Revenu de base garanti : de la poudre aux yeux !

L’argent gratuit, même sous la forme de revenu de base garanti, est une menace : il détruit les riches comme les pauvres, et la société avec eux.

Par Bill Bonner.

Magic trick
Magic Trick By: Internet Archive Book ImagesFlickr Commons

Nous réfléchissons en ce moment au revenu de base garanti (c’est-à-dire un revenu de base que l’on perçoit qu’on ait un emploi ou non)… et il nous vient en tête que c’est en réalité un sujet sur lequel nous écrivons depuis 15 ans.

C’est le même problème avec toutes les fraudes… avec tous les programmes de redistribution insensés et mal pensés… et tous les plans quelque-chose-en-l’échange-de-rien.

C’est le même problème qu’on “relance” une économie avec de “l’argent” factice… qu’on aide des dictateurs étrangers… ou qu’on distribue du pain et des jeux aux électeurs à domicile.

C’est que le Deep State, en plus d’être malfaisant et distrayant, est incompétent.

Il mène des guerres uniquement pour les perdre. Il résout des problèmes et les aggrave. Mené par les banques centrales, il « améliore » l’économie et laisse neuf personnes sur 10 plus pauvres qu’avant.

Heureusement, nos dirigeants sont si maladroits, boiteux et incompétents qu’ils nous épargnent de pires désastres. S’ils étaient plus intelligents et mieux organisés, ils auraient causé encore plus de dégâts.

L’oisiveté est la mère de tous les vices

L’argent gratuit est une menace aveugle : il détruit les riches comme les pauvres. Et plus on met d’argent à la tâche… plus on peut ruiner de gens.

Prendre de l’argent en échange de rien est une habitude facile à prendre… et difficile à perdre.

Les gens les plus pauvres ont peu de défenses ; même une petite allocation a un effet dévastateur. Bientôt, ils ne peuvent plus s’en passer.

Les industries locales disparaissent ; elles ne peuvent pas faire concurrence à des biens et des services gratuits. Les mauvaises habitudes prolifèrent ; la criminalité et la violence augmentent, l’oisiveté étant, comme on dit, la mère de tous les vices.

Ce n’est pas le fait de se sentir concerné qui mène les gens au progrès économique. C’est le besoin.

Et ce n’est pas l’abondance de capitaux qui fait que les gens en veulent plus ; c’est sa rareté. Supprimez le besoin et vous sapez tout l’édifice. Les gens cessent même… de se sentir concernés.

L’une des innovations-clé pour la construction de notre civilisation moderne a été l’argent — la monnaie.

Grâce à elle, on a pu transporter la richesse au travers du temps et de l’espace.

La monnaie circulait. On pouvait faire affaire avec quelqu’un qu’on ne connaissait pas — appartenant à une tribu différente… parlant un langage différent… ayant une culture différente.

Peu importait ce qu’il pensait ou les dieux qu’il adorait. Son argent valait celui d’un autre.

C’est ce qui a permis aux gens de se spécialiser dans ce qu’ils savaient faire de mieux. Ils n’avaient pas besoin de tout faire eux-mêmes. Ils pouvaient se concentrer sur leur activité la plus productive, puis en faire commerce avec les autres.

S’ils vivaient dans un pays chaud, ils pouvaient faire pousser des bananes et des oranges et les échanger avec des gens habitant plus au nord, contre du blé et d’autres céréales.

Les biens et les services ont commencé à circuler (souvent avec des armées d’envahisseurs), apportant avec eux des idées et des innovations qui aidaient tout le monde à progresser.

Il n’est pas surprenant que des peuples vivant sur des îles lointaines ou des vallées isolées soient généralement plus primitifs. Ils n’ont pas eu l’avantage des contacts, du commerce et des échanges.

De l’argent honnête

La monnaie permet aussi à la richesse de transcender le temps. Vous fabriquez quelque chose. Vous le vendez. Vous gardez l’argent dans votre portefeuille. 10 ans plus tard, vous pouvez toujours dépenser la richesse créée il y a une décennie.

Ou, en empruntant, vous pouvez utiliser l’argent de quelqu’un d’autre, basé sur de la richesse créée il y a longtemps, pour générer de la richesse future… avec laquelle vous pourrez rembourser la personne tout en gardant une part pour vous.

L’argent ne venait pas de rien ; il naissait de quelque chose. Ce devait être de l’argent honnête, pas de la devise frauduleuse créée par les banques centrales ou les gouvernements.

Et il ne pouvait pas être volé.

Il devait être gagné, par le travail, l’investissement, le commerce, les échanges et l’industrie. C’était le produit… le fruit… des efforts. Pas de l’oisiveté. Et il a amené avec lui un tout nouvel esprit, une toute nouvelle éthique, et une nouvelle philosophie sur le fonctionnement du monde.

« Ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le [vous aussi] de même pour eux », ainsi l’a formulé Jésus-Christ dans le Sermon sur la montagne.

Si vous voulez recevoir, en d’autres termes, il va falloir donner. Supprimez le besoin de donner en plus de celui de prendre… et vous embrouillez tout.

Pas besoin de planter si l’on n’a pas besoin de récolter. Pas besoin de dire s’il vous plaît et merci, ou de vous lever pour faire chauffer votre four à quatre heures du matin… si vous touchez un chèque sans cuire une seule miche de pain.

Et inutile d’épargner votre argent et de l’investir avec sagesse si vous avez accès à de la pseudo-épargne en quantité illimitée.

L’argent gratuit créée l’illusion de la richesse, dans une famille ou une économie, et tout le monde s’en trouve appauvri.

Pour plus d’informations et de conseils de ce genre, c’est ici et c’est gratuit