Les 10 pires aberrations du programme de Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon (Crédits Blandine Le Cain, licence Creative Commons)

Les 10 pires conséquences du programme de Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle 2017.

Par Hector Allain.

Malgré son programme inquiétant, Jean-Luc Mélenchon semble charmer les journalistes comme le joueur de flûte qui ravissait les enfants de la ville d’Hamelin. Personne n’ose apporter la contradiction au Lider Maximo français, malgré la montagne des faits qui prouvent la dangerosité de ses thèses. La montée des extrêmes traduit en fait un mal bien français : la  faiblesse endémique de son journalisme, un journalisme qui préfère les opinions aux faits, l’idéologie au raisonnement. Voici quelques critiques qu’on aimerait entendre de nos journalistes apprentis-sorciers.

1 – Avec l’extrême gauche, le pouvoir d’achat ne s’améliorerait pas

En 1936, le Front Populaire avait imposé 10% d’augmentation de salaires. Un gain de pouvoir d’achat vite gommé par  une inflation de 12%.  En haussant les salaires de façon réglementaire, en diminuant simultanément le temps de travail, on augmente le coût des produits et des services, ce qui se répercute sur les prix. La hausse du SMIC à 1 300 euros ne servirait donc pas à grand chose. Étonnamment aucun journaliste  ne semble souligner cette faille béante dans le raisonnement de Mélenchon.

Cet article pourrait vous interesser

2 – Le protectionnisme économique prôné par Mélenchon est une idiotie

La complexité des échanges économiques échappent à beaucoup. On doit le répéter : le commerce entre les nations est source de richesse, chaque pays se concentrant sur ses productions de prédilection. Pour paraphraser David Ricardo, les Belges produisent du blé et de la bière, les Espagnols de l’huile d’olive et du vin. Fermer les frontières, tout en dévaluant l’euro, conduirait à une hausse des prix significative, produisant à nouveau une baisse du pouvoir d’achat. Plus grave, une partie significative des Français travaillant pour l’export, la rétorsion de nos partenaires commerciaux se traduirait par des destructions d’emplois.

3 – Les profits du CAC 40 ne sont pas illimités (ou le danger de tuer la poule au œufs d’or)

Les riches paieront. Ce mantra de l’extrême gauche est simpliste et dangereux. Si on fait fuir les riches, si on démotive l’initiative, qui paiera pour l’éducation, la santé, la défense ? Les pauvres ? Les impôts n’y suffiront pas.

Réquisitionner les profits du CAC 40 peut apporter de l’argent la première année. Existe-t-il un journaliste assez éveillé pour s’interroger sur ce qui se passerait les années suivant la razzia ? Une fois les investisseurs découragés, les profits  fondront comme neige au soleil. Adieu veau, vache, cochon, couvée… À ce régime-là, il ne restera plus rien à taxer. Le socialisme, disait Victor Hugo, est un partage de boucher. Ce qu’il distribue est déjà mort.

4 – Une grande partie des entreprises fermeraient sous l’effet de la purge

Le leader du Front de Gauche propose un florilège de mesures anti-entreprises. Limiter les CDD à 10% des effectifs signerait par exemple un arrêt de mort pour un certain nombre d’entreprises précaires. L’arrivée de Jean-Luc Mélenchon serait catastrophique pour les entreprises et donc pour les emplois. Les journalistes s’inquiètent-ils de ces conséquences ? En grande majorité, non.

5 – Embaucher autant de fonctionnaires est inutile

Déclarations d’impôts, formalités administratives en tout genre, tout cela peut être aisément automatisé. L’État, en ce 21ème siècle, devrait s’alléger. À l’heure où nos concurrents internationaux réduisent les effectifs du public, l’embauche de centaines de milliers de fonctionnaires préconisée par l’extrême gauche plomberait notre productivité.

6 – La France serait en rupture de paiement, en quelques jours

Une grande partie de la dette publique est financée par l’étranger. Ces investisseurs continueront-ils à soutenir un régime aussi instable que celui de Mélenchon ? La réponse est clairement négative. Mélenchon au pouvoir et les finances du pays seront asséchées en quelques jours.

7 – Le  programme socialiste de Mélenchon n’a jamais marché

Mélenchon s’est longtemps référé à Hugo Chavez mais quel journaliste s’intéresse à ce que devient ce pauvre Venezuela ? Malgré des ressources pétrolières considérables, son économie est en pleine déroute. Les politiques de redistribution massive, les subventions, les largesses ont mis KO les entreprises. Le Venezuela est un test grandeur nature qui prouve la dangerosité du programme économique de Jean-Luc Mélenchon. Qui en parle dans les médias ?

8 – L’exode des élites serait accélérée

Quel avenir dans une France soviétique pour les entrepreneurs, pour les cadres ou les scientifiques de haut niveau ? François Hollande a déjà fait fuir de nombreux contribuables. Avec Jean-Luc Mélenchon, on passerait à la surmultipliée.

9 – Mélenchon ne rétablirait pas l’égalité

Fidel Castro, un modèle pour Jean-Luc Mélenchon, menait grand train. Il aurait, selon certaines sources, accumulé plusieurs milliards de dollars. Partout où il s’est implanté, le socialisme a recréé une caste dirigeante qui s’empresse de s’enrichir. La presse préfère passer sous silence les dossiers gênants de Mélenchon.

10 – La privation des libertés serait inévitable


Violent dans ses propos notamment à l’égard des journalistes, Jean-Luc Mélenchon propose un programme liberticide. Pour éviter l’exode massif des capitaux et des compétences, il faudra rapidement fermer les frontières. La privation des libertés citoyennes a toujours historiquement suivi la privation des libertés économiques. Étrangement, bien peu de  journalistes se sont indignés qu’un candidat rende hommage à Castro, dont le règne s’est manifesté par la torture et la misère.

La démocratie, ne l’oublions pas, est fragile. Elle reste l’exception dans le monde. Ironiquement, dans l’hypothèse de la victoire de Mélenchon, les journalistes qui lui déroulent le tapis rouge en seraient peut-être les premières victimes.