Après le Penelopegate : la droite doit garder le cap et réformer

Les révélations sur François Fillon ne doivent pas inciter la droite à battre en retraite et se replier sur le plus frileux des conservatismes. Elle doit au contraire rester fidèle au programme de réformes qu’elle s’est donné pour redresser le pays.

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François Fillon By: European People's Party - CC BY 2.0

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Après le Penelopegate : la droite doit garder le cap et réformer

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 4 février 2017
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Par Frédéric Mas.

Après le Pénélope Gate : la droite doit garder le cap et réformer
François Fillon By: European People’s PartyCC BY 2.0

Les révélations, vraies ou fausses, légales ou illégales, ont entaché la réputation du candidat de la droite et du centre François Fillon. Parce qu’il se présentait comme le candidat de la réforme et de la mesure, la déception d’une partie de son électorat fut grande. Quand celle-ci a découvert que par bien des côtés, leur candidat était à l’image de cette classe politique qui depuis 30 ans vit de l’argent des autres, elle a sombré dans le déni, voire le renoncement.

La campagne de presse contre François Fillon est telle que c’est dans ses propres rangs qu’on s’interroge : faut-il remplacer le candidat Fillon ? Et si oui, par qui le remplacer pour faire gagner la formation de la droite et du centre ?

Avant de vouloir remplacer François Fillon, il faut garder à l’esprit qu’il a été désigné au cours d’une primaire ouverte face à des adversaires tout aussi déterminés que lui à gagner. Retirer aux militants et aux électeurs cet aspect, c’est aussi leur dénier toute légitimité dans un processus de désignation jusqu’ici respecté et justement inventé pour tenter d’échapper à la confiscation de la politique par les politiques.

Le retour des vieux chevaux contre Fillon ?

Rayer d’un trait de plume le résultat des primaires à droite aurait le résultat catastrophique d’alimenter la défiance vis-à-vis des appareils politiques et médiatiques. Si le résultat des primaires ne plait pas, alors les élites des Républicains se donneraient le droit de l’effacer. Cette défiance pourrait être encore plus grande si le candidat remplaçant se révèle être un cheval sur le retour, rescapé des campagnes chiraquiennes ou sarkozystes.

Affaiblir la position de la droite et du centre au profit de son adversaire d’aujourd’hui, Emmanuel Macron, n’aura pas simplement une incidence sur l’élection présidentielle en cours, mais aussi sur les législatives suivantes : si d’aventure le candidat Macron devenait ce président sans appareil politique expérimenté, face à une droite en déroute, cela pourrait ouvrir un boulevard au parti socialiste pour se refaire. Non seulement les minces possibilités de réforme s’évanouiraient, mais l’héritage catastrophique de François Hollande se perpétuerait à l’échelon local (ou même, de manière diffuse, au sein du gouvernement Macron).

Remplacer Fillon ?

L’homme François Fillon n’est finalement que de peu d’importance : ce qui a été déterminant dans sa désignation, c’est son diagnostic sur l’état de la France et la nécessité de réformer, de « débureaucratiser » le pays. Bien sûr, François Fillon n’est pas le chevalier blanc ou le « thatchérien » que certains de ses partisans ou de ses adversaires ont voulu croire. Il a même battu en retraite assez rapidement sur l’assurance-maladie.

Seulement, ce sont ces idées de réformes, qui sont pour nous des questions de principe, qui tout comme celles de Macron visant à combattre l’économie de rente, doivent être défendues. Si Fillon doit se désister, cela doit venir de lui, et ne doit avoir pour origine la pusillanimité de son propre camp prêt à toutes les concessions pour arriver au pouvoir. Celui-ci ne doit pas faiblir, et, sous la pression médiatique comme des clientélismes, ne doit pas reculer car les effets cumulés du chômage, de la dette publique et de la pression fiscale confiscatoire et injuste mettent aujourd’hui en danger de mort le modèle social et politique français.

La situation historique de la France est trop grave pour remettre à plus tard la réforme nécessaire et se contenter de reprendre les vieilles recettes du conservatisme.

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  • Le seul souci c’est qu’il y a eu tromperie sur la marchandise lors de la primaire de la droite sur le cas Fillon. Imagine-t-on le même vainqueur si sa situation actuelle avait été connue ?! Et qu’elle légitimité pour appliquer ses réformes radicales pourrait bien avoir le Fillon actuel s’il était élu à la présidence, hypothèse bien improbable. Dans la Veme république , on ne peut dissocier les idées de l’homme qui les incarne, ce qui décrédibilise définitivement M. Fillon, qui a fait à minima la démonstration qu’il préfère sa femme et ses enfants à ses voisins et ses concitoyens. Une seule issue effectivement, qu’il se retire volontairement et se consacre à sa défense et rembourse l’argent indûment perçu s’il y en a… Et bonne chance à son parti pour tenter le replâtrage en catastrophe, là encore, on ne peut pas dire que M. FILLON ait servi son parti, connaissant les risques qu’il lui faisait courir.

  • qu’importe le flacon pourvu qu’il y est l’ivresse , ai je souvent entendu dire ; il en est de même en politique : qu’importe l’individu pourvu que les réformes se fassent ;

    • Et donc un type qui a fait émarger toute sa famille aux frais du contribuable ferait des réformes salutaires ?

      On y croit très fort.

      • Vous avez un remplaçant à proposer ? Un qui n’a pas abuser du système évidemment !
        Ce qui compte, c’est le programme du bonhomme et pas le bonhomme….La punition sera avant tout pour les français, les politiques s’en sortirons….Eux….

      • Bah, par exemple au Chili, un criminel, qui en plus a fini pas vraiment pauvre, a bien permis des réformes salutaires.

        • Comparer Fillon à Pinochet… ?
          Intéressant.

          • Tsss, je vous lis depuis des années fort nombreuses José, et je n’ai pas écrit cette remarque sans raison. Et surtout cela consistait à contredire l’impossibilité, selon vous, de voir une personne ayant mal agi, souhaiter mettre un terme à ces agissements pour tous. J’aurais même naïvement tendance à croire que cela peut aider.

            • Foin de votre homme de paille : qui sont les Chicago Boys de Fillon ? Sa femme et ses enfants ?

              • Les Chicago Boys en France? Ils sont assez nombreux comme ils l’étaient là bas avant qu’ils ne furent appelés. Je suis peut être naïf, mais j’aime à penser que ce qui lui arrive l’aidera à briser un bon nombre de tabous, flagellation, vengeance..toussa. Alors qu’au contraire, le remplaçant de droite comme de gauche fera profil bas car il est aussi mouillé que lui, ils en ont tous croqué.

                • « Les Chicago Boys en France? Ils sont assez nombreux… »

                  Dans l’équipe de Fillon : qui sont-ils ?

                  « Alors qu’au contraire, le remplaçant de droite comme de gauche fera profil bas… »

                  Parce que Fillon – si par miracle, il devient président de la République – ne fera pas profil bas avec la demi-douzaine de casseroles qui lui collent au cul maintenant ? On y croit très fort.

                  • S’il passe par miracle? Oh ce ne serait pas un miracle, mais simplement un bon boulot d’avocat ou mauvais boulot de la justice comme nous en voyons régulièrement dans ce genre d’affaire. Il passerait par défaut car les autres ne sont guère mieux, et il ne s’agit pas d’y croire fort, mais d’être raisonnablement convaincu que les autres feraient tout pour étouffer ce genre d’affaire, ce dont il n’aurait plus besoin, lui.
                    Sinon, des chicago boys ne figurent dans aucune équipe, ils apparaîtront, ou pas, en fonction de la situation du pays. Ce qui importe à mon sens c’est d’avoir une personne capable de les appeler et non d’enfoncer le pays dans plus de socialisme parce que l’on n’en n’a pas fait assez.

                  • Pour préciser mon propos, je dirais que peu importe celui qui sera élu si l’on cherche un homme qui a un programme libéral cohérent à appliquer de suite. Ce qui compte dans la situation actuelle c’est d’avoir une personne qui, si les choses se passent mal (du genre les taux qui remontent vite, de sérieux problèmes géopolitiques ou une crise 2008 bis) agira comme en 58 avec des chicago boys gaulois à la Pinay-Rueff et ne se lancera pas dans une fuite en avant de type péroniste. Ai-je tort de ne voir personne d’autre que lui dans les candidats actuels pour répondre à ce critère?

  • « La campagne de presse contre François Fillon est telle… »

    La « campagne de presse » est celle de n’importe quel pays civilisé.
    Dans n’importe quel pays scandinave, après deux jours sans avoir donné d’explications satisfaisantes, Fillon aurait sauté.

    • Ds les pays scandinaves, de tels comportements sont illégaux, pas en france!!!!!
      À qui la faute? Aux élus Ou à ceux qui votent et font semblant de ne pas voir ????
      J’imagine que vous voterez pour la première fois……

      • « …pas en France… »

        Bien sûr que si.

        1° Détournement de fonds publics en ce qui concerne l’emploi de Penelope Fillon comme assistante parlementaire de son époux. S’il est avéré que la rémunération n’a pas correspondu à un travail réel à la hauteur de celle-ci et que Fillon a abusé de sa position pour favoriser sa femme, l’article 432-15 du Code pénal dispose qu’il encourt dix ans d’emprisonnement et une amende pouvant aller jusqu’à €1 000 000 – voire plus selon le montant total des sommes frauduleusement versées.

        2° Abus de bien social : cela concerne les activités de Penelope Fillon à La Revue des deux mondes. Marc Ladreit de Lacharrière devra prouver que les rémunérations versées correspondent bien à un travail réel. Visé par le code du commerce, l’abus de bien social est passible de cinq années d’emprisonnement et d’une amende de 375 000 euros.

        3° Recel : cela concerne Penelope Fillon qui aurait bénéficié en connaissance de cause du produit d’un crime ou d’un délit.

        Et là, on ne parle pas encore des cinq ou six autres affaires qui pendent maintenant aux basques de Fillon.

    • Vous ne ferez croire a personne que cette « affaire » a été découverte par hasard trois mois avant les élections.

      • Qui allait s’intéresser à un Fillon sénateur ? Quoi de plus normal que la presse s’intéresse d’un peu plus près à quelqu’un à partir du moment où celui-ci devient un candidat désigné d’un parti pour l’élection présidentielle.

  • Reforme, tout le monde en veut,elle semble être la solution de tout nos problèmes… sauf qu’une reforme est un abandon de toute une histoire, une rupture avec le passé.. cela ne se passe jamais bien car tout n’est jamais blanc ou noir détacher le présent du passé en s’imaginant que l’avenir sera plus rose est une erreur fondamentale ,oublier le passé est l’assurance de reproduire ses erreurs

  • Merci. Vous avez écrit exactement ce que je pense. Le programme de M. Fillon est le seul qui vaille.

    • mariah : Le programme de M. Fillon est le seul qui vaille.

      Porté par lui même oui par d’autre aucune chance.

      Vous voyez les fillonnistes soutenir Vauquiez un Montebourg de droite?

  • C’est bien beau tout cela, mais qu’est ce qu’on doit faire ? Au moins l’auteur ne risque pas de se tromper. Dans tous les cas il pourra dire : je vous l’avais bien dit !
    le succès de Fillon à la primaire c’est la synthese de l’homme+le programme. Le programme de Fillon défendu par Coppe…
    Si Fillon persiste, on est assurés d’aller dans le mur. Pour ma part je voterais pour lui du bout des dents, beaucoup des électeurs de la primaire iront ailleurs et d’une victoire « assurée » on passe au risque d’une élimination au premier tour.
    La droite peut éventuellement montrer qu’elle n’est pas la plus bête du monde si dans les trois jours et dans un simulacre d’union parfaite, elle peut annoncer le retrait de Fillon et le nom de son successeur. C’est sans doute trop lui demander !

  • Avant de faire la morale sur la dépense publique et les fonctionnaires, la droite doit faire le ménage sur ceux qui les emplois : les élus, en quantité hallucinante, cumulars, népotistes, clientélistes, conflits d’intérêts, qui se reproduisent comme des lapins dans le millefeuille territorial (Dont il faut supprimer les villes et les départements).

    Mais l’UMP est actuellement le réseau d’élu n°1, alors pas question d’y toucher : il n’y a qu’à voir avec quelle ardeur les élus LR défendent l’opacité de leurs comptes ou encore le cumul des mandats, pour comprendre la philosophie. Et si LR ose appliquer le dizième de ses postures de campagne (il ne s’agit que de postures), alors retour au sport préféré du partie : la bataille de boule puante, alors que tous trainent des casseroles.

    Pour illustrer mes propos, Fillon a déjà été au pouvoir : en terme de dépenses et de réforme, il n’a même pas fait mieux que les socialo, alors qu’à chaque semaine sortait une nouvelle affaire.

  • Fillon est le seul à défendre la liberté. S’il est empêché de se présenter qui peut le remplacer? Balladur?

  • Bien, Bien.

    Et alors?

  • FILLON doit retirer sa candidature et demander que soit désigné son bras droit Bruno RETAILLEAU ( né en 1960 et pas énarque) pour le remplacer. Il a travaillé dans le privé au Puy du Faou avec comme patron DE VILLIERS. Il est président de la Région des Pays de Loire et de Les Républicains au Sénat. Marié 3 enfants et Chrétien. Un bon profil pour devenir Président de la République. Un vote par Internet des adhérents Les Républicains pourrait homologuer ce choix.

  • Encore un exemple que la droite classique ne sert à rien, à part aider la gauche.
    Incapable de rester à droite, incapable d’être intègre, incapable d’être courageuse dans l’adversité.
    Incapable de dénoncer la gauche, le socialisme, le racket de la taxation, l’importation de votes …
    Incapable de défendre l’individu, la souveraineté.
    C’est possible de défendre votre candidat et de ne pas abandonner à la première attaque médiatique venue ?

    • modrmsib: Tant que la droite de gouvernement sera lié au parti LR votre scénario est caduque.

      Macron à réussi à faire en sorte que la gauche ne soit plus assimilé au socialisme, au collectivisme et au communisme donc au PS, au PCF et au FDG

      Macron s’en fout de la couleur de la majorité à l’Assemblée et au Sénat : si les élus qui en font partie ont la même perceptions des principaux enjeux il aura fait le job.

      Si il y a plus de candidats de droites élus aux législative c’est que au final plus de candidats de droite se retrouve dans le discours de Macron que de gauche.

      Et vice versa : Macron invite juste les élus au même comportement que les entrepreneurs : la prise de risque , ni plus ni moins.

  • Seulement, ce sont ces idées de réformes, qui sont pour nous des questions de principe, qui tout comme celles de Macron visant à combattre l’économie de rente, doivent être défendues.

    Donc les élus et électeurs de droite qui s’identifient plus à l’idée de réforme qu’au parti LR devraient appeler à voter Macron pour mai avec des accords pour les législatives qui suivent.

    Permettant non pas d’avoir un parlement de gauche ou de droite mais un parlement de réformistes.

    À par si la droite française est plus sensible au discours sociétal et identitaire qu’à l’idée de réforme.

    Affaire à suivre !

  • Tout ce tapage médiatique est savamment orchestré pour faire diversion….

    Les français ne parlent plus du bilan désastreux de François HOLLANDE ni du prévisionnel hypothétique d’Emmanuel MACRON qui réfléchit actuellement à la façon dont il va annoncer un programme qu’il nous dévoilera seulement à partir de son élection éventuelle…

    Donc, du grand art quoiqu’en disent certains…

    • « Tout ce tapage médiatique est savamment orchestré pour faire diversion… »

      Ah bon ? Ce serait faire diversion dans une campagne présidentielle que de s’intéresser au cas d’un candidat à cette élection qui pourrait avoir commis des actes illégaux ?

      • José LOPEZ-MARTINEZ,

        Les actes illégaux, s’ils ont été commis doivent cesser immédiatement et doivent être l’objet d’actions en justice dès que l’on en a connaissance et, nos juridictions sont là pour sanctionner les faits avérés de ceux et celles qui les ont commis.

        Si l’on fait l’état des lieux:

        – On constate que le salariat de Madame FILLON par son époux a cessé depuis plusieurs années à l’initiative de Monsieur FILLON.
        – On constate que le salariat des épouses et des époux des députés en place continent, encore actuellement, pour 27 d’entre eux.
        – On constate que cette situation, qui était connue, est dénoncée – par hasard – par un journal satirique connu pour son engagement politique et, que la justice s’est saisie de cette « affaire » dans la semaine qui a suivi la parution d’un article destiné à clouer Monsieur FILLON au pilori.
        – On constate qu’aucune information judiciaire n’a été ouverte sur le cas des 27 autres députés employant conjoints et descendants directs.

        • « …doivent être l’objet d’actions en justice dès que l’on en a connaissance… »

          Et c’est bien ce qui s’est passé : une enquête préliminaire concernant les époux Fillon a été ouverte pour détournement de fonds publics, pour abus de bien sociaux et pour recel.

          Je crois qu’on ne peut que se féliciter que la justice s’occupe de cette affaire maintenant. Si les accusations à l’encontre du couple Fillon sont avérées, on aura au moins évité qu’un délinquant occupe la plus haute fonction de la République.

          • José LOPEZ-MARTINEZ,

            Vous vous complaisez dans une posture d’accusateur mais, c’est votre droit de citoyen libre.

            Néanmoins, dans ce qui devrait être un « Etat de droit », l’accusation au plan judiciaire n’est menée ni par un simple citoyen ni par un journaliste.

            Il appartient à tout le système administratif et financier du Parlement – ordonnateur et payeur – de contrôler l’utilisation des fonds publics. Il appartient au Président de l’Assemblée Nationale de dénoncer les faits répréhensibles dont il a connaissance ou qui pourraient lui être rapportés. Savez vous que toutes les dépenses de l’Assemblée Nationale sont contrôlées méticuleusement par la Chambre Régionale des Comptes et qu’aucune anomalie n’a été signalée pour des « faits » remontant à plusieurs années en arrière et qui sont révélés 3 mois avant une élection présidentielle.

            A votre avis, ce retard de réaction – de plusieurs années – des instances judiciaires serait il dû à une surcharge de travail faisant que la proximité de l’élection présidentielle prochaine serait une simple coïncidence ?…

            Trouvez vous également normal qu’aucune information judiciaire n’ai été ouverte pour 27 autres députés employant conjoints et descendants directs ?….

            Dans l’affirmative, pourriez vous nous expliquer si le fait que ces 27 députés soient en majorité de gauche serait un moyen exonératoire suffisant et pertinent ?….

            • « Vous vous complaisez dans une posture d’accusateur… »

              D’où tenez-vous cela ?

              Je rappelle seulement les faits : la presse a fait état de diverses informations qui, si elles sont avérées, signifieraient que le couple Fillon auraient commis des actes illégaux – à plusieurs reprises ; la justice a ouvert une enquête préliminaire concernant ces derniers pour détournement de fonds publics, pour abus de bien sociaux et pour recel.

              À ce stade, je ne vois pas trop où se situerait le problème d’État de droit.

              • Vous interprétez des faits tels que rapportés par une presse engagée.
                Vous trouvez normal que des magistrats habilités à rendre la justice dans ce pays, déclenchent un tir de barrage 3 mois avant une élection à l’encontre d’un candidat en pôle position; ceci, pour des faits remontant à plusieurs années en arrière.
                Vous trouvez normal que les 27 autres députés, qui perdurent dans leurs agissements, continuent à prélever environ 25.000€ par mois pour eux mêmes et leurs conjoints.
                A vous lire, « vous de voyez pas trop ou se situerait le problème d’Etat de doit ».
                Moi, je suis persuadé que le problème, vous faites semblant de ne pas le voir.

                • Non, je n’interprète pas les faits rapportés par la presse. Je dis que si les informations rapportées par la presse sont avérées, le couple Fillon auraient commis à plusieurs reprises des actes illégaux.

                  Par ailleurs, il semble parfaitement normal que la justice s’intéresse à des personnes qui sont accusées d’avoir commis des actes illégaux. Et que la justice intervienne dès qu’elle a connaissance des faits délictueux reprochés est le moment parfait.

                  Donc, non, on ne voit pas où se situerait le problème d’État de droit : la presse informe de faits susceptibles de poursuites en justice concernant un candidat à une élection présidentielle ; la justice lance une enquête préliminaire pour vérifier le bien-fondé de ces accusations.

                  • Oui, en somme, la « justice » pour les uns et, très probablement, l’absence du justice pour les autres.
                    Mais j’arrête, je ne suis pas à votre niveau.

                    • D’où prenez-vous cette idée que, parce que l’on n’appréhende pas tous les voleurs, il faudrait laisser en liberté le voleur qu’on a pris sur la main dans le sac ?

                  • N’importe quoi : la presse n’a aucun « droit » d’accuser qui que ce soit, et en plus le parquet n’est pas la justice.

                    • La presse fait état d’informations sur des comportements qui seraient susceptibles d’être poursuivis en justice. Et quand cela concerne des hommes politiques ou de pouvoir, c’est là sa plus noble tâche…

                      zola

                      Sinon, vous finassez : bien sûr que le parquet ne rend pas la justice, mais il participe au processus judiciaire en attrayant devant un tribunal les personnes qu’elle considère avoir commis des délits ou des crimes.

  • Ne croyez-vous pas que F. Fillon soit simplement un bouc-émissaire (bien entendu, désigné par la gauche parce que, probablement, la gauche étant au pouvoir, elle a le plus facilement accès à ces informations) ? Combien de nos hommes politiques, qui ont droit à une indemnité de parlementaire, une indemnité pour frais, et une indemnité pour du personnel assistant (sans parler des retraites, avantages sociaux et je ne sais quoi encore), n’ont pas considéré, de bonne foi, que tout cela leur revenait de droit, qu’ils soient de droite ou de gauche ? A force d’élire des gens dont la politique est le métier, comment voulez-vous qu’ils ne tombent pas dans le travers que ce à quoi ils ont droit leur est du. Ils ne réalisent même plus que toutes leurs actions sont sujettes à comptes à rendre au peuple. Après tout, les privilèges dont ils bénéficient ont été votés par eux gauche et droite ensemble.

    • Bien sûr que Fillon est un bouc émissaire et que cette affaire a soigneusement été déclenchée par la gauche, très certainement avec l’aval de Hollande. Bien sûr également que son cas n’est pas isolé et qu’il n’est pas plus coupable que beaucoup d’autres.
      Mais le problème n’est pas là.
      Sur le plan juridique, il ne craint sans doute pas grand chose, mais moralement, il est cuit. Il s’est présenté aux Français comme Monsieur Propre, scrupuleux, intègre et beaucoup de gens sont désarçonnés. De plus les médias plus ou moins inféodés, tels l’Obs, la télé « de service public », pilonnent à longueur de journée et cela a un effet dévastateur terrible.
      Sans porter de jugement sur l’homme, son cas est objectivement indéfendable.
      C’est sinistre, injuste, mauvais pour l’intérêt général, tout ce que vous voudez, mais c’est ainsi !

  • En parlant de l’impossibilité d’imaginer de Gaulle mis en examen, il s’est disqualifié lui-même: peut-on imaginer le général salarier son épouse? Il doit donc se retirer et laisser la place à quelqu’un qui applique son programme: les électeurs ont voté pour un programme, pas pour une personne.

  • Le candidat vient avec son projet et si Fillon doit jeter l’éponge, il est évident, hélas, que son remplaçant portera ses propres propositions.

  • Alea jacta est
    C’est trop tard, le mal est fait, le corps électoral a déjà jugé et condamné. Il se fiche d’ailleurs de ce que fera la justice, ce n’est pas le problème et ce n’est pas non plus son problème.

    De toutes façons, de même que le PS de Mitterrand a vécu, le RPR. UMP. LR de Chirac va se désintégrer lui aussi. Ils sont usés, les temps ont changé, les générations et les priorités aussi.

    Le second tour opposera donc le néo-PS Macron-Hollande et la nouvelle droite Marine Le Pen, les électeurs LR voteront selon leur sensibilité profonde, de la même manière que les électeurs des autres recalés du premier tour.

    Ce sont par conséquent ces électeurs déçus qui diront qui de Macron ou de Marine sera chef de l’Etat.

    C’est aussi simple que cela.

  • Pas mal de réactions!

    Depuis 1789 la droite n’a quasiment jamais été libérale, exception française car dans les pays anglo-saxons si gauches sont moins marxistes c’est parce que les droites sont plutôt libérales. En France le jacobinisme et le bonapartisme ont laissé la gauche proférer les pires inepties collectivistes et constructivistes.

    Notre pays me rend fou. Avec un élan populaire lui assurant une marche triomphale vers l’Élysée 3 mois plus tard un scandale surgit et des soutiens de Macron, l’enfant chéri du capitalisme de connivence à la française, me fond la morale et rêvent de cette marionnette à la tête du pays. Le printemps français va être très très rude.

  • Étant entièrement d’accord avec cet article, je vais tenter de répondre à ses quelques détracteurs. Merci aux autres pour leurs commentaires de bon sens.
    Commençons par « José Lopez-Martinez » et essayons d’imaginer ce qui ce serait passé dans un pays « civilisé », terme auquel je préfère celui de « démocratique ».
    Dans un pays démocratique, une telle tempête médiatique ne serait pas survenue, comme par hasard, au moment opportun, pour discréditer le seul candidat à une élection majeure représentant une menace sérieuse pour le pouvoir en place.
    Dans un pays démocratique, la quasi totalité des médias (radio, télévision, presse écrite) qui occupent le devant de la scène, pas plus que la justice, ne serait entre les mains du pouvoir en place. Tout le monde aura remarqué l’invraisemblable rapidité avec laquelle la justice s’est précipité sur cette affaire, alors que le citoyen moyen doit affronter des années d’interminables procédures pour pour se voir, peut-être, rendre un semblant de justice, années desquels il sort épuisé et vieilli, alors que d’innombrables criminels parfaitement identifiés sont laissés en liberté, à cause de l’engorgement des tribunaux et des prisons, ou même par pure idéologie.
    Dans un pays démocratique où la quasi totalité des médias ne serait pas entre les mains du pouvoir en place, ces médias auraient immédiatement rappelé au public tous les cas similaires, parfaitement connus mais « oubliés », où des individus disposent à leur guise de l’argent (fruit du travail) des autres qu’ils ont toute latitude de distribuer à leurs parents et amis.
    Dans un pays démocratique, ces mêmes médias aurait immédiatement diligenté nombre d’enquêtes approfondies sur :
    – tous les parlementaires qui emploient un ou plusieurs attachés (peu importe que ces attachés fassent, légalement ou non, partie de la famille)
    – les nominations et les emplois offerts dans tous les « machins » de l’état (exemple : nomination d’un partisan du pouvoir, Jean-Louis Nadal, à tête de de la « Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique » par le président de la république, « machin » assorti d’un budget annuel de 4 Millions d’Euros, mais aussi, CSA, HALDE, Parquet National Financier…), dans toutes les entreprises « publiques », chaînes de télévisions, universités…).
    – les subventions distribuées par les communes, les conseils départementaux et régionaux, le gouvernement…, à toutes les « associations » proches du pouvoir et l’utilisation qui en est faite (réalité des emplois qui y sont offerts, soutien à l’idéologie dominante qu’elles apportent, mise en cause des opposants…) …
    La liste est tellement longue qu’il y en aurait pour des années d’enquêtes.
    Dans un pays démocratique (on peut rêver), ces mêmes médias se seraient immédiatement penchées sur le « financement » des syndicats, les « aides » à la presse, les emplois fictifs dans la fonction publique, les chômeurs qui ne cherchent pas de travail… etc.
    Une telle ouverture de la boîte de pandore aurait eu vite fait de démontrer qu’une bonne part de l’énergie et du travail de chacun d’entre nous est dirigé vers la récupération d’une partie du butin de ce qui nous a été volé à nous-même, ou volé aux autres, avec la conclusion qui s’impose : si on veut réduire ce que je nommerai par commodité « la corruption », il faut réduire le périmètre de la sphère publique.
    Concernant le cas Fillon, il est douteux que les votants à la primaire de la droite et du centre auraient voté différemment s’ils avaient eu connaissance des accusations portées contre lui car, généralement, les gens de droite ont suffisamment de bon sens pour savoir que personne n’est parfait et que si on attend le candidat « idéal », on risque fort, soit de l’attendre jusqu’à la fin des temps, soit, plus probable, d’obtenir un monstre inhumain. Je connais même des gens qui n’avaient pas l’intention de voter Fillon à la présidentielle, qui sont tellement écœurés par cet acharnement médiatique contre un seul homme, qu’ils ont changé d’avis.
    Une conclusion s’impose : notre pays n’est pas démocratique. On peut être certain que n’importe quel autre candidat de droite subira le même déchaînement des médias du pouvoir dès son élection ou sa nomination, comme ce fut le cas pour Fillon dès le soir du 1er tour de la primaire. J’espère que ceux qui seraient tentés de le remplacer s’en souviendront.

    • Dans un pays démocratique, il n’y a pas à la primaire de la droite un repris de justice et un ancien président avec de multiples mise-en-examen.
      L’électorat de droite a voté pour Fillon car plus ‘propre’.

      Ps Dans un pays démocratique in n’y a pas de président monarque.

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