Petites entreprises : tops et flops des secteurs d’activité 2015

Une enquête de la FCGA vient souligner quels sont les secteurs d’activité porteurs ou à risque pour les petites entreprises.

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Petites entreprises : tops et flops des secteurs d’activité 2015

Publié le 1 mai 2016
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Par Alexis Vintray.

petites entreprises Commerçant
By: jean-louis ZimmermannCC BY 2.0

Une enquête de la FCGA (Fédération des Centres de Gestion Agréés), réalisée en partenariat avec la Banque Populaire vient souligner quels sont les secteurs d’activité porteurs ou à risque pour les petites entreprises. Globalement, les difficultés restent nombreuses puisque le volume d’activité des petites entreprises a chuté de 1,7% en 2015 par rapport à 2014. Une crise dont la gravité diminue légèrement puisque la baisse avait été plus prononcée en 2014, à -3,2%.

Quels secteurs s’en sortent ou s’enfoncent ?

Dans les tops, figurent les magasins de meubles, en forte hausse à + 3,7%, les agences immobilières qui, à + 3,4%, bénéficient de la reprise du marché immobilier, ou les cavistes, à +2,8%.

À l’inverse, dans les flops, les studios photo continuent à disparaître (- 7,8%) tandis que le bâtiment ne sort pas de la crise avec les entreprises de carrelage-faïence : – 5,2% ou les entreprises de plâtrerie-staff-décoration: – 4,7%

De manière alarmante, les petites entreprises dans tous les secteurs d’activité affichent une croissance négative de leur activité, de -0,2% (Équipement de la maison) à – 3,4 % (Équipement de la personne).

Le commerce de détail alimentaire est le secteur qui concentre le plus grand nombre de professions qui présentent une évolution positive de leur chiffre d’affaires : 4 sur 9 affichent un taux d’activité au-dessus de zéro : vins et spiritueux (+2,8%), fruits et légumes (+2,5%), poissonnerie-primeurs (+1,4%) et crèmerie-fromagerie (+0,4%). Dans ce dernier cas, la tendance réelle est toutefois moindre comparativement à celle de l’année précédente (+2,4%).

Piètre consolation, la situation s’améliore relativement dans six secteurs, qui voient une moindre baisse de leur activité en 2015 qu’en 2014 : l’équipement de la maison : -0,2% (contre -4,5% en 2014), les services : – 0,4% (contre – 3,7% en 2014), les cafés, hôtels et restaurants : -0,8 % (contre -1,3% en 2014),  les métiers de la santé : -1,0% (contre -1,3% en 2014), l’artisanat du bâtiment : -2,7% (contre – 7,5 % en 2014) et l’équipement de la personne : -3,4% (contre – 3,8% en 2014)

À l’inverse, la situation se détériore plus rapidement dans la vente et la réparation auto : -2,8% (contre -1,5% en 2014), les transports : -2,6% (contre + 0,3% en 2014), la culture et les loisirs : – 2,1% (contre -1,9% en 2014), le commerce de détail alimentaire : -0,8% (contre +0,2% en 2014) et la beauté-esthétique : – 0,4% (contre – 0,1% en 2014)

Analyse

Selon Yves Marmont, président de la FGCA, « la situation économique des petites entreprises reste globalement fragile, malgré les tendances encourageantes observées dans certaines professions. Sur les 11 familles professionnelles dont les revenus ont été passés au crible par les statisticiens de la FCGA, 5 enregistrent un chiffre d’affaires à la baisse, tandis que 6 améliorent relativement leurs performances en se contentant, toutefois, de diminuer le volume de leurs pertes. »

Et d’ajouter : « la situation économique des petites entreprises du commerce et de l’artisanat reste extrêmement fragile. La timide croissance de l’économie française et l’absence de véritable reprise, malgré une certaine résistance de la consommation des ménages, n’ont pas permis un vrai redémarrage de l’activité dans les TPE »

 

Méthodologie

Tous les mois, près de 70 centres de gestion agréés, répartis sur l’ensemble du territoire national, transmettent les chiffres d’affaires, rendus anonymes, de leurs adhérents à la Fédération. Les indices d’activité sont calculés chaque trimestre, à partir des chiffres d’affaires d’un échantillon de 17 000 petites entreprises de l’artisanat, du commerce et des services. L’évolution des activités est pondérée par le nombre d’entreprises recensées par l’INSEE dans chaque secteur considéré. Un questionnaire est parallèlement adressé chaque trimestre à près de 2 000 petites entreprises représentatives, permettant d’établir le baromètre du moral des dirigeants et de leurs intentions d’investissement et de recrutement.

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