Alarmisme climatique, Trump veut arrêter les frais

La proposition de budget de Donald Trump est claire pour 2018 : l’État américain ne participera plus à aucun effort visant à mettre fin au réchauffement climatique.

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Donald Trump by Gage Skidmore(CC BY-SA 2.0)

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Alarmisme climatique, Trump veut arrêter les frais

Publié le 18 mars 2017
- A +

Par David Middleton.
Un article de Watts up with that ?

Trump tient ses promesses au sujet des politiques climatiques.

La proposition de budget 2018 du président Donald Trump peut être lue comme un document politique, une affirmation des priorités politiques de son gouvernement. De nombreuses coupes budgétaires proposées ne vont pas être acceptées par le Congrès, mais apportent un éclairage sur ce à quoi Trump accorde de la valeur.

Et ce qui est évident, c’est qu’il veut que l’État américain ne participe plus à aucun effort visant à mettre fin au réchauffement climatique, s’adapter à ses impacts ou même à l’étudier davantage. Selon cette proposition, le large éventail de programmes sur le climat de l’ère Obama, dans de nombreux ministères et agences, serait réduit ou supprimé.

Suppression de programmes sur le climat

1. De nombreux programmes climatiques de l’EPA, le ministère de l’Environnement des États-Unis, seraient stoppés. Trump propose une réduction générale de 31% du budget de l’EPA, de 8,2 milliards de dollars à 5,7, ramenant cette dépense à son plus bas niveau en 40 ans. Cela inclut de ramener à zéro le financement de beaucoup de programmes climatiques de ce ministère. Actuellement, l’EPA est la principale entité américaine qui travaille à mesurer et réduire les émissions de gaz à effet de serre.

2. Les programmes de recherche et développement du Département de l’Énergie seraient réorientés et réduits. Trump propose une coupe de 5,6% de ce département. Et pour y parvenir, il proposerait une forte réduction, de l’ordre de 2 milliards, de programmes scientifiques/énergétiques ayant pour objectif d’accélérer la transition vers des technologies nouvelles et plus propres.

3. Le financement du ministère des Affaires Étrangères pour le changement climatique est interrompu. En tant que participant à l’accord de Paris sur le climat de 2015, les USA ont promis non seulement de réduire leurs émissions, mais aussi d’offrir 3 milliards de dollars d’aides à des pays plus pauvres pour les aider à s’adapter au changement climatique et promouvoir des énergies propres. Pour le moment, le gouvernement Trump en a supprimé 1 milliard. Ces aides étaient considérées comme cruciales pour amener ces pays à signer l’accord.

4. Le Sea Grant Program, objectif clé de la National Oceanic and Atmospheric Organization (NOAA), visant à adapter les communautés côtières au changement climatique, serait supprimé. Il permet d’attribuer des crédits de recherche pour aider les communautés côtières à faire face à une grande variété de défis ; le changement climatique y a été récemment inclus. Sea Grant compris, le budget Trump éliminerait 250 millions de dollars de programmes de gestion côtière de la NOAA, les qualifiant de « priorité plus faible que les fonctions centrales maintenues dans le budget, telles que les relevés, les mesures et la gestion de la pêche ». Il n’est pas certain que le Congrès adhère à cette idée. Le programme Sea Grant a été mis en place en 1966 pour « soutenir la compétitivité économique » et a rarement été sujet à controverse par le passé.

De nouvelles règles

Et comme si cela ne suffisait pas, le Washington Examiner rapporte :

Pruitt et Chao inversent des règles visant l’automobile.

L’EPA et le Département des Transports ont oeuvré mercredi à inverser des décisions de l’ère Obama tendant vers des règlementations les plus strictes visant à réduire les émissions et la consommation de carburant des voitures et utilitaires légers.

L’administrateur de l’EPA Scott Pruitt et la ministre des Transports Elaine Chao ont fait part de cette décision à l’occasion d’une déclaration commune, devançant ainsi de quelques instants le président Trump, supposé aborder cette inversion lors d’une intervention dans le Michigan.

« Ces normes sont coûteuses pour les fabricants d’automobiles et pour les Américains », a dit Pruitt dans une déclaration. « Nous travaillerons avec nos partenaires au Département des Transports pour apporter un regard neuf, et déterminer si cette approche est réaliste. Ce passage en revue exhaustif aidera à s’assurer que ce programme national est bon pour les consommateurs et bon pour l’environnement »

Traduction Contrepoints

Sur le web

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Créer un compte Tous les commentaires (16)
  • Le POTUS actuel n’est pas ma cup of tea ! Cependant, dans ces décisions « climatiques », rien que de faire fi de politiques soit-disant « climatiques » me réjouit. Certes, ces deux mots accolés, supposés universelss recouvrent des actions parfois utiles.
    Cependant, tant qu’il s’agit de (contiluer à) se préparer à répondre efficacement à toutes répercussions d’événements METEO extrêmes (cyclones, inondations etc), pas de problème, et j’espère que les budgets alloués à ces opérations potentielles ne sont pas supprimés !
    Je ne connais pas le détail pour l’industrie auto, mais réduire les consommations à efficacité égale, et à condition que ça ne coûte pas les yeux de la tête, où est le problème ? (Et qui dit réduction de consommation dit mécaniquement réduction des émissions de CO2, dans cet ordre de préférence!).
    Question du charbon : là aussi (continuer de) développer et améliorer les centrales à charbon « propres ».
    Pour les ENR, continuer la recherche pour être prêts quand les hydrocarbures vont réellement commencer à se raréfier (10,20 ou 50 ans ???).
    Pour ces deux derniers items, une approche idéologique semble un peu stupide, dans la mesure où ils sont liés à des marchés potentiellement en croissance.
    Bref, bravo DT de vouloir réduire les élucubrations (et les budgets) de certains « scientifiques » du climat, mais fais le de façon « intelligente » (si c’est possible pour toi ô grand DT)

  • Hé ben c’est pas trop tôt !
    Il était temps que quelqu’un se mette à siffler la fin de la récré. 🙂

  • Au 21e siècle, le monde est durablement engagé dans la lutte contre les dérèglements climatiques, Trump et sa bande de guignols peuvent décider ce qu’ils veulent, l’engagement s’amplifiera, avec ou sans eux.

    • Euh, en fait, le monde n’est pas engagé du tout dans ce truc : le fameux Accord de Paris n’engage à rien, n’a pas été validé ou ratifié par le parlement US ni même par Obama.
      Le bidonage considérable des données, les extravagances des précisions alarmistes (100% des modeles climatiques de l’IPCC ne rendent pas compte dès observation), l’absence de consensus (je vous laisse chercher un peu d’où vient le fameux 97%, vous serez surpris de l’enfumage médiatique correspondant) : toute cette opération de propagande verte est en train de s’effondrer depuis des années et vous ne le voyez pas.
      Pas de hausse du niveau des mers.
      Pas de diminution des populations d’ours polaire.
      Pas d’augmentation des événements météorologiques majeurs.
      Pas de réfugiés climatiques.
      Pas de hausse notable de la TMAG depuis près de 20 ans, hors épisodes El Nino.

      Que vous faut-il de plus ? Lisez, cherchez et arrêtez de lire Le Monde. Basculez sur WUWT si vous lisez l’anglais et que votre background scientifique est suffisant : vous changerez d’avis.

    • Vous êtes encore de ces ignorants qui ne savent pas que le climat de la Terre n’a JAMAIS été stable? Les périodes glaciaires vous n’en avez jamais entendu parler? Du Petit âge glaciaire non plus? Il ne vient pas non plus à votre absence de cerveau qu’après l’hiver vient le réchauffement du printemps et de l’été? Que quelques dizaines d’années sur les 4,5 milliards d’existence de la terre sont carrément insignifiantes et donc ne révèlent rien? Les guignols vous saluent bien!

    • ce qui est clair c’est que l’on à déja fait une partie du chemin, plus personne ne contestera par exemple la necessité d’isoler une maison.
      d’autre part, les énérgies renouvelables sont maintenant une alternative compétitive par rapport aux autres moyens de production.
      On peut aussi voir des choses dont on ne parle pas beaucoup (car elles ne posent aucun problème) les directives ERP contribuent en europe à stabiliser (et à l’avenir à diminuer) les consommations.

  • de toute façon , s’il y a lutte contre le changement climatique , ce sont tout les pays qui doivent se mettre au travail ; sinon , cela n’aura qu’un impact minimum ;

    • Bonjour Véra.
      Vous comlencez par « Si il y a… » et c’est exactement la bonne façon d’aborder les choses.
      Mais en fait, au niveau scientifique, c’est comme si on disait « S’il y a lutte contre la dérive des continents et les catastrophes qu’elle déclenche… »
      On ne peut pas lutter contre de tels phénomènes, pas plus qu’on ne peut éloigner un poil la terre de son soleil.
      Pas plus qu’on ne peut influer intelligemment sur nos politiciens pour ne pas instrumentaliser la science à leur seul profit.
      Lisez WUWT, renseignez-vous : vous constaterez que toutes les taxes et les impôts qu’on vous prend pour financer les éoliennes ou les panneaux solaires ne servent qu’à engraisser une poignée d’industriels proches des gouvernants verts / de gauche de nos pays occidentaux.
      Ouvrez les yeux, il est encore temps…

  • Son programme écologique est du grand n’importe quoi comme le reste de son programme.

  • Les éoliennes ne sont pas une technologie nouvelle vu qu’elles existent depuis longtemps! Elles n’étaient pas employées auparavant car intermittentes. Idem pour les voitures électriques, qui ne sont pas achetées car limitées à une autonomie de 120 km. Preuve que nos ancêtres étaient moins stupides que nos contemporains!

    • pour les administrés de trump, sans éoliennes pour pomper l’eau pour les trains à vapeur, la conquete de l’ouest aurait été impossible. Sans moulins à eau ou moulins à vent l »évolution de l’eurpe aurait été impossible

      demandez aux hollandais ou ils en seraient sans leurs moulins à vent !

  • Nous pouvons bien oublier la portion changement climatique, reste que les animaux disparaissent à vitesse grand V, la pollution progresse (Fukushima vomissant sa radioactivité dans l’océan, par exemple). Je crois que nous avons un devoir de préserver l’environnement. Et chaque geste fait en ce sens est important.

    • Raison de plus pour ne pas consacrer des moyens démentiels à la lutte contre le CO2 qui ne pose pas de danger

  • Les commentaires sont fermés.

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