Monsieur Macron, sortez du verbiage pour passer à l’action !

Le gouvernement Édouard Philippe semble s’enfermer dans la polémique plus que dans l’action. Peut-il s’en sortir et pousser les vraies réformes nécessaires ?

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Monsieur Macron, sortez du verbiage pour passer à l’action !

Publié le 30 juillet 2017
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Par Claude Robert. 

En sémantique, il y a certains détails qui tuent. Il en est du recadrage fait par Emmanuel Macron à ses ministres. Ce mercredi 26 juillet, en conseil des ministres, suite à la cacophonie de ces dernières semaines, il leur a demandé de « donner du sens » à leur action.

Certes, ce nouveau Président constitue une mine pour les linguistes ou les sémanticiens. On ne compte plus ses déclarations surréalistes, quand ce ne sont pas ses dérapages verbaux. Les recenser permet de se faire une idée précise sur le personnage. Mais analysons tout d’abord cette dernière prise de parole : « si on sait donner du sens, on évite les petites polémiques ». Derrière une apparence des plus banales, celle-ci trahit un contenu tout à fait révélateur.

Trouver du sens là où il fait défaut

Originellement, « donner du sens » signifie trouver de la logique à quelque chose qui n’en a pas.

  • Au premier degré, cette injonction revient donc à demander à ses ministres de dissimuler l’inconsistance ou l’incohérence de leur politique.
  • Au second degré, cette expression « donner du sens » est souvent entachée de supériorité. Il s’agit de rentre intelligible quelque chose qui n’est pas compris par autrui. Lorsque l’on veut « donner du sens », on se place bien évidemment au dessus, et on tente de convaincre moins averti que soi, dans un but bien déterminé, celui d’en obtenir un certain comportement.

C’est typiquement une expression utilisée par les managers en butte à l’incompréhension de leurs équipes. Il s’agit d’une sorte de fourre-tout, d’un syntagme figé relativement flou mais qui permet de qualifier à peu de frais une situation que l’on n’arrive plus à contrôler. Dans ce cas précis, il est évident que Macron ne demande pas à ses ministres de changer de politique, mais de la rendre acceptable par le peuple.

Parler pour masquer son inaction

Faut-il le rappeler ? Si le gouvernement d’Édouard Philippe s’était vraiment attelé aux réformes de fond dont notre pays ne peut plus se passer, non seulement les ministres ne donneraient pas un spectacle aussi affligeant, mais il ne viendrait pas au Président Macron l’idée de leur demander de rendre leur action « sensée ». Si leur action l’était vraiment, ne serait-elle pas suffisamment explicite en elle-même ? Quoi de plus évident en effet qu’une réforme de fond ? Quoi de plus parlant qu’un changement radical de politique ? Quoi de plus convaincant qu’un programme politique volontariste et éclairé ?

Serait-il venu à l’esprit d’un Président d’expliciter les actions d’un gouvernement qui travaille d’arrache pied à sortir le pays du déclin économique ?  Margaret Thatcher ou Gerhard Schroeder avaient-ils besoin de paraphraser continuellement ce qu’ils entreprenaient ? Certainement pas ! Encore une fois, comme l’a maintes fois démontré Emmanuel Macron, à l’instar de son prédécesseur François Hollande (mais qu’ont-ils donc appris à l’ENA ?), le Verbe est là pour occuper le peuple et pour masquer le déficit d’ambition et d’efficacité. Car rien de ce que ce gouvernement a jusqu’à présent entrepris n’apparaît comme potentiellement efficace et compréhensible.

Substituer la forme au fond

Dans ce récent recadrage en conseil des ministres, nombreuses sont d’ailleurs les expressions malheureuses, qui dénotent cette absence de vision et ce désir de valoriser une succession de décisions prises à la petite semaine. Comment en effet justifier le fait que Emmanuel Macron demande à ses ministres d’« innover (en matière d’) arbitrages » ? Sincèrement, est-ce vraiment d’innovation dont le gouvernement a besoin ? Ne serait-il pas plutôt de courage ? Le Président privilégierait-il la créativité des décisions à leur pertinence ? Dans un pays écrasé par la dette et par un État ventripotent, en proie à une considérable chute de sa compétitivité, le Président espère t-il trouver une martingale insoupçonnée qui lui permettrait de redresser la situation sans générer le moindre effort ? Serait-il lui-même naïf à ce point ? Espérons pour lui que non. Sans doute cherche-t-il seulement à masquer son inaction, exactement comme l’a fait son prédécesseur.

Même le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, a utilisé ces mêmes ficelles maladroites, ces expressions creuses et à la mode lorsqu’il a déclaré : « le Président nous a encouragés à réfléchir au fait que chacune de nos décisions soit dans une logique de sens ». Prise à la lettre, cette phrase suggère que jusqu’à ce jour, les ministres n’avaient rien fait de sensé. Et qu’il s’agit maintenant de trouver coûte que coûte une caution intelligible, un habillage acceptable à une succession de décisions qui n’ont en réalité aucune cohérence intrinsèque.

Le verbe comme outil prométhéen

Hélas, chez Emmanuel Macron, le Verbe est également un outil de pouvoir multiforme, qui semble accompagner un incommensurable désir de puissance. À croire que le réel n’est qu’une vision, et qu’il lui suffit de donner la sienne propre, quitte à distordre les faits, pour rendre cette réalité partagée par tous. Sinon, comment expliquer cet incroyable dérapage, lors du récent sommet du G20 : « On ne peut pas lutter contre le terrorisme sans action résolue contre le réchauffement climatique » ? Comment justifier une déclaration aussi ridicule, si ce n’est par une totale absence de retenue. De ce fait, comment ne pas avoir peur d’un Président capable d’autant de déraison ?

Chronique d’un échec annoncé si l’on en reste à la communication sans l’action

Les psychologues, les linguistes et les spécialistes du recrutement dans les entreprises le savent : les opérationnels utilisent un langage direct tourné vers l’action et les résultats tandis que les rêveurs abusent de concepts éthérés, alors que les technocrates ne connaissent qu’un métalangage aussi sophistiqué que déconnecté des faits. Or, que ce soit Emmanuel Macron, le porte parole du gouvernement Christophe Castaner ou la plupart des ministres du gouvernement Édouard Philippe, tous tiennent un discours qui s’apparente à celui des rêveurs et des technocrates, très éloigné de celui des entrepreneurs-réalisateurs.

Ainsi, peut-on dès à présent parier sans risque sur l’échec de ce gouvernement, car les reculades et atermoiements qui ont entaché ses premières semaines d’existence ne sont ni le fruit de la malchance ni celui d’un calendrier difficile. Il s’agit bel et bien d’une marque de fabrique que le langage tenu chaque jour ne cesse de confirmer. Cette même marque « structurelle » que celle du précédent gouvernement ! Face à une situation qui le dépasse, il ne reste à ce gouvernement de bric et de broc et sans vision qu’une seule parade : communiquer. Et chaque fois qu’il le fait, il dévoile malgré lui sa totale inadaptation à la situation présente.

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  • Merci M. Vintray pour cette belle exégèse de la parole présidentielle. Au train où notre classe dirigeante progresse, on aura bientôt des poètes et des prédicateurs à la tête de l’Etat.

    • Nous les avons déjà depuis longtemps! Ils prêchent la charité du haut de la chaire élyséenne, et nous distillent des mirages pour nous faire rêver!

    • Eh bien, on a déjà un super-vendeur de shampoing super-ministre d’état, alors un prédicateur cela ne saurait tarder ❗

  • Les actions du chef de l’état sont temporisées pat le fait qu’il faut passer par les assemblées avant de pouvoir être mises en application (même avec les ordonnances). Trois mois mini, et un avis du Conseil constitutionnel est aussi recommandé avant.
    Si un président pouvait claquer des doigts pour reformer, la France serait une dictature et non une république… L’arrivée de M. Macron n’a pas a ma connaissance changé le statut du pays !

    • Votre indulgence envers l’inaction cherche des excuses, mais aucune des réformes indispensables ne serait-ce qu’engagée, donc rien maintenant ne produira que rien dans 3 ou 6 mois!
      Pas de réduction des dépenses, seulement un gel, ni des impôts, avec une hausse de la CSG. Or c’était avec une baisse des taxes sur les plus-valus, pour encourager les investisseurs, les conditions essentielles pour faire redémarrer l’économie et réduire le chômage.

    • Et quand il agit c’est pour faire des conneries:
      http://www.ifrap.org/etat-et-collectivites/stx-une-nationalisation-temporaire-suspecte
      Comme Fincantieri est le seul repreneur en lice, donc ayant le beau rôle, il va laisser Macron se dépatouiller, puis exiger des parts plus importantes pour revenir. Quand on a un petit con en face on se venge puis on en profite!

      • Quand on s’informe sur l’histoire de ce chantier naval, il est difficile de ne pas voir que ce n’était pas une « affaire en or » à rentabilité garantie: est-ce un « fleuron » ou une « danseuse » qui implique l’orgueil national et pour cela mériterait d’être soutenu et gardé dans le giron français?

        Quelle garantie a pu donné Ficantieri que l’achat concernerait autre chose qu’un dragage de la clientèle redirigée vers l’Italie et l’appropriation éventuelle d’un know how pour ne laisser qu’une coquille vide, des salariés se tournant, trop tard, pour la survie impossible de leur entreprise?

        Pourquoi, sinon, un seul candidat repreneur? Cela est déjà suspect!

  • si le gouvernement n’a pas d’idées , d’autres en ont : BARBIER demande aux Français de renoncer à la 5 em semaine de congés payés …..( il touche pas des subventions publics celui là ? ) sinon côté  » rentée de pognon , hausse des contraventions via les radars automatique ….et puis , l’europe impose un contrôle technique plus cher à partir de 2018 ( vérification de 400 points au lieu de 124 actuellement ) ça va jusqu’à l’accoudoir …..c’est dire …. en France , on n’a pas de pétrôle , mais ils ont des monceaux d’idées pour emmerder le monde jusqu’à la gauche ….

    • Renoncer à la 5eme semaine de congés ça profite aux entreprises donc à la croissance mais pas certain que cela ne joue pas défavorablement sur les rendements…
      Par contre supprimer des journées fériée comme le 15 août, le jeudi de l’ascension éviterai de perturber les plannings des entreprises. Qui va encore à la messe le jeudi de l’ascension ? De toute façon la France est censée être un pays laïque donc pourquoi tous ces jours fériés associés à des fêtes catholiques ? Les lundi de Pentecôte et de Pâques sont moins perturbant pour les plannings mais avec Noël se sont aussi des fêtes religieuses.

      • @ Jean-M64
        Oui et tant que vous y êtes, pourquoi ne pas revenir à votre invention aberrante de calendrier révolutionnaire? Un jour de repos tous les 10 jours plutôt que tous les 7, voilà qui serait rentable! Et on pourrait mettre plus de salariés au chômage, sans compter quelques réactions syndicales.

        E.Macron va adorer votre idée! Et le père Noël en Laponie finlandaise aussi avec la suppression de ses affaires, quoique je ne crois pas que les fêtes, chrétiennes à l’origine, disparaitront du calendrier dans tout l’Occident: il y a tant d’événements qui ont choisis ces jours pour des activités très variées; de même des zones touristiques profitent de ces week-end’s prolongés. Mais votre prestation anti-cléricale, pas franchement discrète, montre simplement que votre « laïcité » manque de tolérance, sans plus!

        • M. l’abbé Mikylux, je n’ai absolument pas dit de supprimer les fériés de Noël, de Pâques et autres… Je parlais uniquement du jeudi de l’ascension (Noël n’étant plus un fête religieuse mais la fête internationale des commerçants) et du 15 août.
          Il aurait été plus judicieux de transformer ce jeudi de l’ascension en journée de solidarité plutôt que le lundi de Pentecôte moins perturbant pour l’entreprise (pas en milieu de semaine).

  • Quand mon chef m’a dit de donner du sens à mon travail, d’abord je n’ai pas tout de suite compris cette phrase qu’il n’avait jamais utilisée. Par la suite j’ai su que tous les managers avaient reçu cette formulation à dispatcher. En fait cela montre le désarroi d’une caste dirigeante ayant perdu le nord, et qui compte sur ses troupes pour le retrouver ou simplement le trouver. Pour Macron c’est bien de cela qu’il s’agit. Il sait qu’il aura des difficultés en France, c’est pourquoi il fait le VRP avec ses alliés dans l’espoir que ce soit leur changement de politique qui ait des répercutions positives sur notre pays. Voilà le sens de ce qu’il fait, c’est un pari au résultat incertain. Bon sens, mais c’est bien sûr !

  • Je ne partage pas la relation de cause à effet que fait Macron entre le terrorisme et le réchauffement climatique, mais je l’analyse comme suit: le réchauffement affecte plus les pays déjà chauds et frappés par des sécheresses, et aggrave leur pauvreté. Leurs habitants attribuent leurs malheurs aux occidentaux impies et entreprennent de les combattre là où ils sont.
    La rivalité des civilisations est un fait, mais ses causes sont plus anciennes que l’apparition d’une évolution climatique anormale, à laquelle les occidentaux attribuent une cause, avec assez de conviction pour convaincre le monde. Macron lie deux phénomènes contemporains et préoccupants, et en tire des conclusions politiques.
    J’ai remarqué, dès son entrée en scène politique, qu’il s’exprimait clairement lors d’entretiens, mais que son éloquence péchait par son emphase, sa préciosité. Il a sûrement un effort à faire vers une simplification de sa parole.

    • Sauf que les motivations des terroristes ne sont nullement d’ordre économique, sinon il aurait commencé bien plus tôt. De plus faudrait-il encore qu’il y ait réchauffement.

    • Tout cela, c’est excuser les conneries des USA au MO ❗

    • @ Pyrrhon
      La communication d’E.Macron pose question depuis le début de sa campagne quand on disait de lui qu’il disait tout et son contraire.

      Depuis lors, il n’a pas changé de stratégie: il cache ses secrets en « bavardant » et en disant des propos dont les Français, si attachés au discours (malheureusement, plus qu’aux actes), essayent de trouver un sens, ce qui occupe la presse.

      Sa volonté reste bien de travailler « hors spotlights », sans révéler la teneur de ses entretiens avec D.Trump, V.Poutine, A.Merkel ou d’autres, rencontrés, de préférence sans interprète. Il reste discret sur ses projets et son agenda, mais rien ne va vite, en politique, surtout pendant les longues vacances parlementaires, en France, où toute décision politique prise est habituellement peu « populaire » avec réaction syndicale à la rentrée, en septembre, souvent chaude, « socialement »! Wait and see!

  • Le seul reproche que l’on peut faire à ce gvt ,être en vacances et faire comme si il ne l’était pas. En fait on devrait interdire de parole les ministres et pour ceux qui occupent un bureau vident chaque jour leur corbeille à cocottes en papier..et qu’ils ne fassent rien d’autre.
    Pourquoi donner du sens à leurs actions ,il faudrait …des actions…une nationalisation ça a du sens lorsque l’on veut passer des ventes du patrimoine de l’état , bravo le maire. Fermer 17 centrales alors que les Français sont en vacances , difficile de trouver un sens à cette communication , chapeau hulo. Quoi d’autre, 5 euros d’Apl en moins…..on se demande d’où et pourquoi ça sort et dans quel but comme les 10 euros les clopes ou le contrôle technique mettant à poubelle toutes les voitures de plus de 2 ans !

  • Vous n’êtes pas tendre, Monsieur Robert, mais je partage votre analyse. Je dois bien avouer que le lien entre terrorisme et réchauffement climatique m’avait interloquée. Et s’il n’y avait que cette stupide phrase! Mais non, la liste des incohérences est déjà longue.

  • Je vois une autre explication dans la phrase idiote du terrorisme et du changement climatique: comme on ne pourra rien faire contre une évolution naturelle, on ne poura rien faire non plus contre le terrorisme.
    Il est de ces racourcis qui vous épargnent tout effort. Digne élève de son mentor, ce pauvre Hollande.

  • Plouf, à l’eau mon commentaire ? Dommage, il n’était pas polémique.

  • Les chiens ne font pas des chats, dit le dicton populaire, et les socialistes ne deviennent pas d’un coup de baguette magique des réalistes pragmatiques, tournés vers l’action, et compétents! J’avais dès la candidature Macron dénoncé l’imposture du clone de Hollande, qui lui avait conseillé la politique aboutissant à 1,1% de croissance et la flambée du chômage!

    • @ Virgile
      Je sais bien que comparer le présent au passé peut être apparemment rassurant en se disant qu’E.Macron sera forcément prévisible puisque déjà installé dans une case « socialiste » ou « idem que Fr.Hollande » mais le présent et l’avenir ne répète pas forcément à cette facilité intellectuelle!

      Et ce qu’a fait E.Macron pour être président, ni de droite, ni de gauche, dans une sorte de large centre, alliant des gens « de la droite » et d’autres « de la gauche », c’est une première, sous la Vième, après Ch.De Gaulle autre phénomène unique sur le plan politique!

      Donc, non, je ne crois pas qu’E.Macron ne sera qu’un « Fr.Hollande bis ». Je crois qu’il peut encore vous réserver des surprises et les prédictions des faux prophètes ne seront pas forcément réalisées!

  • Pour un français de l’étranger qui regarde ce qui se passe en France…Je paraphraserais Churchill….
    « Une voiture vide s’est arrêtée dans la cour de Matignon…Édouard Philippe en est descendu »….
    Et pour ce beau dimanche…Un sujet de réflexion pour les électeurs « ‘En Marche »….
     » Seul le poisson mort suit le courant »….Proverbe léonard (Bretagne)

  • « Face à une situation qui le dépasse, il ne reste à ce gouvernement de bric et de broc et sans vision qu’une seule parade: communiquer. »
    Et oui, Macron et son gouvernement ça sera « ces événements nous dépassent, feignons d’en être les organisateurs ».
    On pourrait même paraphraser Jean Cocteau et écrire «Puisque les mystères de ce qu’il faudrait faire pour redresser ce pays nous dépassent, feignons d’en être l’organisateur.»

  • « Notre » nouveau Président… …
    Grand causeur, petit faiseux !
    Ce n’est que le début ( ou la suite de cavamieux)
    Comme on dit chez moi, on a pas les cuisses propres…

  • Je n’ait pas votez pour ce Blanc-Bec, et je n’en réjouit, car d’après un article tirer du Magazine Marianne le 14 octobre 2014 disait : Mr E Macron nommé ministre de l’économie, mais surtout un ministre pas aussi flamboyant qu’on aimerais le faire croire..! Or il n’es pas Normalien et qu’il avaient raté à deux reprise à l’écrit le concours de l’école Normal Sup.. Et par quelque tours de passe passe dans sont aisance de l’orale et sa « dextérité » dans le langage de se faire une place chez les Rothschild quelque année plus tard..!! Il à la réputation de n’avoir rien fait lâche un banquier Parisien, ce n’est pas un grand technicien de l’économie, mais il n’a pas la bêtise de se dire compétent conclut-il tant que Hollande ou Valls sont au courant… Donc il sait manier le verbe, un verbe éminemment creux car dénué d’expérience socio-économique concrète..?
    Macron a une absence totale d’expérience entreprenariale..??
    Absence quasi totale de domaine de compétence..??
    Absence de connaissances professionnelles du monde réel..??
    Car si Macron a été élus, c’est grâce à l’abstention, aux vote blanc, et aux vote nul..
    Et ces bien la première fois qu’un Président a été élus à la minorité, ces dire avec 33% de votants.. merci pour la claque, de ceux qui ont voter pour Macron..!! j’appellerais cela ( un Putsch sans Soldats )..?
    Alors je ne suis pas en opposition mais en Résistance, tout en sachant que le combat sera long et difficile..

    • Non Macron n’a pas été élu avec les votes blancs, nuls ou autres. Il a été élu par ceux qui ont voté pour lui et qui furent plus nombreux que les autres. Nous pourrions tenir le raisonnement inverse en disant que Marine Le Pen n’a pas été élue à cause des votes blancs/nuls et des abstentions, ça ne tient pas.
      Arrêtons, s’il vous plaît, d’attribuer une victoire (ou défaite) électorale à des personnes n’y ayant PAS participé (volontairement ou involontairement).

      • Macron a été élu 1) grâce au PNF qui a éliminé le meilleur candidat au premier tour; 2) grâce à la diabolisation du FN et aux 52% d’abstentions au second tour. Sa légitimité est on ne peut plus réduite ! Comment pourrait-on le nier ?

        • De nouveau vous faites parler les abstentionnistes (qui étaient de 25% et non 52% pour le 2nd tour des présidentielles) « grâce » auxquels, entre autre, M. Macron aurait gagné.
          Je reste sur le fait qu’il n’est pas logique de s’amuser à triturer les votes des blancs/nuls et des abstentionnistes pour aboutir à la conclusion qui nous intéresse. Ceci est valable pour l’autre camp, avec certaines personnes qui estiment que Mme. Le Pen aurait été élue s’il y avait moins d’abstention… c’est supposé que ces derniers auraient forcément voté pour elle, c’est impossible à savoir ! Pour finir sur ce point, Mme Le Pen s’est tirée un obus dans le pied avec sa prestation au débat d’entre deux tour (agressive, condescendante, imprécise, etc.), il ne faut pas chercher plus loin les raisons de sa défaite.

          Bref à aucune moment je parle de la légitimité ou non de M. Macron car sur ce point je suis d’accord : il n’en a aucune à mes yeux. Les votes de conviction envers M. Macron représente que 18,19% des inscrits (source : http://www.interieur.gouv.fr/Archives/Archives-elections/Election-presidentielle-2017/Election-presidentielle-2017-resultats-globaux-du-premier-tour).

          • 52% des français n’ont pas voté. Macron a été élu haut la main contre le diable personnifié, et n’importe qui aurait gagné contre ce dernier (Le Pen). Les chiffres de l’élection de Macron trahissent un vrai malaise. Il est évident que Macron est mal élu, et les derniers sondages de popularité montrent déjà l’ampleur du problème. La victoire de Macron tient bien plus à l’affaire Fillon/PNF et à la diabolisation du FN (et à l’absence de candidat crédible en dehors de F.FIllon) qu’au candidat lui-même. Je ne comprends pas pourquoi vouloir nier cela. Ces élections sont truquées, comme l’ont été les présidentielles aux USA. Ce n’est plus de la démocratie (le PNF dépend de l’Elysée et non pas e la Justice). Il ne faut pas s’étonner des difficultés que rencontre celui qui se trouve parachuté miraculeusement au sommet de l’Etat suite à de telles circonstances !

  • Et si sa stratégie c’était exactement ce qu’il est fait à ce moment:
    – un petit pas en avant (moralisation, suppression de l’IRM), mais pas vraiment (casier judiciaire, nouveau fond pour les élus…); comme pendant la campagne, les journalistes ont de quoi écrire, les autres remarque que c’est creux, et lui même dit que c’est « du pipi de chat ».
    – la pression va monter, et quand il y aura trop d’opposition dans la rue, là il pourra laisser parler Jupiter et taper un grand coup !
    Parce que si il avait voulu mettre en oeuvre les (peu nombreuses) mesures concrètes qu’il a proposé en campagne, il en avait toute latitude.
    Cette technique s’appelle le Chaos: on l’aide à s’installer, on lui donne du carburant, on laisse exploser, et on exploite la situation pour un certain nombre d’élus ; le reste n’est que dégâts collatéraux!

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