Les Français malades de la politique

Le politique ne peut presque rien pour les individus qui ne parviennent pas à s’adapter à une réalité planétaire nouvelle : la constitution d’une intelligence collective mondiale.

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Les Français malades de la politique

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 10 mai 2017
- A +

Par Patrick Aulnas.

L’élection d’Emmanuel Macron est une victoire de l’avenir contre l’ancrage dans le passé. Mais le quasi-doublement du score du Front National depuis 2002 (34% contre 18%) et la montée en puissance de la France Insoumise (19,6 % au premier tour) représentent deux évolutions politiques très inquiétantes.

Elles signifient en effet que la France refuse de s’adapter au monde d’aujourd’hui, celui de la globalisation. Ce refus peut être exploité électoralement pour drainer les mécontentements, mais il fragilise la gouvernance d’un pays de 67 millions d’habitants immergés dans une planète en comportant 7,5 milliards.

La France du XXIe siècle n’est pas celle du XVIIIe. Nous n’avons pas de philosophes des Lumières. Nous ne pesons rien intellectuellement pour infléchir le destin du monde. Nous devons nous adapter.

Globalement, on peut considérer que parmi les candidats à la présidentielle, seuls François Fillon et Emmanuel Macron acceptent la réalité contemporaine ; tous les autres candidats tiennent un discours de refus du réel.

Pour apprécier les poids respectifs de ces deux attitudes, il faut se référer aux résultats du premier tour. Macron et Fillon représentent à eux deux 44% des suffrages exprimés, les neuf autres 56%.

Abstentions, blancs et nuls représentent environ 25% des inscrits. Les thèmes populistes ou idéalistes (comme le revenu universel, non finançable actuellement) séduisent donc une large majorité de Français, ceux qui ne s’expriment pas représentant davantage le rejet que l’adhésion.

La France du passé, qu’elle soit marxisante ou nationaliste, n’a pas pu conquérir le pouvoir car elle est divisée, mais elle est majoritaire.

L’addiction des Français au politique les aveuglent sur notre époque

Cette majorité n’a pas vraiment compris notre époque. Elle rêve d’un monde révolu. L’apparition de la dimension mondiale dans les domaines scientifique, technique, financier, productif, informationnel ne constitue pas un choix politique mais une évolution historique de l’humanité.

Se posait-on la question du passage du paléolithique au néolithique lorsque les hommes se sont sédentarisés pour cultiver la terre et pratiquer l’élevage ? Bien évidemment, non. La réalité de l’aventure humaine était celle-là et en quelques millénaires, elle s’est imposée à l’ensemble de l’humanité.

Nous sommes aujourd’hui au début d’une évolution au moins aussi fondamentale. Il est absurde de politiser la problématique « pour ou contre la mondialisation ». La mondialisation est, tout simplement.

Les causes les plus évidentes sont la capacité de communiquer universellement et la facilité des déplacements due à la généralisation de l’accès aux transports de passagers ou de marchandises, mais aussi l’apparition pour la première fois de langages universels (mathématiques, physique, chimie, etc.).

Le poids des anciennes idéologies

Bien entendu, depuis le néolithique, le politique a fait son apparition. Et depuis deux ou trois siècles, certains penseurs l’ont promu idéologiquement à un rang qui n’est pas le sien. Les Français, épris de luttes politiques et de révolutions, s’imaginent donc qu’il suffit d’agir sur les superstructures politico-juridiques pour changer le monde.

Le marxisme, auquel la gauche s’est longtemps référée aurait dû leur apprendre que les infrastructures économiques déterminent les superstructures politiques. Et que, par conséquent, lorsque toute l’infrastructure mondiale (technique, financière, économique) est en pleine effervescence, il est tout à fait illusoire de penser que l’on puisse résister à la propension créative de l’humanité par quelques subterfuges politico-juridiques.

Mais le marxisme comporte aussi le volet « lutte des classes » auquel la gauche reste attachée et que le Front National utilise par opportunisme pur (il affirme représenter « le peuple de France »). Les idéologies du passé continuent à nourrir la vie politique actuelle.

La droite conservatrice et la gauche socialiste, a fortiori communiste, s’unissent aujourd’hui pour réclamer un renforcement de l’État. Des intellectuels de renom, comme Régis Debray, marxiste dans sa jeunesse, fustigent l’ordre « libéral-libertaire ». Ils sont relayés par des journalistes ou chroniqueurs qui affichent clairement cet appel à la primauté du politique.

La reconquête de l’économie par le politique ou le protectionnisme

Récemment, dans Le Figaro, Natacha Polony écrivait :

Les Français, pourtant, aspirent à la grandeur, à l’espérance, mais également à la reconquête de l’économie par le politique, c’est-à-dire au retour de la démocratie comme expression de la souveraineté du peuple.

Cette étonnante approche du monde actuel convient aussi bien à la droite souverainiste qu’à la gauche étatiste. Mais que doit-on entendre par « reconquête de l’économie par le politique ». Lorsque les dépenses publiques représentent  57% du PIB, les décisions politiques concernent plus de la moitié de la production du pays.

Qu’il s’agisse des dépenses de l’État, des collectivités locales, des organismes obligatoires de protection sociale, tout cela est politique. La culture elle-même est dominée par l’argent que l’État met à sa disposition par de multiples canaux.

Où devrait être la fameuse reconquête ? Une seule réponse semble envisageable : le protectionnisme, le retour des frontières économiques d’antan pour se couper du reste du monde et ainsi bénéficier d’un déclin plein de charme et de douceur dans le pays de Molière.

À nouveau les subterfuges du passé ?

Et que signifie « retour à la démocratie » ? À peu près la même chose. Par exemple, restaurer une monnaie nationale et une Banque de France sous domination politique.

Nous pourrions ainsi revenir à nos vieux démons : émettre de la monnaie pour faire fondre la dette publique par l’inflation, dévaluer notre devise nationale (le franc) pour prendre acte d’une compétitivité insuffisante.

Le retour à la démocratie n’est rien d’autre que la capacité politique de tromper les citoyens sur la réalité de leur situation par rapport au reste du monde. Mitterrand fut le dernier Président à avoir abondamment utilisé ces vieux instruments (3 dévaluations entre 1981 et 1983) permettant à tout politicien de faire illusion en manipulant des symboles.

Le Front National et la droite la plus conservatrice rêvent de revenir à ce monde-là. La gauche de Mélenchon aussi.

Le réalisme s’impose en économie

En économie, l’idéalisme se paye cher et longtemps. Le rêve d’un instant se transforme en cauchemar à durée indéterminée. Les Argentins, les Vénézuéliens et les Grecs sont là pour en témoigner. Ce n’est pas « l’ordre libéral » et « les pouvoirs de la finance » qui ont conduit ces pays au désastre mais leurs politiciens en prenant des décisions absurdes et en trompant leur population.

Un minimum de réalisme est exigé pour analyser correctement une situation économique. Le niveau de vie des Français n’a jamais été aussi élevé qu’aujourd’hui.

En remontant seulement aux années 1960, la véritable pauvreté existait bel et bien dans notre pays : bidonvilles encore nombreux, SMIG (salaire minimum interprofessionnel garanti, ancêtre du SMIC) très faible et SMAG (salaire minimum agricole garanti) encore plus faible. Mais la croissance économique, même modeste, s’est poursuivie depuis cette époque, améliorant considérablement la situation matérielle de la population.

À un niveau supra-civilisationnel, le politique n’a rien à proposer

Ce qui est nouveau, c’est le fossé entre les aspirations et le vécu. Le regard pessimiste porté sur l’avenir génère frustration et colère. La vie n’est pas ce qu’elle devrait être. Elle n’est pas conforme à l’imaginaire pour une partie significative de la population. Alors qu’il y a un demi-siècle l’avenir était regardé comme un espoir de vie meilleure, il est aujourd’hui source d’incertitude et de hantise.

L’exploitation politique de cette frustration peut évidemment être fructueuse électoralement. Mais le politique ne peut presque rien pour les individus qui ne parviennent pas à s’adapter à une réalité planétaire nouvelle : la constitution d’une intelligence collective mondiale.

Les technologies de l’information permettent aujourd’hui une créativité de tous les instants conduisant à des évolutions ultra-rapides. Cette trajectoire n’est pas décidable politiquement, comme toutes les évolutions fondamentales de l’humanité.

Elle peut rencontrer des facteurs politiques inertiels ou réactionnaires mais elle ne sera pas stoppée car elle construit l’avenir de l’espèce humaine sur la recherche, la connaissance, l’intelligence, c’est-à-dire sur ce qui singularise Homo sapiens.

Le politique ne peut rien proposer à ce niveau supra-civilisationnel, les religions non plus puisqu’elles ne sont qu’une création humaine ancestrale. L’islamisme radical représente la contestation la plus violente et le plus archaïsante de cette nouvelle étape de notre histoire. Les populismes occidentaux sont les signaux faibles de cette même contestation. Ils représentent le monde d’hier, celui qui disparaît sous nos yeux.

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  • Article violent, délirant et déniant aux autres la liberté d’être différent localement sous un hymne à un pseudo-modernisme.
    Ne vous inquiétez pas, la France périphérique souffre et vous pourrez bientôt l’enterrer…
    Parfaitement Macron compatible.

    • la phrase la plus juste est  » Elle [ la vie] n’est pas conforme à l’imaginaire pour une partie significative de la population. »

      J’ai surtout veillé à apprendre à mes enfants à se donner les moyens de vivre la vie qu’ils auraient envie de vivre… à vivre heureux de ce qu’ils possederaient… et que seul le travail permet de devenir autonome, donc libre.
      Et partout dans les zones périphériques, il y a des initiatives locales, riches et solidaires. Partout il y a matière à vivre heureux, malgré les difficultés qu’il ne s’agit pas de niées.
      Partout, des agriculteurs se convertissent dans une agriculture qui cesse d’engraisser les banques, d’empoisonner la terre, les clients et eux memes en premier, pour une agriculture dont ils sont fiers, libres…

      Mais plutot que d’attendre les sirenes du FN ou des INSOUMIS, qui eux aussi vous diront ce qu’il faut faire, méprisant au passage vos savoirs/expériences/compétences, rien ne vous interdit d’agir pour vivre une vie que vous aurez décidé de vivre.

      Si le marqueur du bonheur est le dernier Iphone, les vacances aux tropique et le SUV mercedes…

      • Grand bien vous fasse, avec vos lubies écolos gauchistes!

      • Bonjour,

        Je suis en accord avec vous sur votre paragraphe concernant l’éducation, sur le fait que le travail permet l’autonomie et d’être libre. En poussant plus loin, je dirais même qu’il ne faut pas jalouser celui qui a quelque chose que l’on souhaite, mais se dire que pourrais-je faire pour l’avoir ?

        Par contre, je ne vous suis pas sur les agriculteurs… il faut se poser la question de pourquoi ils produisent de cette manière ?

  • le niveau de vie des français n’a jamais été aussi élevé qu’aujourd’hui……ça , il faut le dire vite ;

    • En moyenne, c’est pourtant vrai. Mais si on ne regarde que les plus pauvres, résultat de 40 années de socialisme, on peut se tromper.

  • « Un minimum de réalisme est exigé pour analyser correctement une situation économique. Le niveau de vie des Français n’a jamais été aussi élevé qu’aujourd’hui ».

    Même si être est dans l’absolu plus important qu’avoir, allez donc dire çà en face à tous ceux qui s’appauvrissent d’année en année, y compris ceux composant la moitié de la classe dite moyenne.

    Mais de toutes façons dans 99 % des cas où un sujet (au sens grammatical) est précédé de « Les » ce qui suit sera faux. Parce qu’une maîtrise peu courante de la langue française devait amener à dire sérieusement « Des » ou « Une partie partie des … » qui est parfois même dans la réalité minoritaire.

    Et c’est pour cela que le président Macron a trompé dès les premiers mots de son premier discours (avec prompteur, donc préparation) « Vous m’avez choisi .. »

    Non, mais SEULEMENT sensiblement moins de 18 % des électeurs inscrits qui ne sont pas » tous les » Françaises et Français en âge de voter.

    Sachant que des femmes et des hommes « très bien », voire admirables, économico-politiquement cultivés et se dévouant sociétalement quotidiennement, ne sont volontairement plus ou pas inscrits sur les listes de la tragi-comédie électorale.

  • « Le politique ne peut rien proposer à ce niveau supra-civilisationnel » : c’est vrai de nos politiques, alors qu’il nous coûtent si cher. La révolte larvée d’une grande partie des français à leur encontre en est le stigmate. Leur suggérez vous ne nous en débarrasser ?

  • Je suus effarée d’une telle analyse; on ne parle que d’économie…. c’est important mais que faisons nous du sociétal? Oui, je ne veux pas du « progrès » des PMA des GPA pour des familles homosexuelles…. oui je veux bien être rétrograde si c’est pour défendre la famille et ses valeurs. La « mondialisation » chère à l’auteur ne fait qu’écran à la destruction massive de l’himumanité.

    • @carotte47 : la « mondialisation » n’est pas chère à l’auteur, elle est juste là, point, il va juste falloir vous y faire. Je suis effaré qu’en France le sociétal prime sur l’économie dont le sujet a été quasiment absent du débat et pendant lesquels on a préféré parlé de la qualité de l’air et des perturbateurs endocriniens… Quand un pays risque sa peau comme la France en jouant à l’apprentie sorcière avec la dette c’est d’abord de cela dont il faut s’occuper et ce dont tout découle avec cette vision marxisante du « bien vivre ensemble » qui prime sur la méchante finance, bla bla bla… Donc, l’urgence est là, on verra les affaires de slip en parallèle et bravo à Mr Aulnas, excellent billet !

  • « L’élection d’Emmanuel Macron est une victoire de l’avenir contre l’ancrage dans le passé »

    Je ne crois pas qu’en restant figer dans l’étatisme, nous allons vraiment nous tourner vers l’avenir du monde.

    « Abstentions, blancs et nuls représentent environ 25% des inscrits »

    Je préfère une vision globale à la vôtre minimaliste : 11,4% de non inscrits, 22,5% d’abstentions, 7,6% de blancs et nuls sur l’ensemble des personnes en âge de voter.

    « Les Français, épris de luttes politiques et de révolutions »

    Utiliser « Les Français », déjà c’est bien, car je ne me sens plus français depuis quelques années, et ce n’est pas pour des raisons racistes. Les valeurs déformées et colportées par les « élites », les politiques et les médias, hypocrisie, manipulation, mensonge, achat de conscience et d’électorat…, ne font effectivement pas parties des miennes.
    Quant à être épris de politique et de révolution, ils en sont loin.

    « …s’unissent aujourd’hui pour réclamer un renforcement de l’État… »

    Si, selon vous « l’élection d’Emmanuel Macron est une victoire de l’avenir contre l’ancrage dans le passé » alors vous approuvez la propension à l’étatisme. Dans ce cas, je ne comprends pas le choix de votre article comme édito d’un journal se disant libéral.

    Pour le reste de l’article, son sujet en fait, je suis d’accord. La France n’est résolument pas tournée vers l’avenir, coincée qu’elle est dans l’état et ses représentants.

    • Macron est le seul candidat à s’etre présenté devant des salariés en detresse devant la fermeture de leur usine, à dire que le seul sujet qui vaille était le plan social… la reconversion du site…

      Et on le voit avec des LR qui s’empressent d’enterrer le projet de reforme pourtant bien timide du candidat Fillon, pour en revenir aux vieilles formules de cadeaux en tout genre…

      • @ Cap2006
        D’accord avec vous: E.Macron est très « libéral » pour lui-même, en tout cas.

        Son élection est un formidable exploit tout à fait improbable, au départ!

        Son quinquennat n’est pas encore commencé et voilà que « le président » est déjà critiqué de tous les côtés.

        J’ai du mal à croire les « prévisionnistes » et les (faux) »prophètes. Wait and see!

        Quel a été le rôle des « L.R. » dans la destruction de Fr.Fillon: mystère! En tout cas, on ne les a pas vu se rassembler en masse autour de leur poulain! (Et le P.S. n’a pas fait mieux!)

        Perso, je crois que « la fonction crée l’organe » et qu’il serait correct de laisser au moins sa chance à l’élu! (ce que tente de faire cet article)

  • « Se posait-on la question du passage du paléolithique au néolithique lorsque les hommes se sont sédentarisés pour cultiver la terre et pratiquer l’élevage ? Bien évidemment, non. La réalité de l’aventure humaine était celle-là et en quelques millénaires, elle s’est imposée à l’ensemble de l’humanité.

    Nous sommes aujourd’hui au début d’une évolution au moins aussi fondamentale. Il est absurde de politiser la problématique « pour ou contre la mondialisation ». La mondialisation est, tout simplement. »

    Je dirais même qu’elle a commencé au moment où les premiers hommes ont quitté le berceau africain pour se répandre sur tous les continents. Et qu’ont-ils fait? Ils se sont adaptés aux conditions environnementales, aux ressources disponibles à exploiter, aux éléments naturels + ou – hostiles. Si nous sommes là aujourd’hui, disons- leur merci d’avoir eu l’INTELLIGENCE de s’adapter au lieu de s’accrocher au passé.

    • @ Canadien libre
      « l’intelligence de s’adapter »: c’est quasi un pléonasme: s’adapter à la réalité est la seule façon de survivre (individu ou espèce) pour tout ce qui vit! Et donc on peut concevoir que c’est « le progrès ».

      À l’ère de la communication immédiate, il faut bien reconnaitre que la politique (au sens le plus large) semble la plus résistante et la plus lente au changement de fond, à l’adaptation efficace, au progrès, ce qui donne l’impression désagréable que « plus ça change, plus c’est la même chose »!

    • @canadien libre
      Le passage du paléolithique au néolithique n’a jamais remis en question la possibilités des hommes de vivre en autonomie ou même en autarcie.
      Le passage à l’ère numérique n’est en rien comparable ,car il induit une globalisation TOTALE jamais survenue dans l’histoire humaine.
      Toute prospective paraît donc hasardeuse.

    • Il est vrai que l’âge de pierre n’a pas cessé faute de pierres!

  • L’avenir? Alors qu’il fut 5 années durant conseiller puis ministre de Hollande, avec des résultats catastrophiques? Monsieur Aulnas semble avoir perdu la mémoire! La croissance fut de 1,1 en 2016 et le nombre de chômeurs a augmenté de 1 million durant ses mandats!

  • Bonjour à toutes et à tous,
    « Les politiques » sont très concrètement des irresponsables : financièrement, pénalement, civilement … Mais ils disposent de la force publique pour recouvrer l’impôt et lever la dette. Aucune loi ne comporte ni résultat attendu ni moyen concret de le mesurer. En outre, ces gens ne produisent concrètement aucune richesse (biens ou services vendus à des clients volontaires pour les acheter). Mais tous les habitants du pays sont concrètement forcés d’acheter leur absence de production.
    Comment ces gens pourraient-ils participer à la « création d’une intelligence collective planétaire » ? Celle-ci existe déjà entre les Laboratoires de recherche, par la publication des brevets, le commerce international, Internet … sans la moindre intervention des « politiques » sauf à la marge.
    Ce qui est vrai et très problématique, c’est que la naissance de cette « intelligence collective » exclut de fait les « non suffisamment qualifiés », et c’est un vrai défi pour les systèmes d’éducation, aujourd’hui avec la nécessité absolue de donner à TOUS une formation « suffisante », et demain l’utilisation pour cela des breakthroughs prévisibles des neurosciences …
    Amitiés,
    Pierre

  • Malades de la politique…..pas plus que l’ivrogne accro à son picrate….ou l’esclave à son maître….la politique n’est pas une maladie mais un remède.

    • @reactitude
      bonjour,
      La politique est une maladie dégénérative plus ou moins foudroyante, surtout la maladie socialo-communiste, certainement pas un remède. Le remède à la politique est la Liberté !

      • Mais non ,le politicien est un dealer et rend accro les populations déboussolé par la vie .on peut aussi être accro à la liberté mais c’est rarement constructif ..ils construisent quelque chose les anars ?.
        La liberté n’existe pas dans une société ,qui est libre ? Personne

        • Quelle est votre définition de la Liberté ? J’en suis fort curieux !

          En France, nous ne sommes pas libres, vous avez raison, en dépit de ce qu’on peut/veut nous faire croire. Il est difficile d’être libre lorsque l’Etat s’insinue partout dans la vie des citoyens, qu’il considère comme des supects en force, irresponsables, et dont il pense être le maître. La liberté est combattue par les gouvernements et les élites politiques car elle est plus puissante qu’eux !

          Pour rappel, la Liberté n’est PAS faire ce qu’on veut sans se soucier d’autrui.

  • Mes parents et grand-parents auraient également pus se plier à la volonté « d’ européanisation » voulue par un allemand en 1939. Heureusement certains ont tenus bons. Relevé le niveau économique de la France est plus qu’une nécessité, c’est une obligation pour lui redonner sa splendeur et la place qu’elle avait dans le Monde. Mais pas au détriment du « petit peuple » qui la fait survivre.

  • Nous sommes malades de la politique…socialiste. Voilà la vérité. Une politique qui permettrait aux hommes (et femmes) de se développer sans contraintes étatiques et de créer sans ponction des mêmes, permettrait de mieux s’adapter au monde tel qu’il est.
    Permettre aux français de choisir l’éducation qu’ils souhaitent pour leurs enfants au lieu de l’endoctrinement obligatoire de l’EdNat par exemple.

  • Pour une fois je ne suis pas tout à fait d’accord avec vous, M. Aulnas. Je pense que c’est une illusion que de croire que l’élection d’E. Macron « est une victoire de l’avenir contre l’ancrage dans le passé », parce que cette élection a en fait surtout été formatée par les médias et le Système qui les instrumentalisent. En d’autres mots, elle est le fruit d’un travail de propagande… Je trouve que cette situation inédite rajoute un sujet d’inquiétude, particulièrement préoccupant, à ceux que vous mentionnez à juste titre.

  • 150% d’accord avec ce que vous écrivez.
    Malheureusement aujourd’hui en France vous êtes minoritaire.
    NOUS sommes ultra-minoritaires.
    Et plus l’école marxisante endoctrine les esprits, plus les jeunes et moins jeunes vont faire confiance a l’état et tous les démagogues qu’a la réalité.
    Jusqu’à l’explosion finale !!

  • Le politicien ne comprend qu’une chose en Economie : le nombre de chiffres devant le symbole € du montant de la production nationale. Et il se demande seulement comment s’y prendre pour faire transiter toute cette masse obligatoirement par lui,afin d’en ponctionner le plus possible, voire même tout, comme le ferait un gros péage d’autoroute en juillet !

  • L’élection d’Emmanuel Macron est une victoire de l’avenir contre l’ancrage dans le passé.

    Je me permet d’en douter, il suffit de voir les mammouths socialistes se ruer vers la mangeoire. Macron étant socialiste dans la mesure ou il défend un forte présence de l’état dans la société, il ne représente en rien une évolution, juste un maintien des privilèges acquis pour certains.

    • @MichelC
      Petit problème » l’abolition des privilèges » a plusieurs fois été tentée dans l’histoire:
      Pour quel résultats?
      Je vous laisse le soin de conclure…

  • « L’élection d’Emmanuel Macron est une victoire de l’avenir  »
    Inutile d’aller plus loin tout est dit 😉

    C’est quand même triste de voir à quel point on peut se faire balader quand on regarde trop la TV sans recul.
    C’est dingue à quel point certains ne comprennent pas le futur car ils ne savent pas analyser le présent.

    Ainsi il suffit de créer un mouvement avec une nouvelle tête pour tout changer et parler de victoire de l’avenir ?
    Mais regardez bien les règles n’ont pas changées. C’est l’UE qui dicte ses lois depuis un moment maintenant. C’est Drahi, Juncker qui font la pluie et le beau temps en France et ailleurs au sein de l’UE.

    L’espoir est d’en sortir pour être libre, et on y arrivera, on est plus très loin heureusement. La mondialisation oui mais pas la soumission !

    • Non, il suffit de regarder à qui Emmanuel Macron était opposé, et quel était le programme de cette personne.

      • @Anagrys
        Macron était opposé à 10 candidats au premier tour.
        Et il n’y a qu’un tour pour cette élection, le second était une mascarade pour faire déplacer les moutons apeurés.

    • @ air135
      Votre post montre votre ignorance totale de la structure et des procédures de l’Union Européenne autrement plus démocratiques que celles de la France!

      Il est temps que votre bouc émissaire préféré se rebiffe et refuse de couvrir vos erreurs (?) franco-françaises, France qui n’applique même pas les engagements européens dûment signés et votés, nationalement, par elle-même, souvent condamnée par la cour européenne et internationale de justice!

      Votre hypocrisie est invraisemblable. Mais la transparence n’est pas votre point fort! Le bla-bla est plus important que la réalité!

      La France participe à toutes les instances européennes avec de nombreux députés (dont les Le Pen père et fille: qui les y a envoyés?; les députés européens français sont connus pour leur absentéisme!).

      Toute décision européenne importante est encore votée avec droit de véto des nations, France comprise, et les textes qui en sortent reçoivent l’aval de l’assemblée nationale!

      Vous êtes complices à 100% avec l’Europe et vous vous prétendez encore membre du couple franco-allemand où A.Merkel porte, seule, la culotte!

      Mais si vous voulez que l’Europe devienne « française » ou que la solidarité européenne paie vos dettes, vous rêvez!

      Aucun autre pays européen n’a à subir votre gestion nationale catastrophique! Votre pays géographique est un cadeau béni des dieux, avec 3 fronts de mer, votre nombre d’immigrés n’est pas, comparativement, pléthorique, pourtant il est plus mal toléré!

      Le temps de l’examen de conscience est arrivé: il est presque bien trop tard!

      Mais c’est encore la France qui a passé 5 ans pour rien dans son contrôle financier!

      Donc ça suffit! (Évidemment, je ne suis pas Français même si j’ai observé votre way of life » pendant 15 ans comme « travailleur immigré » – non domicilié! – puis parti sans idée de retour, malgré une proposition ridicule de naturalisation, par un politicien municipal débutant, à qui j’avais envie d’aller proposer ça à un Monégasque! … j’ai eu du mal à ne pas éclater de rire!)

      • Je crois qu’il faut sortir un peu de votre cocon.
        On est d’accord sur la gestion nationale catastrophique de notre pays mais ça n’a rien à voir avec ce que je dis ici.

        Moi je vous parle de l’UE et ça n’est pas non plus l’Europe, attention aux mélanges.
        Mettez vos idées aux claires 😉

        Le problème n’est absolument pas l’Europe mais bien l’Union Européenne.
        Quand à la dette, on la paiera mais une partie de la dette n’est pas légitime. D’ailleurs on a déjà remboursé notre dette à plus de 90% ,il ne reste quasiment que les intérêts.

        De toute façon je vous l’ai dit on sortira de l’UE, au pire l’euro explosera, au mieux on sort avant l’explosion.

  • la mondialisation est une évidence géographique!
    Le mondialisme est un crime contre les peuples et leur culture.
    Il est essentiel de ne pas confondre les deux, cher Monsieur.

  • Effarant les commentaires idiots en réponse à cet article très intéressant…Je crois que vous n’avez pas compris la situation que tente vous décrire l’auteur;le monde se globalise de jours en jours et on ne peut rien y faire,car ce phénomène dépasse largement le cadre national et aucun politique ne peut changer cette situation.

    • Le monde se globalise……..oui la terre est ronde…la différence entre aujourd’hui et hier le nombre d’acteurs important,avant il y avait l’Europe, maintenant tous les continents sont en concurrence…l’économie a toujours été globale ! Elle nous fait peur car nous ne sommes plus un grand pays…il paraît qu’on a perdu la dernière guerre plus quelques autres donc ,d’autres les ont gagné.

  •  » la montée en puissance de la France Insoumise  »

    Se nommer  » la France insoumise  » en étant soumis à une idéologie politique me fait doucement rigoler.

  • Les commentaires sont fermés.

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L’investiture des candidats macronistes est conditionnée au rattachement en préfecture à la case politique « Ensemble ». Les futurs députés s’engagent également à siéger dans l’un des groupes de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale : MoDem (François Bayrou), Horizons (Édouard Philippe) ou Renaissance (ex-LREM).

La manœuvre vise à éviter la création de nouveaux groupes comme lors de la précédente mandature avec le lancement d’Écologie dém... Poursuivre la lecture

Les éditorialistes commencent à s’impatienter : Emmanuel Macron n’a toujours pas nommé son Premier ministre. Jean Castex est déjà dans les cartons, plusieurs personnalités ont déjà été approchées. Les rumeurs se font et se défont au gré de l’actualité, des fuites élyséennes et des fantasmes médiatico-journalistiques. Seulement en régime hyperprésidentiel, le nom du Premier ministre a-t-il vraiment de l’importance ? Si tout est piloté de l’Élysée, qu’il soit homme, femme, ex-socialiste ou ex-LR, l’importance n’est que d’ordre communicationnel.... Poursuivre la lecture

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