Alarmisme climatique, Trump veut arrêter les frais

Donald Trump by Gage Skidmore(CC BY-SA 2.0)

La proposition de budget de Donald Trump est claire pour 2018 : l’État américain ne participera plus à aucun effort visant à mettre fin au réchauffement climatique.

Par David Middleton.
Un article de Watts up with that ?

Trump tient ses promesses au sujet des politiques climatiques.

La proposition de budget 2018 du président Donald Trump peut être lue comme un document politique, une affirmation des priorités politiques de son gouvernement. De nombreuses coupes budgétaires proposées ne vont pas être acceptées par le Congrès, mais apportent un éclairage sur ce à quoi Trump accorde de la valeur.

Et ce qui est évident, c’est qu’il veut que l’État américain ne participe plus à aucun effort visant à mettre fin au réchauffement climatique, s’adapter à ses impacts ou même à l’étudier davantage. Selon cette proposition, le large éventail de programmes sur le climat de l’ère Obama, dans de nombreux ministères et agences, serait réduit ou supprimé.

Suppression de programmes sur le climat

1. De nombreux programmes climatiques de l’EPA, le ministère de l’Environnement des États-Unis, seraient stoppés. Trump propose une réduction générale de 31% du budget de l’EPA, de 8,2 milliards de dollars à 5,7, ramenant cette dépense à son plus bas niveau en 40 ans. Cela inclut de ramener à zéro le financement de beaucoup de programmes climatiques de ce ministère. Actuellement, l’EPA est la principale entité américaine qui travaille à mesurer et réduire les émissions de gaz à effet de serre.

2. Les programmes de recherche et développement du Département de l’Énergie seraient réorientés et réduits. Trump propose une coupe de 5,6% de ce département. Et pour y parvenir, il proposerait une forte réduction, de l’ordre de 2 milliards, de programmes scientifiques/énergétiques ayant pour objectif d’accélérer la transition vers des technologies nouvelles et plus propres.

3. Le financement du ministère des Affaires Étrangères pour le changement climatique est interrompu. En tant que participant à l’accord de Paris sur le climat de 2015, les USA ont promis non seulement de réduire leurs émissions, mais aussi d’offrir 3 milliards de dollars d’aides à des pays plus pauvres pour les aider à s’adapter au changement climatique et promouvoir des énergies propres. Pour le moment, le gouvernement Trump en a supprimé 1 milliard. Ces aides étaient considérées comme cruciales pour amener ces pays à signer l’accord.

4. Le Sea Grant Program, objectif clé de la National Oceanic and Atmospheric Organization (NOAA), visant à adapter les communautés côtières au changement climatique, serait supprimé. Il permet d’attribuer des crédits de recherche pour aider les communautés côtières à faire face à une grande variété de défis ; le changement climatique y a été récemment inclus. Sea Grant compris, le budget Trump éliminerait 250 millions de dollars de programmes de gestion côtière de la NOAA, les qualifiant de « priorité plus faible que les fonctions centrales maintenues dans le budget, telles que les relevés, les mesures et la gestion de la pêche ». Il n’est pas certain que le Congrès adhère à cette idée. Le programme Sea Grant a été mis en place en 1966 pour « soutenir la compétitivité économique » et a rarement été sujet à controverse par le passé.

De nouvelles règles

Et comme si cela ne suffisait pas, le Washington Examiner rapporte :

Pruitt et Chao inversent des règles visant l’automobile.

L’EPA et le Département des Transports ont oeuvré mercredi à inverser des décisions de l’ère Obama tendant vers des règlementations les plus strictes visant à réduire les émissions et la consommation de carburant des voitures et utilitaires légers.

L’administrateur de l’EPA Scott Pruitt et la ministre des Transports Elaine Chao ont fait part de cette décision à l’occasion d’une déclaration commune, devançant ainsi de quelques instants le président Trump, supposé aborder cette inversion lors d’une intervention dans le Michigan.

« Ces normes sont coûteuses pour les fabricants d’automobiles et pour les Américains », a dit Pruitt dans une déclaration. « Nous travaillerons avec nos partenaires au Département des Transports pour apporter un regard neuf, et déterminer si cette approche est réaliste. Ce passage en revue exhaustif aidera à s’assurer que ce programme national est bon pour les consommateurs et bon pour l’environnement »

Traduction Contrepoints

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