Le monde musulman face aux défis de la liberté

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By: Tim Green - CC BY 2.0

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Le monde musulman face aux défis de la liberté

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 28 juillet 2017
- A +

Par Mohamed El Khamlichi.

Embourbé depuis des siècles déjà dans une situation calamiteuse, le monde musulman peine toujours à se frayer un chemin vers le progrès et la modernité.

Adeptes des derniers rangs des classements internationaux qui comparent les niveaux de développement, les pays musulmans sont le plus souvent le théâtre, à des degrés divers, des maux classiques du sous-développement : conflits armés, instabilité, violences, injustices, absence de démocratie et de l’État de droit, situation économique et sociale difficile…

Les tentatives pour expliquer les raisons d’un échec ancré dans l’histoire sont nombreuses. Les approches varient au gré des époques, des idéologies, des attitudes intellectuelles et des outils d’analyse. Il est pourtant possible d’appréhender cette situation complexe à l’aide d’un raisonnement simple.

En effet, l’échec du monde musulman trouve ses origines dans l’animosité historique développée par les musulmans à l’égard de trois valeurs humaines fondamentales que sont la liberté, le savoir et l’innovation.

Liberté

La culture des musulmans porte un regard suspicieux – quand il n’est pas hostile – sur la liberté. Souvent, la liberté est considérée comme un élément étranger à la société musulmane imposé par l’Occident. Souvent, la liberté est assimilée à la dépravation des mœurs. Au mieux, la liberté est désignée comme l’antonyme de l’esclavage ou de la prison.

Dans ce contexte, la liberté de pensée, la liberté d’expression, la liberté de croyance, les choix personnels dans la vie… sont perçus comme des libertés saugrenues et subversives par une majorité de musulmans. Ce résultat est d’autant plus surprenant qu’il va à l’encontre des fondements même de la religion.

La foi musulmane proclame que Dieu est le Créateur de l’univers et qu’il a confié à l’Homme une mission sur terre. Dieu a accordé la liberté exclusivement à l’Homme, lequel est responsable de ses actes devant son Créateur le Jour du Jugement dernier.

La culture des musulmans se permet d’ôter à l’être humain ce que Dieu lui a donné : la liberté, et de juger les gens dans ce monde à la place de Dieu le Jour du Jugement dernier !

Tout aussi grave, l’ignorance et la confusion ont fait que le musulman est devenu une créature inconsciente de ce don précieux qu’est la liberté, au point de renoncer à ce droit fondamental synonyme de dignité humaine.

Si l’on se réfère au texte coranique, un verset célèbre tranche définitivement la question de la liberté. Le verset 256 du chapitre 2 annonce « Nulle contrainte en religion ». Deux interprétations sont possibles. La première est qu’on ne peut contraindre une personne à se convertir à une religion ; c’est ce qu’on appelle de nos jours la liberté de croyance.

Or, si le champ intime des convictions et des croyances relève exclusivement du libre-arbitre de l’individu, ses autres choix dans la vie doivent à fortiori exprimer autant sa liberté.

La seconde interprétation du verset, qui rejoint en fait la première, retient que la religion – dans le cas présent l’Islam – n’admet pas par principe et de manière générale de forcer l’homme à suivre un chemin dans la vie contre sa volonté.

Finalement, le principe de liberté qui offre des perspectives énormes d’épanouissement et de progrès est bien présent dans les textes sacrés. Enfin, pour ceux qui aspirent à vivre librement et dignement.

Savoir

Contrairement au concept de liberté qui suscite méfiance et hostilité chez les musulmans, le savoir est une cause qui fait l’unanimité. Maintes fois cités en des termes élogieux dans le Coran et la tradition du prophète de l’Islam, le savoir et la science font l’objet d’une admiration sans limites dans l’esprit du musulman.

Les musulmans ne cessent de se vanter du fait que les premiers versets transmis par l’archange Gabriel au prophète sont une injonction d’apprendre : « Lis au nom de ton Seigneur qui a tout créé, qui a créé l’homme d’une adhérence ! Lis, car la bonté de ton Seigneur est infinie ! C’est Lui qui a fait de la plume un moyen du savoir et qui a enseigné à l’homme ce qu’il ignorait ». Ils ne cessent aussi de célébrer la parole du prophète « Apprendre la science est une obligation pour chaque musulman ». Néanmoins, au-delà du discours élogieux, les musulmans n’ont que rarement su réserver au savoir la place qu’il mérite.

De nos jours, le monde musulman bat les records des taux d’analphabétisme, des défaillances du système éducatif et de l’échec scientifique, avec tout ce que cela engendre en termes de développement ou de sous-développement.

Toute tentative de réforme dans le monde musulman passe inexorablement par la réhabilitation et la généralisation de l’école. Bâtir un système éducatif moderne, ouvert et égalitaire est une condition sine qua non pour amorcer une nouvelle renaissance du monde musulman.

Hélas l’état d’esprit qui prévaut parmi les musulmans se trouve à des années-lumière de cette vision, au mépris même des enseignements de la religion que le musulman prétend incarner.

Innovation

L’histoire du monde musulman avec l’innovation est des plus étonnantes. Le concept même de l’innovation est un concept très moderne qui n’a cessé d’évoluer depuis des décennies.

Dans son acceptation la plus récente et la plus répandue, le terme « innovation » désigne toutes les idées et les actions qui contribuent au renouveau et au progrès de la société humaine.

En observant l’état du monde musulman, on se rend compte très vite de son aversion immense à l’égard de l’innovation. D’ailleurs une question qui semble évidente vient à l’esprit : Qu’est-ce qui peut bien rapprocher un produit d’une histoire ancienne (le monde musulman) et un concept très moderne (l’innovation) ?

La réponse, qui semble tout aussi évidente, est qu’a priori rien, absolument rien, ne laisse penser à un lien quelconque.

L’histoire atteste, autant que le présent, que le monde musulman est en général farouchement hostile au changement ; le changement ayant le plus souvent été assimilé à l’hérésie. La résistance au changement et le rejet de l’innovation semblent ainsi émaner de facto des préceptes religieux.

La surprise est pourtant grande d’apprendre que l’innovation est un concept qui existe dans l’héritage arabo-islamique et qu’il remonte aux origines même de l’Islam. Sauf que ce concept fut dévoyé, comme ce fut le cas d’autres principes, notamment la liberté, le savoir et… le Jihad.

En arabe, le mot Ijtihâd a exactement le même sens que le terme « innovation » dans sa définition la plus récente. Et Al Moujtahid signifie en arabe « L’innovateur ». En fait Ijtihâd  et « innovation » sont identiques à un détail près. Le terme moderne « innovation » est un terme neutre ou laïque, tandis que l’Ijtihâd  traduit un acte de foi en Islam. Donc à part ce décalage de nature culturelle, les deux termes se confondent.

Le mot Ijtihâd n’apparaît pas explicitement dans le Coran. Par contre, il est évoqué dans la tradition du prophète de l’Islam. Une analyse minutieuse et objective établit, d’un point de vue religieux, deux règles fondamentales.

La première est que L’Ijtihâd est une obligation de tout musulman, c’est-à-dire chaque croyant doit assumer son rôle de Moujtahid  ou innovateur ; la deuxième règle est que l’effort d’Ijtihâd doit viser tous les domaines et porter sur tous les aspects de la vie humaine.

Hélas, la conception de l’Ijtihâd qui s’est confortablement et durablement installée aux fins fonds de la culture des musulmans est tout autre chose. La vision conservatrice de la religion définit le terme Ijtihâd comme étant (source Wikipédia) « l’effort de réflexion que les oulémas ou muftis (savants de l’Islam) et les juristes musulmans entreprennent pour interpréter les textes fondateurs de l’islam et en déduire le droit musulman ou pour informer le musulman de la nature d’une action (licite, illicite, réprouvée…)». Ainsi l’Ijtihâd est confiné au seul champ religieux au mépris des autres espaces de la vie humaine, et le titre de Moujtahid devient le monopole d’une frange très réduite d’oulémas ou savants de l’Islam, excluant la grande majorité des croyants.

Cette obsession de tout réduire au facteur religieux rappelle un sort identique réservé à une autre valeur fondamentale : le savoir. La science et le savoir sont vénérés dans les textes religieux ; or, contrairement à toute logique, l’interprétation la plus répandue des textes réduit le concept du savoir aux connaissances qui gravitent autour de la religion.

Ainsi les oulémas traduisent souvent l’obligation d’apprendre comme une injonction de maîtriser le savoir, la pensée et la jurisprudence religieux, excluant de fait les autres formes du savoir.

Conclusion

En somme, la restriction de la liberté, la négligence du savoir et le dévoiement du concept de l’innovation en terre d’Islam ont produit, au fil de l’histoire, une entité atrophiée sur le plan de la civilisation : le monde musulman.

Une nuance de taille s’impose ! Le monde musulman a certes connu son heure de gloire lorsque la civilisation islamique était à son apogée entre les VIIIe et XIIIe siècles. A cette époque, les musulmans ont pu atteindre, grâce à un mélange subtil de liberté, de savoir et d’innovation, un niveau de progrès humain et civilisationnel des plus riches de l’histoire.

L’épopée n’a pas duré longtemps, car aussitôt suivie d’une période de repli et de décadence qui se prolonge jusqu’à notre époque. L’explication de ce parcours est que le monde musulman a su, à un moment de son histoire, associer de façon harmonieuse liberté, savoir et innovation, sauf que cette démarche est plus le fruit d’une action spontanée et inconsciente que le résultat d’une approche méthodique et d’une réflexion mûrie.

Le monde musulman a raté son rendez-vous avec l’histoire, car il s’est montré incapable d’intégrer la liberté, le savoir et l’innovation dans son système de valeurs et d’élever les trois principes, pourtant présents dans son héritage religieux, au rang de dogme culturel individuel et collectif.

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  • Le monde musulman, même diplômé, ignore qui était vraiment Mahomet le Syrien et les auteurs du Coran au IX° siècle.

    Suggestion : lire « Les trois visages du Coran » ou encore « Le grand secret de l’islam »

  • Hugo von Graffenberg
    28 juillet 2017 at 8 h 00 min

    Bonjour,
    Ca serait intéressant de creuser davantage POURQUOI ça se passait mieux aux siècles d’or que vous rappelez, vous ne croyez pas?

    Est-ce dû à des personnalités exceptionnelles comme Averroès, Ibn Sina, Al Fârâbî, Omar Rayyam?

    Le récent hommage du Président Hassan Rohani à la mathématicienne MARYAM MIRZAKHANI semble être plutôt encourageant.

  • Article dans la droite ligne du soufisme (0,1% des musulmans ?). Personnellement, après lecture complète du livre et comptage des occurences de mots dans le Coran, l’impression générale que donne ce livre, corroborée par une analyse très objective, est un grand malaise, et rien, vraiment rien qui permette de corroborer le verset 256 du chapitre 2 annonce « Nulle contrainte en religion » … verset contredit par plus de 500 autres versets menaçant de « châtiments douloureux », ou de mort ceux qui s’écarteraient de la vraie foi.

    • Bonjour,

      Voici les 2 versets auxquels j’ai instantanément pensé, en lisant votre commentaire.

      Sourate 3, Verset 7:
      « C´est Lui qui a fait descendre sur toi le Livre: il s´y trouve des versets sans équivoque, qui sont la base du Livre, et d´autres versets qui peuvent prêter à d´interprétations diverses. Les gens, donc, qui ont au coeur une inclinaison vers l´égarement, mettent l´accent sur les versets à équivoque, cherchant la dissension en essayant de leur trouver une interprétation, alors que nul n´en connaît l´interprétation, à part Allah. Mais ceux qui sont bien enracinés dans la science disent: « Nous y croyons: tout est de la part de notre Seigneur! » Mais, seuls les doués d´intelligence s´en rappellent. »

      Sourate 14, Verset 34:
      Il vous a accordé de tout ce que vous Lui avez demandé. Et si vous comptiez les bienfaits d´Allah, vous ne sauriez les dénombrer. L´homme est vraiment très injuste, très ingrat.

      Cdlt, Next.

  • Tant que le monde musulman refusera de rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu, son évolution restera bloquée.
    Il est à souhaiter que le clergé iranien, organisé et hiérarchisé,, se recentre sur sa mission religieuse, comme le clergé catholique en son temps bon gré mal gré.
    Pour les sunnites, ce sera plus difficile sauf à voir l’émergence d’une société civile déterminée.

  • si depuis le XIII em siecle la civilisation islamique n’a pas été capable de s’ameliorer , je ne vois pas pourquoi et comment cela changerai ;

    • Et nous en voyons la confirmation tous les jours avec des gens archi-bloqués sur le communautarisme, la haine des autres, l’aversion pour la modernité et la liberté!

  • De mémoire le blocage des progrès de « l’age d’or » arabe est intervenu au moment où la logique a été réfutée comme méthode de pensée, car elle risquait de remettre Dieu en cause.

  • s’il n’avait pas le pétrole, je ne sais pas si on parlerait du monde musulman.
    L’Islam n’est hélas pour les musulmans qu’un puissant totalitarisme.

    • Stéphane Boulots
      28 juillet 2017 at 16 h 30 min

      L’Islam est la seconde religion au monde, près d’un quart de la population mondiale. Les pays pétroliers n’en représente qu’une infime partie, à peine 20% des musulmans vivent dans le monde arabe.

  • Hugo von Graffenberg
    28 juillet 2017 at 16 h 30 min

    Bonjour à la Rédaction.

    Comme ((((((certainement))))) beaucoup de gens, je me suis tout d’abord étonné du caractère grinçant de nombre de vos articles, et puis j’ai trouvé que, décidément, « faut l’faire… »

    Maintenant c’est le contraire, suis sidéré que refusiez de publier mon soutien aux bonnes remarques du Baron de la Brède et de Montesquieu ((forcément!!!)), en allant, moi aussi, à contre-courant….. y compris concernant charlie.

    Comme je n’ai jamais eu pour habitude de présumer la moindre mauvaise foi, chez qui que ce soit, ce n’est pas à 75 ans que je vais changer, je préfère penser que vous êtes très mal informés, ça peut arriver.

    Toute l’opération de « Salut Public » de ces messieurs en vertu de leur exigeant « Devoir d’Informer » ((gentlemen désormais à couteaux tirés car bourrés de fric grâce aux attentats, difficile de partager))… tout repose en effet sur une formidable escroquerie.

    1 >< Je ne sais si vous admirez la trivialité de leur production habituelle mais je me permets à tout hasard de vous signaler quelques Caricatures de Сергей Елкин // Sergei Yolkin;, beaucoup plus amusantes ((cela n'engage que moi, bien sûr)). Par exemple, une qui montre les assassins des charlies devant la porte du Paradis. Le gardien leur annonce "Nous sommes au courant de tout, votre récompense est prête, 72 caricatures de vierges pour chacun de vous".

    Bien à vous, bon week end,

    H.v.G.

  • Stéphane Boulots
    28 juillet 2017 at 16 h 59 min

    Je me demande vraiment si le « rendez-vous raté avec l’histoire » peut se résumer en 3 mots et en 3 maux.

    L’expansion des premiers siècle ne s’est pas retrouvée bloquée faute de manque de liberté, de science et d’innovation : elle s’est juste retrouvée en face de frontières infranchissables : les royaumes de Chine à l’Est, le désert et la jungle au Sud et les royaumes Francs à l’Ouest.

    Il est à remarquer que dans la période suivante, seul l’occident a subit une profonde transformation technologique, politique et sociale, aux prix de nombreux conflits d’ailleurs. Cette transformation semble donc bien plus à une « anomalie » qu’à la norme.

    Et pour ce qui est des Lumières qui ont apporté un éclairage nouveau sur la liberté, la science et l’innovation, cette période a été somme toute très courte et en très grande partie due aux apports extérieurs à l’occident, dont ceux du monde musulman.

    Parler de « rater un rendez-vous » me semble bien excessif et en incriminer l’obscurantisme religieux comme cause principale bien démagogique, c’est passer sous silence l’hégémonie ottomane (voir son totalitarisme), les problèmes économiques et sanitaires récurrents, l’éclatement et les rivalités politiques et ethniques, les schismes répétés et sanglants, etc…

  • Il y a eu, effectivement, une réaction à l’absorption, par les penseurs musulmans, de la pensée grecque, dont ils découvraient les ouvrages. Les autorités religieuses ont imposé un retour à l’islam originaire.
    Mais, à mon avis, la résistance de l’islam vis à vis de la civilisation européenne, elle même issue d’une réaction à l’obscurantisme chrétien, tient au fait qu’elle a été associée à une inversion des rapports de force entre les deux civilisations. La crispation musulmane est une résistance.
    La solution viendra , comme pour l’occident, d’une action interne des musulmans qui ont pris conscience du problème qui touche toutes les religions, qui consacrent beaucoup d’énergie à maintenir leur orthodoxie. Les problèmes politiques interfèrent négativement, mais ils sont plus vulnérables que les dogmes religieux.

  • Tout ramener à l’islam l’échec des pays musulmans est un peu réducteur et que l’auteur fait l’impasse sur les décennies du socialisme arabes et du nationalisme arabe comme le parti Baas qui ont eu une importance sur l’échec du monde arabe vers la modernité. Ce socialisme arabe avait fortement limité la présence de partis religieux et fortement surveillé sa pratique contre tout tentative subversive comme savent bien le faire les dictatures socialistes. Le printemps arabe qui a viré presque partout en hivers islamiste est la conséquence de ce socialisme arabe qui mis la sphère religieuse sous une vraie cocote-minute pour mieux asseoir son pouvoir que le printemps arabe en a fait sauter le couvercle.

    L’Afghanistan est un autre exemple des méfaits du socialisme en terre musulmane. Ce pays a plongé dans l’obscurantisme non pas à cause de l’islam mais à cause du coup d’état communiste soutenu par Moscou qui a mené une politique de purges violentes contre les imams en les massacrant en détruisant les mosquées et en brûlant les corans sur les places publiques. Ce qui a plongé le pays dans la guerre civiles et le radicalisme islamiste et que l’invasion soviétique aura empiré. L’Afghanistan dans le années 70 était devenu laïc et il était sur la voie de la modernité. Les femmes s’habillait à l’occidental et Kaboul était la destination préférée des hippies avant que les communistes y foutent la m…

     » Souvent, la liberté est assimilée à la dépravation des mœurs. Au mieux, la liberté est désignée comme l’antonyme de l’esclavage ou de la prison.  »

    Je ne crois pas que les musulmans comme l’affirme l’auteur serait quasi génétiquement hostile à la liberté et aux mœurs synonyme de dépravation importé de l’occident. A Kaboul avant le coup d’état communiste le pays était musulman et les femmes portaient librement la minijupe de même que dans la Turquie de Mustapha Kemal. Les libertés individuelles n’y était pas confisquées comme en Arabie saoudite. Même si la Turquie a viré depuis 2 ou 3 ans dans le despotisme il y avait un avant ou les mœurs occidentales y était présente sans problème. Il en va de même des musulmans présent en occident. Les femmes sont de loin pas toutes voilée et pieuse mais occidentalisée tant dans leur habillement que dans les mœurs. il en est de même pour les hommes. La plupart font ce que les occidentaux font.

  • Cet article est solide et rejoint l’argumentation de nombreux musulmans ou observateurs de l’islam. Malheureusement cette argumentation n’est connue que d’une petite élite. Pourquoi ? Une raison importante vient du système scolaire. Il y a là une immense déception : l’accès encore très imparfait des masses musulmanes à l’alphabétisation, loin de libérer les esprits les a enfoncé dans le traditionalisme. La responsabilité en vient d’une part des programmes, les gouvernants étouffant tout idée de liberté pouvant leur nuire, et d’autre part d’un corps enseignant conservateur voire islamiste pour des raisons historiques que je ne développerais pas ici. Corrélativement la petite élite éclairée ne peut avoir de vie intellectuelle et un accès aux médias que dans les pays à liberté d’opinion, en gros l’Occident et l’Inde, donc de loin de la masse des croyants. Voir mes articles sur ce sujet sur yvesmontenay.fr

  • « Dans son acceptation la plus récente et la plus répandue »

    acception, bon sang, qu’est-ce que l’acceptation vient faire là-dedans ?

  • Le verset 256 du chapitre 2 est loin d’être aussi clair que l’interprétation qui en est faite par l’auteur de l’article, si on fait l’effort de le lire dans sa totalité.

    Quelles que soient les traductions, il ressort que la justification de l’absence de contrainte en religion ressemble plus à un choix de type esclavage volontaire, tellement l’évidence de la foi devrait éblouir le croyant, qu’à une véritable liberté de conscience fondée sur la liberté et la raison. En outre, il semble que la croyance en Allah précède l’absence de contrainte qu’elle justifie. Autrement dit, il faut d’abord croire pour être libéré de la contrainte en religion. Tout un programme tautologique…

    Bref, ce verset ne permet pas vraiment de s’enthousiasmer pour un Islam qui serait hypothétiquement interprété par des esprits éclairés pour s’adapter un jour à la civilisation humaine, sans compter qu’au vu de l’obscure rhétorique employée, nous n’avons ici rien qui ne soit aisément accessible à une population faiblement éduquée pour lui permettre de progresser.

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