80 millions de taxes sur les touristes à Paris

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80 millions de taxes sur les touristes à Paris

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 19 janvier 2016
- A +

Par Patrick Coquart.
Un article de l’Institut économique Molinari

Moyan Brenn-Paris (CC BY 2.0)
Moyan Brenn-Paris (CC BY 2.0)

La taxe de séjour peut être perçue, en France, par les communes touristiques, les stations classées, les communes de montagne ou de bord de mer. Son montant est fixé par la commune, dans des limites comprises entre 0,2 € et 4 €. À ce montant peut venir s’ajouter (le plus souvent) une taxe additionnelle départementale équivalente à 10 % de la taxe communale.

Les personnes logeant à l’hôtel, en résidence de tourisme, en chambre d’hôtes, en village de vacances, au camping, ou encore en auberge de jeunesse y sont assujetties.

Jusqu’à présent, les voyageurs qui utilisaient les plateformes de mise en relation avec des hébergeurs, comme Airbnb, échappaient à cette taxe ; les particuliers louant leur appartement « oubliant » de la régler. La Ville de Paris s’en est émue, appuyée notamment par les hôteliers inquiets du développement spectaculaire de ce mode d’hébergement. Le gouvernement a alors décidé de permettre aux plateformes internet de collecter la taxe de séjour.

C’est ainsi qu’Airbnb collecte la taxe de séjour à Paris depuis le 1er octobre 2015, d’un montant de 83 centimes d’euros par nuit et par personne. Le Conseil de Paris en a profité pour relever le montant de la taxe pour toutes les catégories d’hébergements. Elle passe ainsi de 1,50 € à 3,30 € pour les hôtels 5 étoiles (soit 120 % d’augmentation), ou de 0,78 € à 0,99 € pour les 2 étoiles (+ 27 %).

Avec ces augmentations, la Ville de Paris espérait collecter 80 millions d’euros en 2015 (les chiffres définitifs ne sont pas encore disponibles), contre 40 millions en 2014.

À quoi va servir cet argent ? L’article L.2333-27 du Code général des collectivités territoriales indique que « le produit de la taxe de séjour est affecté aux dépenses destinées à favoriser la fréquentation touristique de la commune ». La taxe va donc payer des opérations de promotion (voyages de presse à l’autre bout du monde, participation des élus et des fonctionnaires chargés du tourisme à des salons à l’étranger, etc.).

Mais la meilleure opération de promotion pour Paris ne consisterait-elle pas à supprimer cette taxe de séjour ?

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  • La meilleure promotion pour Paris serait déjà d’assurer la propreté ,la sécurité ( neutraliser les bandes qui pillent les touristes)et d’avoir une panoplie de services beaucoup plus étendue ( 24H sur 24 et 7j / 7).Les chauffeurs de taxi pourraient au moins être plus aimables et plus serviables ( on ne peut leur demander d’être drôle comme à l’époque des titi parisiens). Il y a donc beaucoup à faire si Paris veut retrouver la place de n° 1 en europe qu’il avait. Le montant de la taxe de séjour ne serait pas le problème si les problèmes graves mentionnés ci-dessus étaient réglés.

    • +1.
      Quand vous arrivez à Paris avec une carte SIM chinoise vous recevez quelques SMS vous indiquant que vous devez absolument faire très attention à vos possessions, ne pas vous promener avec du liquide, faire attention aux agressions parce-que vous êtes dans un territoire dangereux.
      Quel est l’effet que ça peut avoir sur l’image que donne la ville ?

    • La place de l’Opéra ressemblant à une déchetterie géante en 1997 lors les JMJ : la classe ! Et quel plaisir pour les yeux et le nez. Ca m’a convaincu de ne plus jamais aller en vacances à Paris (idem à Marseille).

  • Article au titre prometteur…mais au contenu très décevant car uniquement à charge sur la perception d’une taxe qui est en effet réinjectée entièrement dans l’économie touristique des territoires.
    En tant que contribuable, je ne suis pas persuadé que l’auteur de ce texte accepterait une hausse des impôts locaux de sa commune pour financer l’activité touristique qui bénéficie la plupart du temps exclusivement aux vacanciers. Mais je me trompe peut-être…
    En tous les cas, il est vrai que le terme « taxe de séjour » devrait être revu et corrigé pour mieux faire comprendre à tous de quoi il s’agit: pourquoi pas « contribution au développement touristique » par exemple.

  • Certes.

    L’auteur pourrait-il compléter son article avec un comparatif – mutatis mutandis – avec nos principaux concurrents?

    Enrichissez nous, merci!

  • Les commentaires sont fermés.

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