Comment le RSI veut supprimer les petites mutuelles

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Comment le RSI veut supprimer les petites mutuelles

Publié le 25 janvier 2017
- A +

Par Éric Verhaeghe.

Comment le RSI veut supprimer les petites mutuelles
By: sammynetbookCC BY 2.0

Le RSI ne se contente pas de maltraiter ses « bénéficiaires ». Il entend aussi participer à la grande oeuvre de diminution du nombre de petites mutuelles en France en retirant à celles-ci leur agrément pour gérer les dossiers maladie (organismes dits conventionnés).

La convention d’objectifs et de gestion 2016-2019 signée avec la direction de la Sécurité sociale ne s’en cache pas.

Pour mémoire, voici les organismes conventionnés habilités aujourd’hui à gérer les prestations maladie du régime. Comme l’indique l’IGAS, le fonctionnement de ces organismes ne pose pas problème :

Sur ce sujet, la Convention 2016-2019 mentionne ceci :

On le voit : le RSI a signé avec l’État un accord prévoyant un changement de réglementation qui limitera le nombre d’organismes conventionnés. Comme toujours, la technique utilisée consiste à réglementer la taille des organismes conventionnés pour éliminer les « petits ».

Officiellement, en 2019, il ne devrait demeurer que trois organismes conventionnés, ce qui suppose le retrait de conventionnement à un certain nombre de petites mutuelles. Celles-ci devront donc accepter des transferts de personnels, des réductions de taille, voire des licenciements…

Cette mesure est purement idéologique. Personne ne se plaint de la qualité de service des organismes concernés. Comme toujours… quand quelque chose marche malgré sa petite taille,  il vaut mieux le casser en créant des gros machins. Comme si la priorité du RSI était de ruiner les petites mutuelles.

L’idéologie du « jardin à la française » devrait donc coûter très cher aux indépendants.

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  • CUI PRODEST
    Le peuple, encore et toujours le peuple, une vie de dévotion, un vrai sacerdoce, des lustres durant nuit et jour sans trêve ni repos, consacré au peuple,
    Ça mérite quelques douceurs

    les petites mutuelles tenues à une gestion rigoureuse – concurrence oblige –
    ne peuvent nourrir ni « méritants », ni fils d’archevêque, ni pantouflards .

    Les trois consortium étatiques connaitront leur Devoir

    ÇA NE COUTE RIEN C’EST L’ÉTAT QUI PAYE dixit le Président François Hollande à la Télé !!!!!!!

    SERVONS NOUS ET SERVONS LA CAUSE : SAINTE GAMELLE PREND PITIÉ

    In cauda venenum: Pièces Jaunes et Porsche Cayenne !!!!

  • Les commentaires sont fermés.

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