L’Union Européenne, réussite et espoir du libéralisme ?

Si l’on peut en dénoncer les dérives parfois, les libéraux devraient aussi souligner les avancées pour la liberté apportées par la construction européenne.

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L’Union Européenne, réussite et espoir du libéralisme ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 13 avril 2017
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Par Cécile Belliard.

Montée des populismes et campagne présidentielle française obligent, l’Union européenne est décriée de toutes parts. Accusée de tous les maux, l’UE et ses fonctionnaires ne sont défendus que mollement par des candidats trop peu téméraires pour souligner tous les aspects positifs que l’on doit à une Union née de la volonté de rapprocher des peuples et de les faire grandir ensemble.
 
Union européenne, zone euro, ces concepts désormais bien perceptibles par les Français ont une curieuse tendance à sentir le souffre à l’approche des grandes échéances électorales. De droite ou de gauche, les populismes poussent et font de tout ce qui est européen un ennemi en puissance. Soixante ans après la signature du Traité de Rome, les attaques n’ont jamais été aussi violentes et la défense que l’on est en droit d’attendre n’est pas à la hauteur. Dénoncer les contradictions des populistes, c’est bien mais dresser le bilan de l’Union européenne c’est encore mieux.

Les avancées libérales permises par l’Europe


Une des critiques qui revient sans cesse consiste à pointer du doigt le trop plein de réglementations émanant de l’UE. Cette dernière voudrait tout régenter et s’insérerait dans la vie des commerçants, paysans, pêcheurs et autres particuliers. Les faits sont tout autres puisque l’Union européenne perpétue l’un de ses principes fondateurs qui est d’harmoniser les législations nationales afin de faciliter les contacts et échanges entre pays membres. Certes, Bruxelles est à l’origine de nombreuses lois votées par les Parlements nationaux, mais le résultat est plus que positif. Les désirs de voyage n’ont jamais été aussi faciles à assouvir : plus besoin de visa pour se rendre à l’étranger, les trains peuvent circuler d’un pays à l’autre sans poser le moindre problème technique, la monnaie est la même dans dix-neuf pays. 
 
L’Union européenne a créé un espace unique de libertés qui profite à des millions d’Européens. Ces avancées incroyables au regard de l’histoire du Vieux continent semblent pourtant acquises pour les jeunes générations, qui n’ont connu que les facilités forgées patiemment par les hérauts de l’UE. Le regard se tourne seulement vers ce qui ne fonctionne pas bien. Une lecture manichéenne qui n’est pas partagée par les entreprises (et leurs salariés) qui vivent grâce aux exportations sans problèmes de change ni de douanes. Le libéralisme européen est une réussite qui s’ignore et c’est pourquoi elle est aujourd’hui mise en difficulté dans les discours des populistes. 
 
Avec peu de moyens, les dirigeants européens ont mis en place des règles qui profitent à tous, mais qui ne sont défendues par personne par lâcheté ou simple méconnaissance. L’Union n’est pas la machine libérale diabolique qui détruit tout sur son passage comme aiment à le rappeler ses détracteurs. Elle est la forme la plus aboutie – et en constante amélioration – de ce que la liberté économique peut engendrer. Est-ce un modèle de perfection ? Talleyrand peut nous aider à répondre à cette question : « Quand je m’observe, je m’inquiète. Quand je me compare, je me rassure ». À bon entendeur !
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  • Les nations n’ont pas fini de se construire alors évidemment l’Europe… Personnellement je suis du même avis que l’auteure.

  • l’UE profite à des millions d’européens…..ce qu’il faudrait , c’est que cette UE que l’on nous vante tant profite à TOUT les européens quel que soit leur statut social ; il faut croire que ce n’est pas le cas car si elle profite à des millions , il y a d’autres millons de citoyens qui ne se sentent pas concernés par l’UE ;

    • La plupart des gens ne se rendent pas compte qu’ils profitent de l’UE. C’est bien le problème: les gens ne se rendent pas compte de tous les bienfaits de l’UE.
      Alors que les politiciens utilisent souvent l’UE comme bouc émissaire. Ils accusent l’UE des maux même si eux mêmes sont responsables. c’est facile de rendre l’UE responsable de nos problèmes. Quand il faut mener une politique difficile facile de dire que l’on le fait parce que l’UE nous oblige (alors que ce n’est pas toujours le cas). Prenons l’austérité en Grèce. Si ce pays était pas dans l’UE, il aurait de toute facon connu une austérité (bien plus violente). Voilà pourquoi Tsipras n’a jamais voulu sortir son pays de l’UE car il sait que l’austérité serait bien pire qu’actuellement.
      La plupart des gens sont surtout très ignorant sur l’UE: ce que c’est, son fonctionnement, ses compétences,…L’UE est loin d’être parfaite et elle mérite d’être critiquée mais force de constater que les eurosceptiques sont souvent ignorants sur l’UE.

  • – ce sont des arguments que l’on entend dans les médias mais allons plus loin car la réalité ne rejoint pas ces idéaux : certains des 27 pays sont gagnants mais d’autres sombrent dans le classement..
    *indice IMD : France = 32e rang http://www.imd.org/globalassets/wcc/docs/scoreboard-2016.pdf
    *indice IDH : France = 21e.. https://www.populationdata.net/palmares/idh/
    * critères de convergence de Maestrich https://fr.wikipedia.org/wiki/Crit%C3%A8res_de_convergence
    – Les faits sont têtus. L’UE a échoué de partout et on en tire aucun avantage : marasme agricole, désindustrialisation, la politique de la BCE et notre Dette nous plombent, l’UE sociale aux abonnés absents, pas d’UE de la Défense, de l’Immigration, de l’Environnement… Les pays de l’Europe qui tirent bien leur épingle du jeux aux classements planétaires IDH & IMD sont ceux de l’AELE-EFTA dont nos politiciens n’osent nous parler : https://fr.wikipedia.org/wiki/Association_europ%C3%A9enne_de_libre-%C3%A9change
    mais ils ont gardé leur souveraineté, leur monnaies & leur frontières.. Ils font des accords de libre-échange et même s’ils paient 1 taxe pour rentrer dans notre « marché unique ; cela ne semble pas les handicaper. Il faut regarder ailleurs et voir ce qui marche et ne pas s’étioler dans cette UE fédérale qui prend le chemin déclinant de l’ex-URSS

    • Oui la France est en déclin c’est assez clair. Mais je ne vois pas en quoi l’UE serait le responsable. pour moi, les responsables de la situation sont avant tout les politiciens et hauts fonctionnaires Français. Les énarques sont bien plus responsables du déclin de la France que les fonctionnaires européens. On peut toujours utilisé l’UE ou la mondialisation comme bouc émissaire mais la vérité c’est que la France se suicide par elle même.
      Les gens qui nous gouvernent depuis 40 ans sont responsables de la situation actuelle. Le dernier bon président s’est Pompidou. Depuis lui, nos présidents ont tous été des désastres (surtout Mitterand qui a la plus grande responsabilité dans la situation actuelle). Le déclin de la France a commencé avec le régime de Vichy (qui est le créateur du fameux modèle social Français que tout le monde nous envie mais que personne n’est assez bête pour imiter. Je sais la propagande veut nous faire croire que le CNRS a créé le modèle social Français c’est plus glorieux mais faux).
      Le modèle Français n’est pas adapté à la situation actuelle. Que l’on le veuille ou non il serait peut être temps de s’adapter au monde moderne.
      A noter qu’une bonne partie des décisions les plus désastreuses prises par l’UE l’ont été sous l’impulsion de la France. La France a poussé l’entrée de la Grèce dans l’UE et surtout elle a poussé l’UE à accepter la Grèce dans la zone euro (les allemands étaient plus que réticents mais la France voulait contrebalancer le poids de l’Allemagne).
      Je rappelle qu’il y a eu un projet de défense européenne mais de Gaulle y a mis son veto. La France a longtemps été réticente à la défense européenne. Aujourd’hui, il y a des projets pour renforcer la défense européenne (coordoner les armées européennes) certes cela va prendre du temps et on est au début mais c’est faux de dire qu’il n’y a rien au niveau de la défense dans l’UE. Mais c’est quand même la France à la base qui a empêché la défense européenne donc difficile d’accuser l’UE.
      La politique migratoire européenne est un désastre on est d’accord (cela ne veut pas dire qu’elle n’existe pas). Ceci dit c’est avant tout les états qui ne veulent pas de réforme de la politique migratoire européenne.
      Si l’UE joue un rôle dans l’environnement, elle prends bon nombre de réglementations dans le domaine (elle va d’ailleurs parfois trop loin).

    • Une chose qu’il ne faut pas oublié c’est que les décisions importants sont pris par le conseil européen représentant les chefs d’états ou chefs de gouvernements. Donc quand on accuse l’UE, il ne faut pas oublier de regarder qui a prise la décision car il n’est pas rare que c’est une décision prise par les états. Les états ont une responsabilité dans un certain nombre d’échecs et de politiques désastreuses de l’UE. La France en particulier a souvent influencé l’UE à prendre des politiques désastreuses. Personnellement, je me réjouis que l’influence de la France au sein de l’UE diminue c’est mieux pour l’Europe mais également pour les Français.
      Pour l’agriculture, la politique européenne est un désastre. L’UE étouffe les agriculteurs avec d’énormes réglementations. Le PAC est un désastre. Ceci dit la France elle même a une part de responsabilité non négligeable dans la situation désastreuse des agriculteurs Français.

      Selon un vieux cadre supérieur du ministère de l’agriculture mis au placard (le cadre, pas l’opuscule), la PAC avait été et était encore (au moment où il écrivait), pour la France, un système conservateur pour figer la rente agricole et maintenir une sous-productivité soi-disant propice à l’emploi, et pour l’étranger y compris l’Allemagne (mais aussi l’Espagne, l’Italie du nord, etc.), un outil de financement de sa modernisation. La France était donc en train de créer sa propre concurrence, plutôt que suivre la voie de l’industrialisation.
      On comprends pourquoi ce monsieur était dans un placard …
      La philosophie agricole est la même que celle des taxis : le marché est captif et fixé, dans ces conditions ça ne sert à rien de se battre entre agriculteurs, il vaut mieux se le partager ; celui qui se modernise chasse un collègue pour prendre sa place, mais après on sera moins nombreux, on pèsera moins et pourra moins bien se défendre, la course à la productivité est donc une trahison. Sauf que … à l’étranger ils ont bien compris que le marché n’était pas fixé et qu’il avaient le droit, et la possibilité, de tailler des croupières à ces français assez stupides pour croire que tout leur était du et que leur part de marché était définitive. Certains autres français moins stupides ont d’ailleurs participé eux-mêmes à la curée, en s’installant à l’étranger.
      Et pour couronner le tout, on a rajouté des couches délirantes de protection environnementales (dans toute l’Europe) et de droit social (spécificité française) que les fermes industrielles supportent bien mieux que les petites et moyennes. Une ferme géante de mille vaches est moins gênante pour les voisins que son ancêtre traditionnel 20 fois plus petite.
      Bref : « plutôt crever que se moderniser ». 50 ans après la PAC, 15 ans après l’opuscule, le résultat est là : on crève. L’agriculteur nouveau doit miser 300 000 € pour avoir le droit de gagner un SMIC en bossant 70 h par semaine, si tout va bien (et « tout va bien », ce n’est pas tout le temps, n’est-ce pas …). tout ça pour quoi ? pour que maintenant en France le lait premier prix dans les supermarchés vienne d’Allemagne, ce qui aurait été inconcevable.
      Et quand les matières premières de base foutent le camp, les filières « de qualité » meurent aussi. Il n’est pas difficile de faire aussi bon que le roquefort ou le camembert en Silésie ou en Prusse.
      bottom line : c’est à la France de se réformer, pas aux autres de lui faire plaisir.

    • quelques articles intéressants à lire: http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/07/10/31003-20150710ARTFIG00132-liberaliser-l-agriculture-le-seul-moyen-de-la-sauver.php
      http://www.ifrap.org/agriculture-et-energie/crise-de-lagriculture-quand-les-mesures-structurelles
      http://www.ifrap.org/agriculture-et-energie/eleveurs-francais-la-politique-publique-paralysee-par-les-denis-et-les-tabous
      http://www.ifrap.org/agriculture-et-energie/agriculture-les-degats-du-faux-long-termisme-politique
      Le secteur n’est pas tant victime d’une concurrence déloyale que de son impréparation et de son manque d’investissement. http://www.slate.fr/story/105661/elevage-le-mur-est-dans-le-pre

      Sur RMC, un éleveur expliquait que la FNSEA avait laissé ses adhérents surproduire ce qui avait engendré un effondrement du prix. Les syndicats agricoles et leurs annexes – chambres d’agriculture (8 000 salariés), SAFER (1 000 salariés) – gèrent l’économie agricole du pays à la place des agriculteurs et décident de qui a le droit de s’installer pour exploiter une propriété agricole ou en acquérir une. Ils étouffent les agriculteurs sous les réglementations. Il faut simplifier ces règlements, supprimer les organismes qui en vivent et traiter par des aides sociales directes la situation des agriculteurs en difficulté.

  • Je suis pro-européen, mais pas pour le système actuel. Le soucis est que l’harmonisation est construite de façon additive alors qu’il aurait faudrait la faire à minima en laissant les consommateur choisir quel est la taille d’un melon… De plus bien que la commission agisse sur ordre du parlement (aspect démocratique) son manque de concurrence entrain des textes toujours teinté de la même façon

  • J’ai voté oui à tous les traités sur l’UE car elle était présentée comme libérale.
    Mais rapidement j’ai déchanté, déficits publics, augmentation des prélèvements obligatoires, interventionnisme dans les grandes entreprises, privatisations foireuses, réglementation ubuesque, augmentation de la masse monétaire, explosion de la dette souveraine, le tous à l’échelle du continent prouvent que toujours plus d’état est l’horizon intellectuel indépassable de tous les dirigeants. C’est pour cela que les Britanniques divorcent.
    Ce n’est pas l’UE qui sauvera le libéralisme, mais éventuellement c’est le libéralisme qui pourra sauver l’UE.

  • L’UE est un mélange de plusieurs politiques nationales, on ne peut pas vraiment dire qu’elle est keynésienne (limites de déficit, mandat unique BCE, pas de budget fédéral, ajustement asymétrique.)
    Elle n’est pas n’ont plus « ultra-libérale » (Superstructure, PAC, réglementations prolifiques, manque de subsidiarité, copinage, harmonisation fiscale, aléa moral, euro, TFUE, TUE, BCE, OMT, LTRO, TLTRO, FESF, MES, etc.) Sans oublier ponction de l’épargne à Chypre et instauration d’un contrôle des capitaux.
    l’UE c’est un mix ordo-libéral, néoclassique, néokeynésien…
    « Le Traité de Lisbonne, tout comme la Constitution européenne qu’il a vocation de remplacer, instaure l’ « économie sociale de marché » comme un des objectifs principaux de l’Union européenne : « Elle (L’Union) œuvre pour […] une économie sociale de marché hautement compétitive […] »
    http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_sociale_de_march%C3%A9
    Bref c’est une superstructure constructiviste, centralisée, qui attend un bernard-l’hermite.
    « En ce moment il existe 37.000 diplômes légaux dans l’UE. Il existe en outre, plus de 13.000 sentences judiciaires et 52.000 normes internationales que tous les citoyens et entreprises de l’UE doivent respecter. » Qui ose dire encore que l’UE é ultra-neolibérale?

  • L’union européenne n’est ni libérale ni socialiste c’est la troisième voie mélange des deux. Toute l’Europe pratique la troisième voie (A part peut être la Biélorussie dictature resté au temps du communisme). Ceci dit, certains pays européens comme la Suisse (non membre de l’UE) est plus libéral que d’autre. A l’inverse, la France est plus socialiste que libérale. Certains pays européens (Grèce, France,…) sont bien plus socialistes que d’autres. La France est l’un des pays les plus socialistes d’Europe ce qui fait que l’UE est plus libérale que la France. L’UE peut paraitre plutôt libéral pour un Français mais si on regarde les choses au niveau de toute l’Europe (et non pas au niveau Français) l’UE n’est pas spécialement libéral. Elle a des éléments plutôt libéraux et d’autres plutôt socialistes.
    L’UE a de nombreux avantages mais aussi désavantages (et je ne parle pas spécialement du point de vue libéral mais du point de vue économique en général). Sortir de l’UE serait une erreur car ce serait une perte économique importante surtout pour un pays faisant parti de l’euro. Le marché unique est une bonne chose. Je pense que la très grande majorité des économistes s’accorderont sur le fait que si on fait un calcul coût/bénéfice, c’est clairement le bénéfice qui l’emporte.
    Ce qui m’exaspère dans l’UE c’est leur tendance à faire des réglementations prolifiques. Ceci dit en France, on n’a pas attendu l’UE pour faire cela. L’UE est beaucoup trop bureaucratique. L’UE devrait se concentrer sur sa mission historique: le marché unique et arrêter de se mêler de sujets ne la regardant pas (je pense aux questions sociétales ou à la lutte contre les discriminations). L’UE ne doit pas être un état fédéral.
    Que le marché unique soit une bonne chose et que l’UE ait permis certaines avancées libérales surtout dans un pays aussi socialiste que la France je suis d’accord mais attention de ne pas se laisser piéger par certaines soi disantes avancées libérales qui n’en sont pas vraiment une quand on creuse un peu. Je pense aux libéralisations. L’UE a obligé certains libéralisations dans certains secteurs qui étaient des monopoles d’état. Sauf que souvent, ces libéralisations se sont vu accompagnés par de lourdes réglementations qui ont permis dans les faits de laisser les monopoles en place. Je vais donner l’exemple que je connais. La libéralisation des services postaux. Cette libéralisation a commencé dans les années 90 et s’est terminé en janvier 2011 (janvier 2012 pour quelques états européens). Dans les faits, on constate que les monopoles sont toujours en place. Je prends l’exemple que je connais: Bpost (poste belge). Le système actuelle créé par l’UE est un système de licences. En grand pour pouvoir être sur le marché des services postaux, il faut obtenir une licence auprès d’un régulateur. Or, obtenir cette licence est très compliqué. Donc, cela crée une grande barrière pour les nouveaux acteurs du marché des services postaux au profit des acteurs historiques. De plus, les services postaux sont très réglementés (notamment par des directives européennes). Cette réglementation nuit à l’entrée de nouveaux acteurs sur ce marché et profitent aux acteurs historiques. Et dernière chose: en Belgique (mais aussi dans d’autres pays européens), Bpost (poste belge) a un certain nombre d’avantages données par l’état belge (exemptions de TVA ainsi qu’en matière de droit du travail). Bpost est clairement avantagé par rapport à ces concurrents par l’état belge. L’état belge a d’ailleurs tout intérêt à l’avantager vu que Bpost lui appartient. Au final, 6 ans après la libéralisation des services postaux, Bpost est toujours en situation de monopole.
    J’ai donné l’exemple des services postaux en Belgique mais c’est la même chose dans les autres pays européens également dans les autres secteurs libéralisés par l’UE. C’est toujours le même schéma: si officiellement,

    • il y a une libéralisation celle ci est ce que j’appelle une libéralisation réglementée càd la libéralisation s’accompagne d’un grand nombre de réglementations qui avantagent les acteurs historiques en ancienne situation de monopole (sociétés publiques) et mettent un grand frein à l’entrée de nouveaux acteurs dans les marchés nouvellement libéralisés.. Cela permet de maintenir des monopoles de fait. Un certain nombre de secteurs soi disant libéralisés sont toujours en situation de monopole car l’état s’arrange pour avantager la société publique anciennement en situation de monopole. D’ailleurs, c’est assez compréhensible que l’état avantage la société qui lui appartient. Ce que je veux dire par là, c’st que les libéralisations de l’UE sont loin d’être les libéralisations tel que préconisés par les libéraux. Cela rejoint ce que je dis sur le fait que l’UE pratique une politique d troisième voie, un mix entre libéralisme et socialisme parce que d’un côté, elle libéralise un certain nombre de secteurs en situation de monopole mais de l’autre, elle mets dans ces secteurs un certain nombre de réglementations qui sont des barrières à l’entrée de nouveaux acteurs sur le marché et qui avantagent les acteurs historiques (qui avant possédaient le monopole). Donc, un socialiste sera mécontent de cette politique (libéralisation) mais aussi un libéral (pas de véritable libéralisation). C’est le problème de mené ce genre de politique, on mécontente les deux parties.

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