Des millions de personnes pour produire un seul crayon !

Comment fonctionne le marché ? Une explication simple d’un sujet complexe grâce à un exemple classique, celui de la fabrication d’un crayon… Une vidéo de l’École de la liberté.

Par Ferghane Azihari.
Un cours de l’École de la liberté

En 1958 le Fondateur de la Fondation for Economic Education Leonard Read écrivait Moi, le crayon (I, Pencil en anglais) pour tenter d’expliquer de manière ludique le fonctionnement du marché.

Emmanuel Martin revient sur sa démarche qui consiste à prendre un crayon pour point de départ afin d’étudier son « arbre généalogique ».

Un crayon est tout d’abord composé de bois de cèdre. Le cèdre est donc un des ancêtres du crayon. Mais cela ne suffit pas. Pour couper ce bois de cèdre, il faut mobiliser le travail d’un bûcheron. Ce bûcheron utilise une tronçonneuse, des équipements, des gants, des lunettes.

Le crayon mobilise donc aussi le travail de celui qui va produire les matériaux nécessaires à la production d’une tronçonneuse, des gants et des lunettes. Mais ces matériaux doivent être acheminés par des camions ! Le crayon mobilise donc aussi le travail du camionneur et celui des producteurs de camion…

Le miracle de la division du travail

Impossible d’aller jusqu’au bout de cette démarche tant elle est complexe. La fabrication d’un crayon fait donc appel à une intense division du travail qui requiert la coordination de millions de personnes.

Le plus miraculeux tient à ce que ces personnes se coordonnent sans qu’il y ait besoin d’un dictateur qui planifie les tâches de chacun. Comment cela est-il possible ?

La clef de ce processus réside dans les signaux de prix. Ce sont les profits et les pertes qui constituent la boussole de la production. Le profit est le signe que le producteur répond aux besoins les plus urgents des consommateurs quand les pertes signalent au contraire un gaspillage des ressources.

Hélas beaucoup ne comprennent pas le rôle social de ces signaux. L’existence de politiques de contrôle des prix et la diabolisation du profit témoignent de cette incompréhension.

Ces signaux constituent pourtant la clef du bon déroulement de la division du travail. C’est précisément parce que le secteur public ne permet pas l’existence de ces signaux que les régimes collectivistes sont condamnés à échouer.