Pendant qu’on parle de Fillon, on ne parle pas d’économie

La presse s'est focalisée sur l'affaire Fillon, ce qui lui permet d'oublier que la crise de l'Euro continue en Grèce et empire en Italie.
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Pendant qu’on parle de Fillon, on ne parle pas d’économie

Publié le 13 février 2017
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Ces deux ou trois dernières semaines, au moins la presse n’avait-elle pas trop d’efforts à faire pour se trouver des sujets et une raison de vendre du papier puisque l’affaire Fillon remplissait facilement ses colonnes. Cependant, le reste du monde, nettement moins occupé à regarder le nombril politique de la France, a continué à tourner. Pour la France, cela ne signifie pas forcément de bonnes nouvelles…

En conséquence, la presse n’a relayé qu’un peu trop discrètement le dernier rapport de la Cour des comptes.

En fait de rapport, c’est une véritable tempête de consternations, de puissants facepalms qui s’abat sur le lecteur moyen. Difficile en effet d’y trouver des motifs de réjouissance, tant l’accumulation de gabegies et d’incompétence compense plus que largement toute amélioration que la Cour aurait pu trouver dans son étude.

Ainsi, on pourrait s’étaler en commentaires sur les contre-performances scandaleuses de la douane française qui accumule le n’importe quoi, n’importe comment au rang d’art dans ses passations de commandes pour divers moyens de transport, depuis les bateaux jusqu’aux avions où la gestion des contrats n’est plus ni faite, ni à faire.

petit facepalmAinsi, les sages de la rue Cambon estiment la facture de l’écotaxe à plus d’un milliard d’euros, et s’empressent d’y ajouter le fameux « manque à gagner » sans lequel la Socialie n’est plus vraiment elle-même, ce dernier se chiffrant tout de même à 10 milliards, le montant des recettes attendues si la taxe avait finalement vu le jour.

Qu’on prenne le plus petit ou le plus gros des deux chiffres, il reste en définitive que ce projet, réclamé par personne, lancé sous Sarkozy et signé avec gourmandise par Ayrault et Cazeneuve, va coûter au contribuable 1 milliard d’euros, et grèvera les pauvres finances publiques d’une dizaine supplémentaire. Sachant qu’en face, aucune réduction ou aucun ajustement des dépenses n’est envisagé, tout ceci se terminera comme d’habitude en France, non par des chansons, mais par un nouveau paquet de dettes.

Or, cette dette commence à inquiéter bien au-delà des quelques Français vaguement au courant de cette épée de Damoclès qui pendouille au-dessus de leur nez : depuis le début de l’année, le taux d’intérêt de l’emprunt d’État français à 10 ans (sur les OAT) est passé de 0,66% à 1,11% (une progression de 0,45 point) en seulement un mois, ce qui est bien plus rapide que les taux des emprunts allemands (+0,19 point), néerlandais (+0,26 point) ou espagnol (+0,33 point).

Bien évidemment, beaucoup pointent sur l’incertitude politique qui règne sur la campagne électorale française : les investisseurs étrangers ont bien du mal à imaginer la situation économique de la France à plus de quelques mois tant les pronostics sur le prochain président sont difficiles.

D’autant que, du point de vue étranger et en tenant compte des surprises passées du Brexit et de la victoire de Trump, une victoire de Marine Le Pen n’apparaît plus aussi improbable qu’avant. Cette dernière, ne faisant pas mystère de son désir de faire sortir la France de l’Union Européenne, provoquerait une fois au pouvoir un tel chambardement à l’échelle internationale que ces investisseurs commencent à calculer, froidement, un tel risque en augmentant mécaniquement le taux d’intérêt de la dette française.

Alternativement, alors que s’érode la popularité de Fillon, qui a les faveurs de ces investisseurs, la probabilité de tomber sur Hamon au pouvoir n’est pas moins faible que pour Marine Le Pen. Là encore, cela suffit à rendre nerveux ceux qui doivent se projeter quelques années en avant et achètent (ou pas) de la dette française : compte-tenu du programme pas vraiment économique du candidat Hamon et de la véritable distribution de cadeaux et d’argent public qu’il entend mener, pas étonnant que le risque sous-jacent à la dette française augmente.

Parallèlement en Europe, la situation de la Grèce n’est pas non plus meilleure.

Ses finances toujours tendues, elle espère revenir sur les marchés d’ici à la fin de l’année pour bénéficier du « Quantitative Easing » européen. Dans quelques jours, la Grèce et ses créanciers doivent se réunir pour trouver un accord, et l’état de la situation économique grecque ne donnera guère de levier à Tsipras pour négocier : le FMI est plutôt pessimiste.

Enfin, à côté de la Grèce, la situation italienne n’est pas franchement meilleure. Si la dette publique y est moins forte que l’explosive dette grecque, les taux d’intérêt négociés pour son émission sont, eux aussi, à la hausse et contribuent à mettre l’ensemble de la zone euro sous pression.

Qu’il est difficile, finalement, d’intéresser les Français au sort de leur propre pays ! Si l’on s’en tient aux gros titres de la presse, tout le peuple semble tendu comme un seul homme pour l’échéance électorale pourtant encore distante de plusieurs mois ; il ne semble guère intéressé par les questions économiques, la bonne gestion du pays et la direction prise par les administrations et les services publics en matière de dépenses.

Pourtant, ces sujets, non contents d’occuper régulièrement les pensées de ces Français, devraient même être propulsés au premier plan de cette campagne dont la presse est si gourmande : après tout, c’est de l’avenir du pays, c’est même de l’avenir très concret des petites économies de chacun qu’il s’agit ici.

Malheureusement, ce constat ne semble effleurer ni les politiciens qui se gardent bien d’évoquer les questions en profondeur et nous bassinent d’analyses et de propositions sociétales vagues, ni les journalistes qui ne posent, finalement, aucune question économique gênante au gouvernement en place, ni à la majorité agissante actuelle, ni aux candidats dont on demandera d’abord le patrimoine ou les habitudes sexuelles bien avant de s’enquérir de leurs capacités réelles à mener la France ailleurs qu’au fond du gouffre.

La médiocrité de l’actuelle campagne électorale, dont tous les sujets d’importance ont été évacués à coups de polémiques périphériques, risque bien d’accoucher d’un président médiocre, choisi plus par défaut que par élan populaire et la moindre volonté d’affronter le péril en face. Le prochain quinquennat verra un président devant affronter une situation économique catastrophique pour la France et probablement très détériorée pour l’Europe.

Forcément, ça va bien se passer.


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  • Doit-on encore rappeler que le seul candidat susceptible d’être sensible au dernier rapport de la Cour des Comptes c’est François Fillon, les autres étant dans la fantaisie romantique ?

    • Pas mieux…reste à espérer une vrai candidature libérale en 2022…en espérant qu’il ne soit pas trop tard.

    • Présidents médiocres (ou pire) c’est la tendance depuis 81 avec un net infléchissement de la courbe qui n’est pas loin du point zéro, (avec M. Hamon ou M. Mélenchon nous atteindrions sûrement très vite ce point), mais n’oublions pas quand même que M. Fillon fut premier ministre fidèle de l’un d’entre eux.

      • Je pense que Fillon est aussi quelqu’un qui aime son confort et qui n’a donc pas voulu cracher sur un poste de premier ministre malgré la faillite qu’il a dénoncé à l’époque. Concrêtement il a fait ce que sarko lui demandait. Le pouvoir c’était Sarko à l’époque.

        • José Lopez-Martinez
          13 février 2017 at 15 h 17 min

          « …quelqu’un qui aime son confort… »

          Tout à fait le profil du dirigeant qu’il faut pour mener en profondeur des réformes impopulaires.

        • La tendance « libérale » (ou appelez là comme vous voulez) de Fillon était très minoritaire à l’époque (face aux Copé, Juppé, Borloo … sans compter Guaino et consorts), souvenez vous du chapitre sur la « faillite » de la France et comment il s’est fait remonter les bretelles.

          Après c’est toujours le même choix : soit tu es dedans et tu composes, tu attends ton heure, soit tu sors, tu te retrouves tout seul et tu te coltines une pancarte « traitre ».

    • José Lopez-Martinez
      13 février 2017 at 10 h 45 min

      « …le seul candidat susceptible d’être sensible au dernier rapport de la Cour des Comptes c’est François Fillon… »

      Ben voyons… François Filloff, le premier Ministre qui fera passer la dette publique de 64% du PIB en 2006 à 90% en 2012. +40% du poids de la dette en 5 ans !

      • Bonjour José

        Tu oublies qu’il y a eu une crise en 2009 avec une récession de -4%, donc des rentrées fiscales en repli de 4%, ce qui explique l’aggravation du déficit. Pour mémoire en 1974 récession de -1% et moins d’1% en 1973. Pour retrouver une chute du PIB aussi importante il faut revenir avant guerre.

        • José Lopez-Martinez
          13 février 2017 at 11 h 35 min

          « …ce qui explique l’aggravation du déficit. »

          Une diminution de 4% des recettes fiscales (entre 10 et 15 milliards d’euros) expliquerait une augmentation de la dette publique de plus de 1 000 milliards ?

          Euh… comment dire… ?

          • la dette en 2012 1869 en 1253 soit soit une augmentation de 616 et non 1000. La chute du PIB se cumule sur 4 ans. Donc une récession ça n’aide pas.

            Milliards d’Euros 2008 2009 2010 2011 2012 2013 13/12
            Dépenses 1058 1101 1128 1152 1185 1208 1.9%
            Recettes 994 962 992 1047 1084 1119 3.2%
            Solde final -63.5 -138.9 -135.8 -105 -101.6 -89.5 -12%

            On voit que les dépenses augmentent peu mais les recettes baissent fortement, soit en 2009 -138.9 de solde pour -63.5 en 2008.

            C’est donc bien la chute des rentrées fiscales en valeur absolue qui aggrave les déficits.

            • José Lopez-Martinez
              13 février 2017 at 12 h 17 min

              « …la chute des rentrées fiscales en valeur absolue qui aggrave les déficits. »

              C’est pas du tout du tout du tout l’augmentation des dépenses… non non non…

              • Tu as raison, les dépenses ont augmenté aussi. donc le deficit a augmenté aussi par l’augmentation des dépenses.

                  • « les recettes n’ont jamais connu de baisses par rapport à 2006. »

                    Ben oui Fillon et Sarko ne sont pas libéraux, ce n’est pas une nouvelle içi lol

                  • Les banques ayant été soutenues et ayant remboursé, ce ne sont pas elles. Il semble par contre que des dettes hors bilan (retraites Juppé) aient dues être réintégrées à la demande de l’Europe (soit 450 milliards).

                    • Oui, ces chiffres sont du grand n’importe quoi … le hors bilan (dettes des fonctionnaires, etc…) est à peu près équivalent aux chiffres de la dette inscrite et d’un autre coté, le patrimoine de l’Etat n’est pas comptabilisé, sans compter la partie « saisissable » du patrimoine de individus et des banques …

                    • N’étant pas un spécialiste de comptabilité nationale, je ne connaissais pas l’existence d’un hors-bilan au niveau de l’Etat… Excellent pour pouvoir enfumer le citoyen lambda !

        • @ gillib

          Il est « effectivement normal » qu’un gouvernement ne réduise pas les dépenses de l’état quand les rentrées fiscales diminuent. C’est la faute à la crise, au FN, aux salauds de patrons, à pas de chance, etc.

          • Bonjour David J

            Je me permet juste de relativiser le bilan de Fillon. Augmentation des dépenses (dont il est responsable) et chute des recettes qu’il ne pouvait maîtriser .

      • effectivement, fillon n’est pas le candidat libéral idéal. il n’y a d’ailleurs à ma connaissance aucun candidat libéral. en tout cas, si il y en a un, je ne suis pas au courant, je ne le connais pas, comment pourrais je donc voter pour lui.
        donc, voici ma question : d’un point de vue libéral, même si tous les candidats sont mauvais, quel est le candidat le moins mauvais ? éclairez moi.

        • José Lopez-Martinez
          13 février 2017 at 12 h 48 min

          Ne votez pas.

          • Bah oui. C’est pourtant simple, une élection n’est pas un truc qui se fait avec un fusil dans le dos, quant on ne sait pas quoi faire, le mieux est encore ne rien faire, cela évite d’être cocu.

            • Et de se retrouver avec des députés/gouvernement sans aucune légitimité, qui foutent un zbeul législatif et fiscal.

            • Le mieux est au contraire de profiter que personne ne veuille plus voter pour prendre le pouvoir pour ses propres(!) intérêts.

              • Dans ce pataquès, il y a longtemps que je sais où sont mes propres intérêts, question d’organisation, sans autant prétendre échapper totalement aux fourches mesquines et agressives de notre si chère administration, hélas. Il y a un moment il faut être cohérent avec son idée de libéralisme (qui reste à définir… et là, bonne chance) et se dire que donner quitus au moins pire c’est tout de même choisir un pire. Dindon ok, cocu pas vraiment envie.

      • Et la crise financière de 2008, la plus grave depuis 1929 ???

    • @Rick n
      Au risque de me faire moquer, brocarder et plus, je partage totalement votre avis.
      Maintenant avec toutes ses casseroles, j’ai bien peur qu’il ne soit pas au second tour. Je pense qu’on aurait dû l’exfilter au profit d’un autre candidat quelques jours après le début de l’affaire.

      • Merci ! Pour le premier tour je suis d’avis que la bulle Macron va s’effondrer dès qu’il va émettre un semblant de programme, et que la logique du vote utile va dégonfler Marine.

  • Concernant l’écotaxe, il ne faut pas oublier que beaucoup d’automobilistes de véhicules individuels souhaitaient sa suppression. Tant la mise en application en catimini sentait le racket puissance 10. Voyez ce lien, la fin concerne les petits mais honnêtes et responsables:

    https://blogs.mediapart.fr/jolemanique/blog/130214/ecotaxe-aujourdhui-les-camions-demain-les-voitures

    • quand la cour des compte compte comme pertes ,la disparitions des futures rentrées fiscales..elle oublie que ça correspond à un gain pour les usagers de la route..

  • Ecotaxe : effectivement bidon d’autant plus pour en arriver à surtaxer de 2ct/€/L les carburants. Pourquoi ne pas avoir adopté directement cette mesure ? si ce n’est pour alimenter des canaux privés comme sur le modèle des autoroutes qui se sucrent abondamment en prélevant une dîme sur chaque véhicule et aussi en assurant la maintenance des fumeux portiques. Les esprits chagrins disent que c’est pour faire casquer les automobilistes des autres états. Et bien là aussi, dans cette belle UE, tant qu’à taxer, pourquoi ne pas prévoir une taxe étendue à l’ensemble de l’union avec un mécanisme de répartition ? Cela évite un intermédiaire non ? En plus c’est bon pour la nature parait-il.
    Jamais l’économie n’a été le moteur d’une élection, vérifiez par vous même, au seul exemple Jospin aurait été élu haut la main car il avait le seul bilan équilibré depuis des lustres. Et le phénomène est planétaire.
    La dette ? tout le monde s’en fiche, elle a échappé à la réalité, et de toute façon le remboursement n’a jamais été envisagé. Il suffit que les états, et l’UE ne l’oublions pas car Bruxelles s’endette aussi, s’acquittent des intérêts, c’est ce que l’on nomme une rente de situation. Et de toute façon, les états sont garants et les citoyens se verront éventuellement chypriotiser leurs comptes si besoin est. Pas belle la vie ?
    Même si Hamon me provoque un urticaire à la seule évocation de son nom, force est de reconnaître que son programme n’est pas moins bidon que celui du champion Fillon le libéraloconservateurprogressiste, en celà qu’il ne sera pas appliqué, comme celui de Sarkozy, de Hollande, et quelques illustres prédécesseurs.
    Nous avons créé une émission de télé réalité qui a pour nom « Primaires » tout en conservant un scrutin à 2 tours qui ne sait et peut produire que des minorités/majoritaires, un bidule ingouvernable. Le reste est littérature.

  • Au delà de la polémique bien montée en mayonnaise par la presse, derrière comme un seul homme le « canard déchaîné », je suis totalement d’accord que le péquin lambda, déjà totalement dépassé par les questions économiques et financières du pays, ne s’inquiète que d’une seule chose : dézinguer en écoutant les âneries de la presse gauchiste (pas forcément à tort sur le sujet, mais il faut arrêter…) le seul candidat crédible et susceptible d’apporter (dans la douleur, eh oui !) des réponses aux problèmes gravissimes de notre pays. Notre pays plombé par une politique inepte depuis bientôt 5 ans. Le tout débouchant sur une France apaisée comme prévue par l’autre insignifiant qui a prétendument tenu les rênes…

    Je crois sincèrement qu’une grande majorité de citoyens n’a absolument pas mesuré l’ampleur des dégâts : endettement du pays, destruction des freins de la croissance en entravant les entreprises par des mesures staliniennes, et en les surtaxant « à mort », chômage endémique masqué par des cautères (formation entre autres, travestissement des statistiques), destruction de l’appareil éducatif déjà à l’agonie avant la réforme, politique sécuritaire inefficace (voir les résultats en nombre de morts) mais liberticide, interventions militaires à l’étranger exacerbant les risques d’attentats sur notre sol…

    Seul aujourd’hui compte pour les médias la destruction du seul parti de droite pour pouvoir faire un boulevard aux gauchistes ayant de véritables compétences pour couler le pays. Cependant le résultat ne sera peut-être pas celui qu’ils attendent : Marine est en embuscade et peut très bien rafler la mise…pour notre plus grand malheur également.

    • Ben non plus. Fillon (sans le nommer), c’est vous qui le voyez comme un champion. Par ailleurs, ce type n’est victime que de lui même. « Âneries de la presse » ah bon ? comme pour Cahuzac ? lequel jurait devant ses pairs et les télés qu’il était une victime.
      Souvenez vous, le Watergate qui a eu pour dénouement la démission du président Nixon, les journalistes Carl Bernstein et Bob Woodward se sont vu attribuer le Putlizer pour leur travail de taupes. Des gauchistes aussi.
      C’est vous qui êtes berné, pas les Français, qui ont parfaitement compris qu’aucun programme, et surtout pas celui de Fillon, ne pourra nous sortir de la où nous sommes. Même le FMI et même l’UE ! en sont à des plans de relance Keynésien. Junker vient d’annoncer 500 milliards (jusqu’en 2020) de plan de relance pour créer dit-il… 100 000 emplois en Europe, soit 5M/€ de dépense par emploi créé. Le tout emprunté of course. Il sera remarqué à cette occasion que les économistes certifiés pipologues n’en mouftent pas une sur ce qui n’est qu’un scandale, normal, l’UE c’est leur horizon indépassable.
      http://www.atlantico.fr/decryptage/168-milliards-en-trompe-oeil-plan-juncker-relance-pour-europe-jean-yves-archer-2962676.html
      Si les états ne s’endettent pas, c’est l’UE qui le fait.
      Si les états parviennent à se désendetter quelque peu, les taux s’ajustent à la hausse, c’est mécanique et logique, et ne permet pas non plus de se désendetter mais au mieux de stagner quelques mois.
      Le certain ? vous et moi sommes garant de cette gabegie.
      Alors vous savez, en ce qui me concerne : qu’est ce qu’ont attend pour faire la fêteeuuuu !

      • Je ne défends pas FILLON, je prends plutôt le parti de dire que c’est son programme qui est le plus susceptible d’améliorer la situation (le moins mauvais). Pour ce qui est de la compréhension des Français sur le programme de FILLON, permettez moi de m’inscrire en faux sur ce que vous dites. Sur la partie économique et financière, je persiste et je signe : les Français sont à 90 % ( il y a des statistiques qui le confirment) en difficulté pour apprécier les mesures proposées pour redresser le pays.

        Je suis soi-disant berné mais certainement moins que vous quand vous semblez apprécier les politiques keynésiennes à venir et dont on a vu les brillants résultats en France lorsqu’elles sont mises en œuvre par les socialistes à chaque fois qu’ils ont le pouvoir. Pour ce qui est de votre théorie de hausse des taux lorsque les états se désendettent j’attends de voir. Au demeurant cette théorie est aujourd’hui battue en brèche puisque les taux ne se « font » plus comme cela. Il n’y a plus de logique et on le voit bien puisque le taux directeur de la BCE est fixé arbitrairement à la baisse pour précisément nourrir la relance. Quel brillant résultat ! C’est pourquoi votre logique est devenue archaique.

        Pour ce qui est de l’endettement il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que le financement va finir par se tarir par défiance des créanciers dès lors que le doute s’installe sur la solvabilité, ce qui nous pend au nez.

        Quant à la presse (les médias en général), les tombereaux d’ordures déversés quotidiennement sur tous sujets ne me permettent pas d’utiliser d’autres termes que « âneries ».

        Je vous laisse faire la fête sans doute pour conjurer votre angoisse du lendemain, cette angoisse qui tenaille beaucoup d’entre nous face à une situation pour le moins délétère…Faut-il sans doute avoir vécu des périodes troubles pour s’inquiéter ? Cela dépend de l’âge que l’on a et je crois qu’il faut avoir connu des difficultés pour être conscient de ce qui nous attend.

    • Bravo entièrement d’accord. Et courageux dans le contexte bien-pensant actuel

  • Le problème de Fillon, c’est aussi le discrédit de la classe politique qui ne l’épargne plus. Ayant déjà dû renoncer au capital du renouveau politique, il ne lui reste que son programme de rupture avec le socialisme. La question est de savoir si les français sont prêts à le suivre sur ce seul thème alors que sa parole est désormais parasitée par son manque d’exemplarité alors qu’il joue sur un programme « sans consessions « .

  • Aujourd’hui, c’est Macron le favori, donc regardons un peu ce qu’il dit sur les dépenses publics :
    http://vision-macron.fr/les-depenses-publiques/

    Je passe sur le diagnostic qui est très succin mais correcte pour arriver au chapitre action encore plus succin dont la seule phrase solide est « baisse des dépenses publiques et la maitrise du déficit public au niveau des critères de Maastricht » qui une acceptation de l’augmentation de la dette de 15% minimum sur un quinquennat.
    Puis enfin le chapitre Proposition :
    A : Des dépenses publiques vers les 50% du PIB en 2022, c’est un bon début
    B : Une réforme structurelle indispensable, un chapitre pour rien qui se termine par « on peut faire des économies sans licencier des gens  » donc pas d’arbitrage en vu
    C : Supprimer les postes de dépenses inefficaces, ou il cite deux exemples, les APL et les ASSEDIC de +6000€, ce qui est ridiculement faible face à l’ampleur de la tâche.

    Je ne comprend pas comment il va faire pour empêcher l’état d’étouffer ce pays.
    Merci aux groupies de Macron de me donner une bonne raison libéral de voter pour lui, sachant que les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent.

    • Je souhaite bonne chose au politique qui va se charger de supprimer les APL… Bon nombre d’investissements immobiliers actuels, de particuliers, ne sont viables qu’en prenant en compte ces APL. Supprimer les APL, c’est effectuer une coupe nette dans la valeur immobilière française. encore une fois, c’est la classe moyenne qui a investi dans un petit appart supplementaire pour ses vieux jours qui va trinquer.

      Il n’y a pas de baisse d’APL qui tienne sans garantie de baisse concomitante des loyers. Une foulitude d’étudiants dépendent désormais de ces aides pour se loger.

      La dépense publique est l’opium du peuple français.

      • Figurez vous que je viens de passer quelques jours avec un membre de ma famille, cadre régional FN, un type investi et sincèrement honnête, mais qui ne saisi absolument pas que les aides distordent l’offre et la demande, pour lui c’est un acte social. Comme vous dites, bonne chance, à celui qui osera s’attaquer à cet Himalaya. La stupidité d’un Fillon qui annonce la couleur avec une précision d’horloger, résultat, son programme a été depuis tellement lavé et relavé, qu’il ressemble maintenant à celui de Mélenchon.

    • « Aujourd’hui, c’est Macron le favori » Ah bon ? Le favori de qui ? De Radio Pravda ?

  • La Socialie a débuté en France avec Mr Giscard d’Estaing qui a fait passer les prélèvements obligatoires à plus de 46% (seuil technique au delà duquel on a le bonheur de vivre en Socialie), et son ineffable Ministre Lionel Stoleru qui a institutionnalisé le « regroupement familial » dont on goûte maintenant les aspects heureux.
    Depuis son règne (1974 /1981), endettement , chômage et enrichissement de la classe Politique n’ont cessé d’augmenter.

    Cerise sur le gâteau : Mr Giscard d’Estaing se commet encore à la télévision où les journalistes n’ont aucune honte à l’inviter, et lui aucune honte à se produire.
    J’oubliais : c’est un corrézien…

  • Je suis sidéré en lisant ls commentaires ci-dessus.

    La conclusion s’impose d’elle-même : la presse Pravda et les médias Izvestia ont fait un excellent travail, personne ne remet en question leurs jugements de tribunaux d’exception.

    A ce jour, les débats s’appuient toujours sur des « sondages » arrivant fort à propos, et nous connaissons tous leur valeur, et sur des « documents » distillés par le Canard boiteux qui lui ont été remis par … les gens du gouvernement en place et la justice en place. Un comble.

    J’ignore si tout cela est vrai, mais en attendant on ne parle plus d’économie, de déficits abyssaux, du tissu social en lambeaux, de communautarisme, de bilans, etc…etc…

    Fillon a, peut-être, commis une faute morale, mais j’attendrai que la Justice se prononce, avant de condamner.

    Et au pire, si on veut malgré tout le condamner sans jugement, il faudrait aussi condamner l’ensemble de la classe politique française, une classe, totalement ou presque, « moralement pourrie ».

    Oserai-je ici parler de la pourriture morale de la Presse, subventionnée par nos impôts, cette Presse qui depuis des lustres s’acharne à vouloir transformer la France en République Démocratique Socialiste? Merci l’URSS, Cuba, Mao, Chavez, Ceausescu, etc…

    • « Fillon a, peut-être, commis une faute morale, mais j’attendrai que la Justice se prononce, avant de condamner. »

      Belle mentalité d’esclave …

      Quand vous aurez fini d’attendre qu’autrui vous dicte l’avis que vous devez vous faire de la situation, vous pourrez revenir nous en faire part.

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