Canada : des policiers devenus chasseurs fiscaux !

Faut-il nécessairement que la tâche de chasseur fiscal incombe aux policiers ?

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Canada : des policiers devenus chasseurs fiscaux !

Publié le 20 février 2016
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Par Nathalie Elgrably-Levy

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cor de chasse credits Pierre Metivier (licence creative commons)

En plus de l’existence de quotas de contraventions, on apprend maintenant que des bonis de performance sont accordés aux cadres du SPVM en fonction du volume de contraventions données.

Le policier, jadis protecteur du citoyen, n’est plus qu’un chasseur fiscal. Car celui qui se cache pour guetter et attraper une proie n’est rien d’autre qu’un chasseur qui, dans le cas du policier, sert d’instrument pour assouvir l’insatiable appétit d’un État glouton.

Les junkies d’argent

Bien que l’appât du gain ait perverti la profession et corrompu l’institution, n’allons pas espérer que les corps policiers réalisent dans quel bourbier ils sont ou tentent de se refaire une vertu. Les municipalités sont des junkies d’argent et les contraventions, une source de revenus à laquelle elles refuseront de renoncer. Les chasseurs fiscaux sont donc là pour rester !

Mais faut-il nécessairement que la tâche de chasseur fiscal incombe aux policiers ?

La rémunération annuelle globale d’un policier peut grimper jusqu’à 100 000 $. Comme une auto-patrouille compte habituellement deux policiers, l’équivalent temps complet d’un véhicule dédié à la distribution de contraventions peut atteindre 200 000 $ par an. C’est payer cher pour une tâche élémentaire ! Et c’est gaspiller l’argent des contribuables !

De juteuses économies

Les agents de stationnement sont généralement seuls dans leur véhicule et touchent un salaire annuel maximal de 45 000 $. Pourquoi ne pas leur accorder l’autorité de donner des contraventions et les rebaptiser officiellement «chasseurs fiscaux» ? À supposer que les policiers consacrent 40 % de leur temps à la «sécurité routière», ce sont 1840 policiers qui pourraient être ainsi remplacés, ce qui générerait des économies pouvant atteindre 100 millions par année. Autant d’argent que la Ville pourrait réinjecter dans la résolution de crimes, la qualité de vie ou les services aux citoyens.

Se faire prendre dans une «trappe à tickets» est fâchant. Mais se faire tendre une contravention par un agent surpayé en regard de la tâche, c’est carrément indécent !

Lire sur Contrepoints notre dossier spécial Canada

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  • Je suis vendeurs je parcours le qc. et l’Ontario, je fais 50K Kms /an c’est perceveur de traxes syndiqués déguisés en police, me font peur je me sens plus en sécurité quand ils ne sont pas la, je reçoit en moyenne une contravention/an , toujours une trappe, je suis rendu que je met mon cruise dans les villages ouo je passe, cruise a 55Km/hr imaginez, cependant en 25 ans jamais une seule contravention en Ontario, ou je passe 20% de mon temps. je suis rendu paranoiaque.

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