Existe-t-il vraiment des parasites économiques ?

Existe-t-il vraiment des parasites économiques, vivant aux crochets du reste de la société ?

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Existe-t-il vraiment des parasites économiques ?

Publié le 21 août 2017
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Par Corentin de Salle.

Quiconque considère les chômeurs comme des parasites doit se demander s’il penserait de même dans l’hypothèse – pas si improbable que cela – où, pour diverses raisons, il faisait faillite, perdait subitement son emploi ou ses moyens de subsistance…

Parasites : tous ceux qui ne sont pas indépendants ?

Existe-t-il des parasites ? Sur la forme, ce terme importé du lexique biologique est impropre pour désigner un être humain. On sait où mènent ces bestiaires de sinistre mémoire. Sur le fond, c’est une erreur de penser que certains groupes de personnes ou que tous les représentants de certaines professions vivent, par la nature même de leurs activités, aux dépens des personnes exerçant des professions et activités productives.

On entend parfois cela à propos des fonctionnaires, des politiciens, de leurs conseillers, des enseignants, du secteur non-marchand, etc., bref à propos de tous ceux qui ne sont pas salariés, voire – de manière encore plus extensive – de tous ceux qui ne sont pas indépendants.

Avec une définition si large, on peut se demander si les indépendants peuvent eux-mêmes échapper à cette accusation. Un médecin – surtout s’il prescrit trop facilement des médicaments coûteux – ne gagne-t-il pas sa vie aux dépens de la Sécurité sociale qui rembourse la majeure partie des frais de ses patients ?

Prenons le cas de l’avocat fiscaliste. Plusieurs avocats fiscalistes seraient assurément surpris si on les traitait de parasites, reproche que semble démentir le chiffre d’affaires de leur cabinet. Pourtant, si on y réfléchit, ils prospèrent magnifiquement dans les enfers fiscaux tels que la Belgique : l’existence même de normes fiscales pléthoriques, liberticides et confiscatoires (qu’ils condamnent souvent par ailleurs) leur assure une clientèle aussi abondante que fortunée (encore faut-il, évidemment, savoir y faire, ce qui, vu la complexité de la législation et les arcanes procédurières, n’est pas à la portée de tous).

À l’échelle du capital humain d’un pays, songeons à ce véritable gâchis que représentent tous ces services juridiques et cabinets fiscaux mobilisant des intelligences qui – si l’État se contentait d’une fiscalité raisonnable – seraient plus judicieusement employés à produire des richesses plutôt qu’à en soustraire une partie à la voracité de ce même État.

Dans cette hypothèse, le rendement de l’impôt serait d’ailleurs bien supérieur au rendement actuel parce qu’il ne faudrait plus actionner une telle machinerie fiscale (parasitaire par son ampleur) et parce que les entreprises n’affecteraient plus une partie si substantielle de leurs ressources à financer des cabinets (aux activités également parasitaires par leur ampleur) pour éluder l’impôt, impôt qui, soit dit en passant, porterait d’ailleurs sur des sommes plus importantes vu l’accroissement consécutif du chiffre d’affaires des entreprises.

Des parasites qui ne produisent rien ?

Avec une telle définition du terme parasite, presque tout le monde est un parasite. En réalité, l’erreur consiste à penser que certaines activités sont parasitaires par nature. C’est une erreur que commettaient déjà les intellectuels libéraux physiocrates du XVIIIème siècle. Dans la société agraire préindustrielle, ils estimaient que seuls les agriculteurs étaient producteurs de richesses. Pour leur part, marchands et commerçants, se contentant d’échanger les produits agricoles cultivés par les premiers, vivaient, selon ces auteurs, de l’industrie d’autrui. Leur activité était, selon l’École physiocrate, considérée comme non productive. On sait, depuis lors, que ces auteurs se trompaient et que l’échange crée en lui-même de la valeur.

Pour les besoins de ses activités, un entrepreneur mobilise diverses choses, à commencer par une main d’œuvre qualifiée. Il a besoin de gens qui, quoique payés avec l’argent public, forment chaque année plusieurs milliers d’étudiants. Il a besoin de fonctionnaires qui gèrent les cadastres, qui mettent en œuvre les procédures judiciaires lui permettant de défendre ses droits, de politiciens qui votent des lois règlementant de nouveaux secteurs d’activités économiques, de conseillers qui rédigent ces lois, de policiers qui surveillent son exploitation, d’agents qui construisent et entretiennent les axes qu’il emprunte, qui ramassent ses poubelles, etc. Loin d’être parasitaire, l’activité professionnelle de tous ces gens contribue activement à la création de richesses.

Des activités réellement parasites

Est-ce à dire qu’aucune activité ou comportement n’est parasitaire ? Non, bien entendu. Dans presque tous les domaines professionnels, un nombre important d’activités financées par l’État coûtent plus qu’elles ne rapportent à la collectivité voire sont carrément inutiles. Non pas, encore une fois, en raison de leur nature même, mais parce qu’elles ne sont pas gérées efficacement.

C’est le cas d’un grand nombre d’activités purement étatiques (certains services emploient une surabondance de fonctionnaires, d’autres connaissent des taux d’absentéisme record ou une productivité dérisoire), d’activités gérées par l’État, d’activités financées (directement ou non, totalement ou partiellement) par l’État et d’activités qui se développent à la faveur de règles excessives ou dans le cadre d’institutions, de commissions cacochymes et autres officines inutiles ou redondantes mises en place par l’État. Mentionnons aussi certains cas d’allocataires qui, en raison de la générosité excessive ou de l’incurie de l’État, sont rationnellement incités à en abuser.

Quelle solution ?

Pour lutter contre de telles activités ou attitudes parasitaires, et ainsi ramener de la concorde et de la confiance les uns dans les autres, une société idéale serait celle où les abus seraient efficacement poursuivis, où l’État limiterait son champ d’action, où les activités de la fonction publique seraient l’objet d’audits réguliers par des agences indépendantes réprimant excès et gaspillages et où un grand nombre des activités gérées ou financées par l’État seraient, en tout ou en partie, privatisées : il existe d’excellentes universités privées dans certains pays plus libéraux (plusieurs de ces dernières sont d’ailleurs les meilleures au monde).

Sans entrer dans cette question complexe, relevons le fait que les médecins gagnaient, paraît-il, généralement mieux leur vie quand les soins de santé n’étaient pas remboursés ; les audits énergétiques sont légitimes si le propriétaire désire y recourir spontanément (pour réduire sa consommation par exemple) et non pas quand ils sont imposés légalement à tous les propriétaires désireux de vendre ; la mission des avocats fiscalistes consiste davantage, à mon estime, à défendre le citoyen contre l’arbitraire, les erreurs et les lenteurs du fisc qu’à concocter des montages sophistiqués permettant à quelques particuliers fortunés ou à des entreprises d’échapper presque totalement à l’effort fiscal, etc., etc.

Cela étant dit, si l’État n’était pas ce qu’il est maintenant, je n’aurais pas eu l’opportunité de publier cet article ainsi qu’un certain nombre d’autres qui s’alimentent avidement des erreurs de l’État…


Un billet paru initialement sur La Libre Belgique, déjà publié sur Contrepoints en août 2013.

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  • Dommage que ne soit pas fournie une définition correcte du parasitisme, qui se caractérise par l’absence de consentement du parasité… http://www.wikiberal.org/wiki/Parasitisme

  • Il existe une définition du parasitisme, qui évite l’écueil du jugement arbitraire à propos de l’utilité de telle ou telle activité.

    « L’Etat, c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    Aucune activité humaine, aucun métier, ne peut valablement être considérée comme parasite par nature, sauf à sombrer dans le subjectif idéologique. C’est ce que font quotidiennement les socialistes de toutes les couleurs politiques quand ils désignent des boucs émissaires à la vindictes aveugle de leurs militants lobotomisés, pour justifier l’idéologie criminelle. Banquiers, riches, étrangers, immigrés… Grâce à la définition de Bastiat, on déduit ce qui suit.

    Une activité devient parasitaire par destination, à partir de l’instant où elle se trouve collectivisée. La même activité, toutes choses égales par ailleurs, cesse d’être parasitaire le jour de sa privatisation.

    Dès lors qu’elle est interdite de marché libre pour être soumise à une excroissance étatique monopolistique, il n’est plus possible de déterminer un prix et une quantité pour les biens et services échangés sous la contrainte. Ce n’est pas un hasard si le mot « tarif » est utilisé en lieu et place de « prix » pour qualifier ce qu’il faut payer aux excroissances étatiques. En réalité, un tarif n’est rien d’autre qu’un impôt, même s’il est apparemment lié à une consommation individuelle. En effet, le tarif est déterminé sans aucun rapport avec la valeur des biens produits ou services rendus, puisque, du fait de l’absence de marché et de concurrence, cette dernière reste désespérément inconnue.

    Un tarif n’est pas le prix payé pour une consommation. Un tarif est un impôt.

    Ne pouvant déterminer la valeur d’aucune activité collectivisée, il est évident que personne ne peut déterminer la quantité nécessaire des biens ainsi produits. C’est pourquoi les activités collectivisées sont toujours en situation de pénurie (logement) ou de gâchis (voies de bus perpétuellement vides). Une activité collectivisée ne peut jamais répondre aux besoins réels des populations. Une activité collectivisée n’est pas « durable », pour reprendre un adjectif à la mode mais employé dans son sens véritable. Cela n’a rien à voir avec la compétence du fonctionnaire chargé de déterminer tarif et quantité administrés. Simplement, en l’absence de marché, il est impossible de déterminer les besoins réels. Un fonctionnaire est incompétent à déterminer prix et quantité, incompétent non parce qu’il serait mal formé ou de mauvaise volonté, mais par construction, à cause de l’environnement non concurrentiel dans lequel il est amené à imposer ses arbitrages à tous.

    Par construction, parce qu’il a éliminé le marché libre, l’Etat est définitivement incompétent pour déterminer prix et quantités nécessaires.

    • Absolument d’accord avec cette analyse et l’impérieuse nécessité d’un marché libre pour déterminer l’état exact de l’offre et la demande en volume et en prix, outil gratuit, spontané et flexible qui ne requière aucun fonctionnaire d’ailleurs bien incapable d’un tel étalonnage. Juste une remarque sur les activités « collectivisées » qui ne pourraient relever du marché. En fait le libéralisme accepte toute activité y compris collectivisée (je pense aux coopératives, mutuelles et autres associations), dés lors qu’elles fonctionnent et produisent dans le cadre du marché libre et concurrentiel. Le collectivisme à proscrire c’est celui qui impose son monopole aux autres agents du marché.

  • nous sommes tous des parasites mais certains sont intelligents et vivent en symbiose avec leurs hôtes et d’autres coupent la branche sur laquelle ils sont assis ..

  • « Quiconque considère les chômeurs comme des « parasites » doit se demander s’il penserait de même dans l’hypothèse – pas si improbable que cela – où, pour diverses raisons, il faisait faillite, perdait subitement son emploi ou ses moyens de subsistance… »

    La validité de l’idée ne dépend aucunement de savoir si on aimerait considérer ou non qu’on en est un dans ces circonstances. Si l’idée est valide, alors l’écarter simplement parce qu’on ne voudrait pas se qualifier comme tel dénote seulement un problème d’honnêteté intellectuelle.

    • Ce matin je vois un gros attroupement de parents avec leurs enfants devant la mairie, venant chercher leur « cadeau de rentrée » (sac scolaires, trousses, stylos etc…) offert par la municipalité communiste .
      Et pour les accueillir et leur lessiver le cerveau, bien entendu, quelques distributeurs de tracts se trouvant là par hasard.
      Voilà où en est la France du clientélisme parasitaire.
      On spolie certains pour distribuer gratuitement !

  • Cet argumentaire est tout à fait curieux.

    D’abord il s’attaque à la caractérisation de « parasite » sur la base d’une définition assez vague, ne pas être salarié ou indépendant, qui sort d’on ne sait où:
    « On entend parfois cela à propos des fonctionnaires, des politiciens, de leurs conseillers, des enseignants, du secteur non-marchand, etc., bref à propos de tous ceux qui ne sont pas salariés voire – de manière encore plus extensive – de tous ceux qui ne sont pas indépendants. »

    De plus ceci est assimilé à quelque chose de différent, à savoir que la définition en question se focaliserait sur la nature même de l’activité:
    « Sur le fond, c’est une erreur de penser que certains groupes de gens ou que tous les représentants de certaines professions vivent, par la nature même de leurs activités, aux dépens des personnes exerçant des professions et activités productives. »

    Mais bien entendu, si quelqu’un dit que des enseignants sont des parasites, cela n’implique pas que c’est du fait d’être enseignants. Cela peut bien être du fait qu’ils sont payés par l’impôt par exemple. Le critère tout différent en question ici est celui autour duquel l’auteur tourne sans jamais le nommer explicitement, celui de vivre au dépens de quelqu’un d’autre grâce à la violence agressive (y compris légale, institutionnalisée dans l’impôt et toute réglementation reposant sur la menace de l’usage de la violence réprimant des actes non agressifs, i.e. vendre un produit interdit par exemple), critère pourtant classique chez les libéraux.

    L’auteur s’engageant dans une équivoque, il découvre sans surprise des paradoxes censés montrer l’inanité du concept de parasitisme alors qu’ils reflètent surtout son équivoque: « Avec une définition si large [celle de ne pas être salarié ou indépendant], on peut se demander si les indépendants peuvent eux-mêmes échapper à cette accusation. Un médecin – surtout s’il prescrit trop facilement des médicaments coûteux – ne gagne-t-il pas sa vie aux dépens de la sécurité sociale qui rembourse la majeure partie des frais de ses patients ? »

    La réponse est simple: si le fait d’être indépendant est un critère pour ne pas être parasite, alors que son revenu vienne ultimement des caisses de sécurité sociale ne fait pas de lui un parasite. On échappe à « l’accusation ». Si c’est le fait d’obtenir ses revenus des caisses de sécurité sociale, alors il est dans cette mesure parasite, sans égard à son statut de salarié ou d’indépendant. La prétendue difficulté ici vient du fait de sauter d’une définition à l’autre, mine de rien…

    Puis l’auteur répète que « En réalité, l’erreur consiste à penser que certaines activités sont parasitaires par nature. » Il n’explique toujours pas en quoi la définition qu’il a avancé initialement a un rapport. Pour démontrer son propos, il avance que les physiocrates s’étaient trompés sur la nature parasitaire de certaines activités. Mais tout au plus, ceci ne fait que montrer qu’il s’étaient trompés sur ces activités là. Cela ne démontre pas qu’il est erroné de penser que certaines activités sont par nature parasitaires…

    Mais l’auteur ne veut pas laisser penser que rien ne peut être qualifié de parasitaire. Alors il avance une nouvelle définition vague qui tombe du ciel, une activité qui coute plus qu’elle ne rapporte à la collectivité:
    « Dans presque tous les domaines professionnels, un nombre important d’activités financées par l’État coûtent plus qu’elles ne rapportent à la collectivité voire sont carrément inutiles. Non pas, encore une fois, en raison de leur nature même, mais parce qu’elles ne sont pas gérées efficacement. »

    Pourquoi cette définition serait plus pertinente qu’une autre? On ne saura pas. En tout cas, bien que l’auteur nous ait mis en garde contre des conceptions trop larges du parasitisme, cela ne l’empêche pas d’adopter une définition qui 1. peut englober n’importe quelle activité privée faisant des pertes (le fait que le prix des facteur de production se soient avérés trop hauts relativement aux prix de leurs produits dans un secteur révèle -à moins que ce soit dû à un controle de prix du gouvernement- que ces ressources auraient pu être mieux employées autrement, du point de vue de la collectivité en tant que consommateurs et 2. qui va qualifier de parasites des gens qui ne peuvent pas savoir à l’avance s’ils vont l’être ou non, puisqu’on ne fait jamais exprès de faire des erreurs -par définition- et que les pertes économiques sont l’expression de l’erreur dans le marché (cf. Mises sur les pertes et profits), critère problématique pour l’établissement d’une norme -l’absence de parasitisme- puisque pour que celle-ci ait un sens, il faut qu’une personne de bonne foi puisse appliquer se comporter en conformité avec elle.

    Un autre problème avec ce critère de calcul couts avantages est la question de savoir comment on peut savoir si une activité de l’Etat peut être ainsi caractérisée de productive ou de parasite quand justement elle échappe à la discipline du marché (grace à l’usage de la violence). Sur quelles bases le calcul repose-t-il? (cf. problème du calcul économique socialiste).

    Bref, c’est un sacré chaos. En tout cas, l’auteur a réussi la performance d’éviter de parler explicitement du critère habituel chez les libéraux de la violence tout en l’évoquant implicitement en passant. On n’aurait pas pu mieux s’y prendre si on voulait noyer le poisson 🙂

  • « Existe-t-il des « parasites » ? Sur la forme, ce terme importé du lexique biologique est impropre pour désigner un être humain. On sait où mènent ces bestiaires de sinistre mémoire. »

    En fait, c’est exactement l’inverse. « Parasitos » était un terme employé dans l’Antiquité pour désigner les gens qui s’incrustaient à la table des riches. Ce mot a par la suite été transposé dans le domaine de la biologie.

  • Qu’on l’appelle parasite ou non, ce n’est dans le fond pas un problème d’éthique. Mais un problème d’équilibre du système. La notion de parasite porte en elle ses connotations négatives, qui la rend impropre sur un tel sujet.

    Bon gardons la. Qu’il y ait des parasites sur un hote c’est presque une fatalité. Que la masse de parasites menace de tuer l’hôte, c’est la qu’il il a des questions a se poser, et des dispositions a prendre.

    D’accord avec cavaignac sur le subjectif idéologique.

  • L’esclave qui produit un bien ou un service est entièrement parasité par l’esclavagiste. L’esclave est contraint de donner la totalité du fruit de son travail à l’esclavagiste dans le cadre d’un échange absolument contraint.

    L’homme libre qui réalise exactement la même production que l’esclave en proposant le fruit de son travail sans contrainte à l’échange volontaire, c’est-à-dire sur un marché libre concurrentiel, conserve pour lui la totalité de la richesse créée par l’échange, en étant épargné de toute forme de parasitisme. L’homme libre effectuant exactement le même travail que l’esclave mais devant payer un impôt sur son travail est parasité par l’Etat, de la même manière que l’esclave est parasité par l’esclavagiste.

    La différence entre l’homme libre taxé et l’esclave entièrement soumis à son maître est le degré d’assujettissement que les deux doivent subir sous la contrainte, par un usage illégitime, immoral, de la force. Dans le premier cas, il s’agit d’un parasitisme partiel, dans le second d’un parasitisme absolu.

    Toutefois, la tendance naturelle d’un Etat obèse est d’accroître en permanence son parasitisme aux dépens des citoyens, jusqu’à les réduire en esclavage. Les citoyens qui désirent rester libres doivent lutter en permanence pour que l’Etat soit réduit à sa plus simple expression. C’est l’Etat minimal régalien. L’Etat obèse qui agit au-delà des fonctions régaliennes est le seul ennemi, le véritable parasite des populations libres.

    La finalité réelle de tout socialisme est l’esclavagisme, au prétexte d’une solidarité et d’un nationalisme galvaudés, en dissimulant sa nature esclavagiste, fondamentalement parasitaire, grâce aux manipulations rhétoriques idéologiques. L’honnête citoyen correctement éduqué est nécessaire un anti-socialiste primaire parce qu’il sait que le socialisme est l’antithèse de la civilisation.

  • Voltaire, en son temps, avait sans le vouloir très bien définit le parasitisme ploutocratique : « une société bien organisée est celle où le petit nombre fait travailler le grand nombre, est nourrie par lui et le gouverne ».

    À cela, Hugo répond avec sagesse et poésie, appelant le grand nombre à sortir des décombres :
    « Que la cariatide, en sa lente révolte,
    Se refuse, enfin lasse, à porter l’archivolte
    Et dise : C’est assez ! »

  • Cet article ressemble à un discours de cet auteur pour justifier sa propre position professionnelle (il est quoi dans le civil, fonctionnaire ?). Ou bien il s’agit peut-être critiquer la position de gens qu’il déteste / jalouse (les « indépendants », croit-on comprendre). C’est en tout cas horriblement confus et complètement anti-libéral, d’accord avec Xavier M.

  • il faudrait réformer ,il faudrait réduire le nombre de fonctionnaires dans tous les secteurs du public ,bien sur mais les solutions on les connait … pour ne jamais les appliquer ,pas fou nos parasites d’énarques ne sont pas pres de se tirer une balle dans le pied étant donné qu’ils sont directement concernés alors ne rèvons pas !!

  • Le Quiévrain n’est pas le Styx. Des « enfers fiscaux tels que la Belgique », on aimerait bien en avoir en France : pas d’ISF, pas de CSG, pas d’impôt sur les donations, taxation forfaitaire des plus-values… des enfers comme ça, on en redemande !

  • les parasites sont des opportunistes…et feignants en plus !!!

  • Les parasites sont ceux qui refusent sciemment de travailler ou font semblant, ainsi que ceux qui n’ont pas d’utilité pour la société. Un chômeur ne l’est pas s’il l’est devenu par accident et compte retravailler!

  • En effet 2 professions utiles seulement
    paysans et militaires l’ un pour fabriquer la bouffe et l autre pour ne pas qu’ on nous la vole ! Ecolo jusqu’au retour des cavernes ….

  • « les médecins gagnaient, paraît-il, généralement mieux leur vie quand les soins de santé n’étaient pas remboursés »

    paraît-il dites vous ? au contraire il me paraîtrait plutôt l’inverse, relisez Céline pour vous faire une idée du niveau de vie des médecins avant l’invention de la sécurité sociale par les communistes. Quelques médecins riches qui soignaient les riches et une masse de médecins pauvres qui tentaient de se faire payer par la majorité peu fortunée de la population.

    L’existence d’une classe de 200 000 quasi fonctionnaires surpayés est une conséquence de l’instaurations cette assurance maladie spoliatrice, universelle et obligatoire il est donc particulièrement comique de voir une large part de ces rentiers de la sécu se revendiquer du libéralisme..

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