Loi Travail : ces manifestations qui dégénèrent [Replay]

Les manifestations s’enchaînent tandis que le débat se retrouve aussi bloqué que nos universités.

Par Louis-Batiste Nauwelaerts.

Tags d'extrême gauche à la faculté de Nanterre en avril 2016
Tags d’extrême gauche à la faculté de Nanterre en avril 2016 (Crédits : ESFL, CC-BY 2.0)


« Les Bourgeois c’est comme les cochons ça fait du bruit quand on les égorge »
. Ce sont ces mots doux qui accompagnent les journées de milliers d’étudiants depuis plusieurs semaines maintenant, semaines pendant lesquelles les facs se sont retrouvées prises en otage par une poignée d’agités tous plus marxistes les uns que les autres.

Bâtiments occupés, saccagés, des vols de matériel s’élevant à plusieurs milliers d’euros (que le contribuable se verra gracieusement facturés), et des étudiants interdits d’étudier. Cette triste situation ne fait que refléter ce qui se passe à l’échelle nationale.

Les syndicats, qui ne représentent, rappelons-le, que 7% des travailleurs, se sont autoproclamés représentants du peuple, et du haut de leur monopole, embrigadent les foules dans une succession de manifestations grotesques, et brident nos libertés. En effet ce sont les syndicats qui décident de l’ouverture des magasins le dimanche, au mépris de l’avis des salariés, tout comme ils décident, à l’échelle universitaire, de qui a le droit d’étudier ou pas.

Ce sont donc les syndicats et autre bloqueurs manifestants qui imposent leur loi. La crainte de Raymond Boudon quant à la « tyrannie des minorités actives » semble prendre forme et c’est à nouveau que nos libertés se retrouvent bafouées et piétinées. Cette réaction illustre combien la réforme de ce Code du travail archaïque est plus que nécessaire, elle est vitale.