Ce que nos élites peuvent apprendre de l’économie par ceux qui la font vivre

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Ce que nos élites peuvent apprendre de l’économie par ceux qui la font vivre

Publié le 20 mai 2017
- A +
Par Jacques Clouteau.
Depuis des décennies, et encore plus au moment des campagnes électorales, je trouve que les discours des «hommes politiques », (qu’ils soient de droite ou de gauche), les compte-rendus des journalistes et les avis des « économistes » sont d’une exaspérante vacuité lorsqu’ils se mettent à évoquer l’économie du pays.
 
Je note toujours avec amusement que ces « économistes » sont en fait des professeurs d’économie dans une quelconque école, ce qui en dit long sur leur contact avec l’économie réelle que nous autres, entrepreneurs, vivons chaque jour.
 
En fait, j’ai la sensation étrange d’assister à un concours « c’est celui qu’en sait le moins qu’en dira le plus »…

La voix d’un créateur d’entreprises

 
Il est vrai que, par rapport au cursus scolaire de ces gens, je ne suis qu’un modeste travailleur indépendant depuis 35 ans. Cependant j’ai créé assez d’entreprises pour avoir une expérience de la vie qui me semble, sans forfanterie, largement supérieure à certains des guignols qui se sont présentés à la magistrature suprême.
Ceux-là ont toujours vécu de l’argent public et n’ont donc jamais subi, à aucun moment de leur existence, ce que vivent les artisans, commerçants, agriculteurs, professions libérales et petits entrepreneurs de France, ceux-là même qui sont la sève du pays.
 
Il se trouve que pendant toutes ces années, j’ai vécu au contact des gens et des réalités.

Discours professoral des élites

 
Quand j’écoute ces hommes politiques, journalistes et économistes, nous parler de l’économie, de ce qui est la trame de notre vie, j’ai l’impression de revenir en arrière aux pires moments de ma vie de lycéen, quand un professeur de mathématiques borné essayait de faire entrer dans nos têtes la théorie des ensembles (théorie fumeuse imaginée par un aréopage de gens tellement intelligents que nous autres, prolétaires de base, ne comprenions même pas les titres…).
Pour ceux qui ont connu cette période, rappelez-vous les énoncés magnifiques : Ensemble A Union Ensemble B etc. Il est vrai qu’à 15 ans, c’est un langage qui parle et qui motive… Rassurez-vous : en 45 ans, à aucun moment de ma riche vie professionnelle, cette théorie ne m’a été d’une quelconque utilité…

L’économie comme grosse bulle gélatineuse

 
Mais revenons au thème de cet article… Depuis quelques semaines, la phrase à la mode est « l’économie repart ». On entend aussi souvent « les entreprises ont reconstitué leurs stocks » ou encore « les trésoreries ont retrouvé leurs marges » ou bien encore « le patronat ne respecte pas sa parole », etc.
 
Les sons qui sortent de la bouche de ces personnes suffisantes relèvent de cette fameuse théorie des ensembles dont j’espère qu’elle n’est plus enseignée… L’économie, dans leur esprit, est une sorte de grosse bulle gélatineuse, dont la composition demeure mystérieuse, qui est animée de sa propre vie.
Sans doute un « ensemble » d’indices pour nous inconnus. Donc, dans notre cas particulier, la grosse bulle gélatineuse baptisée « économie » a pris un peu d’embonpoint.

Les chiffres demeurent effroyables

Trois chiffres au bas d’un tableau pondu par le ministère des Finances et voilà nos danseuses de salon attaquer la pointe et l’entrechat. Regardez les chiffres, nous disent-ils la bouche en cœur, l’économie repart. Et d’autres, qui piaffaient depuis cinq ans, d’ajouter « Hollande avait raison… ».
 
Il suffit de faire le tour de ses amis entrepreneurs pour comprendre immédiatement la vanité de ces affirmations… Il suffit de regarder les chiffres effroyables du nombre de chômeurs, de pauvres, d’assistés…
Non, messieurs les colporteurs de rumeurs chiffrées, l’économie ne repart pas, et elle ne repartira jamais tant que la nation française et ses représentants continueront à considérer que l’économie est une bulle gélatineuse…

Des hommes derrière les concepts

 
Car derrière les chiffres et les mots se cachent tout simplement des hommes. L’économie, les entreprises, le patronat ne sont que des concepts totalement creux s’il n’y a pas, derrière, un homme, un meneur, un entrepreneur, un mec un peu fou qui a décidé de ne pas être dans le moule, de refuser d’avoir un patron sur le dos.
Ce peut être aussi un citoyen qui a un jour l’idée d’un nouveau produit, qui s’est dit qu’il allait le fabriquer et le proposer à la vente dans son pays et pourquoi pas, dans le monde entier…
 
Ce ne sont pas des entreprises qui embauchent, ce sont des entrepreneurs qui cherchent des collaborateurs pour les aider à développer un projet. Ce n’est pas l’économie qui repart, ce sont des chefs d’entreprise qui ont confiance et qui investissent leurs économies. Ce n’est pas le patronat qui ne tient pas ses promesses, c’est un créateur qui n’a pas envie de risquer sa peau pour un pays qui le méprise.

Qu’on laisse les créateurs tranquilles

 
Et c’est seulement si cette race de fadas se multiplie que l’économie ira mieux. Et cette race se multipliera seulement si on lui fiche la paix et qu’on laisse sa créativité s’épanouir.
Car ces gens, qui sont le moteur de la nation, ne sont ni des spécialistes du droit, ni des bureaucrates, ni des experts-comptables. La plupart du temps, ce sont des personnes simples, venues du peuple de base. Or, les contraintes qui les attendent en république populaire de France sont des pièges où elles vont s’engluer, épuiser leur énergie et leur temps.

Salauds de patrons

 
La cerise sur le gâteau reste la manière dont la nation va récompenser les meilleurs de ses enfants, si par bonheur leur projet fonctionne et qu’ils réussissent… Sans le moindre état d’âme, au nom de la solidarité et de la redistribution, on leur ponctionnera la plus grande partie de leur revenu en divers impôts, taxes, plus-values et contributions… Et ensuite on les gourmandera pour ne pas jouer le jeu, pour ne pas investir le peu qu’il leur reste… Salauds de patrons…
 
Les plus futés d’entre eux prendront la route de l’exil. Ils iront exercer leurs talents dans des pays où on les respecte. Alors, ceux qui les ont forcés à s’exiler morigèneront de plus belle cette race de privilégiés ingrats…
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  • Entrepreneur69
    20 mai 2017 at 7 h 16 min

    Bonjour Jacques, j’apprécie votre bon sens autant que votre engagement pour vivre les mêmes.
    Le reste s’apparente au miroir aux alouettes…la crédulité citoyenne est bien grande !
    Cordialement

  • en tant qu’auto entrepreneur , je suis tout à fait d’accord avec l’auteur ; et j’ajouterai , en ce qui me concerne que l’arrivé du PS en 2012 a tout simplement flingué les quelques revenus que je pouvais encore tiré de mon activité ; résultat des courses , j’ai du m’inscrire à pole emploi pour trouver une autre activité ….et je dois de l’argent au RSI …..

  • jesuisunhommelibre
    20 mai 2017 at 9 h 15 min

    J’adhère à votre analyse. En ajoutant deux point :
    D’une part, et ça va dans votre sens, cette opprobre jetée sur ceux qui réussissent enlève tout espoir aux individus de voir leur situation évoluer, ou celle de leurs enfants. Ce qui me le pays en grande désespérance et explique pour beaucoup les votes extrêmes des « Fronts ».

    Il y a néanmoins un autre point qui participe au blocage, c’est la demande de la part de ceux qui ont une activité de préserver celle-ci contre toute évolution, avec des réaction du type :
    AirBAndB fait une concurrence déloyale à l’hôtellerie.
    Amazone, c’est la mort des librairie.
    Uber concurrence les taxis.
    Les grandes surface tuent le petit commerce.
    Les importations tuent notre activité.

    Or ces revendications proviennent elles aussi de patrons.

    Difficile avec ça d’espérer un virage libéral. Faudra-t-il qu’après un gouvernement Macron, nous tombions dans une catastrophe économique avec un gouvernement de l’un des Fronts, pour pouvoir espérer un jour retrouver une économie qui ne laisse pas autant de gens au bord de la route.

    Ou bien, rêvons (puisqu’il est encore temps de le faire) que Macron sera un Gerhard Schroeder, un John Rey, une Margaret Thatcher.

  • Les « élites » qui nous gouvernent n’ont à la bouche que le concept abstrait d’entreprise : « il faut favoriser les entreprises ». Mais l’entreprise n’est que la création d’un entrepreneur, c’est bien l’entrepreneur qu’il faut favoriser et respecter. C’est malheureusement contraire aux principes les plus fondamentaux de la gauche qui estime que l’inégalité est le mal absolu. L’entrepreneur qui réussi doit donc être ramené dans le rang par tous les moyens en le dépouillant et en l’assommant de contraintes changeant perpétuellement. Et tant pis si cela dissuade les entrepreneurs et empech la croissance.

  • jesuisunhommelibre
    20 mai 2017 at 9 h 29 min

    Correctif, je voulais citer Roger Douglas comme premier ministre Neo-zélandais ayant réformé son pays. (au lieu de John Rey)

  • Voilà une chronique pisse-vinaigre qui finit bien malgré tout.
    On peut être nul en mathématiques (surtout dites modernes) et devenir un excellent entrepreneur.
    On ne peut pas être nul en mathématiques et devenir un bon économiste.
    Le problème est que les « économistes » médiatico-politiques ne font que du bruit tandis que les vrais restent au placard.

    Et l’intersection de l’ensemble des entrepreneurs avec l’ensemble des vrais économistes n’est pas aussi vide que vous le claironnez.

  • Vous avez mis l’accent sur l’entrepreneur, élément essentiel, sans lequel rien ne se fait. Mais il ne faut pas oublier les deux autres piliers: les talents et l’argent.
    Vous mentionnez la recherche de collaborateurs pour étayer votre projet. Certes, mais il faut qu’ils soient bien formés ou qu’ils soient intelligents, bref, qu’ils aient du talent. Enfin il faut de l’argent, ce que les économistes appellent du capital.
    Or, en France, nombre de talents fuient vers des cieux plus cléments, d’autant qu’au début, le talent et l’entrepreneur ne font souvent qu’un.
    Quant au capital, on le matraque en le taxant et surtaxant. Mieux, on interdit les fonds de pensions (sauf pour les fonctionnaires!), source de capital abondant.
    Bref, il ne suffit pas de « foutre la paix aux entreprenurs », il faut aussi assurer une abondance de capital, sans lequel rien ne se développe. Etant moi-même entrepreneur, j’ai vécu le chemin de croix que représente la recherche de financement, pour en trouver…à l’étranger.

  • Bonjour M. Clouteau

    J’ai beaucoup d’estime et même d’admiration pour les entrepreneurs, les vrais, qui, à mon avis, sont surtout présents dans les PME et TPE, et qui font donc, avec leurs personnels, tourner une grande partie de la machine économique. Là-dessus, je suis d’accord avec vous.
    Mais je pense aussi qu’il faut d’autres personnes pour s’occuper du reste : l’économie d’un pays ne se résume pas à ses entreprises.

    D’ailleurs, pour moi, le problème numéro un de notre pays c’est le chômage : il faudrait aussi se poser des questions sur la désindustrialisation de notre pays, dans laquelle les entrepreneurs, (après bien d’autres catégories, j’en conviens : financiers, spéculateurs, politiques, syndicats, etc.) doivent prendre leur part de responsabilité.
    Votre fière réussite d’entrepreneur multiple laisse passer un manque de recul et de hauteur de vue, qui devraient être les qualités d’un homme d’expérience.

    • Et à votre avis la désindustrialisation de la France n’est-elle pas due justement aux maux que dénonce monsieur Clouteau? Ou ne comprenez vous pas ce qu’il écrit? Pourquoi des pays comme l’Allemagne ou la Suisse ne subissent pas ce phénomène contrairement au nôtre?

      • Non, ce que je veux dire c’est qu’il n’y a pas d’un côté les entrepreneurs qui font l’économie et d’un autre tout le reste qui brasse de l’air. C’est plus complexe. Il y a aussi besoin de coordination, de régulation , de financement, de formation etc.
        Pour ma part j’ai travaillé en entreprise puis en tant qu’agent contractuel de l’Etat, et je connais les qualités et les défauts des deux. Donc vive les entrepreneurs mais tout le reste n’est pas nul.
        Et pour ce qui concerne le chômage, parmi d’autres facteurs et non des moindres que j’ai déjà cités, il y a aussi des chefs d’entreprises qui ne recherchent que le profit et se foutent bien de leurs salariés, même s’ils ne sont pas la majorité.

    • La désindustrialisation est un constat sont les politiciens de tous bords ne devraient pas avoir le droit ni la légitimité de parler.
      Elle est due essentiellement à la spécialisation d’autres pays, decoulant de la mondialisation.
      La question n’est donc la désindustrialisation, puisque nous (le pays France) ne saurions être aussi concurrenti le que des pays à bas coûts de main d’œuvre ou à pléthore de travailleurs.
      La question n’est pas la rue-industrialisation, stérile par essence à moins de vivre en autarcie totale comme le voudrait le parti des mariniers.
      La question est « que faire des gens qui jadis travaillaient dans ces usines qui ont fermé »
      Et sur ce problème, il y a quand même pas mal de réponses bien connues, mais jamais appliquées.
      À commencer par cesser de tripoter à tout va l’Education Nationale et à dénigrer l’apprentissage et les formations qualifiantes au profit des disciplines scientifiques, politiques ou bisounoursesques.
      Ensuite, lâcher la grappe aux créateurs d’entreprises, individuelles ou TPE/PME en virant le Code du Travail, la Sécu, la protection de l’emploi. Bref, en revenant à une relation contractuelle saine et equilibreee entre employeur/employé.
      Cesser de « favoriser » tel ou tel aspect de la question en se désengageant de tout le bazar, dans tous ses aspects, y compris fiscaux, logement, protection sociale.
      Bref, libéraliser le pays : voilà la seule solution…

  • Bonjour M. Clouteau
    Vous avez parfaitement raison lorsque vous critiquez les « économistes » de pacotille qui remplissent nos administrations et croient en toute suffisance que les chiffres agrégés permettent de comprendre le fonctionnement de l’entreprise.
    Ce que dans leur jargon ils appellent la « macro-économie » contre la « micro-économie ».
    Mais apprendre des choses « inutiles » durant sa formation élémentaire c’est se former le raisonnement et l’ouverture d’esprit.
    La théorie des ensembles ( qu’enseigner en 6e était sans doute inutile) vous enseigne la rigueur qui peut vous servir dans la vie professionnelle ; il n’est pas nécessaire d’en conclure que votre professeur était borné.

  • La démagogie ignoble de la gauche occulte le fait que les entrepreneurs, désignés sous le vocable péjoratif de patron, ne sont que des citoyens comme les autres, qui ont un projet et qui y investissent leurs économies au risque de les perdre. Ce qui est le cas la plupart du temps puisque seule 1 sur 5 entreprise survie au bout de 5 années? Et que ce sont ces entrepreneurs qui créent les richesses et les emplois, dont bénéficie les salauds qui les calomnient.

  • Merci pour cet article. Je partage les idées.
    Comment faire pour changer les choses ?
    Regrouper ceux qui ont encore cette énergie.

  • Nos « élites » politiques et économistes devraient jouer aux « SIMs patrons » et y appliquer leurs recettes economico-fiscales ! Ah zut ! Le jeu n’existe pas !

    « Maintenant je paie des taxes, alors vous aussi ! » – Johnson NASH, marchand à Primm, (Fallout New Vegas)

  • Le problème est malheureusement plus profond que celà. Quel avenir pour les TPE/petites PME ? 1) en terme de volontaires prêts à y aller et capables d’y durer ? 2) en terme de rentabilité ?
    1) 29 neveux et nièces : Un s’est lancé et a vite déchanté. Il est revenu à la Banque (comme il le dit lui-même payé 3 fois plus, 3 fois moins de travail et.. cool, si c’est pas demain, ce sera après demain et si pas etc),. Un autre a des velléités mais visiblement n’a pas la tempérament. N’est pas entrepreneur qui veut.
    Les 27 autres + 1 (le banquier) n’ont pas envie de se faire chier. Ce n’est pas une critique, c’est un constat. De moins en moins de jeunes ont envie de s’investir dans le travail. La fameuse civilisation des loisirs est bel et bien passée par là.
    2) Quel avenir ? Dans cet environnement de concurrence effrénée où « le pas cher » est roi les petites entreprises ne peuvent pas lutter. D’ailleurs, nous constatons tous les jours la disparition de ces petites boites (Tiens, ils ne sont plus là!) enterrées sans tambour ni trompettes, trop petites pour susciter quelque émoi.
    Ô je lis déjà vos cris d’offraies : innovation, start up, incubation, dynamisme, nos jeunes etc .. Combien d’entreprises, combien de salariés, combien de temps, où, quelle activité?
    Bien sûr qu’il y a encore des success story, bien sûr que .. Mais sur le fond, la messe est dite.

  • tout est dis, c’est simple et concis, peut être même de quoi convertir un socialiste au libéralisme… non je rêve la ?

  • Cher confrère. J’ai apprécié votre article. La France Jacobine n’est pas faite pour les entrepreneurs.
    Je pense avoir au moins deux caractéristiques me rapprochant de vous : 1. Notre âge doit être proche car j’avais 15 lorsque le tsunami des maths modernes nous est passé dessus. 2. J’ai dirigé des dizaines de PME (non pas comme entrepreneur comme vous, mais plutôt comme « médecin d’entreprises » en difficulté.
    Si je vous contacte, c’est pour vous dire que je partage ce que vous dites sur nos élites déconnectées depuis leurs études. OK, cela étant je souhaite réhabiliter à vos yeux la théorie des ensembles. Inventée par le jeune Evariste Galois à 20 ans, juste vent sa mort dans un duel arrangé, cette théorie a servi à refondre totalement les mathématiques. Sur le plan pratique, elle est le fondement de la théorie quantique des champs (dite « Théorie Cantique des Chants » par L. Scwartz) utilisée aujourd’hui universellement en physique des particules. Est-il utile de l’enseigner ? Je crois que oui : en tant que formation intellectuelle à la logique, comme le thème latin ou l’allemand.
    Autre chose que je souhaiterais réhabiliter à vos yeux : la macro-économie. Vous avez raison de pointer ces politiques qui vous disent « l’économie repart » au moment où votre PME crève la bouche ouverte écrasée de charges, d’impôts et de règlementation. Il ne faut pas pour autant critiquer la discipline : par exemple aujourd’hui, il est utile de savoir que nous sommes avant derniers en Europe au niveau du déficit budgétaire. De même il est utile de savoir que notre déficit commercial est une horreur, un gouffre dans lequel s’écrasent inéluctablement toutes les politiques keynésiennes que promeuvent la plupart des économistes français et la plupart des partis politiques.
    Ces deux petites mises au point faites, je vous rejoins sur tout le reste. En travaillant la moitié de ma vie à l’international, j’ai constaté que tout ce que vous évoquez est bien français : nous avons expulsé les familles d’entrepreneurs et d’industriels protestants avec la révocation de l’édit de Nantes, nous avons inventé Bercy avec Colbert, nous avons décapité une centaine de Girondins en 1793, nous avons fait le front populaire en 1936, et depuis, nous n’avons jamais vraiment tourné le dos au marxisme. Et par dessus tout cela nous avons inventé l’ENA, que j’appelle ENJ (Ecole Nationale de Jacobinisme).
    Tout cela pour vous dire que ces deux réhabilitations mises à part, je suis de tout coeur avec vous.

  • je pense comme vous Mr CLOUTEAU.
    Les fameux experts en economie et les journalistes acec leurs questions à côté de la plaque, leurs debats qui n en finissent pas et sans jamais effleurer les vrais problèmes (ils n ont pas la moindre idée des problématiques quotidiennes d un dirigeant de pme par exemple) et leur mépris pour tous ces gens simples qui donnent beaucoup de leur temps et de leur personne pour la nation……
    eux sont dans leur bulle c est certain.
    enfin ils n enfument plus grand monde je crois.
    bravo pour votre ténacité !

    • C’est toujours un grand plaisir que de lire vos commentaires plein de bon sens paysans. Surtout en ces périodes d’élections ou nos amis se font un devoir d’essayer de nous convaincre qu’après 30 ans de leur politique catastrophique, ils ont quand même raison

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