Heetch subit la lutte acharnée contre l’innovation

En poursuivant Heetch en justice pour "concurrence déloyale", l'Etat et les corporations de taxis et VTC poursuivent leur lutte contre l'innovation.
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Heetch subit la lutte acharnée contre l’innovation

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 13 décembre 2016
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Dans la véritable révolution qui secoue le monde au travers d’internet, des téléphones mobiles et des applications sociales toujours plus innovantes, les autorités françaises ont courageusement pris le parti de la lutte acharnée, se faisant ainsi défenseur de la veuve non connectée et de l’orphelin soumis à la fracture numérique.

Reconnaissons que, jusqu’à présent, ces autorités s’en sont plutôt bien sorties puisqu’elles sont parvenues à durablement ralentir la pénétration des nouvelles technologies en France. On pourra se souvenir des efforts déployés et des rapports rigolos pour contrecarrer internet lorsque le Minitel tenait encore la plus grosse part du marché français. On pourra se souvenir des tentatives répétées de contrer l’une ou l’autre startup américaine déboulant sur le marché français, avec pour résultat de fusiller les startups françaises sur le même créneau (la fin programmée de Dailymotion, jadis concurrent de Youtube, en est un exemple frappant). On pourra se rappeler les pluies de taxes idiotes qui poussèrent les unes à fermer et les autres à fuir le pays.

On pourra enfin se rappeler que ces autorités seront parvenues à faire définitivement interdire UberPOP, application mobile qui permettait à un particulier de monnayer son déplacement jusqu’au point B à un tiers qui désirait s’y rendre à partir du point A, à l’instar d’un taxi mais sans maraude et avec négociation du prix à l’avance. Pour la justice française, cette activité, bien trop rémunératrice, s’apparentait trop, même sans maraude, à celle des taxis officiels et concurrençait trop sauvagement les VTC (sur exactement le même créneau, mais de façon professionnelle et non particulière).

Sentant le bon filon, BlaBlaCar avait à l’époque réglé le problème en limitant son activité, au-delà de la mise en relation des chauffeurs avec les voyageurs, au remboursement des frais du covoiturage ainsi réalisé : puisqu’il n’y a plus de profit dans la boucle (ou quasiment), qu’il devient théoriquement impossible à un chauffeur d’en vivre, alors BlaBlaCar avait droit de cité.

De son côté, Heetch pensait appliquer le même principe que BlaBlaCar, tout en conservant une petite marge de manœuvre financière. Heetch, c’est quelque chose comme BlaBlaCar, mais spécialisé dans le transport de fin de soirée et plutôt orienté petits trajets là où BlaBlaCar est définitivement installé sur les trajets moyenne et longue distance, pendant la journée. BlaBlaCar permet à un conducteur d’amortir les frais de sa voiture en partageant les places disponibles avec d’autres personnes intéressées par le même trajet d’une ville à une autre. Heetch permet à un conducteur d’amortir les frais de sa voiture en partageant les places disponibles avec d’autres personnes intéressées par un trajet retour chez eux, en banlieue, après une soirée entre amis.

Assez naturellement, Heetch s’adresse donc à une clientèle jeune et peu fortunée que le VTC – et le taxi à plus forte raison – n’intéresse pas (le VTC et le taxi ont des tarifs supérieurs, et les taxis sont notoirement difficiles à trouver, surtout en fin de soirée, surtout pour des étudiants, surtout pour des trajets vers des banlieues pas toujours riantes).

Mais voilà, là où BlaBlaCar aura toujours bénéficié d’un a priori très favorable de la part des autorités, Heetch s’est rapidement trouvé en butte à elles, décidées à mettre fin à son service de nuit (20h à 6h) : des profits semblaient s’accumuler du côté de Heetch et, plus grave encore, du côté des conducteurs dont certains auraient eu l’impudence de planifier leurs trajets en fonction de la demande des voyageurs, et non en fonction de leurs besoins propres.

Une clientèle se développe ? Un marché apparaît qui permet de mettre en relation des gens désireux d’effectuer un trajet motorisé avec des personnes capables de leur fournir ce service moyennant amortissement des frais ? C’en est trop. De la même façon qu’UberPOP aurait probablement permis à des centaines voire des milliers de personnes de trouver là une seconde source de revenus et, indirectement, de faire tomber une fois pour toute le monopole des taxis, ce qui a valu à la société une interdiction pure et simple, Heetch menaçant ce même monopole et fournissant un service dans des lieux et des horaires auparavant fort dépourvus, il fallait agir rapidement.

Ce qu’a donc fait la justice en ouvrant un procès contre la société.

CorporatismeSoyons clairs : le fait d’entrer en concurrence partielle avec des sociétés déjà installées est, en soi, une franche erreur en France. Entre le capitalisme de connivence, la force des habitudes et les monopoles de droit, tout concourt à ce qu’un concurrent soit rapidement broyé s’il se fait trop voir trop vite. Si on y ajoute le fait de réaliser des profits en dessous de seuils permettant clairement de se placer dans un cadre professionnel, c’est-à-dire qu’on se place volontairement dans le cadre d’un job d’appoint, alors d’erreur on passe à franche abomination que la Force (qui reste à la Loi) se chargera de mater.

C’est sans doute pourquoi le parquet a requis 300 000 euros d’amende et une interdiction pour les deux fondateurs de diriger toute entreprise pendant deux ans. On regrette au passage que ces deux compères ne se soient pas lancés dans la politique, cela aurait nettement « fluidifié » les relations avec les autorités.

Le jugement définitif sera rendu en mars et il sera probablement défavorable à l’entreprise qui pourra proprement fermer et dire au revoir aux 51 emplois concernés. C’est aussi ça, la dure lutte contre le burn out en France. Après tout, la société française doit faire un choix entre pourvoir des emplois et donner un petit sursis à des professions inéluctablement vouées à disparaître. Et ce choix a été fait depuis bien longtemps, qui est de toujours prendre à partie ceux qui créent de la richesse, cette dernière étant synonyme d’apparition d’inégalités entre ceux qui participent à cette création et ceux qui, occupés (ou pas) ailleurs, n’en profitent pas directement.

Pour l’écrasante majorité des Français, il semble ainsi indispensable que la loi définisse clairement ce qui relève précisément de l’économie collaborative dont se réclame Heetch. Non, la clientèle et ceux qui participent à ce marché ne sont pas aptes à déterminer par eux-mêmes si le service rendu vaut la peine ou pas. Toute concurrence, si elle n’est pas sanctionné du sceau de l’État, est considérée impropre, déloyale au plus haut point.

Peu importe que ce terme ne veuille absolument plus rien dire dans un pays où tout n’est que corporatisme, lobbyisme et petits arrangements entre copains et coquins. Peu importe que Heetch, comme BlaBlaCar, AirBnB, Uber, UberPop, ou n’importe quelle autre entreprise fournisse un service de façon innovante qui remet fondamentalement en question les vieilles habitudes. Peu importe que des gens soient prêts à payer pour ce service. Peu importe que des emplois soient ainsi créés s’ils menacent (oh, horreur) d’autres emplois mieux encadrés et mieux compris par le législateur. Peu importe tout cela.

En France, la lutte contre l’innovation continue, vaillamment.
—-
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  • Être un pionnier n’est pas un métier facile, tous ne réussissent pas et ceux là ne sont pas très doués , il faut toujours pactiser avec les forces en place avant de chambouler le business de tous.

    • il faut toujours pactiser avec les forces en place

      Autrement dit laisser de grands pots de vins bien juteux qui seront goulument bu par l’élite de choc au pouvoir :mrgreen:
      Bon en fRance, le pot de vin s’apparente à une jarre, et on pourra bientôt parler de foudre :mrgreen:

  • oui décidément ce pays est foutu … au XIXème siècle ce pouvoir aurait interdit le chemin de fer, les machines à vapeur et l’électricité (pour la défense des producteurs et des marchands de chandelles….)

    • Ce fut effectivement le cas dans certains pays, dont les élites craignaient les conséquences (qu’elles avaient bien comprises)…

    • J’ai passé une partie de mon enfance dans une ville du Nord, Cambrai, qui avait connu des heures plus glorieuses.
      Au début du XXème siècle elle était une des plus prospères de la région (textile, voies fluviales, …).
      Quand les pionniers du train ont proposé de faire passer la voie par Cambrai, les notables ont refusé unanimement : cela allait noircir leurs façades.
      Allait commencer une lente descente vers l’oubli et la pauvreté. Pour ces notables et pour leur descendance et pour la population.
      Ainsi va la gloire du monde.

  • il y a quand même quelque chose qui me derange dans ce type d argumentation. Où part l’argent des personnes qui utilisent ce type de service ? Comment faire pour conserver un système social correct quand ces plateformes sont imposables a des taux defiants toute concurrence sont appliqués par les pays hébergeant leur maison mère ?
    On continue a vouloir plus d’écoles,,de sécurité sociale et d’aides multiples et variées sans compter la sécurité et tout le reste mais on refuse les taxes et les impôts
    Ce type d entreprise contribue à appauvrir les pays dans lesquels ils travaillent au profit d’etat ne fontionnant que sur l optimisation fiscale des entreprises. je suis pas sur de vouloir ce type d avancée technologique si cela doit contribuer a detruire un systeme qui marhe mal mais qui est pas si mal que ça .

    • On continue a vouloir plus d’écoles,,de sécurité sociale et d’aides multiples et variées sans compter la sécurité et tout le reste mais on refuse les taxes et les impôts

      La part de l’état est à plus de 60% dans le PIB si vous provisionnez les retraites de fonctionnaires. Expliquez comment vous faites pour faire passer cette faillite imminente ❓ En augmentant les impôts ❓

      Il faudra vous rendre à la réalité : payer votre école vous même, votre assurance sociale vous même parce que c’est ce qui se passe dans un pays en faillite. Toujours et sans exception.

      À la fin du 2ème trimestre 2016, la dette publique s’établit à 2 171 milliards d’euros (Md€), en hausse de 32 Md€ par rapport au trimestre précédent.

      ces 32 Md€ supplémentaires :

      32000000000 / 65000000 soit 492 Euros par français
      32000000000 / 21000000 soit 1523 Euros par travailleur. Une paille juste pour 1 trimestre ! Et plus de 500 Euros par mois un excellent cadeau au travailleur, en impôts futurs supplémentaires. Esclave, souquez plus vite ❗

      Exprimée en pourcentage du produit intérieur brut (P.I.B.), elle augmente de 0,9 point par rapport au 1er trimestre 2016, à 98,4 % ».

      Cool : un petit parfum, coup de grâce, non pas de Grace, ou de Grèce :mrgreen:

      Non seulement tout nouvel endettement nous coûtera plus cher, mais la part de nos dettes actuelles à taux indexé générera un surcroît d’intérêts à payer.

      Ouille ouille ouille. Les 500 Euros cités plus haut, on oublie. On multiplie par 2 ou par 3 ❓
      J’aimerai bien votre avis sagace comme une sagaie pas gaie…

    • @contrepointpoint
      « Où part l’argent des personnes qui utilisent ce type de service ? »
      Déjà, il part dans la poche de ceux qui le proposent ce service. Rien n’est gratuit, travailler gratuitement, c’est de l’esclavage, et c’est interdit : « Tout travail mérite salaire ! » Comme on dit. Et puis ,vu le prix de la taxe sur le carburant il est normal que le service soit facturé.
      De plus, si notre système fiscal était si formidable, les « sièges sociaux » de ces plateformes seraient sur notre territoire et pas dans d’autres pays. Hors notre système fiscal est un enfer et une impasse avec un gros « sens interdit » pour les entreprises qui voudraient bien s’installer.

      Des entrepises comme « Renault », Peugeot » ,de la fin du XIXème ne pourraient pas exister de nos jours, elles seraient tuées dans l’oeuf. Du coup, les fameux « Taxis de la Marne » et les chars de la 1ére Guerre Mondiale, on oublie. Idem pour « Latécoère » qui donnera plus tard « AIrbus », ou pour « Bic » rasoirs stylos briquets. Tout ça c’est « NIet ! » maintenant.

    • Comment faire pour conserver un système social correct quand ces plateformes sont imposables a des taux defiants

      Le pays d’à coté fait mieux avec moitié moins d’agent public et d’impôts.
      Quand l’état aura diminué de 50% en France je viendrais défendre avec vous ce qui reste.

      En attendant, vous défendez simplement le pillage.

    • Où part l’argent des personnes qui utilisent ce type de service ?

      Heetch prend 15% de commission; Les 85% restants partent dans la poche du conducteur.

      Comment faire pour conserver un système social correct quand ces plateformes sont imposables a des taux defiants toute concurrence sont appliqués par les pays hébergeant leur maison mère ?

      Avec leurs 85% les conducteurs font ce qu’ils veulent et c’est bon pour l’économie.

      Heetch est une société française. Elle paie des taxes en tout genre, des charges sociales, etc.

    • @ contrepointpoint
      vous avez bien raison: le système français ne peut pas marcher avec la mondialisation, les nouvelles technologies, les carrières multiples,…..

      Est-ce une raison suffisante pour se priver de tout cela ?

      Bien évidement non, c’est à la france et la sécu en particulier d’évoluer et arrêtons de dire à tout bout de champ comme pour mieux sans convaincre, qu’il s’agit d’un système qui marche

  • Heetch: la loi doit s’appliquer. L’urssaf pourrait également considérer les chauffeurs étant des salariés de Heetch comme c’est le cas pour Uber.

    • ça, on peut être sûr que les c* qui considère les clients qui ramènent leur verre au bar comme des employés du bar, sont prêt à considéré que les chauffeurs sont les employés de Heetch, après quoi ils s’attaqueront au bon coin qui a, avec ses utilisateurs, exactement les même relations que Heetcch ou Uber avec leur chauffeur (encaisser la totalité du prix, garder un %, verser le reste ). Et ça finira quand, appliquant toujours ce genre de raisonnement, je déclarerai être un salarié de l’URSSAF …

    • Oui, le risque existe. Mais en l’occurrence l’URSSaf à tort. Ils sont tellement à court d’argent pour financer leur Modelesocialquelemondenousenvie qu’ils tapent sur tout ce qui bouge. Jusqu’à considérer les franchisés comme des salariés.
      Heetch : la loi s’applique déjà, pas besoin de les poursuivre, c’est idiot !

      • Décision similaire au cas Uber: que le politique prenne ses couilles et modifie la loi ce n’est pas le rôle de l’autorité judiciaire : comment légitimer un différentiel dans le traitement des cas Uber et Heetch à part clairement favoriser un système de passe droit , en gros non pour Uber mais oui pour Heetch, d’ailleurs leur clip est clairement un appel au pouvoir politique à changer la législation , quand au deux prévenus dsl mais quelque soit les opinions qu’on a sur Heetch le combat était perdu d’avance. Le droit fait appliquer la loi que ses fondements vous plaise ou non , ce n’est pas à lui a la modifier quelques que soit l’argumentaire sur le poids de la nouvelle economie, du numérique, des start up etc…. Le droit n’a pas à faire de politique.

        • Le juge interprète les lois et c’est bien pour cela que des décisions contradictoires sont bien souvent rendues contrairement à d’autres systèmes judiciaires.

          Juste un exemple : pour déterminer si quelqu’un est un salarié ou travailleur indépendant il faut entre autres regarder si celui qui travaille est placé sous l’autorité hiérarchique du donneur d’ordres; jusqu’à il y a peu une personne qui décidait elle-même de ses horaires de travail n’était pas considéré comme étant un salarié du donneur d’ordres. Puisque la loi n’a pas changé c’est bien l’interprétation qui a évolué, et l’interprétation c’est bien le juge.

          Un commentateur a aussi relevé ci-dessus une évolution de la doctrine qui fait que les franchisés d’un réseau sont assimilés à des établissements secondaires du franchiseur et donne à ce dernier des responsabilités qu’il n’a aucune façon légale d’assumer sauf à intervenir dans la gestion des points de vente, ce qui n’est pas le but initial du système : la loi n’a pas changé et c’est donc le fait de l’interprétation des juges qui par la suite est reprise dans les lois. Logiquement les salariés des franchisés, même s’ils ne sont unitairement que 1 ou 2 vont pouvoir réclamer des droits des structures plus importantes et pourquoi pas demander des délégués du personnel, un CE etc… Bientôt le salarié unique du boulanger Bannette aura des heures de délégation syndicale…

          •  » entre autre  » la est toute l’amguité, le choix des horaires e constitue donc pas l’unique critère du travailleur indépendant, quels sont les autres facteurs d’appréciation?

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