Brexit : les eurosceptiques anglais n’ont rien à voir avec les Français

Publié Par Contrepoints, le dans Europe

La campagne pour la sortie du Royaume Uni de l’Union Européenne s’est cristallisée autour du débat entre pro-européens et eurosceptiques. À droite, les conservateurs eurosceptiques menés par Boris Johnson se sont retrouvés aux côtés de UKIP, la formation populiste dirigée par Nigel Farage. La démission surprise de ce dernier, qui suit, à quelques jours près, celle de Boris Johnson, est l’occasion de mieux comprendre le message eurosceptique conservateur qui a triomphé dans les urnes.

Contrepoints a interrogé Lætitia Strauch-Bonart, spécialiste du conservatisme anglais et auteur de Vous avez dit conservateur ? Précis d’une infirmité française aux éditions du Cerf. Lætitia Strauch-Bonart est essayiste et chercheur en histoire. Ancienne élève de l’École normale supérieure d’Ulm et de Sciences-Po Paris, actuellement en PhD en histoire à la Queen Mary University de Londres, elle est également contributrice au Point et au magazine britannique Standpoint.

Quelles sont les racines idéologiques de l’euroscepticisme conservateur ? N’est-il pas un peu facile de le rabattre sur le populisme ou de la xénophobie ?

LSB

Lætitia Strauch-Bonart copyright Hannah Assouline/Éditions du Cerf.

Lætitia Strauch-Bonart – L’euroscepticisme conservateur n’est ni populiste ni xénophobe. Le conservatisme britannique est divisé sur l’UE depuis que la question de l’adhésion du pays à la CEE s’est posée. Mais à l’époque, le parti penchait plutôt vers la CEE en raison des difficultés du pays : la fin de l’Empire et les tensions économiques. Ainsi, parmi les trois Premiers ministres qui travaillèrent à l’adhésion du RU à la CEE, deux étaient conservateurs : Harold Macmillan, qui essuya un premier veto en 1963, et Edward Heath qui emporta l’adhésion de Pompidou en 1973. L’aile eurosceptique du parti, qui regardait davantage du côté des États-Unis et du Commonwealth, n’était pas convaincue du besoin de rejoindre un projet considéré comme « continental » et qui menaçait la souveraineté du Parlement européen. Mais le pragmatisme et la peur du déclin l’ont emporté.

Les voix conservatrices eurosceptiques se sont fait de plus en plus entendre à partir de 1975, lors du premier référendum d’adhésion à la CEE, et ont gagné leurs lettres de noblesse grâce au discours de Margaret Thatcher à Bruges en 1988. Pour Thatcher, la CEE était en train de devenir une fin en soi, un projet idéologique au lieu d’un moyen pratique, une organisation trop centralisée, qui édictait de plus en plus de régulations perçues comme inutiles. Son point de vue était clair : la CEE était faite de nations souveraines et n’avait pas vocation à devenir une fédération. La force de cette communauté résidait dans la diversité des traditions de ses États et leur souveraineté, non dans leur négation.

L’argument conservateur pro-Brexit est dans la droite lignée de cette vision : il refuse d’accorder aux lois de l’UE la primauté sur celles du Parlement britannique, souverain, parce que la souveraineté va de pair avec le consentement et la réalité d’un peuple, et la responsabilité de ses dirigeants, toutes choses dont l’UE est plus ou moins dépourvue. Ces conservateurs s’en prennent à ce qu’ils perçoivent comme un monstre bureaucratique, « Bruxelles », qui voudrait imposer au RU un modèle continental en crise. D’où aussi une forte composante libérale : il faut se libérer de l’UE pour être davantage fidèle à ses traditions, en l’occurrence celles du libre-échange et de l’ouverture économique au monde.

La critique de l’immigration n’est qu’une conséquence de la souveraineté. L’immigration massive est critiquée d’un point de vue économique et pragmatique : ces conservateurs s’inquiètent, comme une partie de leur électorat, qu’une immigration trop importante nuise aux services publics, aux infrastructures et aux salaires les plus bas. Mais ils ne souhaitent en aucun la fin de l’immigration – ils savent qu’elle est nécessaire à leur pays –, simplement son contrôle, ce qui n’est pas la même chose ! Je trouve à ce titre bien dommage que beaucoup de médias français, pendant la campagne, aient donné une image très simpliste du point de vue défendu par ces conservateurs, en les présentant comme des xénophobes.

Le triomphe du Brexit est aussi celui de Nigel Farage, qui semble même éclipser médiatiquement Boris Johnson. Si son discours s’est teinté de xénophobie durant la campagne, lui aussi soutient un programme économique qu’il est difficile de qualifier de socialiste. Peut-on le classer parmi les libéraux ou les conservateurs pour autant ?

Vous voyez qu’entre-temps, les deux grandes figures de la campagne du Leave ont déjà tiré leur révérence ! C’est aussi ce qui fait la force de la démocratie britannique : les campagnes et leurs discours simples sont une chose, les gouvernements autre chose. Au moment où la négociation se profile, apparaissent donc des candidats sérieux comme Michael Gove, Theresa May ou Andrea Leadsom pour prendre la suite de Cameron et mener les négociations avec l’UE.

Nigel Farage est une figure complexe assez inclassable. Sa campagne a été simpliste et parfois méchante, lui-même est excessif et provocateur – le fameux poster qu’il a exhibé dans les derniers jours de la campagne, Breaking point, montrant une foule de migrants en provenance du Moyen-Orient, a choqué tout le monde sans exception.

Le programme de UKIP est ambigu : résolument libéral à ses débuts, UKIP, pendant la campagne du Brexit, a mis davantage l’accent sur l’immigration que sur l’économie et la défense du libre-échange. Il a souvent donné l’impression qu’il ne voyait rien de positif dans l’immigration, d’où un discours radical et assez nocif. Fait intéressant, une bonne partie du vote pro-Brexit provient d’électeurs du Labour. UKIP cherche aujourd’hui à attirer cette frange de l’électorat. C’est pourquoi l’avenir idéologique de UKIP est incertain : va-t-il revenir à sa doctrine initiale, plus libérale ? Va-t-il opérer un virage à gauche en se faisant moins libéral, plus étatique, ou en restant un peu flou sur les questions économiques ? Va-t-il rester un parti protestataire ou devenir un parti de gouvernement ? Le départ de Farage de la direction du parti est ambigu : il signe une réussite incontestable du parti, tout en posant la question de sa continuité alors que son principal cheval de bataille, la campagne pour le Brexit, n’est plus d’actualité.

Pourquoi l’euroscepticisme sur le continent, en particulier en France, est-il si différent de celui anglais ? Sommes-nous condamnés à avoir une droite eurosceptique idéologiquement antilibérale et nationaliste ? 

Dans chaque pays européen, la tendance eurosceptique reproche à l’UE d’avoir imposé des réformes supposées irrespectueuses de la tradition du pays. Parfois à tort – l’UE est alors un bouc émissaire facile pour des réformes que la représentation nationale aurait tout de même engagées –, parfois à raison. Mais une chose est sûre : si le reproche d’ensemble adressé à l’UE par les eurosceptiques est la négation de la souveraineté, la nature de cette supposée négation prend des formes propres à chaque pays.

Ainsi, au-delà du grief commun aux eurosceptiques français et britanniques, la négation de la souveraineté, la spécificité de l’euroscepticisme britannique est de reprocher à l’UE d’être trop peu libérale : les nombreuses régulations imposées aux producteurs britanniques – que leur produits soient vendus sur le marché européen ou intérieur –, le tarif douanier commun, les normes jouant le rôle indirect de barrières douanières… tout cela ne plaît pas aux Britanniques férus de libre-échange. Les Français voient dans l’UE quasiment le contraire : une organisation qui aurait imposé le jeu de la concurrence à un pays qui a beaucoup compté sur l’État pour organiser la vie économique.

Le simple mot de « concurrence » horrifie les souverainistes français, qui à mon sens d’une part exagèrent sa signification, pensant (ou prétendant penser) que la concurrence économique équivaut à la « guerre de tous contre tous », d’autre part nient les bénéfices économiques de la dérégulation de bon aloi. Est-ce par ignorance ou par désir de préserver des rentes ? Cela dépend des fois ! Mais que la concurrence et la dérégulation permettent de créer de l’emploi et de faire baisser les prix devrait nous persuader que dans certains cas, elle est nécessaire pour multiplier les opportunités économiques du plus grand nombre.

Quand vous regardez le succès d’Uber, vous avez un cas d’école : un produit rendu plus accessible parce que moins coûteux, des créations d’emplois et une intégration accrue – un grand nombre de chauffeurs d’Uber sont issus de l’immigration. Inversement, les libéraux français remercient chaque jour l’UE d’avoir introduit des réformes que nos gouvernements n’auraient peut-être pas engagées sans cela, ce qui rend leur ralliement à l’euroscepticisme très incertain !

Finalement, cela revient à poser la question de la difficulté du libéralisme économique à convaincre. Il manque encore, en France, une justification populaire du capitalisme, une façon simple de parler de ses bénéfices qui ne donne pas l’impression qu’il est l’idéologie des puissants, mais au contraire celle des petits, et un moyen indéniable d’intégration économique et donc sociale. C’est ce qu’avait fait Thatcher. Quand ont regrette que la France n’ait pas encore sa Thatcher, on pense souvent aux réformes ayant permis la baisse des dépenses publiques et la dérégulation de certains secteurs. Je pense quant à moi que nous manquons surtout d’une Thatcher pour faire l’éloge d’un capitalisme populaire.

 

  1. Si, il y a un point commun avec l’extrême droite francaise, c’est qu’il sont sont contre l’UE mais ne propose aucune vision de l’Europe. Ils sont simplement dans la critique et sont anti UE davantage par nationalisme que par souverainisme, même s’ils empruntent à ces derniers pour avoir un peu plus d’argument et paraitre plus modéré.

    D’ailleurs s’il avait quelques idée sur l’après Brexit et quelques idées de la position de l’Angleterre dans l’Europe, il n’aurait pas demissioné comme un lâche.

    1. Il y a quand même une certaine logique, quand on respecte les principes libéraux, à ce que les Britanniques ne proposent pas de projet alternatif pour le continent ! L’UE n’a manifestement pas encore compris que « Brexit means Brexit ! »

    2. Tigrou, écoute son dernier discours au parlement Européen, c’est clair ce qu’il souhaite comme relation entre UE et UK:
      https://www.youtube.com/watch?v=MlN9o3g-yuA
      Pour ce qui est de sa démission, c’est au contraire tout à son honneur: « I have never been, and I have never wanted to be, a career politician » …. « My aim in being in politics was to get Britain out of the European Union » … « I now feel that I’ve done my bit, that I couldn’t possibly achieve more. » …

    3. Il serait resté aux commandes vous auriez dit qu’il est carriériste, il s’en va vous dites qu’il est lâche.
      Faut pas attendre d’un végétarien qu’il vous donne la meilleure recette d’un boeuf bourguignon.

      1. Non ce qui lui est reproché c’est plutôt d’avoir enclenché un processus et de ne pas l’assumer jusqu’au bout, de ne pas avoir de projet et de partir. La sortie de l’Union Européenne n’est pas une fin en soi, mais un moyen, justement, d’envisager un programme politique et économique pour son pays. Or, il n’y a rien. Et en l’occurrence, les « pro-Brexit » ont menti dans leurs arguments de campagne. Donc le vote a eu lieu sur des mensonges, en plus de ne pas être suivi d’un programme crédible par ceux qui s’opposent à l’Union Européenne. De plus, on peut s’accorder à dire que la question d’une sortie de l’Union Européenne en elle-même est simpliste. Un référendum sur des aspects précis de l’Union Européenne aurait été plus intelligent. Car la majorité des individus ne comprennent pas ce dont il s’agit vraiment, et en ont fait un bouc-émissaire.

        Être libéral ce n’est pas se refermer et prôner une économie fermée… Les libéraux prônent généralement des Etats-Unis d’Europe, avec démocratie directe et fédéralisme. À vrai dire, j’ai du mal à comprendre cette alliance entre certains « libéraux » autoproclamés et l’extrême-droite.

        1. Premièrement ce n’est pas Farage qui a enclenché le processus mais Cameron qui en a tiré les conséquences en annonçant sa démission.
          Evidement les « pro-Bremain » eux n’ont pas menti, ou alors si ils l’ont fait c’était pour la bonne cause.
          Le referendum il a donné mandat au gouvernement britannique d’activer l’article 50 du traiter de Lisbonne et de mener les négociations avec l’UE, et rien de plus.
          La politique qui sera conduite par le Royaume-Uni dans le cadre d’une souveraineté retrouvée c’est au peuple britannique d’en décider lors des prochaines élections à la chambre des représentants.
          Votre problème c’est que vous voudriez que les politiques britanniques se comportent comme des politiciens français.

          Si la majorité des individus ne comprend pas ce dont il s’agit n’est-ce pas une raison déjà suffisante pour quitter l’UE, ne doit-on pas par essence même se méfier d’un pouvoir qu’on ne comprend pas et dont on ne sait quel but il poursuit et comment?
          Vous ne trouvez pas ça quand même bizarre alors que ça fait maintenant près de 25 ans qu’existe l’UE que personne ne comprend rien à ce machin, avec son budget l’UE pourrait largement communiquer sur son fonctionnement mais elle ne le fait pas, et c’est bien qu’il y a une raison!

          Quand on voit après plus de 200 ans de fédéralisme comment c’est considérablement accru le pouvoir de l’état fédéral aux USA (qui en arrive a voter des lois fédérales sur l’accès aux toilettes), ça ne donne pas envie de voir un jour naitre les Etats-Unis d’Europe.

          A vrai dire j’ai du mal à comprendre cette alliance entre certains « libéraux » autoproclamés et la bureaucratie qui pond des normes pour 500M d’individus.

          Personnellement j’ai une solution assez simple pour en finir avec l’UE, on aboli tous les traités depuis Maastricht, on fait de l’euro une monnaie commune et on en revient à la CEE.

        2. « De plus, on peut s’accorder à dire que la question d’une sortie de l’Union Européenne en elle-même est simpliste. « 
          Oui avant l’UE il n’y avait rien :
          – 65 millions d’années avant JC : disparition des dinosaures
          – 2016 après JC : Brexit

          « Un référendum sur des aspects précis de l’Union Européenne aurait été plus intelligent.
          Vous avez dû louper l’épisode sur la négociation avant le referendum… ça a duré au moins 2 ans quand même avec ces méchants anglais qui voulaient obtenir des conditions spéciales et l’UE qui a dit non.

          « Car la majorité des individus ne comprennent pas ce dont il s’agit vraiment, et en ont fait un bouc-émissaire. »
          Vous non plus. Le Brexit ce n’est pas la fin du monde, juste de vos idées qui sont que « ça serait obligatoires que les autres aient les mêmes. »

        3. En tant que libérale tout ce qui est intéressant dans l’Europe c’est la libre circulation des hommes et des biens. le reste : poubelle

      2. La question n’est pas là, quand on se prétend porteur d’un changement, on ne se barre en cour de route. C’est trop facile de forcer un changement aussi radical, avec autant de répercutions, et ensuite dire « ah bah voilà, j’ai fait mon job, débrouillez vous! ». C’est du même niveau que tout ces élus qui, en France, multiplient les dépenses, et laissent ensuite à leur successeur une ardoise longue comme le bras…

        Il a dit je ferai ceci, je ferai cela, et maintenant il quitte le navire. La vérité, c’est qu’il n’avait aucune idée sur quoi faire une fois gagné. C’est même pas la question d’avoir raison ou non, c’est simplement que c’est trop facile de s’ériger en figure de proue d’une cause, de dire à tout le monde qu’il mènerait le pays, qu’ils pouvaient compter sur lui pour arranger l’après Brexit, et ensuite de se défiler par une porte dérobée. Il a trahit ses électeurs, ça s’arrête là. Arrêtez de lui trouver des excuses. Vous êtes anti-UE? Très bien, mais arrêtez de vous faire des films sur ce genre de personnage. La base de l’électorat UKIP est profondément réactionnaire, et ne veut pas de libre-échange, de concurrence etc. Ils perçoivent le reste de l’Europe et même du Monde comme une menace pour eux et leur économie et veulent fermer les frontières. Farage et Johnson ont fait campagne en mangeant à tous les râteliers, on fait plaisir aux libéraux en promettant du libre échange et moins d’impots, et de l’autre coté on promet aux nationalistes le repli sur soi tant rêver, tout en promettant aux tendances socialos plus d’Etat Providence. Voilà pourquoi ces clowns démissionnent, parce qu’ils savent pertinemment qu’ils ont promis la quadrature du cercle et que leurs promesses sont impossibles à réaliser. Ils en laissent la charge à d’autres.

        Encore une fois, je ne dis pas qui à tort qui à raison sur l’UE, mais porter au pinacle ce genre de crevards sous pretexte qu’à un moment donné, vos opinions se sont vaguement croisées, non. On aimerait tous voir une superbe et éclatante victoire du libéralisme, l’avènement d’une nouvelle Thatcher. Mais c’est pas une raison pour se jeter sur le premier pebron venu en le transformant en héraut du liberalisme triomphant, simplement parce qu’il a gagné et qu’à un moment donné, il a vaguement eu deux trois mots sympas en direction des libéraux!
        S’opposer au système actuel ne signifie être libéral, il s’agirait peut être de ne pas l’oublier.

    4. Il y a milles tendances qui veulent l’UE et 1000 qui n’en veulent arrêté avec cet rhétorique malhonnête, la Suisse l’Islande, la Biélorussie, le Liechtenstein, Andorre ex… ne sont pas dans l’UE il n’ont pas de politique?

      Quand la Roumanie est rentré, il y avait pour l’UE des nationaliste, des communistes ou ce que vous voulez, ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de programme unanime par les partisans d’une proposition sur ce qu’il faut faire après l’accomplissement de la proposition que ses gens n’ont pas de visions.

      Mais on sait on est contre l’UE on est un pestiféré, un criminel et un crétin. C’est bon on est au courant.

      1. Euh, je ne suis pas certain que la comparaison avec les pays cités soit pertinente… Andorre n’est même pas réellement indépendante (dirigée par l’Eveque de Urgell et… le président français!)…

        1. L’Andorre n’est pas dirigée par le chef d’état Français et l’Eveque d’Urgell ils en sont justes coprinces et ils n’ont aucun pouvoir.
          Dans les constitutions de certains états du Commonwealth la Reine d’Angleterre détient à la fois le pouvoir exécutif et aussi législatif c’est notamment le cas au Canada et malgré cela je ne connais pas grand monde pour dire que le Canada n’est pas un état indépendant.

          1. Lol je n’avais pas vue votre commentaire et on a fait en gros le même, j’aurais pu prendre l’Australie, la Nouvelles-Zéllande, Papouazie, Bélize, Tuvalu que sais je mais non j’ai pris le Canada et vous aussi.

        2. Donc le Canada non plus, puisque dirigé par la reine d’Angleterre.

  2. Ne pourriez-vous pas dire, SVP, les eurosceptique britannique ?

    « The righ word for the right thing »

    Merci

    1. Et « écrire » les eurosceptiqueS BritanniqueS

      Et aussi « The right word for the right thing »

      Veuillez m’excuser, SVP

  3. Nigel Farage a mené une action politique, pour la campagne du referendum. Et qu’attendre de plus d’un homme politique qu’un discours « simpliste », ennuyeux et ridicule quand son objectif est de récupérer des voix en disant ce que l’électeur veut entendre ?

    Le plus intéressant c’est l’individu Farage: a quitté le secteur privé pour le parlement européen pour défendre l’idée que la Grande Bretagne n’a pas besoin de la bureaucratie non-élue bruxelloise… Puis a causé à lui seul quasiment le Brexit… Et a quitté la scène politique aussitôt en précisant « I have never been, and I have never wanted to be, a career politician » ….
    C’est bien pour ça que les analystes politiques pensent que c’ « une figure complexe assez inclassable » puisqu’il n’a rien à voir avec le looser typique du monde politique, rien n’a voir avec le politicien de carrière.

    A noter que son dernier discours au parlement Européen était clairement pro market: a défendu l’idée que UE et UK devaient maintenir l’espace de libre échange sans réintroduire des droits de douanes.

    Farage c’est surtout un excellent orateur qui a un don pour décrire et se moquer de la bêtise, l’hypocrisie et la soif de pouvoir des hommes politiques.

    Quand à l’avenir de UKIP, comme tout parti politique qui part sur de bonnes bases de libéralisme, il se fera manger par l’idéologie étatiste et deviendra indifférenciable des autres partis. Et c’est déjà le cas sur de nombreux sujets.

    1. Farage dit qu’il ne veut pas être un homme politique de carrière, mais il ne quitte pas son poste de député européen (vous savez, celui qui est bien payé et où on peut ne rien faire puisque ça ne se voit pas…)…

      1. Les fonctionnaires européens de Bruxelles sont au moins 12000 à gagner autant qu’un parlementaire, et si ce qu’il font ne se voit pas, ça se ressent durement… Enfin, Farage ne fait pas partie des parlementaires les moins visibles, il me semble qu’il y en a pas mal qui devraient quitter leur poste avant lui sur ce critère !

      2. Tant que le Royaume-Uni est dans l’UE, les parlementaires britanniques qui ont été désignés par le peuple se doivent de siéger.

      3. Oui Claire tu as raison. Il a précisé qu’il interviendrait ponctuellement au parlement européen si les débats concernaient la Grande Bretagne.
        Quand au salaire, Farage gagnait bien plus dans le privé, ce n’est clairement pas sa motivation première.

  4. C’est exact les Anglais trouvent l’Europe insuffisamment libérale et les Français pas assez protectrice. Maintenant il faut être honnête, Uber ne rencontre pas moins de problèmes juridiques à Londres qu’à Madrid ou Berlin… Comme si les taxi anglais avaient inscrit au dessus de leurs portières de grands libéraux qu’ils sont : WELCOME UBER !
    En tout cas le Brexit agite drôlement Contrepoints, c’est amusant, de triomphaliste le discours s’assouplit maintenant qu’il apparaît que tout n’est pas si clairement un refus britanniques de l’horreur bureaucratique européenne.
    Maintenant il faut acter ce départ, et on sera tranquille avec ces débats pour un moment.

    1. Heu…une partie des auteurs sont pro-brexit et une autre pro-remain…et il n’y a pas spécialement eu de triomphalisme…la plupart des articles sont relativement pragmatiques 😉

      1. Je n’ai pas dû lire les pro-remain alors !!

        1. Un biais de lecture oh !
          Vous n’avez pas lu l’article larmoyant de NathalieMP « Brexit : le temps des regrets »… rien que d’en parler, j’essuie une larme tiens…

          1. ah non pas lu… En même temps mes potes anglais Bexiters disent tous regretter, et leur non moins potes remainers sont bien méchants avec eux du coup, je trouve…Ça n’a évidemment pas valeur de statistiques mais c’est distrayant, en fait on critique l’attitude de Bruxelles, paraît-il violemment critique envers les pro-leave, mais ce n’est vraiment rien à coté des noms d’oiseaux qui circulent entre Anglais eux-mêmes… J’ai peur qu’ils en viennent aux mains.

            Finalement c’est peut être vrai qu’ils regrettent ? Ce qui est moche en revanche c’est la désertion de Boris et Nigel… Ils avaient de la gueule quand même. 3 de chute si on compte Cameron, c’est certainement le référendum le plus dévastateur pour les carrières politiques.

            1. Oui c’est cela c’est comme en URSS, il y avait les idiots qui ont voulu la dissoudre, tout le monde insulte ceux qui étaient pour, les pauvres soviétiques ils étaient ravis d’être dans l’UE, quelle bêtise ils ont fait.

              Franchement vous croyez que les gens votent sans savoir ce qu’il font?

              Je ne sais pas qui vous connaissait mais c’est certainement pas représentatif, j’ai vue des Anglais lundi, sur 5 il y avait trois pro-Brexit, qui étaient tous contents, un qui était contre mais qui dit qu’au final c’est pas plus mal, l’UE était étouffante, mais il a voté le LEAVE par peur du changement (il n’a pas osé dire matraquage médiatique je pense) et du il y en avait un qui disait que le RU aurait due voter pour rester ex…du coup c’est de lui que les gens, je ne peux pas dire ce moquait mais presque.

              Et il étaient pourtant tous Londoniens, soit d’une des zones les plus anti-Brexit.

              Après bon, on sait qu’Euronews a fait un reportage de 90min en passant dans pas moins de 30 villes, dans un peu toutes les régions interrogeant des gens de tous les métiés, sans n’avoir aucun pro-Brexit.

              Attention mes propos seront certainement regretté juste à la fin du poste étant du camps des abruties non illuminé par la bienfaisance UEiste.

              1. Je peux avoir des messages qui passe du premier coup qui fasse plus de deux lignes une fois? Il y a pas besoin d’un accord de la commission de Bruxelles pour ça j’espère, parce que sinon je suis mal, il l’a donneront jamais lol.

  5. Pour ce qui est du souverainisme « nié » par l’europe : je crois qu’il faut réfléchir à nouveau à ce point. J’écoutais JL BOURLANGES sur France Culture (http://www.franceculture.fr/emissions/lesprit-public –> émission de dimanche 3/7), bon connaisseur des affaires européennes. Selon lui, Juncker est un pantin, et ceux qui tirent les ficelles sont les chefs d’état qui siègent au conseil européen. C’est là où se font les décisions.
    Dans ce cas, je ne vois pas de quoi on accuse l’Europe.
    Il me semble personnellement que l’UE fait un parfait bouc émissaire pour l’indigence de nos politiques depuis de nombreuses années… Qu’on ne s’effarouche pas d’un désamour si le sport préféré des politiques depuis 20 ans est l’UE-bashing.

    1. Si l’Etat est par nature attirer vers plus d’atteintes a liberté, le fait d’en créer un sur un continent et avec des gens qui n’ont pas d’unité de culture et surtout avec une idéologie exportatrice et où la volonté d’un gouvernement mondiale in fine est sous adjacente vous avez tous les ingrédient pour le pire. Franchement je veux bien qu’il soit aussi possible de demander par exemple le retour de Paris à son statut d’avant 1789 (qui était plus autonome encore que la city de Londre) pour avoir plus d’autonomie locale, mais à qui? Qui fait les norme? Je vous prend cette exemple comme j’aurais pu en prendre d’autre, si vous voulez arracher plus de liberté il ne faut pas être globalistes, les gens qui pensent qu’il faut la plus grande zone d’administration et veulent ainsi plus de libéralisme sont à mon sens inconséquents. La liberté doit aussi être celle des localités, si votre droit c’est d’en bénéficier si plus de la moitié d’un bloc immense le veux vous n’avez pas de droit. Les libertés locales traditionnelle sont peut être moins utopique mais au moins elle ne reprose pas sur une coercition à grande échelle. Je suis libertarien et je considère pas que c’est pas un grand soir que les choses peuvent changer et soyons réalistes beaucoup de gens veulent une autre société, qu’il soit communiste, écolos fachiste ceux que vous voulez pourquoi forcer des gens à vivre dans un gros bloc qui ne correspond à chacun, avant la Commune de Montmartre avait un systême presque communiste, celle de Boisbelles ou Plouha presque libertarien. Il faut cesser à l’instar de tous les totalitarisme à vouloir imposer au gens ce qu’il ne veulent pas.

  6. Il y a une grande différence entre le UK et la France.

    Les britiches ont eu la chance d’avoir Maggie Thatcher https://www.youtube.com/watch?v=tVt_1ByddUQ et donc, n’étant ni dans l’Eurland, ni dans Schengen, ils partaient de beaucoup moins loin.

    Nous n’avons eu malheureusement que de mauvais politiciens qui nous ont enfoncés, Chirac, un très mauvais, Sarkosy l’agité, et ce pauvre Hollande qui essaie de surpasser ses prédécesseurs.
    C’est mal barré pour nous, sauf sursaut l’année prochaine.

  7. « les libéraux français remercient chaque jour l’UE d’avoir introduit des réformes que nos gouvernements n’auraient peut-être pas engagées sans cela, ce qui rend leur ralliement à l’euroscepticisme très incertain ! »

    Tout simplement car, même si l’UE est un enfer bureaucratique et assez liberticide, elle n’est rien comparé à l’Etat français. Entre deux maux, on choisi le moins pire…

    1. La bonne question est donc « pourquoi nos dirigeants n’ont-ils pas eu la force de caractère d’engager les réformes nécessaires » ? quitte a caraméliser leur carrière politique comme l’a fait le chancelier allemand Gerhard Schröder mais il n’a pas hésité.

      Mais sans doute les autres dirigeants ont-ils eu une autre formation, celle de la vraie vie, que celle de nos dirigeants français couvés dans le sérail.

    2. Sauf qu’en un lien assommé et un loup en plein bon pour je jeté sur nous on s’occupe du Loup bien qu’il puisse être moins dangereux dans l’absolu.

  8. Pour sûr, que « les eurosceptiques anglais n’ont rien à voir avec les Français »
    Il y a au moins une autre raison, que l’on oublie de mentionner, qui justifie le Brexit …
    Juncker s’est entretenu avec des responsables d’autres planètes (si, si, il l’a dit !), et, selon lui, ils sont très inquiets (sur l’avenir de l’UE) ….
    Nous aussi on a de bonnes raisons d’être très inquiets …. sur son état de santé …. et du coup sur celle de L’UE …
    De fait, les Britanniques ont tiré les premiers, et ont eu raison de prendre un peu de distance avec cette UE ….Des fois que ce serait contagieux !… une sorte de mise en quarantaine en somme …

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