Live : Alain Juppé critique Fillon mais refuse de le remplacer

La manifestation de soutien à François Fillon cet après-midi au Trocadéro aura-t-elle l'effet espéré par le candidat ? Réponse en direct.

Par la rédaction de Contrepoints.

6 mars, 10h30 : Alain Juppé « confirme qu’il ne sera pas candidat à la présidence de la République » malgré des critiques acerbes envers François Fillon. Des propos tenus lors d’une conférence de presse organisée ce lundi matin à Bordeaux. Le tout avec des mots extrêmement durs où l’amertume voire l’orgueil blessé percent.

Le candidat défait lors de la primaire de la droite et du centre laisse apparemment la porte à une candidature autre que François Fillon pour la droite et le centre. Il encourage le candidat de la droite et du centre, mais sans prononcer le nom de François Fillon, comme si une autre option était possible.

5 mars, 20h : Interrogé sur France 2, François Fillon souligne que « malgré ses erreurs », c’est son programme qui a été plébiscité à la primaire de la droite et du centre. Une préparation de l’annonce de son retrait ? Une hypothèse qui prend corps à écouter le candidat déclarer qu’il n’est « pas jusqu’au boutiste ».

Pourtant François Fillon répond finalement fermement qu’il sera candidat. Mais dans la foulée déclare aussi que c’est lui qui prendra la décision, et personne d’autre que lui. Comme si le sujet n’était pas clos. Et qu’un candidat qui reprendrait son programme pourrait avoir sa bénédiction…

16h : François Fillon semble toujours en campagne. Son discours est interrompu par des « Fillon, tiens-bon, la France a besoin de toi ! » Cependant, il évoque ce qu’il faudra faire : ne pas se laisser aller à la colère et tenter de redresser le pays. Une manière de dire qu’avec ou sans lui le combat continuera ?

15h45 : François Fillon parle devant les manifestants. Il remercie ces Français qui sont venus : « La France qui vient de loin (…), la France des châteaux-forts, la France des cathédrales,  la France des sans-culottes… »

15h38 : François Fillon arrive devant les manifestants.

Ils pensent que je suis seul !

« Merci à vous qui ne baisserez jamais les bras ! À vous qui refuserez toujours d’entendre les sirènes du découragement. Vous êtes une certaine idée de la France. »

« Vous êtes le peuple qui ne fait pas de bruit mais qui a du bon sens. »

15h30 : Éric Ciotti est présent pour soutenir François Fillon, ainsi que Luc Chatel. Le nom de ceux qui ont abandonné le candidat est sifflé. Bruno Retailleau, Luc  François Baroin et Christian Jacob sont également présents.

La manifestation est cependant loin de faire l’unanimité :

15h15 : Les élus présents annoncent la présence de 200 000 personnes.

 

15h05 : Beaucoup de monde à la manifestation pour soutenir François Fillon.

15h : « On n’a pas d’alternative : c’est François Fillon ou rien. On a voté pour un homme, on n’a pas voté pour une classe politique » dit une manifestante.

14h : « Pour moi il s’agit de sauver la démocratie (…)  c’est lui que nous voulons ». « La base est hyper soudée », témoigne Gilles au Trocadéro.

François Fillon a confirmé qu’il serait bien présent ce soir au journal de 20h de France 2.

13h30 : France-3 Bretagne explique que des cars se sont remplis dès l’aube en direction du Trocadéro pour soutenir le candidat.

Sur France Info, une militante lyonnaise témoigne :

Nous allons à Paris pour rappeler notre soutien au projet de François Fillon et à sa candidature. Ce n’est pas contre quelque chose.

Ce n’est pas parce que le temps est mauvais qu’il faut abandonner le navire.

dit un autre militant. Le mauvais temps ne semble pas avoir découragé certains militants.

Avec une campagne mouvementée, François Fillon saura cet après-midi s’il peut encore compter sur le soutien de nombreux électeurs. Ou pas.

Anne Hidalgo, visiblement très critique vis-à-vis d’une manifestation dans sa ville, y voit une hostilité à l’État et à la justice. Elle a twitté :

Elle a ajouté :

« Paris, notre capitale, a fondé son Histoire sur la recherche permanente de justice et de démocratie, ses habitants n’ayant jamais hésité, par les urnes, par les manifestations, parfois même par l’insurrection et les barricades, à proclamer la République, à défendre nos institutions, et à s’opposer à toute remise en cause des contre-pouvoirs. »

« Paris est connue et respectée dans le monde entier pour cela (…) et voilà que certains voudraient aujourd’hui marcher sur le parvis des droits de l’Homme pour y tenir un discours profondément démagogique et délétère. »

« En tant que Maire de Paris, je demande à François Fillon de retrouver la dignité et le sens des responsabilités qu’un grand nombre de Français lui ont prêtés lors de la primaire, en renonçant à organiser cette manifestation qui met en danger les principes républicains que nous avons en partage. »

Selon le journal VSD, ces propos font mouche.  De son côté, Laurence Parisot, ex-présidente du MEDEF, a twitté :

Quel que soit l’avis que l’on peut avoir sur le candidat, on peut rappeler les faits suivants : que le Parquet National Financier s’est saisi de l’enquête quelques heures seulement après la révélation du Canard Enchaîné, ce qui a fait dire à François Fillon qu’il subissait un « assassinat » médiatique et politique. Les mots forts qu’il avait choisis lors de son dernier communiqué de presse ont été fortement critiqués par les médias.

Pour en savoir plus, lisez notre dossier Penelopegate.