Défendre la GPA aurait pu vous valoir la prison

Publié Par Gaspard Koenig, le dans Libertés publiques

Par Gaspard Koenig.
Un article de Génération Libre

Mon corps m’appartient » : ce beau slogan féministe, que notre ministre de la Santé s’était même tatoué sur le bras lors de la célébration des quarante ans de la loi sur l’IVG, ne semble pas du goût de tout le monde. Deux récentes propositions de loi visant à criminaliser la GPA (gestation pour autrui) et à inscrire dans la Constitution le principe d’indisponibilité du corps humain ont suscité la semaine dernière de violents débats à l’Assemblée nationale.

Les prohibitionnistes de tout bord ont brandi le concept repoussoir de « marchandisation », sans daigner comprendre que le marché est seulement le reflet des choix individuels, et invoqué la « dignité » de la nature humaine, qu’apparemment les citoyens sont incapables de définir pour eux-mêmes. Au-delà des oppositions de façade qui ont abouti au rejet du texte, personne n’a osé défendre le droit des femmes à disposer de leur corps, y compris, le cas échéant, contre rémunération.

Rétrécissement du débat public

Au sein du think tank que je dirige, nous avons entrepris de travailler sérieusement sur la question de la GPA, et nous aurons bientôt l’occasion de nous prononcer sur l’opportunité ou non de sa légalisation. En attendant, je ne peux que constater l’extraordinaire rétrécissement du débat public. Il y a encore quelques années, un groupe d’étude sénatorial bipartisan avait conclu à la nécessité d’autoriser cette pratique qui ne nuit à personne, tout en l’encadrant pour éviter les dérives.

Aujourd’hui, alors que 19 des 28 pays de l’Union européenne pratiquent la GPA et que les progrès vertigineux des biotechnologies promettent des débats éthiques autrement plus épineux, aucun parlementaire français, à l’exception notable de la sénatrice EELV Esther Benbassa, n’ose défendre une approche tant soit peu pragmatique. Les représentants de la nation s’interdisent toute réflexion apaisée et rationnelle.

Pis encore, ils voudraient l’interdire… aux citoyens. C’était l’alinéa le plus révoltant de la proposition de loi portée par Valérie Boyer : « La provocation, même non suivie d’effet, à l’une des infractions prévues au présent article, ou le fait de présenter l’une de ces infractions sous un jour favorable est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 100.000 euros d’amende. » Vous avez bien lu : présenter la GPA sous un jour favorable, autrement dit, diffuser un film sur les expériences réussies ou simplement participer au débat scientifique et intellectuel de notre temps, aurait pu vous envoyer cinq ans derrière les barreaux.

Censure sans frontières

Notre think tank Génération Libre aurait dû arrêter d’urgence ses travaux ou les poursuivre clandestinement sur des réseaux cryptés. Les publier en Suisse ou au Royaume-Uni n’aurait pas constitué une protection suffisante, car la loi prévoyait de s’appliquer aux infractions « commises à l’étranger par un Français » : le monde sera ravi d’apprendre que notre censure ne connaît pas de frontières, et que la France, universelle quand jadis elle promouvait des droits nouveaux, veut l’être aussi lorsqu’il s’agit de les réprimer.

Comment des députés aussi chevronnés que Bernard Accoyer, Alain Marleix, Hervé Mariton, Jean-Christophe Fromantin, Éric Woerth ou Laure de La Raudière ont-ils pu mettre leur nom sur un projet aussi scandaleusement liberticide ? Comment nos législateurs peuvent-ils s’asseoir en toute tranquillité sur les principes de notre droit, que la CEDH a déjà rappelés à la France en la condamnant pour son acharnement contre les enfants issus de GPA et leurs familles ? Comment, surtout, les garants de notre démocratie peuvent-ils faire de la liberté d’expression un crime, tout en se réclamant de Kant, cité par la rapporteure ?

Il est vrai que les précédents se multiplient : depuis l’année dernière, l’incitation à se désaffilier de la Sécurité sociale est elle aussi punie de deux ans de prison, ce qui vaut les pires ennuis à certains groupes militant (à tort ou à raison, qu’importe) pour la privatisation de l’Assurance-maladie ; de même, on a échappé de peu au délit d’incitation à l’anorexie, proposé par la même Valérie Boyer…

La société est-elle si crispée qu’elle ne supporte même plus d’entendre des points de vue non conventionnels ? En est-on réduit à défendre, contre nos élus shootés à la moraline, notre droit d’affirmer des idées dérangeantes ? Laissons Valérie Boyer méditer ce propos de son auteur préféré, Emmanuel Kant, au sujet de la liberté de penser : « Le seul joyau qu’il nous reste malgré toutes les charges de la vie civile, et grâce auquel on puisse trouver un remède à tous les maux de cet état. »

Sur le web

  1. Les femmes ont le droit de disposer de leur corps mais pas de celui de leur enfant. Vous pouvez tout vendre sauf ce qui ne vous appartient pas… Pourquoi pas le retour à l’esclavage ou la vente du conjoint pour régler ses dettes ? C’est du niveau LGBT …

    1. « Les femmes ont le droit de disposer de leur corps mais pas de celui de leur enfant. » Selon votre raisonnement, nous n’aurions pas non plus alors le droit de procréer et mettre au monde des enfants… Absurde non?

      1. +1, présenté comme ça c’est drôle en plus.

    2. La GPA ce n’est pas vendre un enfant. Donc soit vous mentez afin de pervertir le débat et l’emmener vers le champ affectif afin de gagner l’échange la mauvaise fois, soit vous avez un discernement si faible que vous êtes probablement d’une indigence intellectuelle profonde. Soit les deux. Les deux je pense…

      1. Non ce n’est pas vendre un enfant. C’est juste le condamner d’emblée à ne pas connaître sa mère…

        1. On parle de la GPA, pas de l’accouchement sous X. Lequel au demeurant, n’est qu’un pis aller pour éviter encore pire

        2. « C’est juste le condamner d’emblée à ne pas connaître sa mère… » ou/et son père, voire les deux.
          Tous les pourfendeurs de « moraline » qui défendent la liberté de tripoter les embryons au bénéfice d’adultes et de leurs droits ne s’interrogent pas une seconde sur les droits de l’enfant à connaitre sa filiation, et comme l’enfant n’a ni conscience ni parole, il n’a pas de droits.
          L’enfant au centre de toutes ces convoitises est finalement très peu considéré comme personne, il est réduit à une fonction.
          Alors que les témoignages d’enfants adoptés ont montré combien un déracinement géographique et culturel pouvait s’ajouter à l’abandon et compliquer la vie des adoptés, aujourd’hui les bricoleurs de gamètes n’écoutent surtout pas ceux qui pourraient entraver leur liberté de fabriquer un enfant sur mesure, l’enfant est espéré, attendu, il n’aura d’autre choix que de s’en contenter.

          1. La mère porteuse fait partie de la filiation de l’enfant selon vous ? Elle n’a aucun lien génétique, aucun lien affectif (du moins pas plus qu’une nourrice) avec l’enfant.

          2. @libresechanges
            « (…) les droits de l’enfant à connaitre sa filiation, (…) »

            Ce n’est pas un droit acceptable, déjà parce que c’est un droit qui impose quelque chose aux autres et ensuite je ne vois pas pourquoi on ne parlerait pas du droit à avoir deux jambes, deux bras, etc …

            « Alors que les témoignages d’enfants adoptés ont montré (…) »

            Des cas particuliers qui n’ont aucune valeur générale …

            « (…) aujourd’hui les bricoleurs de gamètes (…) »

            Autre débat, ratissage large car rien à voir, pourquoi ne pas non plus lier la GPA aux futurs utérus entièrement artificiels ?

          3. Vous vous trouvez obligé de citer à la rescousse de votre raisonnements les enfant nés sous X et non pas les enfants ou les adultes nés par GPA. Et pour cause tous leurs témoignages invalident la souffrance que vous imaginez à leur place. Lisez par exemple celui des jumelles Mennesson, il pourrait vous faire changer d’avis.

  2. Gaspard Koenig: « La société est-elle si crispée »

    Le politburo, les apparatchik et leurs pravda ne représentent plus du tout la société.

    1. J’ai bien peur que si. Ce que j’entends dans les transport est tout à fait en ligne avec ce genre de proposition

      1. Ils résonnent dans un écosystème politique et idéologique totalement corrompu. Les questions de sociétés et leurs réponses sont formatées et estampillées étato-eco-citoyen.

        Donnez-leur pour commencer le choix en votation sur le nombre d’élus, leur rémunération, les retraites des fonctionnaires, les privilèges des uns et des autres.

  3. Je l’ai déjà écrit ailleurs, la GPA est la possibilité de faire porter son enfant par une femme. C’est une possibilité que les hommes ont déjà naturellement, et qui pour eux s’appelle « paternité », et qu’une innovation technique offre maintenant aux femmes. La paternité est une GPA, naturelle certes mais GPA quand même. Faut-il donc l’interdire ? absurde. interdire aux femmes ce qui est permis aux hommes ? sexisme (et je n’utilise pourtant jamais ce mot, le plus souvent dévoyé).

    1. « La paternité est une GPA »
      sauf que la mère porteuse ne le fait pas que pour « autrui » mais aussi pour elle-même.

      1. Admettrons (*), et alors ? il est nécessaire qu’un acte porte une part d’égoïsme pour qu’il soit légitime ? et si cet égoïsme se manifeste sous forme d’un désir d’enfant à soi, c’est bien, mais si c’est sous forme de la satisfaction (rémunérée, ou pas) d’avoir permis à une autre d’assouvir ce désir d’enfant qu’elle ne peut pas concrétiser elle-même, c’est mal ?

        Le grand confort du libéralisme, c’est qu’on n’a souvent pas besoin de juger des motivations des gens, et c’est bien le cas en l’occurrence. alors savoir si la mère fait ça pour elle-même, pour le père, la grand-mère, l’enfant à naître, ou n’importe quelle autre raison, on s’en fout un peu.

        (* les couples ne sont pas forcément totalement d’accord, il arrive fréquemment que l’un ou l’autre accepte d’avoir un enfant alors qu’il n’en a pas vraiment envie parce que l’autre y tient )

      2. Erratum :
        « La paternité est une GPA »
        sauf que dans le cas « normal » la mère ne le fait pas que pour « autrui » (le père) mais aussi pour elle-même.

  4. moi j’ai pas de probleme avec la GPA, le jour ou c’est autorise j’ouvre une usine de pondeuse 🙂

  5. Les débats sur la GPA sont tous pour le moins surprenant et surréalistes. La biologie (et notez ici que c’est mon métier) propose à une société de plus en plus stérile des moyens de contourner cette stérilité avec tout ce que cela comporte de dangers génétiques (soyons clair: par définition stricte d’un OGM, la plupart des enfants nés de PMA/GPA en sont. Pas d’OGM dans nos assiettes mais enfantons-en!). Mais la biologie propose à la meme société de diminuer l’apparition meme de la stérilité. Par ex de trés nombreuses études prouvent les aspects négatifs de la cigarette ou des mobiles sur la spermatogénése. Pourtant, personne ne souhaite se débarasser de son portable. Notre société n’est qu’une ado capricieuse et immature qui veut des enfants à tout prix (un enfant n’est pas un droit!) mais sans se passer de ce qui la conduit à avoir recours à la PMA/GPA pour enfanter.

    Le débat sur la GPA est donc un débat de fond et sérieux car au delà des notions de liberté ou de marchandisation, il y a l’importance de notre mode de consommation et de la sélection génique. Rapellons que toutes les études épidémiologiques prouvent que peu ou prou 25% des français sont stériles. C’est donc un probléme qu’il faut affronter, Mais l’affronter par des remédes qui génétiquement sont pires que le mal me parrait condamnable.

    Toutefois, malgré le fait que j’admire le travail de Mme Boyer, toute réduction de liberté d’expression est mortifére. Que l’on soit favorable ou- comme moi- opposé à la GPA le débat doit impérativement etre public. Tout un chacun a le droit au chapitre.

    1. Je comprend votre souci, mais il s’applique aussi bien à toute la médecine et pas seulement à la petite branche qui s’occupe de la reproduction. Alors à ce compte pourquoi ne pas interdire la médecine ?
      Soyons plus modéré : contentons nous d’interdire tout recours au trésor public pour un problème médical, limitons l’intervention publique à ce qui requière l’usage de la force publique (quarantaine, hospitalisation forcée), et chacun vivra ensuite sa vie en en subissant les conséquences.

    2. Comparer un enfant né par GPA aux OGM c’est méconnaître la différence entre l’eugénisme et la GPA. Un enfant né par PMA/GPA n’est pas génétiquement modifié.

      1. Non mais la grossesse bien!

      2. Peut etre mon raccourci PMA/GPA = OGM était trop rapide. Lorsque vous faite un choix génique vous changez le code génétique des générations futures.
        Pour vous le faire comprendre je vais prendre deux ex: les allergies et le diabéte. Chez nos ancetres les divers génes conduisant à ces pathologies protégeaient l’organisme contre pour l’un des pathogénes, pour l’autre un manque de sucre dans l’alimentation. Aujourd’hui, nous sommes plus aseptisés et nous mangeons plus de sucre. Alors certains medecins expliquent que nous pouvons nous passer de ces génes. Les suprimer chez certains individus via sélection génique induit la création d’individu où le code génétique fut artificiellement changé car choisi. Question: quelles en seront les conséquences dans 5/6 générations?
        Tel que je l’ai mentionné je suis biologiste mais non généticien. Le sujet de la génétique est donc complexe pour moi. Toutefois, lorsque j’entend des medecins dire « nous devons sélectionner tels génes plutot qu’un autre » je me pose des questions sur les conséquences.
        Et pour rappel, c’est comme cela que l’humain a artificiellement créè certaines races d’ovins et de bovins. Par sélection génique. Et si la PMA/GPA conduisait à la création de races humaines? (les races humaines n’existent pas aujourd’hui). La question se doit d’etre posée.

  6. « Mon corps m’appartient ». Ca devrait être une évidence pour nos « élites ». La graver dans le marbre serait une bonne idée. Je trouve que c’est du même niveau que « Tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ». (« et femmes » serait à rajouter).
    La GPA est illégale depuis 1994,( https://www.senat.fr/lc/lc182/lc182_mono.html) je vois pas pourquoi nos « élites » se font chier à discuter de ça en ce moment. Le débat porte donc en fond sonore sur la liberté d’expression, encore.
    5 ans de prison et 100.000 € c’est pas rien. C’est combien pour apologie du terrorisme ? 5 ans et 75.000€ , 7 ans et 100.000€ si commis via internet. (https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F32512)
    La France s’acharne contre ceux qui contournent la loi française à l’étranger. Comme la contournaient certaines femmes pour avorter quand c’était illégal.
    Pour ces criminels qui vont ailleurs chercher bonheur, la France pédale dans le yahourt. Le cas présenté dans le lien montre la rapidité de la Justice à rendre son verdict sur une période relativement courte de 7 ans. D’un nouveau-né qui crée « un trouble à l’ordre public », l’appel a été rendu 7 ans après, ce nouveau-né est devenu un enfant de 7 ans, lequel a failli voir son existence administrative annulée. Heureusement « l’intérêt supérieur des enfants » a prévalu.
    A quand un débat sur la possiblité ou non de poursuivre, d’emprisonner et de ponctionner ceux qui ratent leurs suicides ? A ce que je sache, un suicidaire qui se loupe, ne va pas en prison, il va en H.P.
    L’Etat ne cherche qu’à régler nos vies, brider nos corps et diriger nos esprits.

  7. Les hommes qui ont recours à la GPA ont un désir d’enfant . question : Estce que tous les désirs doivent être comblés . Un enfant ce n’est pas un coca cola ou un sac à main . c’est un enfant . il s’agit d’être humain . cet enfant n’a pas demandé à naitre avec pour parent un couple homosexuel . la GPA cela signifie une sorte de retour à l’esclavagisme . je me fais la defenseuses des enfants . la liberté s »arret la ou commence celle d’autrui . à toute liberté il convient de mettre des limites . sinon c’est de l’egoisme pur et simple . être unEtre humain c’est être relie a d’autre être humain d’ou le langage . et Science sans conscience n’est que ruine de l’âme . c’est l’histoire un couple homme/ femme qui ne peutavoir d’enfant . ils paient une indienne pauvre pour enfanter . Elle accouche de jumeaux dont un est handicapé . le couple refuse l’endant handicapé et le laisse à la genitrice . voila c’est ça la GPA . c’est tout et n’importe quoi . c’est la liberté poussée à l’extreme et bien moi je dis NON , NON et NON .

    1. Vous savez que vos propos s’appliquent aussi aux enfants nés de grossesses naturelles ? Que proposez-vous alors ? La mise en place d’un permis d’enfanter ?

    2. Vous dites non à des enfants nés par GPA et qui seront pour autant très heureux.

      Vous n’êtes pas dans la défense des enfants, mais seulement dans leur non naissance.

      Moi aussi je vous dis NON, NON et NON !

    3. @Eccher
      Dans un monde parfait, ce couple dont vous parlez n’aurait pas eu besoin de cette indienne pauvre, puisque « monde parfait » pour elle aussi.
      Ce couple dans notre monde, aurait dû s’engager, signer et accepter ce que la grossesse (qui n’est pas anodine) de cette indienne donnerait. Aurait-il noyé (dans l’Amazone ou le Gange ?) cet enfant handicapé s’il était né sans son jumeau ? Ce couple n’a donc pas respecté sa part : la responsabilité.
      Leur pays d’origine aurait pu tout simplement faire une loi qui protègerait la mère porteuse en premier, celle qui prend les risques grossesse et accouchement, et l’enfant ensuite. en réglant la question de filiation, et en précisant que les parents biologiques s’engagent en signant à accepter tout ce que leur union génétique engendrera par la mère porteuse. 1, 2 ou plus, bébé sain ou pas ils assument, comme le ferait un couple sans problème de fécondité. Un nouveau-né a 50% des gènes de sa mère et 50% de son père, et est mis au monde par celle qui lui transmet sa part de gènes. Naturellement. Mais nous avons tellement dénaturé le monde que l’Homme en est à se poser ce genre de question philosophique et à devoir pratiquer la GPA.

      « C’est la liberté poussée à l’extreme » là, je vous dis non ! La Liberté n’a pas d’extrème. Elle va de pair avec la responsabilité, puisque la Liberté ne consiste pas à faire ce qu’on veut au détriment des autres, et elle a un opposé : l’oppression.

    4. L’histoire que vous racontez (la célèbre affaire Gammy) s’est passé en Thaïlande et non pas en Inde. Or l’enquête et la décision de justice d’avril dernier ont montré que l’enfant n’avait pas été abandonné mais que c’était la gestatrice qui avait décidé de le garder contre la volonté de ses parents. Un certain journal conservateur en France avait instrumentalisé l’affaire pour dénigrer la GPA et s’était bien gardé d’enquêter sur les faits, tout comme maintenant il ne reconnaît pas avoir baladé ses lecteurs pendant un an.

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