Il n’y aura pas de baisses durables d’impôts

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Il n’y aura pas de baisses durables d’impôts

Publié le 12 août 2017
- A +

Par Jean-Baptiste Boone.
Un article de l’Iref-Europe

Le gouvernement a donc redit sa volonté de baisser les impôts, entendant montrer ici sa détermination à changer les choses et les manières. Dès 2018, ce sont donc 11 milliards € de moins qui seraient prélevés aux ménages. C’est donc par une baisse de 0,93% des prélèvements que ce gouvernement entend montrer sa détermination. Mais cette baisse n’aura pas lieu.

Il était déjà prévu que la CSG augmente, compensée pour les actifs par des baisses de cotisations salariales. Mais les autres revenus devraient en pâtir, sous réserve encore une fois de l’accomplissement des réformes promises mais restant floues pour l’heure.

Édouard Philippe a annoncé l’augmentation des prélèvements sur les tabacs (500 millions € dès 2018), et le maintien des hausses programmées sur les carburants (2 milliards € par an).

Par ailleurs, d’autres mesures présentent des coûts cachés. L’augmentation du nombre de vaccins obligatoires sera supportée à travers les impôts qui alimentent la sécurité sociale ou directement par les familles.

Enfin, le démantèlement des centrales nucléaires voulue par le ministre de l’Écologie Nicolas Hulot nécessitera d’engager des travaux très coûteux tandis qu’EDF verra disparaître les résultats d’exploitation de ces centrales. Dans le même temps l’État réinvestit 5 milliards € dans le capital d’Areva. Enfin, l’installation des capacités de remplacement finira d’alourdir le coût de cette mesure. Tout cela sera répercuté dans les impôts et dans les factures d’énergie.

Les dépenses nouvelles à financer

Dans ce même discours, les annonces de dépenses nouvelles ont été nombreuses : remboursement augmenté des frais dentaires, auditifs ou ophtalmologiques, augmentation des allocations adulte handicapé et minimum vieillesse.

On peut ajouter le fameux plan de 50 milliards € qui concerne de nombreux domaines même s’il reste encore vague.

Il n’y aura jamais de baisses des prélèvements obligatoires sans baisses des dépenses

Or, il ne saurait y avoir de baisse d’impôt de long terme sans une baisse des dépenses publiques. Ce ne sont pas les maigres et désordonnés efforts pour rester sous les 3% de déficit qui apporteront les éléments nécessaires à une réduction durable de la charge fiscale.

Comme on peut le voir ci-dessous, les recettes de prélèvements obligatoires suivent globalement l’évolution des dépenses. La différence est constituée d’une part de recettes annexes constituant environ 8 % des recettes des administrations publiques et d’autre part de titres de dettes sous forme d’obligations, soit des impôts différés. L’accumulation de cette dernière forme de prélèvements cachés sur l’avenir pèse aujourd’hui 100% du PIB.

Dépenses et recettes des administrations publiques françaises en % de PIB

Source : OCDE

Au-delà des annonces, le gouvernement ne prend même pas la peine de faire croire à une baisse des prélèvements. Dans un rapport de l’assemblée du 12 juillet, voici la trajectoire anticipée :

1,1 point de moins en 5 ans sous réserve d’une croissance estimée, de manière sans doute optimiste, de 10% sur la période. Les prélèvements augmenteront simplement un tout petit peu moins vite que la production. Encore faut-il que les plans audacieux de début de quinquennat ne rencontrent pas d’obstacles conjoncturels.

Sans réforme de la structure des dépenses en France, dont 46% de prestations sociales et 23% de rémunérations, il est illusoire de croire en une baisse des impôts durables, il est mensonger de prétendre s’y atteler.

Pourtant les deux masses de dépenses les plus importantes ne font l’objet d’aucun débat. Si les Français veulent payer moins d’impôts, et cela est une nécessité, ils ne pourront faire l’impasse sur la réforme du régime social étatique.

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  • Les Français qui financent (TVA et CSG pour tout le monde…mais IR très très sélectif et en pourcentage très important pour ceux qui le paye) ne sont pas ceux qui reçoivent.
    C’est d’ailleurs logique.
    Ceux qui reçoivent (et qui paye le moins, y compris avec la TVA) sont les plus nombreux donc peuvent spolier l’autre partie de la population « électoralement parlant »…sans problème ?

    La seule défense, de plus en plus utilisée, pour ceux qui sont spoliés est de partir sous d’autres cieux. Ainsi ils sanctionnent l’état et les spoliateurs en les privant d’une proie.
    Les « receveurs » ne sont pas contents de recevoir moins mais n’en tirent pas pour autant la conclusion qu’il faut arrêter de prélever autant pour que les « donateurs » ne partent pas…
    L’étape suivante est un « mur de Berlin » pour éviter aux donateurs de partir.
    Alors, les donateurs, spoliés plus que jamais, (pour ceux qui tirent leurs revenu du travail et ne peuvent faire du black) , n’auront d’autre solution que de diminuer leurs revenus en travaillant moins (ou, si possible, en rendre occulte une grande part).

    Cerise sur le gâteau : immigration incontrôlée qui augmente en permanence le lot des « receveurs »…

    Ce système n’a pas d’avenir…et que fait Macron ???

    Rien à tous égards…

    • On mélange trop souvent -et cela semble être le cas- l’impôt, qui est censé financer le régalien, qui consiste essentiellement à assurer la sécurité des français, que ce soit par la police/justuce ou la diplomatie/défense et qui profite à tout le monde d’une part et la redistribution, qui relève d’une pensée socialiste: on prend aux riches pour le donner aux pauvres. Sans réfléchir bien entendu aux causes de cette pauvreté: fainéantise pendant les années d’école et sortie sans la moindre qualification, fainéantise après, car le travail, c’est fatigant ou incapacité qui n’est pas la faute de la personne (handicap divers, accident, etc.). Certains méritent toute la compassion et le soutien de la nation, d’autres non.

    • Ce qui explique la polémique actuelle qui voit les français protester parce que Airbnb ne paye pas assez d’impôts en France. Alors que n’étant ni française, ni son siège social en France, elle ne l’est pas tenu selon les lois françaises.

  • de toute façon , quand l’état rend d’un côté il reprend au centuple de l’autre ; en ce moment , beaucoup d’entrepreneur français vont installer leur entreprise en Bulgarie ; dans la moitié de pas longtemps , il ne restera en France que des chomeurs , des travailleurs pauvres , des délinquants qui imposeront leurs lois , des gangs, des retraités qui feront la manche….et des élus qui ne pourront plus vivre  » dignement « de l’argent des contribuables vu que même la classe moyenne s’appauvrit ; en marche vers le futur pays du tiers monde…….

  • L’arnaque dans toute sa splendeur, mais il reste encore des pigeons, ou des groupies, pour prétendre le contraire!
    Ce pays est foutu!

  • Payer moins d’impôts ou avoir plus de revenus , telle est la question à se poser.quelque soit l’option choisie…il faut travailler plus pour consommer plus ou travailler mieux pour mieux consommer.
    En fait , payer plus d’impôts devrait être le but de tout le monde…si cela correspond réellement à une augmentation de revenu…..ce qui n’est pas vraiment le but de nos gouvernants coincés par une dette faramineuse et leur petits besoins quotidiens toujours plus importants ,ce sont aussi des humains..enfin presque ,ils ont de super pouvoirs que nous n’avons pas, la loi et les moyens de la faire appliquer pour leur propre intérêt.

  • Petit os à venir, la hausse des taux d’intérêts, inéluctable.
    Au Luxembourg, la croissance est sur un rythme de 4.7% cette année, à comparer au ridicule et chétif 1.5% français.

    Un cocoricoN s’impose :mrgreen:

  • De toute façon, le français pense que pour avoir la paix (avec l’Etat socialiste) il faut payer. Donc, il paiera rien que pour avoir sa supposée tranquillité. Et le système s’arrêtera quand les « pauvres » paieront enfin quelque chose. Et ce quelque chose, ce n’est pas 5€ d’APL par mois. Et comme le dit Virgile, ce pays est foutu. Et les prélèvements sur les retraités « riches » de 1,7% de plus sur la CSG, montrent que l’Etat socialiste est toujours plus « égalitariste » jusqu’à la mort de son idéologie politique, appliquée par des gens de droite, enfin de l’ancienne droite, celle d’avant Macron.
    Pour sauver la France, il faudrait que les 21 millions de retraités français s’unissent pour sauver leurs dernières années de paix civile. Car demain ils seront encore plus « taxés », par l’État socialiste mafieux ni de gauche et ni de droite.

    • « De toute façon, le français pense que pour avoir la paix (avec l’Etat socialiste) il faut payer. Donc, il paiera rien que pour avoir sa supposée tranquillité. Et le système s’arrêtera quand… »
      Le système s’arrêtera dans très longtemps car la France est un des pays les plus riches du monde et il y a encore BEAUCOUP à prélever avant que la faillite soit là !

  • Ce pays est devenu une ineptocratie. L’ineptocracie est un système de gouvernement où les moins capables de gouverner sont élus par les moins capables de produire et où les autres membres de la société les moins aptes à subvenir à eux-mêmes ou à réussir, sont récompensés par des biens et des services qui ont été payés par la confiscation de la richesse et du travail d’un nombre de producteurs en diminution continuelle. »
    « Les moins capables de produire » qui ont élu Hollande en 2012 étaient suffisamment nombreux pour assurer une réélection de la gauche en 2017 avec Macron: ce sont les fonctionnaires et assimilés, les immigrés, les assistés et les bobos. Le total tourne aujourd’hui autour de 50% des inscrits dans ce pays !!

  • quand va t-on unifier l’impôt en Europe sur les revenus et entreprise..!!!!
    quand un français quitte le territoire pour aller dans un autre pays pour des raisons fiscales. ..
    C’est simple à résoudre :
    il paye la différence a Bercy…
    Il n’est pas normal quand celui -ci tombe malade de revenir se faire soigner….
    Que les politiques prennent la décision de faire une loi…dans ce sens..mais pour cela ..il faut du courage…j’en doute !!!

    • Plus simple encore, quand un Français reste en France alors qu’il aurait intérêt à partir, Bercy lui paie la différence !

    • Mon gros Lou Lou, et tu fais quoi quand il a double nationalité, ou qu’il se débarrasse de sa peau de lapin frouze ❓
      À mon avis, il est plus simple de dérouler du barbelé, et de semer des miradors.

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