Orlando : les gays sont des Charlie comme les autres

Ciblés sur les minorités ou généralistes, les attentats islamistes ont la même fin : frapper au hasard pour terroriser. Avec la tuerie d’Orlando comme les autres attentats.

Par François Brutsch.

Orlando
Orlando By: Fibonacci BlueCC BY 2.0

À Orlando, Omar Mateen avait le choix : Disneyworld, une cible grand public, ou la boîte gay dans laquelle il a tué quelque cinquante personnes, fait de nombreux blessés et traumatisé bien d’autres personnes. Dans le même esprit, à Paris, les terroristes ont visé à la fois spécifiquement des Juifs à l’Hypercasher et le public en général au Bataclan et aux terrasses. Il y a aussi les cibles véritablement individuelles : des dessinateurs danois à l’équipe de Charlie, il ne s’agit pas tant de représailles que de dissuasion.

Révélateur de société

Juifs, gays, humoristes athées : le degré d’identification et de solidarité manifesté avec ces victimes qui le sont à double titre agit aussi comme un révélateur de société. À vrai dire, je n’en fais pas tout un plat : il peut y avoir eu des hésitations et des maladresses dans la manière de reconnaître l’antisémitisme, l’homophobie, l’atteinte à liberté d’expression et de religion derrière certains attentats1, mais globalement ceux-ci ont plutôt renforcé la prise de conscience de ce qui est à l’œuvre dans l’islamo-fascisme, et donc renforcé la défense immunitaire des sociétés libérales et démocratiques. Qui doivent encore trouver en elles les ressources de la contre-offensive.

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  1. Comme il y en a eu à désigner comme islamiste ce terrorisme.