Ceux de Corneauduc, de Couture et Perruchoud

Les aventures de deux compagnons franchement éthyliques, mais aussi paillardes, et riches en bagarres épiques.

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Ceux de Corneauduc, de Couture et Perruchoud

Publié le 12 août 2017
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Par Francis Richard.

Paru en 2015, Ceux de Corneauduc est le premier volume d’une tétralogie, qui conte les aventures médiévales d’Alphagor Bourbier de Montcon et de Gobert Luret, dont les alias, Braquemart d’airain et Ventrapinte, soulignent le trait saillant.

Comme la couverture le laisse présumer, les aventures des deux compagnons sont franchement éthyliques, alcooliques repentis s’abstenir. Mais elles sont aussi paillardes, culs serrés s’abstenir, et riches en bagarres épiques, âmes sensibles s’abstenir.

Deux braconniers

Dans cet épisode, les deux compères, qui chassent Corneauduc, c’est-à-dire qui braconnent, l’un héros de croisade, l’autre forgeron, se trouvent mêlés à une lutte dantesque entre le duc Freuguel de Minnetoy-Corbières et le baron Robert du Rang Dévaux.

La femme de leur litige est la duchesse, la belle Camilla Clotilda di Capodistria, qui, épouse de l’un et amante de l’autre, est surtout intéressée par le pouvoir et méprise l’un comme l’autre de ces deux coqs qui se battent soi-disant pour elle.

Il y a bien sûr, dans l’histoire, une taverne, le Sanglier Noir, dont le tenancier est Maître Morrachou, et une auberge, le Godet-sans-fond, dont l’alberguier est Maître Hans van der Klötten et la reine des lieux, son épouse Hilda, à la chair abondante…

Une épopée rabelaisienne

Il y a bien sûr, dans l’histoire, beaucoup de cornes qui apparaissent au front des maris et d’hommes surpris en besogne ; beaucoup d’héroïsme en paroles, encouragées par l’absorption de bière, de vin ou d’eau-de-vie ; beaucoup de corps à corps improbables.

Qui donc lira pareille épopée, rabelaisienne ? Ceux qui ne prennent pas la vie trop au sérieux et aiment en rire, surtout quand elle est caricaturée à l’envi, dans une langue pleine de vigueur où les auteurs, qui s’amusent bien, ne craignent pas d’appeler un con un con…

Sébastien G. Couture et Michaël Perruchoud, Ceux de CorneauducEditions Cousu Mouche, 308 pages.

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  • Ah, il y a donc de l’eau de vie de consommation courante au Moyen-Age. J’avais lu autrefois que si l’alambic était bien de cette période, la démocratisation de ces breuvages distillés était plutôt du XVIIe siècle pour exploser au XVIIIe.

  • Les commentaires sont fermés.

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