Tract controversé : la CGT tape sur les CRS

Crédits : René Le Honzec/Contrepoints.org, CC-BY 2.0

Le tract controversé de la CGT sur les violences policières met la centrale syndicale à la Une des médias.

Le regard de René Le Honzec.

Tract controversé de la CGT sur les CRS
Crédits : René Le Honzec/Contrepoints.org, CC-BY 2.0

Le tract controversé de la CGT déclenche les passions

Une affiche CGT dénonçant les violences policières, avec le tact et la délicatesse bien connus de la garde avancée de la défense des prolétaires, a fait le buzz. Philippe Martinez, le secrétaire général de la centrale syndicale, a finassé en regrettant, sans condamner.

J’y vois surtout un écho de la lutte entre les tyrannosaures mal remis du discours de Khrouchtchev dénonçant les crimes du camarade Staline et les stégosaures accrochés aux luttes cornes contre cornes (pour comprendre, chercher « stégosaure ») contre le patronat-diplodocus, ravis de se déchirer sur le corps pantelant du khomeryx.

En étant plus sérieux, ayant côtoyé pour des raisons de divergences politiques les gros-bras des services d’ordre de la CGT, je ne peux que m’amuser de voir les petits chéris s’inquiéter en filigrane du sort des manifestants boutonneux qui ont récemment envahi quelques ruelles, poussés par un printemps précoce. Ah, la belle époque où les casseurs CGTistes poursuivaient les casseurs gauchistes en marge des manifs… Comme quoi, les effets du El Niño tiennent de ceux du battement d’aile du papillon…

La CGT dans une impasse

La CGT est dans une impasse, maigrissant à vue d’œil au fil des congrès et des manifs, incapable d’élaborer une quelconque doctrine, sauf les dérives d’un marxisme moribond. Concurrencée par la CFDT qui revendique 800 000 adhérents, la vieille Confédération est condamnée au déclin, incapable de s’adapter à l’économie de marché, ayant été créée au départ pour être la courroie de transmission du PCF. Seul espoir de survie des syndicats les moins attractifs d’Europe (7% d’encartés), les subventions massives de l’État qui participe à l’incapacité de nos élites à penser un monde nouveau, libéral.