Brexit : regretter, mais ne pas mépriser

Brexit Regretter, ne pas mépriser By: Transparency International - Secretariat - CC BY 2.0

Quelle que soit la légitimité des critiques adressées à l’Union Européenne, il est important de se souvenir de ses aspects positifs.

Par Aster.

Brexit : regretter, ne pas mépriser
Brexit Regretter, ne pas mépriser By: Transparency International – SecretariatCC BY 2.0

Il semble courant pour les partisans du « remain » d’insulter Cameron pour avoir eu le bon goût de laisser place à un peu de démocratie sur un sujet tumultueux, et d’insulter les partisans de l' »exit » comme si la pression vindicative et le mépris de leur opinion allait leur donner de bonnes raisons de changer d’avis.

Progrès de l’Union Européenne

Ne serait-ce que pour les libertés d’échanges et de circulation nous pouvons regretter ce choix légitimement, rabaissant des millions de citoyens européens à cet usage méprisable du passeport et rappelant à l’existence des frontières dont l’absence était un progrès sociétal. Il est vrai également que le meilleur argument de l’Union Européenne, c’était de calmer cette soif de sang qui a longtemps secoué le continent européen.

Je pense qu’il est important de le regretter et de ne pas le mépriser. Il est aussi probablement valorisant de se poser des questions sur le positif, à l’heure où l’Union Européenne est critiquée pour sa volonté à intervenir sur des politiques auparavant nationales, sa bureaucratie et son manque de transparence. Un précédent sur un État quittant l’Union est une invitation à repenser ou simplement penser sa légitimité et ses limites. Je ne suis pas sûr que la résultante de ce vote soit nécessairement mauvaise sur le long terme.

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