tard, un joaillier de la région de New South Wales a été appréhendé en train de produire « jusqu’à 100 exemplaires de mitrailleuse MAC10 parfaitement fonctionnelles » pour des membres d’un gang de motards.

 

Peut-être l’Australie a-t-elle déjà son propre motard Capone.

Ces bricolages deviennent plus faciles chaque jour. En enquêtant sur les récents développements technologiques, la Commission Australienne Contre le Crime prévoit une amélioration des possibilités de production à la maison « faisant de l’impression 3D de pièces détachées d’armes à feu une option de plus en plus viable ».

Ne vous méprenez pas, l’Australie est un pays paisible. En 2014, son taux d’homicide volontaire était de 1,0 victime pour 100 000 personnes et son taux total d’homicide, incluant ceux involontaires, de 1,8. En 2000, l’Institut Australien de Criminologie rapporta que « le taux d’homicide en Australie reste remarquablement constant. Le taux le plus élevé enregistré ces 11 dernières années a été de 2 pour 100 000 et le taux le plus faible a été de 1,7 pour 100 000. » Pendant cette période, l’Australie a donc assisté au déclin modeste mais continu mentionné dans le rapport académique cité plus haut.

En contraste, sans la politique confiscatoire australienne, les États-Unis ont vu leur taux d’homicide, volontaire et involontaire, baisser de 9,3 pour 100 000 résidents américains en 1992 à 4,7 pour 100 000 en 2011. Ce taux tomba à 4,5 pour 100 000 en 2014, qui est la dernière année pour laquelle les données sont disponibles. Pendant cette période, le nombre d’armes à feu entre les mains de la population civile a augmenté d’environ 50%, à 300M d’unités.

Si la politique de l’Australie en matière d’armes à feu coïncide avec « un déclin modeste mais continu » de son taux d’homicide, elle a eu des résultats plus dramatiques ailleurs. La confiscation a dirigé beaucoup de possesseurs australiens d’armes à feu dans la clandestinité. Elle a aussi, et c’est important si l’expérience de la prohibition américaine fournit un guide, valorisé un réseau criminel organisé grandissant qui s’enrichit par le commerce des armes, des drogues et d’autres biens que les gens souhaitent avoir et que le gouvernement essaie vainement de laisser hors de leur portée. Ce réseau criminel a développé des contacts internationaux et est devenu riche et dangereux. Des journalistes d’investigation suggèrent que le marché noir organisé des armes à feu pousse à une hausse des crimes qui doit encore apparaître dans les statistiques.

 

L’Australie devra vivre avec l’augmentation du crime organisé dans les années à venir.

Hillary Clinton, Barack Obama et leurs amis doivent nous expliquer pourquoi nous devrions risquer les succès actuels des États-Unis en matière de réduction des crimes violents en copiant une politique australienne qui, objectivement, a surtout réussi à générer l’expansion d’une mafia nationale qui attend désormais son Al Capone. Nous avons déjà vécu une période de Prohibition. L’Australie n’a pas tiré les leçons de notre échec. Nous ne devons donc pas reproduire leur erreur.

Sur le web

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  • Article très intéressant, mais vous devriez systématiquement étayer vos informations (chiffres, déclarations d’oragnismes, personnalités…) par une annotation menant à une ou plusieurs références qui s’appuient sur des sources fiables et clairement identifiées. Merci

  • on ne peut pas dire que la vente des armes soit libre dans notre pays.Avez vous la sensation que les attaques à main armée diminuent chez nous? que les terroristes sont concernés? que les bijouteries de la place Vendôme sont rassurés? pensez vous que ce soit mr Dupont le responsable de tout ce que nous vivons au quotidien?ah oui j’oubliais pas d’auto défense c’est pas bien seul l’Etat doit protéger le citoyens… israel a fait un autre choix ,c’est pas bien ,les droits de l’homme …vous vous rendez compte..et puis on se met au niveau des voyous et des assassins.
    si on appliquait le droit français en israel au bout de combien de temps le pays s’effondrerait?J’oubliais notre culture est le nouveau testament on tend la joue ,on pardonne ..les partisans de l’ancien testament eux ont le droit de répliquer.
    question qui va survivre?

    • Précisément : en Israël les membres des différentes forces de sécurité ont le droit de conserver leurs armes en dehors de leur service. Les réservistes aussi. Après un service de 3 ans (2 pour les femmes), les hommes sont réservistes jusqu’à 40 ans ainsi que les femmes volontaires.
      La condition de guerre depuis 48 et de terrorisme permanent a développé une solidarité et une responsabilité mutuelle au sein d’une population qui ne se paie pas de mots, accepte quelques limitations minimes de sa vie privée au profit d’une sécurité renforcée et peut éliminer un(e) terroriste dès le début de son action criminelle.

  • Note au traducteur : un MAC 10 n’est pas une mitrailleuse mais un pistolet-mitrailleur (les anglo-saxons ont souvent tendance à appeler « machine gun » tout ce qui tire par rafales)

  • Espérons que la population ne suivra pas nos politiciens et enfin comprendra que seule une protection personnelle sera notre salut, la seule solution est de s’armer et de ne compter que sur nous-meme !!

  • Merci, c’est pour des articles comme celui-ci qu’on lit Contrepoints. Il est tout simplement impossible de trouver ce genre d’information dans la presse subventionnée.

  • En France, nous avons juste le droit d’aller porter plainte. Nous défendre est possible, mais il ne faut pas être trop efficaces, autrement nous sommes poursuivables/condamnables. Et si nous sommes efficaces, il faut porter secours à notre agresseur et donc risquer un peu plus notre sécurité. Le droit au port d’armes chamboulerait l’ordre établi : le citoyen doit rester un mouton édenté dans son box !
    Pourtant, les vols, les viols, agressions et homicides ne disparaissent pas. Et des laches avec des armes à feu et/ou des explosifs sont dehors.
    Dans la vie réellé, quand on est « fragués » on ne « respawne » pas.
    Depuis des décénies, dans les pays civilisés occidentaux, on nous martèle que ceux qui ont des armes à feu sont des êtres qui ont de mauvaises intentions, voire des criminels potentiels en puissance. Et oui, un pays civilisé doit avoir un peuple désarmé, autrement c’est un pays de sauvages ou de « cowboys ».
    Heureusement que les Résistants ont envoyé plein de bisous aux Kommandantür et à la Gestapo, qui les leur ont bien rendus.

  • Pour ceux qui veulent approfondir vous pouvez aller sur le site GunPolicy.org qui détaille les statistiques d’homicides par pays en distinguant ceux par armes à feu et les autres.
    Le meilleur exemple est de comparer les stats de la France et de la Grande Bretagne. France beaucoup plus d’armes à feu mais…30% d’homicides en moins !
    Preuve s’il en était que ce ne sont pas les armes qui tuent mais la personne qui s’en sert. Les homicides en Angleterre ont « juste » lieu majoritairement (80%) avec d’autres moyens.
    Ne parlons pas de la Suisse où le nombre d’armes à feu par habitant est juste en dessous des USA…et pourtant un pays bien paisible.
    Je rappelle que les Français étaient libres de s’armer et de se défendre (Légitime Défense appliquée largement) avant le deuxième conflit mondial: Le régime de Vichy et la Gestapo ont bien entendu changé les choses…
    Ce qui dicte la volonté d’éviter que les Français soient armés et puissent se défendre c’est que l’état se méfie plus des citoyens honnêtes que des malfrats. La question est pourquoi ??

  • On constate que quel que soit le pays les politiciens font n’importe quoi, surtout tout ce qui est improductif, et emmerder leurs citoyens!

  • La manipulation opérée par les anti armes c’est la confusion concernant les morts par armes à feu. En effet, en Australie, après la mise en place d’une législation stricte concernant les armes à feu, le nombre de morts par ARMES A FEU à fortement baisser mais cette législation n’a en rien permis de diminuer le nombre d’homicides GLOBAL ni le nombre de suicides GLOBAL. La majorité des morts par armes à feu (aux USA actuellement ou en Australie autrefois) ce sont des suicides. Si vous mettez en place une réglementation stricte sur les armes à feu, le nombre de suicide par armes à feu baissera fortement mais cela ne diminuera pas le nombre de suicide global.
    Aux USA, plus des deux tiers des morts par armes à feu sont des suicides. Les études sur le sujet (Mukherjee, 1997), (Carrington et Moyer (1994)) montre que la disponibilité globale des armes à feu dans un pays influence juste le choix des méthodes utilisé mais pas le taux global de suicide. Dans un pays sans armes, les gens se suicidant par armes à feu le font quand même mais par d’autres moyens que les armes à feu. Quand un pays interdit les armes à feu, il y a bien une baisse du taux de suicides par armes à feu mais pas de baisse du taux de suicide global
    D’ailleurs, pour les meurtres, c’est la même chose. Si vous interdisez les armes à feu, vous auriez peut être une diminution des meurtres par armes à feu mais pas des meurtres en général (les gens se tourneront juste sur d’autres moyens pour commettre les meurtres).
    C’est ce que montre l’exemple australien: le nombre de morts par armes à feu a baissé (voilà pourquoi les anti armes disent que c’est une réussite) mais ce qu’ils oublient de préciser c’est que la législation anti armes à feu en Australie n’a en rien permis de baisser la criminalité ni le nombre de suicides global. Au final, cela a juste poussé les meurtriers et les gens voulant se suicider à utiliser d’autres moyens pour le faire

  • A noter qu’il faut distinguer deux choses: le port d’armes (c’est à dire le fait de pouvoir avoir une arme sur soi) et la possession d’armes (le fait de pouvoir acheter une armes).
    Or, pour la possession d’armes, il n’y a aucune preuve que cela augmente la criminalité.

    Quand on veut resteindre une liberté, c’est à celui qui veut la resteindre de prouver qu’il a des raisons de le faire donc c’est aux anti armes de prouver qu’une hausse de disponibilité des armes à feu cause une hausse de la criminalité (et des suicides) et ils n’ont pas réussi. La grande majorité des études (dont les études faites par des organismes officiels (donc indépendants ) )sur le sujet ont clairement dit qu’il était impossible d’établir une corrélation (on ne parle même pas de causalité ) entre une disponibilité des armes à feu et criminalité (même chose avec le suicide). Il y a aussi des études disant que l’augmentation de la disponibilité des armes à feu permet de diminuer la criminalité mais par contre, il y a très peu d’études (et elles ne sont pas crédibles car fait par des gens partiaux avec une méthodologie douteuse) disant que la disponibilité des armes à feu augmente la criminalité.
    Les études sur le sujet varient. certaines études disent qu’une augmentation de la disponibilité(le nombre d’armes à feu en circulation) des armes à feu entraine une baisse de la violence(Kleck et Gertz 1995; Kates et Mauser 2007). Sur le sujet, vous pouvez aussi lire « More Guns, Less Crime: Understanding Crime and Gun Control Laws » du Dr. John Lott. Une conclusion que tirent également Rossi et Wright dans « Armed and Considered Dangerous: A Survey of Felons and Their Firearms » (Aldine Transaction, 1986).
    D’autres études disent qu’il n’y a pas de corrélation entre disponibilité des armes à feu et homicides (Southwick 1997; Moody et Marvell 2005). Lisez aussi: BOSWELL (Matthew), Reassessing the Association between Gun Availability and Homicide at the Cross-National Level, American Journal of Criminal Justice, Décembre 2012, pp. 682-704.
    Si on regarde objectivement l’état des recherches on peut dire que soit il n’y a pas de corrélation entre disponibilité des armes à feu et homicides autrement dit qu’il n’y a ni impact positif ni impact négatif. Soir cela permet de réduire la criminalité.
    Ce qui est marrant avec tous les anti armes c’est que tous leurs arguments reposent sur l’émotionnel et non pas sur le rationnel, ils utilisent les émotions et l’ignorance pour manipuler les gens. Un manuel (de propagande) fait par le lobby anti armes aux USA dit clairement aux partisans anti armes qu’ils doivent utiliser l’émotionnel ce qui est bien la preuve du fait qu’ils n’ont pas d’arguments rationnels.
    Utiliser des arguments émotionnels revient ni plus ni moins qu’à manipuler les gens et cette technique est utilisé quand on n’a pas d’arguments rationnels.

    Le Violence Policy Center qui est *contre* les armes à feu, n’a trouvé que 499 meurtres commis par les 10 millions d’Américains qui ont un permis de port d’arme (je parle bien de permis de port d’armes et non d’achat légal d’armes à feu) depuis . . . 1993, date à laquelle les permis de port d’arme ont commencé à être redistribués généreusement. 499 divisé par 10 millions et 20 ans, ça fait un chiffre très inférieur au taux moyen de la population. Notons au passage que le Violence Policy Center compte parmi les 499 « meurtres » un grand nombre d’homicides justifiés (selon la justice), c’est-à-dire des « meurtres » de truands tués par leur victime. http://web.archive.org/web/20130209020810/http://www.vpc.org/ccwkillers.htm

  • Aux USA, D’ailleurs, la législation concernant les armes varient d’un état à l’autre, d’une ville à l’autre et d’un comté à l’autre. Or, il n’y a aucune preuve que les endroits ayants les lois les plus strictes ont moins de meurtres. Justement, les villes les plus violentes aux USA ont tous deux points en communs: être des bastions de la gauche et avoir des lois sur les armes à feu très strictes.
    Chicago, Washington D.C., Détroit, La Nouvelle Orléans,…sont des villes violentes. Pourtant, elles ont des lois anti armes très strictes

    Ce qui est d’ailleurs c’est de voir ce que pense la criminologie actuellement aux USA. Le seul vrai débat c’est de savoir si le port d’armes n’a aucun effet sur la criminalité ou s’il permet de réduire la criminalité. Dire que le port d’armes augmente la criminalité c’est un déni de la réalité scientifique
    Econ Journal Watch a montré qu’en 2008, sur les lois sur le port d’armes, les études universitaires empiriques examinées par des pairs, 10 ont appuyé la proposition selon laquelle le droit de port d’armes permet de réduire la criminalité, 8 ont appuyé la proposition que ses lois n’ont eu aucun effet significatif et aucune étude n’a soutenu que ses lois ont causé une augmentation de la criminalité. En 2012, il y avait 18 études révisées par des pairs qui ont soutenu que le droit de port d’armes ont permit de réduire la criminalité, 10 ont appuyé qu’il n’y avait aucun effet significatif et une à soutenu une augmentation de la criminalité.
    Par exemple, l’ étude orchestrée par la ‘Center for Disease Control and Prevention’ et réalisée par ‘Institute of Medicine and National Research Council » en 2013 (cette étude a été demandé par le président Obama). Cette étude montre les bénéfices du port d’armes (au grand dam d’Obama).
    Selon cette étude: « L’usage d’armes à feu en état de légitime défense par les victimes d’actes criminels est un phénomène fréquent […]. Presque toutes les estimations des enquêtes nationales indiquent que l’utilisation d’armes en état de légitime défense par les victimes d’actes criminels sont au moins aussi fréquent que les utilisations d’armes à feu par les criminels, avec des estimations d’utilisations annuelles allant de 500.000 à plus de 3 millions par an, dans le contexte d’environ 300.000 crimes violents impliquant des armes à feu en 2008. »
    Cette étude constate que les personnes agressées lors de crimes violents et qui se sont défendues en utilisant des techniques autres que l’utilisation d’armes à feu ou qui ne se sont pas défendues étaient plus susceptibles d’être blessés par rapport à ceux qui portaient une arme à feu dont le port est dissimulé.
    Cette étude mentionne également les fusillades à grande échelle, et constate que ces scénarios sont peu fréquents.

    En 2004, l’Académie nationale des sciences a mené un examen de la recherche et des données sur les armes à feu et les crimes violents et a trouvé qu’il n’y avait « aucune preuve crédible que le passage de lois sur le droit de port d’armes a diminué ou augmenté la criminalité violente »
    (notez bien que cette étude a été faite en 2004 et qu’il y a des études bcp plus récentes s’appuyant sur des évènements plus récents qui disent que ses lois ont permis de diminuer la criminalité)

  • les propriétaires légaux d’armes sont-ils plus violents? Prenons l’exemple du Texas, rempli comme tout le monde le sait de cowboys prônes à la violence. Entre 1996 et 2000, William E. Sturdevant (2000) montre à partir des données d’arrestation du Texas que les citoyens qui ont obtenu un permis de port d’arme non seulement ne sont pas plus violents que les autres, mais sont remarquablement pacifiques. Ils ont 7,7 fois moins de chance d’être arrêtés pour un crime violent (pour les hommes), 7,5 fois moins pour les femmes. Les citoyens qui portent des armes ont 18 fois moins de chances d’être arrêtés pour un crime non violent (pour les hommes), 13 fois moins pour les femmes. Et cette tendance continue : entre 2002 et 2007, les données du Texas Department of Public Safety montrent que les plus de 200.000 texans qui ont obtenu un permis de port d’arme sont 9 fois plus pacifiques que les citoyens en général. Le public général a été arrêté 10 fois plus pour avoir commis un crime violent.

    « S’il est vrai que celui qui résiste à une agression les mains nues ou avec une arme de fortune court un plus grand risque d’être blessé ou tué que s’il se laisse faire, les statistiques montrent que l’emploi d’une arme à feu, tout au contraire, réduit le risque de l’agressé. Entre la moitié et les trois quarts des victimes de vol avec violence qui résistent autrement qu’avec une arme à feu sont physiquement agressées, en comparaison de 42 % chez celles qui n’offrent aucune résistance et seulement 25 % pour celles qui se défendent avec une arme à feu. Seuls 17 % de ces derniers sont blessés ou tués, en regard de 25% pour ceux qui ne résistent pas et 51 % pour ceux qui ripostent avec leurs poings. En moyenne, pour tous les genres d’agression, 84 % des citoyens armés qui se défendent avec une arme à feu réussissent à mettre en fuite, capturer ou neutraliser l’agresseur ; la proportion des citoyens qui sont tués (11 %) ou blessés (7 %) se compare aux risques des policiers dans des situations semblables. Il n’y a pas 1 % de ces cas où l’agresseur s’est emparé de l’arme de la victime.
    De plus, la possibilité que des victimes potentielles soient armées exerce un effet dissuasif sur le crime. »
    http://lemennicier.bwm-mediasoft.com/displayArticle.php?articleId=59

  • Autre argument des anti armes: Autoriser le port d’armes risquerait d’amener une course à l’armement. Ce mythe a été démonté par différentes études. Les criminels recherchent davantage des armes de poing qui sont légères et facilement dissimulables (Wright et Rossi 1986; Cook et Ludwig, 2006b; Cook, Ludwig, Venkatesh et Braga 2007
    Aux usa, en 2011 seulement 8% des crimes violents aux Etats-Unis ont été commis avec une arme à feu, et ce alors que le nombre d’arme à feu possédés par les américains n’a jamais été aussi élevé. De plus, tjs aux usa, les criminels usent surtout d’armes de poing pour commettre des crimes et non pas d’armes lourdes (qui sont rarement utilisé pour commettre des crimes). Et ce pour une raison très simple: on peut facilement dissimuler une arme de poing alors qu’un fusil d’assault c’est bcp plus visible. En plus, les armes de poing sont bcp plus pratiques que les fusils d’assault pour commettre des crimes

  • Les anti armes manipulent la définition de massacres. Après, la tuerie en Oregon, ils ont dit qu’il y avaient
    eu 290 « mass shooting » en 2015. Il faut faire attention à la définition qu’ils donnent au terme « mass shooting ». Le FBI, par exemple, a une définition fédérale de « mass shooting » qui est défini comme » trois tués ou plus . »
    Mais la base de données qui montre plus de 290 incidents dénombre les blessés et les morts, elle compte même les incidents où aucun décès n’est survenu.
    Les résultats (pour le 10/10/15):
    0 personnes sont mortes = 123 incidents
    1 personne = 89 incidents est mort
    2 personnes sont mortes = 30 incidents
    3 personnes sont mortes = 22 incidents
    4 personnes sont mortes = 19 incidents
    5 ou plus est mort = 13 incidents
    296 incidents au total
    Conclusion:
    123 incidents ont effectivement zéro décès, ce qui n’est pas considéré par la plupart des gens comme u « mass shooting ».
    Une étude du FBI sur les fusillades de 2000-2013, montre que 40 % des tueurs se suicident. (donc, vous voudrez peut-être soustraire leurs morts au total )
    • Enfin, seulement environ 18 % de ces incidents seraient considérés comme massacres par le FBI.
    Sources: http://shootingtracker.com/wiki/Main_Page

  • Un article du Mises Institute qui démontre l’absence évidente de corrélation entre la possession d’armes, les « mass shootings » et la mortalité par meurtre.
    https://mises.org/blog/theres-no-correlation-between-gun-ownership-mass-shootings-and-murder-rates
    On remarquera également que bien que la quasi totalité des « mass shootings » aient été le fait d’hommes jeunes sous traitement ou venant de cesser un traitement avec des antidépresseurs inhibiteurs de la recapture de la sérotonine ou (IRS) est très significatif, mais que cet aspect est systématiquement ignoré.
    L’immense majorité des fusillades de masse se passent dans des « zones sans armes »
    Une étude a montré que 92% des mass shooting entre janvier 2009 et juillet 2014 se sont déroulées dans des zones interdites aux armes à feu.
    http://www.breitbart.com/big-government/2014/10/11/report-92-percent-of-mass-shootings-since-2009-occured-in-gun-free-zones/

    Autre exemple: une étude montre une forte corrélation entre l’augmentation des ports légaux d’armes et la diminution des meurtes
    http://crimepreventionresearchcenter.org/2015/07/new-study-over-12-8-concealed-handgun-permits-last-year-saw-by-far-the-largest-increase-ever-in-the-number-of-permits/

  • Le soi disant racisme de la police envers les noirs est un exemple d’incitation à la haine de la part de la gauche et des médias. L’affaire ferguson est un parfait exemple: toutes les preuves montrent clairement qu’il s’agissait de légitime défense. Ils ont présenté le jeune tué comme un innocent alors qu’il était membre d’un gang et venait de braquer un magasin. Le jeune qui était grand et baraqué (il faisait du football américain) s’est jeté sur le policier (de la manière dont les footballeurs américains plaquent leur adversaire). le policier a légitiment tiré. Difficile de nier la légitime défense. Pourtant les médias ont présenté l’affaire de manière totalement baisée.
    A Baltimore, la moitié ds policiers impliqués dans la mort du noir étaient eux mêmes noirs.
    En vérité, si on prends en compte le fait que les noirs commettent plus d crimes, il y a plus de blancs tués par la police que de noirs.
    http://aristidebis.blogspot.be/2016/09/les-noirs-et-la-police-aux-etats-unis.html
    Aujourd’hui, on assiste à une hausse de la criminalité aux USA avec ce que les criminologues appellent l’effet ferguson. Les policiers de peur de commettre des bavures n’osent plus intervenir ce qui donnent un sentiment d’impunité. Les premières victimes de cette hausse de criminalité sont les noirs eux mêmes.
    Il est évident que les tensions raciales encouragés par les médias allaient encouragés les tarés du kkk et néonazis.
    Mais la gauche refuse de voir sa responsabilité

    • (Marrant mais les médias font une distinction entre les bavures policières à l’encontre des noirs et celles contre les blancs. Quand un policier blanc tue un noir par bavure (et certaines affaires présentées comme des bavures ne sont pas ds vraies bavures) tous les médias en parlent. Quand c’est l’inverse personne n’en parle. Par exemple, des policiers noirs ont tués un enfant autiste blanc et les médias en ont presque pas parlé. On voit clairement une différence d traitement médiatique)

    • Désolé je me suis trompé d’article je voulais commenter un autre article

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