Prix des médicaments : Médecins du Monde utilise la démagogie à doses chevalines

Publié Par Nathalie MP, le dans Édito

Article écrit en commun Nathalie MP et h16.

Purée de chatons condamnés à l’hépatite C, les tarifs des médicaments sont vraiment « indécents » ! Ils le sont tellement que les traitements efficaces, les plus onéreux évidemment, vont devenir inaccessibles pour le grand public !

Mais si, bien sûr, c’est vrai, forcément. C’est l’ONG Médecins du Monde (MDM) qui le dit – presque – dans ces termes, dans une grande campagne d’affichage urbain « Le Prix de la Vie » qu’elle voulait lancer à partir du lundi 13 juin 2016. Malheureusement, la méchante Autorité de régulation des professionnels de la publicité (ARPP) a émis un avis consultatif défavorable sur cette campagne qui manque de sources chiffrées, et qui fait prendre le risque à l’ONG que les labos ne se retournent contre elle pour atteinte grave à leur image, d’autant qu’en France, le prix des médicaments est particulièrement régulé.

Méchante, méchante ARPP (qui roule, à l’évidence, pour ces affreux labos) : les afficheurs se sont rangés à son avis.

MDM, acculée à ne pas pouvoir transmettre son important message sur les abribus, en fut réduite à une véritable « guérilla marketing » sur internet et dans les grands quotidiens nationaux. Non sans succès : au bout de 24 heures, la pétition associée qui enjoint la ministre de la Santé Marisol Touraine de « faire baisser drastiquement le prix des médicaments innovants » avait recueilli plus de 28 000 signatures et en compte aujourd’hui près de 192 000.

Le refus des afficheurs joue finalement pour elle, car il permet à l’ONG de crier à la censure et accrédite l’idée que les labos font la loi, nous mentent, nous volent et nous poussent à une mort injuste faute de soins accessibles (et puis même qu’on soupçonnerait qu’ils nous filent le cancer exprès que ce ne serait même pas surprenant).

Une belle campagne… Mais pleine d’erreurs

Question sidération de l’opinion et des chatons malades, c’est réussi : la campagne est déclinée en douze slogans « choc » qui mélangent maladies graves avec profits scandaleux et bonnes affaires des labos sur le dos des malades.

mdm - leucémie 20000 pct marge brute

Malheureusement, question sidération du lecteur attentif, c’est tout aussi réussi : la campagne se vautre lamentablement en affichant certains chiffres qu’on ne peut même pas qualifier de faux tant ils n’ont strictement aucun sens.

20 000% de marge brut, bravo, belle performance pour du labo-bashing sans chichi ! Mais c’est parfaitement grotesque : même en imaginant des coûts de production négligeables (!), le taux de marge sur chiffre d’affaires ne pourra jamais excéder ce chiffre d’affaires, soit 100 %, ce qui est déjà absurde. Pour arriver au 20 000 % frappeur, il faudrait non seulement que l’entreprise n’ait aucun coût de production, mais qu’en plus d’un chiffre d’affaires de 100 (par exemple), elle reçoive miraculeusement une dotation de 19 900. On voit que tout ceci n’est absolument pas sérieux. Le qualificatif « populiste » décerné par certains journaux à cette campagne est encore trop gentil.

D’autre part, malgré un système de santé toujours plus étatisé, malgré une assurance maladie qui fixe honoraires des médecins, niveau des prix et liste des médicaments remboursables, malgré une dégradation constante du niveau des soins, le Dr Françoise Sivignon, Présidente de MDM, estime assez curieusement tout à l’inverse que :

« Les autorités laissent les laboratoires dicter leurs prix et abandonnent leur mission, celle de protéger la santé des populations. »

gifa wait what wtf huh

Sans surprise, le Leem (syndicat professionnel des entreprises du secteur de l’industrie pharmaceutique en France) a rapidement riposté en dénonçant « la campagne de propagande mensongère de Médecins du Monde » dont il juge les propos « caricaturaux et outranciers » :

« Le prix (des médicaments innovants) est fixé par le Comité économique des produits de santé (CEPS) à l’issue de négociations avec les industriels. En aucun cas, les industriels ne fixent donc leur prix de façon unilatérale. »

En fait, l’enfumage de l’ONG va plus loin. Quand elle explique que le Glivec (anti-leucémique à 40 000 € par an et par patient) a un coût de production de 200 €, elle considère implicitement Novartis comme un simple producteur de génériques, en oubliant tous ses coûts de recherche et développement. Habile, mais pas très honnête.

D’ailleurs, c’est la même chose pour le Sovaldi, nom commercial de la molécule sofosbuvir développée par le laboratoire américain Gilead Sciences, dont le cas particulier est à l’origine de la campagne de MDM. Il s’agit d’un « antiviral à action directe » remarquablement efficace contre l’hépatite C avec un taux de guérison de 90 à 95 % pour un traitement de 12 semaines avec très peu d’effets secondaires.

Mis sur le marché en France en 2014 au tarif de 19 000 € par boîte de 28 comprimés, son prix a été ramené dès novembre 2014 à 13 667 € dans le cadre des négociations du CEPS qui a de plus demandé au laboratoire de rembourser l’écart entre l’ancien et le nouveau prix pour les ventes antérieures à l’accord. Le prix du traitement de 12 semaines est ainsi passé de 57 000 € à 41 000 €. Il a également été décidé de le rembourser à 100 %. Actuellement, le Sovaldi bénéficie en France du prix le plus bas en Europe.

Mais pour MDM, scrogneugneu, c’est néanmoins très insuffisant car la cure de Sovaldi à 41 000 € ne coûterait que 100 € à produire.

gifa yeah ok shkreli

Seulement voilà : le coût d’un médicament innovant, pas encore dans le domaine public, n’est pas seulement un coût de production sur des chaînes automatisées, mais relève d’un calcul extrêmement complexe, incluant recherche, développement et mise au point. Il inclut aussi le risque de ne jamais obtenir in fine les autorisations de mise sur le marché.

Ce risque est tel que les laboratoires sont amenés à « vendre chers leurs succès » afin de pouvoir faire le dos rond pendant les périodes de faible innovation comme ce fut le cas au milieu des années 2000. Comme le rappelle également le Leem dans son communiqué,

« pour l’industriel, ce prix doit prendre en compte non seulement les coûts de recherche des nouveaux médicaments, mais également leur durée de mise au point (11,5 ans en moyenne) ainsi que les risques qui s’attachent à leur développement (seuls 7 % des médicaments entrant dans un essai clinique de phase 1 accéderont au marché). »

Oh, et puis au fait, dans tout ça, MDM semble oublier commodément que les laboratoires pharmaceutiques sont soumis à des myriades de contraintes réglementaires de plus en plus nombreuses et sévères, tant sur les essais cliniques que pour la commercialisation des produits. Là encore, ceci accroît les coûts de recherche et développement qui peuvent atteindre un milliard d’euros pour une molécule.

En réalité, le CEPS passe son temps à négocier avec les industriels pour obtenir les meilleurs prix. Seuls les médicaments très innovants sont habilités à être vendus au-dessus du prix des médicaments déjà mis sur le marché. Et ces derniers voient régulièrement leurs prix baisser, le brevet tombant dans le domaine public ou le volume de ventes augmentant.

En 2014, ces « ristournes » ont représenté 800 millions d’euros… On attend toujours l’image choc de MDM en remerciement de cette baisse.

D’autre part, les génériques représentent une part de plus en plus importante dans les ventes de médicaments, aussi bien en volume (de 19 % en 2008 à 32 % en 2014) qu’en valeur (de 11 % à 18 % sur la même période). Leurs coûts et par conséquent leurs prix sont plus faibles ce qui tend à faire baisser régulièrement le coût global.

Décidément, demander au gouvernement de faire baisser les prix (le point central de la campagne) ne semble guère sérieux. La campagne de MDM est bel et bien simpliste, idéologique voire mensongère sur les caractéristiques factuelles de l’industrie du médicament.

Une jolie campagne… Mais loin du compte.

Plus gênant encore, elle témoigne également de la méconnaissance complète de l’ONG de l’actuelle mutation qui s’opère dans ce secteur.

Aujourd’hui, les grandes pathologies touchant des millions de personnes ont déjà trouvé leur molécule de traitement. Les coûts de développement et de test étaient élevés mais s’amortissaient sur un très grand nombre de patients, autorisant les labos à les vendre à prix modéré tout en restant très rentables, et en gardant la faculté d’investir lourdement dans la molécule suivante.

Aujourd’hui, les labos sont face à des pathologies beaucoup moins répandues (cas de l’hépatite C), à des maladies rares, parfois orphelines. Or, du fait de réglementations toujours plus strictes, les coûts de recherche et développement sont toujours plus élevés tout en ne concernant plus que des populations limitées, ce qui renchérit automatiquement les molécules. Pour les évaluer, la seule considération du prix est très insuffisante. Il faut plutôt raisonner en terme de performance.

Comme le souligne Alexandre Delaigue, professeur d’économie qui tient le blog Classe Eco, à propos du Sovaldi :

« La seule alternative, pour les malades dont la situation se dégrade, est la greffe du foie. Une greffe de foie coûte 575 000 dollars (510 k€)aux USA. »

« Le Sovaldi est l’exemple d’un système pharmaceutique qui fonctionne : un médicament réellement utile, qui rapporte beaucoup d’argent à l’entreprise qui le développe. »

Et surtout, des marges d’exploitation* confortables, de l’ordre de 15 à 20 %, réalisées par les big pharmas (Novartis, Pfizer, Sanofi, Merck, Roche …) sont une excellente nouvelle, pour les actionnaires de ces entreprises évidemment, mais aussi pour nous, car elles garantissent qu’en dépit des risques très élevés de cette industrie, elles attireront de nouveaux entrants qui proposeront à leur tour des médicaments performants, comme le prouve la multitude de petites « biotechs », plus ciblées et plus alertes que les grands groupes, qui se lancent, avec bonheur ou pertes et fracas, dans le développement spécifique d’une famille réduite de molécules destinées à des populations limitées.

Conclusion

En réalité, la campagne agressive de l’association MDM a pour but ultime d’éliminer le marché de l’équation santé. Sa présidente ne s’en cache même pas quand elle demande dans sa pétition adressée à la ministre de la Santé Marisol Touraine :

« Quand il s’agit de Santé, est-ce au marché de faire la loi, ou est-ce à l’État ? »

Autrement dit, en plus d’une connaissance très superficielle du secteur qui pousse à sortir des âneries par pur esprit de propagande alarmiste, l’objectif réel est ouvertement de pousser vers une solution collectiviste, dépourvue des mécanismes de marchés, qui a partout démontré son aptitude à générer des pénuries.

le socialisme

La fixation arbitraire des prix des médicaments par l’État aboutirait inévitablement à la disparition de la France sur ce marché, avec un départ des laboratoires et un affaiblissement de la recherche et du développement qui déboucherait à terme sur la baisse de la qualité des soins et donc sur la mise en péril de notre santé.

Quand il s’agit de Santé, peut-on vraiment faire confiance à l’État ?


* Marge d’exploitation : Résultat d’exploitation ou EBIT (bénéfice avant intérêts et impôt) rapporté au chiffres d’affaires (CA).
En milliards d’euros et en 2015 :


1. Novartis ( Suisse) : CA = 43,8 EBIT = 8 Marge = 18 %
2. Pfizer (USA) : CA = 43,3 EBIT = 8 Marge = 18 %
3. Merck (USA) : CA = 34,9 EBIT = 4,8 Marge = 14 %
4. Sanofi (France) : CA = 34,5 EBIT = 5,6 Marge = 16 %

Jolies marges, mais ne pas oublier les capitaux engagés pour les obtenir : pour Sanofi, ils se montent à 66 milliards d’euros pour un CA de 34 milliards, et sont financés essentiellement (environ 80 %) par des fonds propres et fort peu par de la dette, indice certain du haut niveau de risque du business et de l’intangibilité de ses actifs.

  1. On en arrive à un tel niveau de bêtise dans ce pays que les gens sont prêts à croire n’importe quoi pourvu que cela remette en cause le « système capitaliste qui oppresse les gens ». Le pire, c’est que, la plupart du temps, les nigauds qui tombent dans le panneau ont un niveau d’étude relativement élevé, mais n’en restent pas moins sensibles à des techniques de manipulation qui nient toute réflexion critique et sont dignes de régimes totalitaires… Et bien sûr, lorsqu’un esprit plus attentif que la moyenne ôse remettre en cause la doxa, c’est l’excommunication qui l’attend.

    1. Les gens ont été formatés par l’EdNat: ils n’ont aucune notion d’économie de base et ne cherchent pas à en acquérir. Donc ce type de propagande ne peut que marcher. N’oubliez pas: « la Santé c’est important et cela devrait être gratuit ». Après cela, tout discours différent est difficile.

      1. Sans vouloir vous heurter, les marges de 18%, en économie, c’est très important. D’autant plus lorsque c’est la  »solidarité nationale » qui le finance. Qu’il y ait des problèmes de gestion dans notre système de santé, je ne dis pas, mais rejeter en bloc tout ce que dit MDM, c’est ne pas vouloir voir le problème.

        1. rejeter en bloc tout ce que dit MDM, c’est ne pas vouloir voir le problème.

          Quel problème? Le fait que des labos bien gérés fassent des bénéfices est donc un problème?

        2. Odd
          Déjà les auteurs viennent de vous démontrer que les 20 000% c’est faux et que la marge avant Intérêt et Taxes (EBIT) est de 18%.
          Ils vous livrent des éléments en fin d’article pour aller plus loin : les capitaux immobilisés.

          Imaginons que vous louez votre logement 1200 euros par mois (soit 14400 euros annuels) et que vos charges annuelles sur ce logement soient de 2000 euros (maintenance, frais administratifs). Votre marge au sens de l’EBIT serait de 14400-2000/14400=86% (vs 16% pour SANOFI).

          Belle marge de 86% pour vous, mais on a oublié quoi ?

          1. L’achat du dit logement

            1. Oui et donc le capital immobilisé.
              Et si le logement coûte 300,000€ sur le marché, le rendement locatif avant impôts est de 12,400/300,000=4.13% nettement moins fun.

              Et dans le cas de SANOFI cité en fin d’article le rendement des capitaux immobilisés est de 4.287/66 = 6.5%
              (4.287 Mds est le résultat net de Sanofi en 2015)

        3. Attention, la marge ce n’est pas le bénéfice. Une bonne partie retourne immédiatement dans les caisses publiques via des taxes diverses et le profit qui reste à distribuer à l’actionnaire est encore largement amputé par des impôts au niveau individuel. Bref l’actionnaire Sanofi (pour prendre la société française la plus connue) est loin de faire fortune. D’ailleurs, même si la société ne distribuait plus de dividendes (auquel cas bien sur elle ne trouverait plus personne pour la financer) cela ne permettrait de baisser les prix des médicaments que de façon dérisoire.
          Le vrai problème des médicaments est que la durée des brevets est bien trop courte pour rentabiliser les dépenses faites avant la mise sur le marché. Sauf percée majeure en biotechnologie qui changerait tout, il est plus vraisemblable que les couts de développement continueront à croitre et donc que les maladies rares n’intéresseront pas beaucoup les laboratoires, même si les prix de ces médicaments sont élevés.

        4. « les marges de 18%, en économie, c’est très important »
          allez dire ça à Appel, Microsoft, google, facebook…

        5. Je ne sais pas dans quel domaine vous travaillez, mais 18% de marge c’est faible. Regarder la restauration, les boulangers, les opticiens (quoique aujourdh’hui ces derniers … ), la bijouterie…. Tous sont au dessus. Je travaille dans un secteur ou les marges sont les plus faibles: Grandes Surfaces (tant decriées puisqu’elles ont tué le petit commerce et les artisants … C’est bien connu). La marge de notre secteur est oscille entre 14% (Hard discount) et 20% pour les meilleures.
          Quels sont les secteurs qui travaillent avec une marge inférieure ? Faites le moi savoir, je suis curieux. Et j’affirme qu’ils sont monoritaires.
          Merci H16 … Une fois de plus pour cet article qui me fait le pendant de la fausse bonne pub.

      2. La même Éducation Nationale qui forme les chercheurs et les scientifiques, j’imagine?

  2. La gestion étatique du marché des médicaments en France est déjà à l’origine de pénuries très peu relayées dans nos médias subventionnés. Régulièrement, il y a des problèmes de disponibilité de certaines spécialités médicales. Un article du Quotidien du médecin d’il y a 3 ans (je n’ai plus la référence exacte) en rapportait les causes: problème de d’approvisionnement en matière première (10% des cas), problème de fabrication (30 à 40% des cas), problème de « logistique » (50 à 60% des cas).
    Quid des problèmes de logistique? Grèves des camionneurs? De la SNCF? Pas du tout. Les prix des médicaments étant différents suivant les pays, les labos réservent leur production en priorité aux pays payant les meilleurs prix. Ils gardent bien sûr une petite quantité aux pays collectivistes comme la France pour avoir la paix (diplomatie).
    Il y a 30 ans, 80% des médicaments consommés en France était produit en France. Cette proportion n’est plus que de 20% actuellement en diminution constante échappant ainsi aux contraintes administratives, fiscales, sociales et empêchant nos politiques de pondre une petite loi obligeant un labo à réserver en priorité sa production à notre beau pays.
    Un médecin travaillant pour un labo m’a confirmé ce qui est économiquement évident, les labos étudient les coûts d’une mise sur le marché d’un pays et les bénéfices attendus. Si le ratio est insuffisant, ils renoncent. La France est très loin d’être un marché prioritaire: 60 million de personnes (combien de malades?) contre une classe moyenne de 300 million en Inde (par exemple et pour ne citer que ce pays) disposant de moyens financiers de plus en plus importants sans les restrictions de santé lié à un financement publique.
    Et nos étatistes demandent encore plus de contrôle et de baisse des prix!
    Pour le sofosbuvir, le prix négocié est très proche de ceux déjà accordés à d’autres pays européens (qui tournent autour de 42000E) mais avec plusieurs mois de retard,( la France pensant obtenir plus!) ce qui fait autant de patients non traités. De plus, en France, en raison du manque de moyens, on ne traite que les patients ayant les meilleures chances de réussite. Exit donc, ceux pour qui le traitement aurait un moindre taux de réussite mais qui pourraient quand même guérir…
    Pénurie dans l’approvisionnement, expatriation des moyens de production, contrôle étatique des prix, rationnement des soins sur critères « médicaux » servant de cache-sexe à une pénurie budgétaire… Bref, une réussite (une de plus) de la gestion socialiste d’une société.

    1. Merci. C’est très clair. Le rationnement des vaccins pour jeunes enfants, qui dure depuis au moins deux ans, est-il à attribuer aux prix trop faibles en France ?

      1. Ah, les enfants 😥

  3. Effectivement la campagne publicitaire est atterrante. La France, c’est moins de 1% de la population mondiale et comme d’habitude dans la sphère bizounours socialiste, ce fait n’est pas pris en compte. A nous de nous adapter au monde, car lui ne s’adaptera pas aux désirs de la France.

    Je travaille dans le plus gros groupe international de distribution de médicaments et nous avons déjà une très forte pression sur les labos concernant les prix en France. D’ailleurs, depuis des années la communication du gouvernement se fait sur les économies dans le domaine du médicament qui représente en fait une part minoritaire des dépenses de sécurité sociale.

    Ce que je peux constater, c’est que nous avons une pénurie déjà importante de médicaments en France et que cela va en s’aggravant. Sur l’ensemble des références que nous avons, nous avons plus de 25% de rupture laboratoire. Il commence à exister des pratiques bizarre comme des pharmaciens qui achètent chez les grossistes et revendent à l’export en Europe. Cela rajoute de la pénurie en officine. De nouvelles directives nous demandent nous grossistes de contrôler les volumes d’achat des pharmacies pour détecter et avertir les petits malins qui font de l’export.

    Continuons à demander aux labos de baisser leurs prix et on ne pourra plus se soigner. En cas de tension sur un médicament, il est évident que le laboratoire privilégiera les pays où il fait le plus de marge.

    1. « En cas de tension sur un médicament, il est évident que le laboratoire privilégiera les pays où il fait le plus de marge. »

      Cette phrase (comme d’autres ailleurs dans les commentaires) résume le problème : privilégier la marge sur la vie des êtres humains.
      Cette logique du moment et de plus en plus mondialisé est un fléau pour l’espèce humaine. Nous revoyons toutes nos priorités en fonction du profit réalisable…

      Aujourd’hui l’argent (qui reste un outil) est basé sur un tas de notions virtuelles non ancrées dans la réalité.
      Si encore le prix était fondé sur la disponibilité mondiale d’une ressource, son impact environnemental (incluant son coût d’extraction), les besoins en temps humain (incluant de nombreuses notions comme le temps de formation), les besoins en machines (incluant leur taux d’utilisation actuel), etc. et que l’on s’arrêtait la pour le prix physique tout en réfléchissant à comment mettre un frein à ce qui est moins nécessaire humainement parlant tout en rendant accessible ce qui l’est en se basant par exemple sur la pyramide universelle de Maslow (plus c’est à la base de la pyramide, moins il y a de freins) et sur les besoins en termes mondiaux mesurables comme le nombre de malades et non sur une envie d’acheter des consommateurs (l’envie étant fluctuante et manipulable comme nous le prouve chaque jour le marketing), nous aurions un système beaucoup plus intelligent et moins de tensions et de clivages stériles (comme ceux que l’on entend chaque jour : gauche contre droite, etc.)

      Le Socialisme n’est pas le problème, c’est notre vision du monde qui l’est.

  4. Moi je suis assez pour que médecin du monde utilise la démagogie à doses chevalines, vous savez quoi je suis même pour que médecin du monde augmente la posologie. Quand je constate comment je et nous nous faisons arnaquer par les labos depuis des années je trouve ça même presque normal, libéral.

    1. En quoi consiste l’arnaque ?

      1. Je vous propose de regarder dans votre pharmacie et dans celle de vos voisins et éventuellement de vous retourner auprès de votre préscripteur. Au nom de la liberté je souhaiterai pouvoir acheter la quantité exact de médicament prescrit par mon médecin à ma pharmacie mais cela m’est impossible. Aussi cela m’embête de consommer de la parapharmacie en surdosage, lorsque c’est prescrit pour mon médecin traitant, qui est dans ce cas plus vendeur de parapharmacie que médecin, la aussi je vous propose de vous retourner auprès de votre prescripteur. La laboratoire ne sont pas avare en publicité, communication pour vendre au delà de ce qui est nécéssaire.

        1. Googlez [vente médicaments à l’unité] et vous verrez que dans les expériences réalisées ce sont les pharmaciens qui ont argué que a leur coûtait trop cher et que ça leur donnait trop de responsabilités etc… Ils voulaient même se faire payer pour cela.

          Et les pharmaciens c’est un monopole accordé par qui ?

          Regardez comment se passe la vente des médicaments dans les autres pays. On vous met vos pilules dans un flacon et l’étiquette auto adhésive avec la posologie, le n° de lot, le nom du médecin prescripteur est imprimé automatiquement et collé sur le flacon. Mais pas de numerus clausus sur le nombre d’officines. Et l’officine ne coûte pas 5M€. Avec le prix des médicaments en france et la mauvaise volonté des pharmaciens vous payez le coût du monopole que eux ont payé.

          1. N’oubliez pas que les frais fixes qui sont gigantesques dans le cas du médicament et qui sont répartis sur les exemplaires vendus. Si on vend à l’unité, on vend moins et il faut donc imputer plus sur chaque unité vendue. Ce qui coute cher n’est pas de faire tourner un outil de production, c’est de d’abord faire les recherches, ensuite les tests, mettre au point la chaine de fabrication…Mélanger les ingrédients et faire les synthèses chimiques nécessaires ne représente pas grand chose.

            1. Oui je suis d’accord. Un labo va parler de nombre de traitements à partir duquel on assure la rentabilité et qu’il faille 10 ou 12 cachets par traitement n’a pas d’importance : le besoin est fini. Mais bon, ça éviterait la rumeur de gaspillage très présente dans la population… et aussi de retrouver les principes actifs dans les poubelles, puis dans l’eau du robinet…

            2. Forcement … mais de quels frais fixes parlons nous ? De ceux matérialisés entre la valeur de vente du non générique et de ces génériques ?

              Au dela je pense que vous avez raison, 10 ou 12 cachets peu importe cela doit être un problème d’économie d’échelle 😉

              1. @ The Body
                Le coût marginal d’une pilule c’est que dalle.
                Si les frais de recherche à amortir sont de 10Mds et qu’il y a un marché pour 5 millions de patients solvables par an et que l’on souhaite amortir sur 4 ans ça fait 500€ par an par patient rien que pour récupérer l’investissement en R&D. et que vous fassiez des boîtes de 15 ou 20 n’y changera rien.

                Ce n’est pas un problème d’économie d’échelle. Les steacks hachés sont certainement un problème d’économie d’échelle, pas le médicament : on n’en consomme pas plus car le prix est intéressant !

          2. Impossible de comparer avec l’étranger. Le marché Français est verrouillé. Les pharmaciens en France ne peuvent posséder qu’une officine et leur marge est décidée par l’état.
            La création d’une pharmacie en France est réglementée. Les nouveaux sont souvent obligés de racheter une officine existante avec un fort endettement. Comme toutes ces professions réglementées (taxi, notaire …) on arrive à des situations de rentes pour les anciens au détriment des nouveaux entrants.
            Le groupe dans lequel je travaille est adossé aux chaines de pharmacies américaines et anglaises avec des profits en milliards de dollars. La préparation peut se faire de manière centralisée avec des automates qui produisent les étiquettes et scannent les produits. J’ai mis en place un tel système en Hollande avec une pharmacie centralisée qui gère les prescriptions pour une vingtaine de pharmacies plus petites. Le tout pour le compte d’une seule entreprise.

            1. « Impossible de comparer avec l’étranger. »

              Si, c’est ce que vous venez de faire.
              Le but de mon commentaire était de montrer à The Body que ce ne sont pas les labos qui sont en cause, mais l’état.

    2. The Body : « Quand je constate comment je et nous nous faisons arnaquer par les labos depuis des années »

      Vous avez envisagé la possibilité que ceux qui prétendent que vous vous faites arnaquer utilisaient la même démagogie, les mêmes mensonges ?

      On a déjà 140’000 travailleurs français réfugiés économique en Suisse, doit on commencer à stocker des médicaments pour vos futur réfugiés médicaux ou vous envisagez de construire un mur pour nous épargner cette peine vous protéger du capitalisme impérrialiste.

      1. Concernant les médicaments c’est un constat. Je crois que vous commencez à tout mélanger. Très bonne journée.

        1. Quel constat? Quelle est l’arnaque?

          1. Bien le constat que l’on m’a vendu trop de cachet depuis que je suis né vs la posologie indiquée par mon médecin.

            1. Qu’est-ce qui vous fait dire que les responsables sont les labos? Peut-être que ce sont eux, peut-être pas, ce que je voudrais savoir c’est ce qui vous conduit à penser cela.

              Sinon, est-ce que le fait que les œufs soient généralement vendus par douzaine ou demi-douzaine, ou la vente de tout autre denrée alimentaire dans une quantité « imposée » par le vendeur et dont on n’est pas sûr de consommer l’intégralité avant péremption est une « arnaque »?

              PS: je confirme les propos de Sam Player: j’ai par exemple eu l’occasion d’acheter des médicaments prescrits aux USA et effectivement le pharmacien te donne exactement le nombre de médicament prescrit, dans une boîte « générique ». J’ai pensé à l’époque que c’était peut-être le pharmacien lui-même qui avait fabriqué ces médicaments.
              Par contre, je ne suis pas sûr que vendre exactement la quantité prescrite soit plus économique. Peut-être que vendre dans une quantité prédéfinie est plus économique. Que ce soit pour le fabricant ou le client (de toutes façons ça ne change rien, car obtenir plus de richesses en consommant moins de ressources, matérielles ou humaines, est forcément bon pour l’économie globale)

              PPS: petit HS: pourquoi les oeufs sont vendus par douzaines ou demi-douzaines? Réponse: https://jesrad.wordpress.com/2007/01/27/pourquoi-les-oeufs-sont-ils-generalement-vendus-par-douzaine-ou-demi-douzaine/

              1. Bien disons qu’en dehors d’une problématique de compétence si j’avais une place a choisir dans ce domaine je préférerai être en amont de la chaine ( d’ailleurs en excluant les logiques de sous traitance de part ma nature j’aime bien être en amont, si je travail en finance de marché ça n’est pas pour rien c’est la ou on prend le plus d’argent et ou on peut jouer du libéralisme à notre guise, quand ça nous arrange ) C’est donc cette nature qui me met a me positionner dans la peau du laboratoire pharmaceutique et a partir de la je me demande ce que je ferai pour optimiser mon CA et tout ce qui en découle de bas en haut dans mon CR …

                Ce n’est absolument pas une arnaque, personne ne me dit combien d’oeuf je dois acheter, on m’en impose la quantité mais je connais mes besoins en protéine, je connais la date de péremption a partir de la je reparti ma consommation à ma guise, il m’arrive d’aller en magasin bio parce que c’est sur mon chemin, il m’arrive de prendre 1,2,3 ou 5 oeufs on fonction de mes envies. Dans le cas d’un médicament il y a un prescripteur, le médecin, qui me prescrit donc ce que je dois prendre ou pas, en quelle quantité et pendant combien de temps, un prescripteur, un spécialiste, qui a un domaine de compétence que je n’ai pas, je suis donc à la lettre l’ordonnance.

                Je connais de loin le système hollandais système ou le pharmacien donne le nombre de comprimé exact au patient.

                1. Je ne vois toujours aucun élément permettant de dire:
                  1. Que ce sont bien les labos qui sont « responsables »
                  2. Qu’il serait plus économique d’acheter ses médicaments à l’unité (cela induit des difficultés de conditionnement, de transport, de stockage, de logistique etc. et donc un coût plus important. Et pour l’instant rien ne prouve que ces coûts supplémentaires soient compensés par les économies induites par la vente à l’unité).

                  Si c’est une arnaque pourquoi chaque labo de pharma n’attaque pas son concurrent sur ce point précis afin de le décrédibiliser et prendre ses parts de marché? Pourquoi ne vendent-ils pas carrément par boîtes de 300? Pourquoi dans d’autres pays les cachets sont vendus dans la quantité précise prescrite alors que ce sont les mêmes labos? N’y aurait-il pas justement d’autres éléments

                  « si je travail en finance de marché ça n’est pas pour rien c’est la ou on prend le plus d’argent et ou on peut jouer du libéralisme à notre guise, quand ça nous arrange »

                  HS: Vous gagnez peut-être beaucoup d’argent, mais vous profitez d’un système qui n’est pas du tout libéral, puisque le marché de la finance et des actifs qu’elle entretient est complètement hypertrophié par l’action étatique (monopole des banque centrales, taux directeurs, monopole sur la monnaie etc.). Si le système était libéral on peut parier que beaucoup moins de ressources, humaines ou financières, seraient dirigées vers le monde de la finance.

                  En fait je ne pense pas que vous sachiez vraiment ce qu’est le libéralisme, et j’ai même plutôt tendance à penser que vous essayez de faire croire que vous êtes libéral pour tenter de donner plus de poids à vos arguments.

                  1. 1. Bien parce que je crois en l’intelligence et en la performance commercial des laboratoires pharmaceutiques, en tout cas je suis heureux de constater que vous trouvez qu’il y a un problème nous sommes d’accord au moins sur ce point.
                    2. Expliquez moi pourquoi j’ai des fins de traitements dans ma boite à pharmacie.

                    – Parce que dans un oligopole on ne déstabilise pas l’ordre établi comme ça. ( voir l’histoire des opérateurs mobiles Français )
                    – Parce que par boite de 300 l’arnaque ne passerait plus
                    – La loi
                    – Surement, à voir en quelles proportions

                    HS: Je ne gagne pas beaucoup d’argent, je ne profite d’aucun système, il n’est pas libéral globalement ( c’est impossible selon moi ) mais il peut l’être en fonction du niveau auquel on se positionne c’est ce dont je parlais.

                    Je ne sais pas quel est votre libéralisme mais je sais qu’elle est le mien. J’ai même plutôt tendance à penser que la différence entre le votre et le mien sont le temps et l’espace.

                    1. « Bien parce que je crois en l’intelligence et en la performance commercial des laboratoires pharmaceutiques »

                      -> Pourquoi donc ce n’est pas pareil à l’étranger, avec les mêmes labos?

                      « je suis heureux de constater que vous trouvez qu’il y a un problème nous sommes d’accord au moins sur ce point. »

                      -> ??? Où avez-vous vu ça? Connaissez-vous la signification des guillemets dans ce contexte?
                      Au contraire, je dis que ce serait peut-être économiquement stupide, pour tout le monde, de tenter de vendre à l’unité. Je dis bien « peut-être ». Donc non, il n’y a pas forcément de problème, vous l’inventez peut-être ce problème.

                      « 2. Expliquez moi pourquoi j’ai des fins de traitements dans ma boite à pharmacie. »

                      -> Relisez ce que j’ai écrit et ce que d’autres ont écrit.

                      HS: quand je dis que vous profitez du système, je ne dis pas que c’est mal (c’est même un comportement rationnel).

                      « Je ne sais pas quel est votre libéralisme mais je sais qu’elle est le mien. J’ai même plutôt tendance à penser que la différence entre le votre et le mien sont le temps et l’espace. »

                      ? Le libéralisme étant une philosophie politique et du droit affirmant la primauté des droits naturels (liberté, propriété, responsabilité et tout ce qui en découle) de chaque individu et l’égalité de ces droits pour chaque individu, je ne comprends pas bien votre remarque.

                  2. Réponse a votre dernier commentaire « le 23 juin 2016 à 11 h 01 min » :

                    « -> Pourquoi donc ce n’est pas pareil à l’étranger, avec les mêmes labos? »

                    Comparaison n’est pas raison, regarder ce qui se passe a l’étranger ne changera rien à notre problème, je n’en sais rien et cela ne m’intéresse pas.

                    « -> ??? Où avez-vous vu ça? Connaissez-vous la signification des guillemets dans ce contexte? »

                    Car vous admettez qu’il y a un responsable ( et sous entendez que ce n’est pas le labo ). Je vous ai expliqué qu’il y avait une suite logique de la production vers le client, de l’amont vers l’aval. Il est inutile d’essayer de m’expliquer que le vendeur d’arme n’est responsable de rien nous ne seront jamais d’accord.

                    « HS: quand je dis que vous profitez du système, je ne dis pas que c’est mal (c’est même un comportement rationnel). »

                    HS J’ai bien compris que ça n’était pas mal, mais je vous ai précisé qu’il était a un certain niveau ce domaine d’activité était libéral en ce sens par exemple ou le juste prix est toujours pratiqué pour le client car certaines règles de concurrence, de marché sont respectées, ce qui n’est pas le cas dans tout un tas de domaine.

                    Je sais bien que vous n’avez pas compris ce dont je parle au niveau de l’espace et du temps. Car cela remettrait en cause votre façon de penser, celle a laquelle vous semblez vous attacher sans réfléchir plus loin. Mais réfléchissez y bien à cette notion d’espace et de temps et vous verrez que beaucoup de vos raisonnement tiennent jusqu’a ce que vous preniez en compte ces deux notions …

                    Autre point qui va vous permettre de voir comment j’envisage mon libéralisme. Comme vous j’imagines, je suis pour et sans aucunes régulations la recherche et la mise sur le marchés des organismes génétiquement modifiés, je ne sais pas si c’est dangereux, si ça ne l’est pas, donc pas besoins de parler du fameux principe de précaution. Mais êtes vous comme moi un fervent défenseur du fait qu’il faille informer explicitement le consommateur si le produit qu’il achète contient ou non des OGM ? Au nom de sa liberté de consommer il doit pouvoir choisir de manger ses produits avec on sans OGM. Je pense que nous divergeons sur tout un tas de sujet. Chacun son libéralisme, peut être en êtes vous un, mais surement non éclairé …

        2. The Body: « Concernant les médicaments c’est un constat. »

          Basé sur une vidéos youtube et deux pauvres slogans…
          Ne vous donnez pas la peine de répondre, de mon coté je vais commencer à stocker…

          1. Je n’ai pas besoins de « vidéo youtube et deux pauvres slogans » pour constater que ma boite à pharmacie est pleine de fin de traitement, de boite de médicament non finies …. je me questionne et me dit que quelque chose ne va pas, voila tout. Je n’ai pas d’apriori mais je me questionne. Surement un besoin d’optimisation et d’organisation de l’espace ….

            1. C’est la même chose avec vos poubelles, vos assiettes et les quantités sont sans commune mesure.
              Vos questions qui sont parfaitement légitimes évidemment ne trouveront pas de réponse valable chez des gens incapables de regarder plus loin que leur idéologie.

              Sam vous a donné des réponses pertinentes un peu plus haut.

              1. « C’est la même chose avec vos poubelles, vos assiettes et les quantités sont sans commune mesure. »

                Absolument pas voir réflexion et démonstration avec l’achat de mes oeufs … Je suis capable de savoir quel est la quantité de protéine dont j’ai besoin. Cependant je ne suis pas capable de savoir quelle quantité de tel ou tel type de médicament je dois prendre. Je ne vais pas accuser mon prescripteur mais je suis en droit de me demander si il ne m’en prescrit pas un peu trop sous la pression commercial des laboratoires pharmaceutiques.

                « Vos questions qui sont parfaitement légitimes évidemment ne trouveront pas de réponse valable chez des gens incapables de regarder plus loin que leur idéologie. » En effet c’est ce que je constate en lisant beaucoup de commentaire ici …

                « Sam vous a donné des réponses pertinentes un peu plus haut. » Non valable pour l’ensemble des médicaments ayant leur générique sur le marché … et dans ce cas je me questionne sur le réel coup fixe de Recherche …. comme lu plus haut la notion de brevet me pose problème, surement comme à vous !

                1. et dans ce cas je me questionne sur le réel coup fixe de Recherche

                  Le fisc veille (sur la comptabilité), et il a les dents longues, plus que vous ne le croyez…

                2. The Body: « Je suis capable de savoir quel est la quantité de protéine dont j’ai besoin. »

                  Absolument pas, vous jetez des quantités astronomiques de protéines:
                  http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/10/16/chaque-annee-1-3-milliard-de-tonnes-de-nourritures-gaspillee_4507636_4355770.html

                  The Body: « En effet c’est ce que je constate en lisant beaucoup de commentaire ici … »

                  Nope, vous arrivez en prétendant savoir qu’on vous roule et vous déclarez ouvert au propagandes les plus outrancières.
                  Nous prétendons que vous n’en savez rien, que la question est à minima très complexe (du labo à la production en passant par le volet économique) et loin de ce que quelques chiffres grossier ou un empirisme de bistrot peuvent vous faire croire.

                  Les certitudes sans rien connaitre d’un sujet signent la pseudo-science et l’idéologie.

                  1. Il est embêtant de démarrer votre commentaire par une comparaison complètement à coté de mon raisonnement et de le finir par empirisme de bistrot. Si vous ne maitrisez pas le base de l’argumentaire, a minima la déduction voir l’induction cela risque d’être compliqué.

                    Je ne prétend pas savoir, je constate, et je me mets à la place des laboratoire pharmaceutique, j’y vois alors mon intérêt.

                    Je ne suis pas spécialiste de la googlisation de bistro comme vous mais j’imagine que vous allez être capable de trouver des articles ou il est démontré que l’industrie pharmaceutique fait parti intégrante du gaspillage de médicament qui sont dans nos boites à pharmacie. Forcement ils seront faux car ils ne vous arrangeront pas …

                    Je ne sais pas de quel propagande en particulier vous parlez, mais il faut être aveugle pour ne pas la voir au sens large au niveau des laboratoire pharmaceutique. Il suffit de voir l’argent dépensé par ces mêmes laboratoires auprès des médecins : voyages, cadeaux, restaurant ( les prescripteurs ) pour comprendre que la propagande est bien en place, les chiffres sont disponible et publique … nous ne sommes pas au niveau des dépenses que l’industrie du luxe consacre au lancement d’un parfum mais bon quand même. Décidément vous avez l’air d’être comme Matéo, un libéral de bistro, non éclairé ! Je suis fatigué à l’idée de developper.

                    Si vous insistez je vous expliquerai pourquoi votre raisonnement, votre lien interne est complètement à coté de ce que je disais. Ou peut être irez vous jusqu’a m’accusé de gaspiller des protéines que j’ingurgite en excès et qui sont rejetées par mes reins ?

                    C’est un fait, on me roule ! Sinon je n’aurai pas tout ces médicament en trop dans ma pharmacie ! Les mêmes méthodes sont d’ailleurs bien mise en place dans la parapharmacie par ces mêmes labos, surdosage, publicité mensongère etc …

                    Bien à vous.

                    1. The Body
                      Ce que vous décrivez ce sont des frais de commercialisation et vu votre raisonnement je suis certain que pour vous la publicité est un coût dont vous pourriez vous passer et vous pensez qu’elle grève inutilement le coût des produits que vous achetez. Et avec le même raisonnement je pense donc que vous n’achetez aucun produit pour lesquels il est fait de la publicité. Vous devez donc acheter avec le bouche à oreille ? Et quand vous cherchez un emploi vous ne faites donc pas de CV puisque que c’est un coût.

                      En fait les frais de commercialisation sont nécessaires pour distribuer un produit et répartir les autres frais (recherche, investissements) sur un grand nombre de produits. Si vous pouvez acheter une machine à laver pour 200 à 300€ actuellement c’est justement parce que tous les frais fixes ont été répartis sur des millions d’unités vendues.

                      Si les machines à laver coûtaient 50 fois plus cher il y a 50 ans ce n’est pas uniquement à cause d’un manque de robotisation, c’est parce que le fabricant n’en vendait que 3000 par an.

                      Si les labos ne développent pas de remèdes contre les maladies orphelines qui touchent très peu de personnes c’est bien pour la raison que le marché ne permet pas d’amortir les frais de recherche. La santé a un prix : personne, sauf un riche particulier, n’ira investir 10Mds pour sauver – peut être – 100 personnes, qu’elles soient malades ou coincées au fond d’une grotte.

                      Vendre plus fait automatiquement baisser les prix et en final permet de traiter plus de gens : si ce n’était pas le cas alors le profit juteux attirerait d’autres compères pour se partager le gâteau. Donc pour empêcher cela le leader du marché doit juste faire en sorte que le coût d’entrée n’attire pas trop la concurrence et c’est ce qui permet d’avoir un prix de marché.

                      Quelqu’un parlait plus haut des télécoms et c’est bien ce qui est arrivé : les profits en france étaient très importants et Free y a vu une possibilité d’entrer sur le marché alors même que ça demandait un gros investissement. Nul doute qu’avec des forfaits 10€ moins cher il ne se serait peut-être pas lancé, mais là c’était trop tentant et le business model était très facilement validé.

  5. Il y a aussi le problème du regard à priori bienveillant des médias sur les associations, forcément désintéressées, forcément compétentes puisqu’elles mettent en avant des « études », et forcément anticapitalistes, donc forcément à la défense le peuple. A moins que ce ne soit, de la part de ces médias-perroquets, que du raccolage ou de la stupidité…
    Dans le même genre, on entendait ce matin, le sempiternel message sur les ravages (soigneusement chiffrés) de la pollution. Même si les médias n’ont pas les moyens, de bonne heure le matin, de vérifier les dépêches de l’AFP, un message du style: « mais nous n’avons pas les éléments qui permettent de juger de la fiabilité des études en question » serait le bienvenu. Qui oserait?

  6. C’est « Médecins du Monde », « Médecins de France » ou « Médecins des bisounours anticapitalistes » ?

    C’est peut-être dur à admettre, mais ce sont les très riches qui sont seuls aptes à dépenser des fortunes pour (peut-être) sauver leur peau et ainsi faire progresser la recherche. En revanche, que préconise Médecins du MONDE pour les très pauvres qui n’ont pas les moyens de se payer un cachet de quinine ?

  7. Merci pour cet article non démagogique qui évite les grosses ficelles et ne joue pas sur l’émotionnel.

    J’ai souvent l’impression que lorsque l’on parle de ce sujet avec quelqu’un, on tombe tout de suite dans l’émotionnel et on empêche tout raisonnement sain, je m’explique. Prenez l’exemple de Martin Shkreli, vous aurez droit aux simples arguments « ce mec est un salop qui ne pense qu’au profit et se fait de l’argent sur la malheur des autres ! », jusqu’à là, on ne peut qu’être d’accord, mais la suite dérive trop souvent vers : « c’est évidemment la faute des labos et du système capitalisme qui entraînent ces dérives ! » et là on oublie toute la partie où on devrait s’interroger sur pourquoi des médicaments génériques n’ont pas eu l’accord pour être distribués aux USA ? On oublie tout le fonctionnement bureaucratique et technocratique qui accompagne la validation pour pouvoir mettre un médicament sur le marché. Bref, c’est dommage de rester dans l’émotionnel.

    De plus, pour rester dans ce sujet, imaginons un instant, la campagne de MDM aboutit au fait que l’Etat va, encore plus, réguler le prix des médicaments et pratiquer des baisses drastiques. Je crains que dans ce cas, les labos risqueraient de réduire leurs recherches en se concentrant uniquement sur les maladies « rentables ».

    1. Je m’insurge Shkreli, n’est pas un salop qui ne pense qu’au profit et se fait de l’argent sur la malheur des autres, cet homme est un bienfaiteur de l’humanité.

      Les patients US se faisaient littéralement enflés avant son innervation sur le Daraprim il était vendu à 13.5$ l’unité quand alors que quand c’était GSK qui produisait la molécule le prix de vente était de 1$ l’unité avant qu’il ne cède les droits en 2010 et depuis ce temps le prix n’avait cessé d’augmenter pour atteindre les 13.5$, avant Shkreli ne se décide à racheter l’unique fabriquant à qui GSK avait cédé les droits.

      En augmentant fortement le prix du Daraprim à 750$ (x55.55), il savait très bien ce qui allait se passer.
      Car il sait que la molécule est dans le domaine public et qu’elle peut être fabriqué par n’importe quel labo aux USA et vendu à 1$, seulement il connait aussi très bien la régulation étatique du marché du médicament aux USA et qu’il y aura un délai avant qu’un concurrent ne puisse fournir la molécule à 1$.

      A vente constante il lui fallait 6 semaines pour rentabiliser son investissement, de 55M$ car en 2014 le montant des ventes du Daraprim atteignaient 9,9M$ aux USA.
      http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/09/22/le-prix-d-un-medicament-contre-la-toxoplasmose-a-bondi-de-5-400-en-un-jour_4767396_3234.html

      Le bilan de son action c’est d’avoir provoqué une baisse du prix de la molécule de 92% par rapport au 13.5$ (dont rien ne nous dit que son prix n’aurait pas continué à augmenter), tout en en gagnant de l’argent, et en sachant que pour les patients assurés l’opération n’aura rien coûté, et que les assureurs eux sont très content d’avoir une molécule dont le prix à au final baissé de 92% malgré le surcout sur une année.

      Là vous me direz, mais pour les patients non assurés comment font-ils pour se soigner, avec une cachet à 750$, je vous répondrait mais comment faisaient-ils pour se payer du Darapim à 13.5$, en enfreignaient tout simplement la loi et en se fournissant au Méxique ou au Canade car la pilule y est commercialisée par GSK à 1$.

      Shkreli est bel et bien un bienfaiteur de l’humanité.

      Et encore une fois on voit bien que l’on réagit de manière émotionnelle sur certains sujet alors que si Shkreli avait acheté une fabrique de chaises et qu’il avait multiplié le prix par 55 en trouvant le moyen de vendre des chaises à 20$ au montant de 1100$ grâce à un coup marketing ça n’aurait choqué personne, tout au plus aurait-on rit des « idiots » achetant une chaise 1100$ alors qu’elle valait 20$ un mois avant.

  8. Médecins du Monde utilise la démagogie à doses chevalines

    Normal, ce sont les chevaliers de la moraline o)

  9. Très chers Nathalie MP et H16 ,
    je partage votre analyse à propos du grotesque 20 000% de « marge brute », ca fait tellement sérieux d’utiliser une expression qui se veut technique….et c’est tellement amusant constater la vacuité de leur auteur! La culture, c’est comme la confiture, moins on en a, plus on l’étale.

    En revanche, je ne partage pas votre analyse à propos des médicaments génériques: les génériques, c’est une prime au chasseur de prime (précisément!) c’est celui qui n’a pas travaillé sur la molécule qui ramasse la mise. Un brevet pour un médicament, c’est 20 ans. Hors , on dépose très vite un brevet sinon , il est piqué par la concurrence. Donc on fait les études après la dépose des brevets. Les études , c’est 10 ans en général, quelquefois 12. Donc les génériques, c’est un frein à l’innovation. CQFD

    1. Vous faites votre CQFD complètement à l’envers.

      Qu’est-ce qui favorise l’innovation? La concurrence.
      Qu’est-ce qu’un brevet? Un bout de papier qui empêche, pour une durée déterminée arbitrairement par l’Etat, la concurrence sur un produit défini.
      Conclusion, qu’est-ce qui freine l’innovation? Certainement pas les génériques, qui ne sont que le produit d’un marché libre où il y a concurrence sur un produit (et donc favorisent l’innovation de ce même produit ainsi que la baisse de son prix), mais bien le principe même des brevets.

      1. @ Fubar,

        Si vous avez raison sur le principe, JPDR n’a en partie pas tort non plus. Si tout le monde attend que l’autre innove pour lui piquer tout de suite sa nouveauté on avance pas non plus. Ce n’est pas tant le brevet le problème mais ça durée dans le temps souvent trop long.

        D.J

        1. L’Allemagne, après guerre, a été obligé de céder tous ses brevets dans la chimie à titre de dommages de guerre…. Et bien avant au 19ème l’Allemagne a été un des rares pays où on ne pouvait pas déposer de brevets sur la chimie…

          Et qui c’est les plus grands ? Bayer, Hoechst, BASF…

        2. @ D.J

          « Ce n’est pas tant le brevet le problème mais sa durée », je dois avouer que je comprends pas le concept. Un brevet, peu importe sa durée, est une entrave à la concurrence. Bloquer la concurrence 1 an ou 10 ans, ça reste bloquer la concurrence totalement artificiellement.
          Après si des laboratoires chouinent car la concurrence est trop rude, ils n’ont qu’à se reconvertir dans une autre filière. Qui a dit qu’innover et garder un marché c’était facile?

  10. Pas une seconde MDM ne se rend compte que si la durée de vie globale a augmenté de manière si importante, c’est aussi grâce à ce marché tant décrié qui motive les labos à trouver des remèdes ???

    1. Mais voyons ! Vous ne savez pas que les bons sentiments résolvent tout le problèmes ? A la limite on peu même aller jusqu’à un discours si le problème est vraiment très grave…

    2. Pierre Kirool (émigré)

      Mais non. L’État a réussi à faire progresser l’espérance de vie malgré le méchant marché. Gloire à l’État!

  11. Sauf que les labos c’est des méchants riches et que les malades sont des gentils pauvres et que donc les labos sont forcément méchants. Donc si vous les défendez vous êtes méchant.

  12. Il faut aussi se souvenir que dans le prix des médocs il y a aussi 30% d’IS, et les taxes pharmaceutiques. On demande donc à l’Etat de faire baisser un prix qu’il fait monter avec des taxes.
    http://list2.pwc.fr/taxes-pharmaceutiques-actualites-2013-2014.html
    Sans oublier l’Etat qui accorde des protections aux pharmaciens qui jouissent d’un privilège qu’ils vous font payer. S’adresser à l’Etat pour faire baisser les prix du médicament c’est comme aller voir le mafieux du coin pour un plan de désendettement.

  13.  » et accrédite l’idée que les labos font la loi, nous mentent, nous volent et nous poussent à une mort injuste faute de soins accessibles (et puis même qu’on soupçonnerait qu’ils nous filent le cancer exprès que ce ne serait même pas surprenant).  »

    C’est tellement logique dans une économie capitaliste de produire des biens qui ne seront accessible pour aucun client. On se demande pourquoi Novartis ne délocalise pas toute sa production au Venezuela  » paradis de l’égalité pour tous « ?

    D.J
    .

  14. Je croyais qu’en France le prix des médicaments étaient bon marché. Je dit cela car en Suisse les médias passent leur temps à comparer le prix des médicaments entre le Suisse et la France faisant de la Suisse un îlot de cherté où les pharmas se sucreent sur le dos du bon peuple. Enfin ils font ça avec tout les prix en général.

    Inutile d’essayer de leur expliquer qu’un prix de vente ça se calcul à partir d’un salaire de base en comptant les charges sociales, les frais généraux, la marchandise utilisée, la TVA et que le résultat de cette calculation qui donne un prix de base ne se compare pas avec ce qui se fait à l’étranger mais se compare avec les prix appliqués dans le marché intérieur. Si le résultat de la calculation est supérieur aux prix appliqué sur le marché les prix ne sont pas trop cher et vice-et-versa. Mais bon c’est plus vendeur de comparer tout les prix suisses avec les prix français et faire croire que tout est bon marché en France et que tout est trop cher en Suisse médicament compris.

    D.J

    1. C’est sympa cette photo de charognard pour une boite qui a mené des recherches couteuse et sauvé des vies.

      Personnellement avant de cracher à la figure des gens à qui je demande de me sauver je me renseignerais un peu mieux.
      Coté slogan, je vous signale que si Roche ne « faisait pas de l’argent », il n’y aurait pas de Roche et pas de médicament.

    2. Pharmacritique, le blog qui a publié le « Manifeste pour une recherche scientifique responsable ». Un peu de sérieux, SVP.

  15. de toutes façons…si vous estimez que que créer des médicaments les tester les vendre est juteux..faites le médecin du monde!!!!!!!!!! investissez l’argent que vous collectez dans un labo de recherche produisez des médicaments innovant et ..vous n’aurez m^me plus besoin de dons l’argent affluera à grand flots.. où contentez vous de placer l’argent dans des actions de société pharmaceutiques…
    on vit dans un pays TRÈS curieux où des gens passent leur temps à dénoncer des marges indécentes sans saisir que si c’était vra e serait une opportunité économique à saisir..

  16. Bonjour Je pense que certains produits; les médicaments en font partie, au m^me titre que l’eau, ne devrait pas être soumis au lois du marché; mais être vendu au prix coutant. Médecin du monde a raison de dénoncer ce scandale. Votre article ne m’a pas convaincu loin de là. J’ai signé la pétition et je l’ai envoyé à plusieurs de mes contacts. Hier à 18 h il y avait 202 437 signatures.
    Cordialement

    1. Pour ma part, je pense que les avions font partie de ces produits qui ne devraient pas être soumis à la loi de la gravité car c’est à cause d’elle qu’il y a des crash aériens et donc des morts. J’ai donc signé la pétition pour ne plus que les avions soient soumis à la seule de la gravité mondialisée apatride.

      Concernant l’eau et les médicaments, je suis tout-à-fait d’accord: il faudrait que ce soient des lutins et des farfadets qui extraient la première et fabriquent les seconds, la nuit pendant que les gens gentils dorment. Ou alors que tous ces gens qui ont ce rôle aujourd’hui travaillent bénévolement, par al force si nécessaire.

    2. Plus sérieusement, le commentaire de Thiburce 974 est quand même symptomatique du manque total de compréhension des mécanismes les plus basiques de l’économie par un part importante de la population.

      J’ai même envie de dire du manque total de simple logique, car il n’y a même pas besoin d’avoir de connaissances en économie, mais simplement de réfléchir un tout petit peu, de simplement savoir tenir un raisonnement pour se rendre compte de l’extrême débilité de ce genre de proposition.

      Je suis à chaque fois sidéré de constater que la plupart des gens n’arrivent même pas à se rendre compte de la stupidité de ce type d’idées.

      1. Matéo vous avez mal lu mon message, ce qui est possible,.J’ai bien dit à prix coutant. ce qui veut dire qu’il faut rémunérer les salariés qui fabriquent ces médicaments, payer les frais d’installations etc. je n’ai jamais dit qu’il devrait être gratuit.;
        Or actuellement les laboratoires ont des actionnaires qui en veulent toujours plus. Sans eux le prix des médicament serait plus bas.

        Ensuite sur la forme de votre message parler de manque de logique, de ne pas réfléchir un petit peu, de débilité et de stupidité démontre soit une grande impolitesse,soit que l’on n’a aucun arguments sérieux à répondre, soit un égo démesuré ou plusieurs de ces raisons.
        Cordialement

        1. Désolé mais si, c’est débile: vous vous contentez de répéter un slogan, une formule creuse sans avoir réfléchi ni à ce que ça voulait dire concrètement, ni à toutes les implications que cela peut avoir (« ce que l’on voit et ce que l’on ne voit pas » comme dirait Bastiat).
          Je ne prends pas de pincettes pour faire réagir, on n’est pas sur l’Île aux Enfants.

          « À prix coûtant », ça veut tout et surtout rien dire, c’est une formule creuse qui tient plus de l’opération marketing que de la réalité économique. Ou alors dites moi la formule comment vous calculez ce « prix coûtant ».

          Ou alors vous parlez de l’absence de profit: pourquoi quelqu’un irait risquer d’investir son argent ou celui de ses clients s’il ne peut pas faire de profit tout en essuyant les pertes éventuelles?
          Avec un peu de logique, on comprend que c’est justement PARCE-QUE l’on peut faire du profit en vendant des médicaments qu’il Y A des médicaments, et que c’est la façon la plus efficiente d’en inventer et d’en produire.

          L’autre façon de faire sans profit est d’étatiser la conception, la fabrication, la distribution etc. des médicaments, mais on sait que ça ne marche pas, et pourquoi ça ne marche pas, depuis Von Mises au moins (destruction de l’information-prix, absence de la motivation du profit etc.).

          Mais nul besoin de connaissances en économie, il suffit de se poser des questions simples comme « pourquoi certains font des médicaments plutôt qu’autre chose » « avec quels moyens », « comment appliquer ma proposition concrètement », « qu’est-ce que cela implique » etc. Oui, il faut réfléchir un minimum plutôt que de contenter de slogans.

        2. Et celui qui avance les sous de la recherche, il est aussi rémunéré ou pas ❓

    3. certains produits; les médicaments en font partie, au m^me titre que l’eau, ne devrait pas être soumis au lois du marché

      Beaucoup de gens pensent en effet que les « besoins de base » devraient être régulés, avec des prix contrôlés par l’Etat, etc. Le problème c’est que ça a fonctionné très mal dans tous les pays et à toutes les époques où cela a été tenté…

      1. Un livre au titre polémique si l’on voudra mais remarquablement référencé pour tous ceux qui croient encore que les compagnies pharmaceutiques et les instances de santé sont des saintes nitouches pour qui la santé humaine passe avant le profit personnel : https://www.amazon.fr/Rem%C3%A8des-Mortels-Organise-lIndustrie-Pharmaceut/dp/2763722237

        1. Ceux qui sont lucides savent que la santé humaine passe PAR le profit personnel.

          1. Même pas besoin d’être « lucide », il y a juste besoin d’avoir un minimum de logique pour comprendre que c’est justement PARCE-QUE l’on peut faire du profit en vendant des médicaments qu’il y a des médicaments et que c’est la façon la plus efficiente d’en inventer et d’en produire.

            1. La question est plutôt de savoir si c’est la meilleure solution d’en produire des bons. Tous les labos vont de scandale en scandale, dissumulation des effets secondaires etc. Ils sont prêts à tout pour gagner ne serait-ce qu’un seul mois de commercialisation de leur produit. Malheureusement,ce système où le profit règne en maître étouffe la réflexion des médecins quant aux produits qu’on leur impose à coup de matraquage promotionnel et de publications pseudo scienfiques mensongères. Quand on a de l’argent, c’est facile de publier !! Dommage que la recherche des vrais scientifiques ne puisse être davantage mise en avant, faute de moyens équivalents à ceux des labos. Dès qu’une publication sur un produit « naturel », c’est à dire non générateur de profit, mais très efficace et sans effet secondaire, paraît, le matraquage des labos se répand à coups de gros moyens médiatiques, sans aucune volonté de savoir si cette découverte en vaut la peine POUR LES PATIENTS. Je regrette mille fois que ce soit le système du marché qui en soit la cause, et qui entrave une réflexion indépendante des médecins, la recherche et le progrès médical.

              1. « Dès qu’une publication sur un produit « naturel », c’est à dire non générateur de profit, mais très efficace et sans effet secondaire, »

                Ca ressemble au moteur à eau votre truc ! Un produit parfait et on empêche les gens de l’acheter… ah bah nan, pas l’acheter… de l’avoir par téléportation. Et même pas besoin de faire d’études pour les effets secondaires, la nature l’a écrit dessus ! Le moteur à eau je vous dis… zéro rejet de CO2.

        2. Quoi??? Ils travailleraient pour de l’argent??? Moi qui croyais qu’ils travaillaient bénévolement uniquement pour la gloire… Heureusement qu’Eloloin est venue nous éclairer!

  17. Parce qu’en plus de me dire ce que je dois penser vous savez ce que je consomme et sinon la liberté vous connaissez ? Il est fort de conclure avec un slogan de type « empirisme de bistrot » en argumentant à coté de la plaque. Je crois que vous maitrisez très mal les logique de déduction et d’induction.

    Je crois que si vous traitez mon cas particulier avec ce genre d’étude global vous êtes très loin du compte ! Vous avez quand même remarqué que la moitier ( approximant légèrement avec quelqu’un qui ne va jamais au restaurant ) de ce gaspillage est du a l’industrie agroalimentaire …

    Ah mais mon cher rassurez vous cela ne se limite pas au médicament, lorsque je vais m’acheter une voiture et que je rentre a la maison avec deux voitures j’ai la meme sensation, dieu merci cela m’arrive rarement.

    Je ne vous ferai pas le plaisir d’aller googliser « gaspillage médicament » au même titre que vous êtes aller tapper « gaspillage nourriture » dans votre goolge, c’est bien au delà de mes capacités intellectuelles, mais néanmoins trop bistrot pour moi. Ce que je viens d’écrire est d’autant plus drôle car je « surf » sur votre réponse qui je le rappelle est complétement à coté de la plaque.

    Si vous insisitez je vous démontre en quelques lignes pourquoi votre raisonnement est à coté de la plaque, oui pour échanger et au minimum comprendre il faut aussi maitrise la logique de raisonnement … A un moment il ne faut pas chercher de complexité la ou il n’y en a pas. Moi je n’ai fait que constater qu’il y avait trop de fin de traitement dans ma boite a pharmacie et j’ai tenté également de me mettre à la place d’un laboratoire pharmaceutique … si vous n’y arrivez pas ce n’est pas mon probleme.

    Ce site avec pour slogan le nivellement par le haut devrait un peu plus suivre ce qui s’écrit en dessous des articles. Quand on est prétentieux comme cela on se doit d’avoir des lecteurs à minima éclairé ! Le probleme est que j’ai fait bien vite la cartographie de ces participants …

    1. Bah c’est pas gagné !
      Vous n’avez pas compris ce qu’est un forfait et vous devriez donc demander à votre opérateur téléphonique de vous rembourser les communications non consommées.

      1. Mes excuses mais je ne sais pas trop a quoi vous répondez et si nous parlons du marché des telecom, ce que j’en sais c’est que je me suis fait « arnaquer » ( je vais utiliser prochainement un synonyme car je crois comprendre que ce terme vous agresse, car le marché est roi et donc , « il n’agresse pas » ) des années sur mon forfait car ce marché ressemblait a un oligopole plus qu’autre chose, anti-libéral par définition, avant notre cher quatrième entrant, vous deviez tenir le même raisonnement sur les prix des forfaits l’arrivé de Free nous a montré que tout ce dont vous parlez était bien trop exagéré ( com pub cout développement déploiement etc … ) le probleme n’est pas de comprendre ce qu’est un fait c’est d’en déterminer le juste prix !

        PS : nous sortons vraiement du sujet ( en ce qui me concerne j’arrête de parler des telecom, je m’en vais affronter la mer )

        Bonne journée

        1. Vous n’avez manifestement pas compris le forfait au sens de la boîte de comprimés pour traiter une maladie.
          C’est en fait exactement le même principe que les télécoms : des coûts fixes, un coût marginal de presque zéro mais ce n’est pas parce que le coût marginal est de zéro que vous devez ou pouvez l’avoir pour zéro. Le coût marginal ne se vend pas.

          Ce dont vous parlez pour les télécoms c’est du capitalisme de connivence comme pour les taxis : des licences distribuées à un petit nombre choisis sur le volet. Pour qualifier quelque chose il est préférable d’en analyser les raisons. Avec l’habitude vous verrez que vous ne mélangerez plus.

          1. J’ai du mal avec les comparaisons approximatives et surtout lorsqu’elles sont faussées et qu’elles arrangent mon interlocuteur ( manque d’objectivité ). Aussi je ne suis pas très convaincu par votre compréhension du « cout marginal », je pense qu’il faut que vous révisiez votre copie ou alors vous ne parlez pas de ma problématique. Pouvez vous me définir ce qu’est pour vous le coup marginal ? Et plus particulièrement dans votre exemple ( chiffres ) et dans notre cas des médicaments ? Vous expliquez ce qui pour moi, est un problème de conditionnement par ce que l’on appelle le coup marginal. Je suis perplexe.

            1. Le coût marginal, ce n’est pas une définition qui m’est propre, c’est le coût pour obtenir une unité supplémentaire. Voir wikipedia.

              Ca n’a rien à voir directement avec le coût marginal (un peu quand même) mais votre raisonnement me fait un peu penser à celui qui dirait que le disque dur de 2To de son ordinateur est trop grand et qu’il,préférerait un disque d’1.8To et que c’est donc du gâchis car il ne les utilisera jamais complètement. Entre parenthèses, le même sera étonné que le fournisseur lui facture 20€ de plus pour avoir moins.

              Je disais que cette histoire de capacité de disque dur a un peu à voir avec ce coût marginal car le coût marginal pour passer de 1.8To à 2To doit être proche de zéro.
              Quand le fabricant a pris la décision de lancer ce modèle de disque dur il a estimé qu’il en vendrait 10 millions et a donc fixé le prix en conséquence. Que le disque fasse 1.8To ou 2To ne changera rien au prix mais juste à la quantité de disques vendus si effectivement les 2To sont plus proches des besoins du marché.

              Dans votre cas, les 4 comprimés qu’il reste sur votre plaquette n’ont rien coûté, Entonnement ça pourrait lui coûter au labo si vous vous regroupiez avec d’autres personnes et que vous vous remettiez à les vendre à des personnes à qui ils ont été prescrits (ou que votre pharmacie les recycle ainsi auprès de ses clients). Mais ça n’arrive jamais, les médicaments partent en Afrique pour soigner gratuitement des gens qui n’auraient de toute façon pas moyen de se les payer. Mais si ça arrivait, alors le labo augmenterait ses prix dans le rapprt des traitements ainsi perdus puisque son business plan a été bâti sur X millions de personnes à soigner par an. S’il n’y en a plus que 4.5 au lieu de 5 millions il augmentera les prix de 10% environ. C’est ce que vous n’avez pas compris il me semble, le marché du médicament est un marché à nombre de clients fini… Dans certaines limites bien sûr, on ne consomme pas plus ou moins suivant que le prix est intéressant ou pas.

              1. « Le coût marginal, ce n’est pas une définition qui m’est propre, c’est le coût pour obtenir une unité supplémentaire. Voir wikipedia.

                Ca n’a rien à voir directement avec le coût marginal (un peu quand même) mais votre raisonnement me fait un peu penser à celui qui dirait que le disque dur de 2To de son ordinateur est trop grand et qu’il,préférerait un disque d’1.8To et que c’est donc du gâchis car il ne les utilisera jamais complètement. Entre parenthèses, le même sera étonné que le fournisseur lui facture 20€ de plus pour avoir moins. »

                Oui assez sceptique sur votre explication, c’est ce que je pensais, c’est pour cela que j’avais mis « chiffre » en exemple.

                Mes 4 comprimés n’ont peut être rien couté, mais soit seulement les miens n’ont rien couté ou alors c’est l’ensemble des 4 comprimés de tout le monde qui n’a rien couté, sur 500 000 boites de Doliprane vendu en pharmacie cela voudrait dire que 2 millions de comprimé sur 10 millions produit ( si on considère qu’il y 20 comprimés par boite ), je suis encore plus sceptique quand a votre raisonnement.

                L’exemple du disque dur n’a rien a voir car dans l’absolu ma consommation de stockage est illimité. Dans le cas des médicament ma consommation a limitée par mon prescripteur votre raisonnement n’a alors plus rien à voir. Ou alors la posologie n’a rien de rationnelle …

                Bref je suis encore plus convaincu que ce que j’appelle ici arnaque est un manque de rationalité évident mais qui financièrement arrange vraiment beaucoup de monde enfin … quelques laboratoires pharmaceutique …

                Autant je n’ai rien du tout contre le fait de payer des impôts autant je me dis que le « trou de la sécu » il faut le combler et que ce trou n’est en fait que le reflet de l’enrichissement partiel des laboratoires pharmaceutiques … travaillant en finance de marché il m’est arrivé d’étudier la corrélation entre « le trou de la sécu » et la rentabilité annuel de certains investissements dans la « pharmaceutique » c’est assez intéressant et cela me donne quand pas mal raison. Bref plus ça gâche de médicament plus les placements financier dans la santé sont rentable a bon entendeur … surtout si vous trouvez que vous payez trop d’impôt.

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