Les 8 risques qui pourraient faire perdre Emmanuel Macron

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Les 8 risques qui pourraient faire perdre Emmanuel Macron

Publié le 29 avril 2017
- A +

Par Éric Verhaeghe.

La campagne de second tour d’Emmanuel Macron paraît plus compliquée que prévu, à tel point qu’on peut se demander dans quelle mesure il n’est pas victime de la loi de Murphy, celle de l’emmerdement maximal. Voici la liste des contrariétés qu’il engrange depuis dimanche soir…

1. L’épiphénomène de la Rotonde devient une polémique obsédante

Dimanche soir, Emmanuel Macron organise un dîner pour 150 invités à la Rotonde, à Montparnasse, après son discours triomphaliste à la porte de Versailles. Il s’y rend en voiture officielle, escorté par des motards. Il y retrouve Jacques Attali et quelques autres vedettes. L’effet bling-bling est désastreux, et donne d’emblée le sentiment que le candidat considère sa victoire comme acquise.

2. Un candidat introuvable pour une loi de Murphy qui s’annonce

Le lendemain, Emmanuel Macron est aux abonnés absents. Marine Le Pen est sur le terrain. Il n’en faut pas plus pour nourrir les soupçons sur une suffisance excessive du candidat quant à sa réussite.

3. Le ni-ni et l’abstention font des émules

Dans ce contexte incertain, suivre Macron et le Front Républicain ne s’impose plus comme une évidence. Jean-Luc Mélenchon, qui a ouvert le bal du doute dimanche soir, prend soin de ne rien dissiper les jours suivants. Il ne donne aucune consigne de vote… Les Républicains lui emboîtent le pas. Marine Le Pen n’en demandait pas autant.

4. La catastrophe Whirlpool

Macron organise à Amiens une rencontre avec l’intersyndicale de Whirlpool. Marine Le Pen en profite pour se rendre sur place. Le contraste entre l’énarque enfermé dans un bureau et la populiste au milieu des ouvriers est saisissant. Macron décide de se rendre sur place et peine à s’y faire entendre.

5. Attali renié par son fils spirituel

Le matin fatal de Whirlpool, Jacques Attali qui se projette en faiseur de Président déclare à la presse que la fermeture de l’usine Whirlpool relève de l’anecdote. C’est une déflagration qui oblige le secrétaire général d’En Marche à répondre illico sur Twitter:

Ce que dit Attali sur Whirlpool est une méprisable anecdote : qu’il se taise ! Avec Emmanuel Macron nous luttons pour l’emploi.

6. Parisot candidate à la gamelle

Manifestement sourde aux avertissements lancés après la gaffe Attali, Laurence Parisot piaffait trop d’impatience et n’a pas hésité à se déclarer candidate au poste de Premier ministre d’Emmanuel Macron. Ses propos méritent d’ailleurs d’être lus :

Elle indique, selon Marianne, dans un article intitulé « Quel Premier ministre pour Macron ? Laurence Parisot se dit disponible », être prête pour Matignon. Interrogée par l’hebdomadaire sur la possibilité de se voir proposer le poste, elle répond : « J’ai plusieurs fois dit que j’étais disponible à faire des choses. J’ai une expérience, je suis crédible. Donc je peux être prête. »

Question compliments, Laurence Parisot a en tout cas retenu qu’on n’était jamais mieux servi que par soi-même. Après un passage chaotique chez Whirlpool, le staff de Macron perçoit le danger de cette course aux postes dans l’élite parisienne. Le secrétaire général d’En Marche (encore lui) arrête le ballon sur la ligne et répond :

Nous menons campagne pour rassembler et servir la France, d’autres rêvent à leur carrière. Dérisoire, inconvenant et vaniteux.

On ne plaisante plus, chez Macron.

7. Les premiers sondages tombent

Emmanuel Macron enregistre les premiers contrecoups de ce mauvais départ. Il recule dans les sondages.

8. Les législatives, mères de toutes les pressions

Problème pour Macron : il n’a pas de députés élus sous son étiquette, et il en aura besoin pour gouverner. Que faire ? Bayrou et Valls lui expliquent qu’il serait bien plus à l’aise en faisant alliance avec les vieilles gloires sortantes. Macron résiste. Le résultat ne tarde pas à se faire attendre. Bayrou le désavoue publiquement :

« L’idée que l’on polluerait, ou que l’on troublerait, ou que l’on pèserait sur l’élection présidentielle, par la distribution d’investitures pour les élections législatives qui vont venir plusieurs semaines après, est une idée baroque », a expliqué François Bayrou dans l’émission « L’Épreuve de vérité » diffusée sur Public Sénat, en partenariat avec l’AFP, les Échos et Radio Classique.

Cette précaution n’a bien entendu rien à voir avec la volonté de Bayrou de préserver un maximum de postes pour sa formation…

De son côté, Cambadélis commence à tirer la laisse socialiste :

Jean-Christophe Cambadélis estime qu’Emmanuel Macron n’a pas pris « en compte la gravité de la situation » au soir du premier tour de l’élection présidentielle, a-t-il déclaré sur Franceinfo, jeudi 27 avril. Le premier secrétaire du Parti socialiste (PS) s’est dit « inquiet » « depuis le premier soir ».

Là encore, on imagine que les inquiétudes de Cambadélis s’apaiseraient rapidement si Macron lui donnait la certitude de son soutien dans sa circonscription du XIXè arrondissement…

Quand ça veut pas, ça veut pas.

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  • pour Macron ,je ne sais pas ,pour les Français, c’est une certitude…a moins que l’inconcevable se produise…….on a bcp plus à perdre avec Macron qu’avec Lepen …….quoique ,l’un ou l’autre…..sérieux , y a pas moyen de faire annuler ces élections et mettre la France entre les mains du parlement européen …ce qui arrivera forcément un jour et cela sera douloureux ??

  • Merci à L.auteur de cet article, nul besoin d’écouter les medias, son résumé est parfait. Les medias nous bassinent avec Zidane et tant autres à voter Macron. Je demande à Zidane, où paie t il ses impôts, où réside t il. Le pen avance démasquée qu’´en est il de Macron, un coup à gauche, un coup à droite, en fait, il ne roule que pour lui.

  • ahah le capitalisme de connivence
    la planche se trouve savonné

  • Emmanuel MACRON nous a montré son aptitude à s’affirmer dans une arène politique décimée par des primaires qui eurent le mérite de révéler ouvertement des rivalités de carrières politiques.
    Dans une France ou la politique se résume à des rivalités de personnes et à des coteries stériles, on attendait des propositions de redressement de la situation économique catastrophique de notre pays.
    Pour beaucoup de français, la campagne électorale actuelle ne permet pas d’entrevoir le fil conducteur permettant d’entrevoir une once de prospérité ou, à tout le moins, la fin de la spirale de la paupérisation.
    Dans un tel contexte, à défaut de vote d’adhésion, beaucoup envisagent le vote sanction…

  • Je ne connais pas beaucoup d’hommes politiques qui vont dans la rue discuter avec des syndicalistes excités quand même
    M’enfin si contrepoints est impatient de voir une défaite de Macron comme il l’était au premier tour, pas de souci pour les macronnistes il va gagner

  • Effectivement, cette élection présidentielle comporte trois tours, les législatives étant bien entendu le troisième tour.
    En effet, un président sans majorité législative ne peut à peu près rien. C’est le chef de son opposition qui gouverne et qui décide. Ce dernier accompagne le président dans toutes les réunions internationales où on serre la main du président par courtoisie et on parle avec le premier ministre.
    En forçant le trait, on pourrait dire que le résultat du second tour, on s’en fiche un peu. C’est le groupe qui saura former une majorité au parlement qui décidera réellement des prochaines 5 années, hors dissolution.
    Ceci dit, il ne faut pas trop espérer quand on voit les magouilles déjà en route pour les postes, que ce soit du côté NDA ou du côté PS. Il est même possible qu’il n’y ait pas de majorité du tout, auquel cas, encore 5 années de perdues, un taux de chômage à 12% (catégorie A), un ou deux millions de pauvres en plus et une dette à 120% du PIB. Bref, Bruxelles et le FMI commencent déjà à faire leurs valises pour Paris.

  • Un « détail » pourrait être important. Emmanuel MACRON n’est pas Jacques CHIRAC…

  • A l’affiche:
    L’État profond de connivence vs le socialisme national

  • Les pro-Macron deviennent aussi teigneux que les pro-lepénistes et autres pro en tous genres. J’ai osé dire aujourd’hui à un militant qui tractait pour Ken que Macron se montrait trop clivant à la différence de Chirac. J’ai eu droit à un magnifique retour : « Monsieur Macron connaît parfaitement le marketing politique. Et puis qui êtes vous pour dire cela ? Lui au moins sort des grandes écoles. » Et bien avec de tels propos, Macron va avoir droit à une belle planche savonnée. A croire que ceux qui ne sont pas sortis de grandes écoles n’ont pas le droit s’exprimer. Honteux…

  • Mr Macron ne  » révolutionnera » rien du tout , a part peut etre changer de tailleur pour ses costumes ; il pourra se fournir chez un tailleur plus luxueux une fois élu…. certains journaux anglo-saxons ont très bien résumé la situation en France en expliquant que les Français ont fait des  » détours  » et  » ratatours  » très compliqués ( organiser des primaires uniquement pour dégager les indésirables , faire émerger un candidant ( ni de droite , ni de gauche ….mais
    pure produit du système dans toute sa splendeur… )pour aboutir au STATU QUO… la seule politique que fera Macron ; c’est celle de hollande ( il n’est jeune qu ‘en apparence, pour le reste il va recyc ler et continuer….Macron à beau jouer aux illusionniste , on échappe ni à son histoire personnelle , ni à a son histoire politique..)
    Macron est un candidat ; un très bon candidat de CONJONCTURE ; il bénéficie d’un alignement de planetes favorables ( chute de la droite…débandade de la gauche qui est à mourrir de rire…) et il surfe sur une vague DEGAGISTE ; pour toutes ces raison sa victoire sera loin d’etre joyeuse…Il est le candidat des médias ; des journalistes ( toutes les journaliste bobos de gauche le trouve beau , charmant , intelligent elles ont toutes amoureuses de lui , il rend bien sur les couvertures des magazines et..).Au soir du premier tour son score n’était pas si terrible , cependant les journalistes en ont  » remis une couche  » ; Macron par ci Macron par là ; à les écouter Macron va bientot « Marcher sur l’eau tel Jésus et
    ouvrir la mer en deux …. » Le seul truc qui me pose question aujourdh’ui c’est de savoir combien ce type qui n’est que quadra va nous couter , à nous les contribuables une fois qu’il aura été élu et qu’ilaura un revenu à vie pour avoir été président ; plus vieux il nous aurait couté moins cher à entretenir

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