Les commandes de tables de ping pong inquiètent la Silicon Valley

Les start-ups adorent les tables de ping pong, et leurs commandes permettent de bien prévoir l’état du high tech dans la Silicon Valley aux Etats-Unis.

Par Alexis Vintray.

Le ping pong, un bon indicateur de la santé de la Silicon Valley
By: Sport NottinghamshireCC BY 2.0

L’économie avait son Big Mac Index, la Silicon Valley aura-t-elle bientôt son Ping Pong Index ? Le volume de commandes de tables de ping pong dans la Silicon Valley serait en effet un très bon indicateur de l’état du marché high-tech selon le Wall Street Journal. Le journal économique a mis en rapport les ventes de table de ping pong dans la principale boutique de la Silicon Valley d’une part, et le nombre de deals de capital-risque signés sur la période d’autre part. La corrélation est visuellement saisissante, et inquiétante aussi, puisque les ventes de tables sont au plus bas !

Vente de tables de ping pong et deals faits dans la Silicon Valley
Crédits : WSJ, tous droits réservés

Après une croissance forte et largement critiquée pour être exagérée, les valorisations des start-ups et des « licornes » de la Silicon Valley ont nettement baissé récemment. Ce qui s’en ressent sur le nombre de pongistes ! Ainsi, le propriétaire de la boutique de ping pong de souligner que Twitter, en proie à des difficultés financières, n’a rien commandé récemment. Mais selon la porte parole de Twitter, interrogée très sérieusement sur le sujet, « les salariés de Twitter préfèrent le basket indoor. » Mêmes baisses alarmantes chez Yahoo, Google ou Intel selon le WSJ.

Au premier trimestre 2016, les ventes de tables de ping pong ont baissé de 50% comparé au 4e trimestre 2015. Dans le même temps, les financement en direction des start-ups baissaient aussi fortement, de 25%.

Pour comprendre cet indicateur, il faut savoir que dans la Silicon Valley pourtant, pays où l’employé est roi, « le droit de jouer au ping pong est sacro-saint » selon les mots du WSJ. “Si vous n’avez pas de table de ping pong, vous n’être pas une entreprise tech » selon Sunil Rajasekar, CTO (directeur informatique) de Lithium Technologies à San Francisco. Et le WSJ d’ajouter que, par exemple, Pivotal, un autre éditeur de logiciels basé à San Francisco, a jusqu’à 8 tables !

Une caractéristique qui ne se limite pas à la Silicon Valley. A Paris aussi, la « FrenchTech » en joue, avec Brand and Celebrities, une start-up de la « Celebrity Marketing Intelligence », qui organisait un événement social autour de sa table de ping pong. Et Milk propose pour les start-ups en manque de place une table qui se transforme en table de ping pong.

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