Chômage : la France low-cost de François Hollande

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François Hollande - Prix de l’Audace artistique et culturelle 2015 credits Actualitté (CC BY-SA 2.0)

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Chômage : la France low-cost de François Hollande

Publié le 20 janvier 2016
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Par Éric Verhaeghe.

François Hollande - Prix de l’Audace artistique et culturelle 2015 credits Actualitté (CC BY-SA 2.0)
François Hollande – Prix de l’Audace artistique et culturelle 2015 credits Actualitté (CC BY-SA 2.0)

Sur le chômage, François Hollande s’est livré, lundi, à une nouvelle séance de bla-bla propre aux fonctionnaires protégés par la sécurité de l’emploi, épargnés par le risque de figurer un jour dans les humiliantes files d’attente de Pôle Emploi, et plombés par une vision théorique de l’économie et de la société française. Une fois de plus, on a donc entendu les invocations divines à la société numérique, à la capacité de création, à la création d’entreprise, à la solidarité, qui ne mangent pas de pain et qui évitent de s’interroger sur l’impact réel des mesures qui sont proposées.

Une fois de plus, les acronymes ou les expressions génériques comme l’AFPA, les partenaires sociaux, les branches professionnelles, ont servi de paratonnerres aux vrais problèmes du pays. Pourquoi l’Éducation Nationale ne forme-t-elle pas la main-d’œuvre dont le pays a besoin, en proposant un volume suffisant d’apprentis ou en dissuadant les candidats aux inutiles mastères en psychologie de se lancer dans des parcours sans avenir au lieu de suivre des formations qui leur garantissent un emploi ?

Mais qu’en sera-t-il au juste de la lutte contre le chômage ?

Le choix d’une France low cost

On regrettera tout de suite que François Hollande ait rétréci le champ de la prime à l’embauche aux seuls recrutements situés au-dessous de 1,3 SMIC. Et nos ingénieurs sortis d’école trop chers pour les startups ? et nos cadres que les TPE ou les PME ne parviennent pas à s’offrir pour financer leur développement commercial, parce que le coin socio-fiscal les plombe inexorablement ?

Une fois de plus, et dans la droite ligne de l’idéologie insane développée par les technocrates, François Hollande limite l’incitation à recruter aux seuls emplois low-cost ! Mais pourquoi ? si ce n’est par une espèce d’insupportable inclination pour les emplois à bas salaires, à basse formation, à faible intérêt. L’objectif du Président de la République conforte une fois de plus cette vision selon laquelle seuls les emplois à faible valeur technologique ajoutée méritent d’être défendus.

Hollande et la protection contre l’entreprise

france low cost rené le honzecUne fois de plus, François Hollande a expliqué qu’il fallait augmenter les protections dont les salariés bénéficient. Avec un Code du travail en inflation permanente et un droit ultra-protecteur pour les salariés, on ne peut évidemment que s’interroger sur le bon sens de cette mesure.

On constatera donc que le discours du président de la République a annoncé un renforcement des protections en tous genres contre la crise et contre la révolution numérique. En particulier, Hollande insiste sur l’ambition du compte personnel d’activité, qui obligera rapidement les entreprises à des comptabilités complexes laissées à la main des « partenaires sociaux ».

Ah ! que nous eussions aimé entendre le Premier des Français expliquer clairement que la traversée de la crise suppose des arbitrages complexes et douloureux qui ne peuvent pas éternellement se faire sur le dos des silencieux, tous ces chefs d’entreprise qui nagent comme ils peuvent dans un monde complexe.

Les promesses à tenir

François Hollande a inclus dans son intervention des allusions constantes aux promesses à tenir sur l’allègement du coût du travail. Il a en particulier promis la transformation « définitive » du CICE en baisse de charges. Là encore, cette décision est décevante, dans la mesure où elle ne s’appuie sur aucune évaluation sérieuse du CICE et de ses résultats.

On suivra en particulier les annonces faites sur la « loi Combrexelle » qui devrait permettre aux accords d’entreprise d’imposer des règles moins favorables que les accords de branche, notamment dans le domaine du temps de travail. Dans ce domaine, le diable se cache dans les détails, et seule une lecture du projet de loi permettra de savoir où nous allons…

Dans la pratique, François Hollande a mélangé les réformes structurelles à long terme (sur le Code du travail) et les mesures immédiates (comme les crédits à la formation des chômeurs). Il est difficile d’imaginer un impact immédiat à ces mesures.

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Lire sur Contrepoints notre dossier spécial Chômage

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  • « Et nos ingénieurs sortis d’école trop chers pour les startups »

    Comment ils font aux US ou en Suisse ? Parce que les salaires des ingés sont beaucoup plus élevé qu’en France.

    • Les salaires NETS sont beaucoup plus élevée. Les entreprises US et suisses payent moins d’impôts, taxes et cotisations, à tous les étages. Il y a donc plus d’argent qui arrive directement dans la poche des salariés qui, en contrepartie, doivent payer de leur poches bien plus de choses.

    • Salaires nets ou coûts horaires?
      Parce que les salaires nets+cotisations+congés payés+primes de départ+charges administratifs pour les déclarations en tout genre+CE … ça finit par faire cher.
      Je travaille dans un grand groupe international. Il y a 5 ans j’avais une équipe française qui gérait l’intégration des progiciels dans les entités européennes (France, Angleterre, Norvège, Pays-Bas, Espagne et Italie). Cette équipe avait été montée en France car nous avions une compétence technique avancée sur ce sujet pour des raisons historiques. En 2011, mon responsable anglais m’a demandé de faire une évaluation du coût journalier par rapport à 2 équipes similaires. Une anglaise et une espagnole. C’est simple nous étions les plus chers malgré des salaires net anglais supérieurs aux nôtres. Les espagnols étaient presque 2 fois moins chers que nous.
      En 2012, mon équipe a été dissoute et reconstruite en Espagne. 5 emplois de perdus en France. 8 de créé en Espagne, car l’équipe avait besoin de grossir.
      Heureusement pour mon équipe et moi-même, nous n’avons pas perdu notre emploi car nous étions appréciés et qu’il y avait un besoin local en France.Il était assuré par des prestataires que nous avons remplacé pour des besoins de stabilité et de part de notre connaissance métier.

      • Ouais enfin ça se discute, parce que le plus gros importateur d’ingés français, ça reste les USA, et notamment la Californie, où la différence de salaire est certes énorme avec la France, mais le cout horaire lui n’est pas si différent. Les charges restent très élevées aux US. La flexibilité est un peu plus grande, mais il existe d’autre problèmes : on peut virer un employé facilement… Si on lui paye le chomage de sa poche ! Par exemple. Sans parler du côté procedurier encore pire qu’en France !

        Non, les charges sont un tres gros problèmes en France, mais pas forcément pour les plus hauts salaires. C’est plus en bas que ça coince, où les charges obligent parfois à des rendements quasi impossibles pour financer son propre salaire. Apres c’est sur que si la boite est obligée de payer trop cher ses petites mains, les salaires de l’etage au dessus risque d’en prendre un coup par ricochet…

        Et pour en revenir à l’article, je ne crois pas que la formation soit la solution. La majorité des métiers effectués dans ce pays ne necessitent pas particulièrement de formation, ou en tout cas pas de formations longues. Celles ci durent trop longtemps car chaque employeur à ses besoins particuliers. Or, ça oblige le système educatif à couvrir énormément de chose sur 2/3 voir 5 ans, alors qu’une infime partie sera réellement utilisée. Et ce pour donner plus de souplesse aux diplômes. Alors que l’idée la plus simple serait de ne pas prendre de taxe d’apprentissage et de laisser les entreprises le faire elles mêmes. Elles auront exactement les employés qu’elles recherchent comme cela, et plus de problèmes de manques dans telle ou telle filière. Ça s’ajustera tout seul. Et tout le monde sera gagnant.

      • Au passage, ça ferait également gagné énormément de temps pour les retraites…

    • En France, un salaire est chargé à 100% entre le net versé au salarié et le coût complet (brut à 100 donc charges soi-disant salariales à 25 et charges soi-disant patronales à 50). Au Luxembourg, à 30% (13 et 13). Et c’est du même tonneau dans les autres pays compétitifs. L’écart est tellement énorme qu’il constitue une montage infranchissable en France.

  • Logique, il fait un dernier « haut lowcost » au Dieu « Socialisme » pour tenter d’infléchir la courbe du chômage !

    Dans sa logique, il faudrait donc reconvertir toutes les voies de TGV en route afin d’y faire rouler les bus Macron. Ça ferait de l’emploi low-cost pour étaler l’asphalte et faire le marquage, détruire les pylônes électriques, recycler les TGV en poubelles roses destinées au recyclage des futurs sacs qui vont remplacer les sacs plastiques actuels. D’un autre côté, il faudra malheureusement importer des bus, de l’essence et donc du pétrole, avec de belles augmentations de CO2. Mais pas de panique, grâce à la dette, de l’argent à gaspiller, il y en a plein !

    Plus sérieusement, il n’y a pas une once de vision à long terme … … mince, la fameuse « boite à outil » de 2012 contenait en fait des boules de pétanque ! …

  • Le non-dit des « charges sociales » c’est que cet argent finance la sécurité sociale et les retraites des boulets, des gens qui se la coule douce parce qu’ils n’ont pas la crainte de perdre leur job. Et qui ont des « avantages acquis » grâce à la violence de la syndicratie.

    C’est la classe moyenne, rincée par les impôts, qui peut faire prendre conscience du vol qui s’opère, trouver les mots pour traduire la « justice sociale » en « injustice asociale ».

  • Et la transformation « définitive » du CICE en baisse des charges sociales est surtout repoussé en 2018. C’est donc juste une promesse de campagne pour 2017, qui n’engage que ceux qui y croit !

    • « Une évaluation sérieuse du CICE et de ses résultats. »
      On peut déjà noter qu’EDF, un des principaux bénéficiaires, va supprimer 4000 emplois…

  • Tous les chiffres sur les coûts salariaux sont de toute façon biaisés par le maquis de taxe française sur les entreprises ne s’appliquant qu’en France. Les comparaisons internationales « oublient » généralement de tenir compte de tous les 1% logement, 1% habitation, 1% formation, 1% comité d’entreprise plus les autres contraintes de type disponibilité de personne et de locaux pour les syndicats et le CHSCT, plus les rapports annuels à fournir sur la sécurité, l’environnement, l’égalité de tous et toutes et la justification des stagiaires un par un (impôt papier). Et le fait que les règles changent en permanence, obligeant par exemple à mettre à jour les logiciels de paie plusieurs fois par an et à dépenser le budget formation pour que les RH arrivent à suivre le mouvement !

  • Ce qui pose pb à un employeur, c’est qu’il doit se justifier en permanence, avec un véritable risque financier et juridique permanent.
    Ce qui coute cher aux employeurs, ce sont les obligations de disposer d’un expert comptable, de payer l’impot chambre consulaire, conseil de l’ordre ou syndicats professionnels, étc…

    – définir un contrat de travail unique, valable pour tous les actifs ( du fonctionnaire, au salarié, de l’apprenti à l’indépendant), avec en 3 pages l’essentiel sur des droits et devoir des uns et des autres, une indemnité de rupture sans qu’il soit besoin d’un motif juridiquement probant. Et bien sûr la mission de l’emploi, la durée de travail, et le salaire.
    – verser aux salariés le salaire complet, chargé à chaque salarié de s’assurer auprès des assureurs sociaux.
    – l’employeur ne perd plus d’énergie à gérer les relations avec les assureurs sociaux, à la place du salarié. Il compte les heures effectuées, et paie les heures travaillées + 10% de congés payés.
    – suppression du smic, et de toute subvention employeur, reversé aux citoyens de manière inconditionnelle.
    – flat tax stabilisé pour 5 ans.

    • Et bien, on est plutôt mal barré. Travaillant pour l’ogre étatique, nous avons reçu aujourd’hui une note de service, qui nous informait que mon administration, qui a pour siège un immense paquebot au dessus de la Seine, allait mener une campagne de « fiabilisation des état-civils » en vue de la mise en place du prélèvement à la source de l’impôt sur les revenus dès 2018, via l’envoi de plus d’1 800 000 lettres envoyées aux contribuables « non fiabilisés » dans les bases de l’administration fiscale. Ces derniers devront renvoyer leur état-civil corrigé avec une jolie enveloppe T avant fin mars. Objectifs : faire des recoupements plus faciles entre les organismes sociaux (big brother is watching you) et informer les employeurs ainsi que les caisses de retraite des montants à prélever mensuellement…

  • Il me semble qu’il y a quelques confusions et approximations dans le début de l’article. Les Centres de Formation des Apprentis sont pour la très grande majorité, au niveau de qualification 5 et 4, des organismes ne dépendant pas de l’éducation nationale mais des chambres consulaires. Quant à l’offre de formation de l’éducation nationale en apprentissage dans l’enseignement supérieur, principalement à l’université (DUT, Licence pro et Master pro), elle se développe un peu plus à chaque rentrée et se porte bien. Il n’y a pas de complot de l’éducation nationale contre l’apprentissage, les élèves dans la région ou je vis (Alsace) sont très bien informés sur les possibilités de parcours en apprentissage, sont très demandeurs, mais ne trouvent pas d’entreprise pour se former…mais la lumière est plus volontiers faite dans les médias sur les entreprises qui ne trouvent pas d’apprentis !
    Même si cela reste à améliorer, l’information sur les taux d’insertion des différentes formations est de plus en plus accessible au public, mais tant que nous ne vivrons pas dans une dictature on ne pourra obliger les élèves à faire les formations que l’on aimerait qu’ils fassent. Et, mis à part l’entrée en licence générale à l’université, et c’est en train de changer, les filières de formations sont contingentées et permettent donc un certain ajustement aux besoins du marché du travail. En Alsace, certains métiers en tension sont très prisés par les élèves (restauration, bâtiment,..), les classes sont pleines et les élèves diplômés mais les conditions de travail ou les salaires amènent un turn-over donnant l’illusion que les jeunes ne sont plus intéressés par ces secteurs…le problème n’est donc pas dans ce cas celui de la formation et de l’attractivité des filières…
    Enfin, il n’existe aucun mastère en psychologie en France…

    • le coze
      Compréhension de texte 0/20
      Perception de la réalité 0/20

      Relisez la phrase de l’article. L’éducation nationale ne fournit pas assez d’apprentis d’une part à cause du collège unique et d’autre part à cause de la volonté d’amener 80% d’une génération au BAC. C’est du siphonnage. Les apprentis ça commençait à 14 ans avant et on en voit de plus en plus de 18 à 20 ans en 1ère année… quand tout a foiré.

      Pas de masters en psychologie ?! Il y en a bien une centaine dans cette liste !
      http://etudepsychologie.com/2014/06/19/liste-des-masters-de-psychologie-en-france/

  • Je pense que nous sommes en train de passer à côté de tout.

    Nous sommes dans un pays socialo-communiste, quoi qu’on en dise ou en pense. La preuve? le poids de l’Etat et de la fonction publique dépasse les 55% du PIB.
    Aujourd’hui les français qui travaillent dans le secteur privé doivent produire deux fois plus de richesses pour entretenir ce train de vie, et ce dans un contexte économique difficile, alors qu’ils ne sont pas payés deux fois plus et n’on pas les mêmes avantages.
    C’est une injustice insupportable.

    Je me suis toujours battu contre le collectivisme, et j’avais tort. Je veux avoir les mêmes droits à la retraite que la fonction publique et les régimes spéciaux, les mêmes droits au travail, les mêmes avantages ar droits acquis. Je refuse qu’on puisse me licencier du jour au lendemain.

    Nos hommes politiques ont su trouver des solutions pour aménager « leurs avantages sociaux », je veux en bénéficier aussi.
    Et ne me demandez pas qi va payer, je vous répondrai comme les fonctionnaires, c’est pas mon problème, je veux les mêmes droits et les mêmes devoirs.

  • « Pourquoi l’Éducation Nationale ne forme-t-elle pas la main-d’œuvre dont le pays a besoin ? »
    la question que je me pose, et de plus en plus…est-ce encore de sa compétence ?

  • La France était déjà en 2012 championne du nivellement par le bas, du low cost. Les rêveurs partent ou renoncent a leurs rêves, et cela fait longtemps que ca dure. Les 6 millions d’emplois marchands que nos voisins ont su créés et nous non en sont témoins.
    A chaque retour, je suis effaré du nombre de Dacia, de la mauvaise qualité des nouveaux logements, des compromis et de la médiocrité ambiante. Et perplexe quant aux dépenses publiques visibles; les chantiers; ici, la, partout. L’ambition serait elle devenue une exclusivité d’état en république populaire?
    Flamby n’a pas créé cet état de fait, sa participation est franchement anecdotique. Attendre quoique ce soit de ce petit fonctionnaire gris sans imagination, sans charisme et sans couilles, ce n’est pas sérieux.
    Le vrai problème, ce sont les français. Ils l’ont mis au pouvoir; et vont sans doute le refaire. Ils vont continuer a vénérer l’état et cracher sur les déjà rares libre penseurs. Tant que les français ne supporteront pas la réussite, matérielle ou intellectuelle, la France ne réussira qu’une chose, le long déclin et l’accumulation de rancoeur. Les Marines et les Zemmour en font leur fond de commerce, pour l’instant.

    • @tintincan
      « Le vrai problème, ce sont les français. »
      Est-ce pour cela que le pouvoir (socialiste ou républicain) veut les remplacer ?

      Le vrai pb français est sa bourgeoisie d’Etat, et toute l’élite qui mange à la gamelle de la République ! ça fait du monde.

      comment voulez-vous que le peuple vote rationnellement selon ses intérêts, et donc ceux du pays, si les media qui recherchent et trouvent les vérités qui dérangent le pouvoir,si ces media sont confidentiels ? Si les media les plus puissants sont complaisants avec ce pouvoir républicain de politiciens professionnels ?

      Si l’Etat est en déficit sur le quart ou le tiers de son budget depuis 1981 au moins, c’est que les journalistes honnêtes et incisifs comme François De Closets ont été ultra-minoritaires à interpeler les politiques sur leur défaillance budgétaire.

      Le poisson pourrit par la tête. C’est notre bourgeoisie qui est décérébrée. Voyez l’Ed nat, mesurez la nuisance de la Haute fonction publique aux impôts.

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