Pourquoi perdre son temps à voter ?

Le seul moyen de soustraire sa vie au pouvoir des politiciens est l’abstention.

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Pourquoi perdre son temps à voter ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 21 décembre 2015
- A +

Par Nicolas Bruel.

Traduction : Votez pour Personne ! Personne ne tiendra ses promesses, n’écoutera vos problèmes, n’aidera les pauvres et les chômeurs. Personne ne se soucie de vous ! Si Personne est élue, les choses iront mieux pour tout le monde. Personne ne dit la vérité !
Traduction : Votez pour Personne ! Personne ne tiendra ses promesses, n’écoutera vos problèmes, n’aidera les pauvres et les chômeurs. Personne ne se soucie de vous ! Si Personne est élue, les choses iront mieux pour tout le monde. Personne ne dit la vérité !

 

Les régionales sont enfin passées. Une nouvelle pantalonnade s’est jouée sous nos yeux et je peux maintenant vous en parler comme l’émotion commence à retomber.

Les chiffres sont catastrophiques pour la « droite » qui ne profite pas des errements du gouvernement en place. La « gauche » s’en sort plutôt bien avec un bilan toutefois catastrophique. La véritable inquiétude provient des scores du Front National et surtout de sa progression entre les deux tours, gagnant des voix dans toutes les régions, ce qui laisse présager une réserve de voix. Le scoop de la soirée : les étatistes de tous bords ont gagné et ils pourront se partager les sièges.

Je ne vais pas vous parler des résultats aujourd’hui. Je vais vous parler du vote en lui-même car, s’il y a bien un débat qui a retenu mon attention pendant ces diverses joutes, jérémiades et autres sorties réussies de M. Bartolone, c’est bien la légitimité de l’élection. Les abstentionnistes – dont je fais partie – ont été traités au soir du premier tour et pendant la semaine d’entre deux tours des pires noms, allant jusqu’aux insultes de M. Enthoven.

Qu’est ce que le vote ?

Nous sommes en France dans une démocratie représentative où une oligarchie (la « classe politique ») est élue au pouvoir. Le vote doit permettre au citoyen de choisir parmi ces candidats celui qu’il veut porter au pouvoir. Le politicien serait le représentant élu par les votants pour s’exprimer en leur nom. En conséquence, il serait le représentant de l’intérêt général de ses électeurs.

Kenneth Arrow, économiste américain qui fut prix Nobel d’économie en 1972, développa un théorème reprenant un précédent énoncé de Condorcet selon lequel :

« Il est impossible de définir l’intérêt général à partir des choix individuels. On ne peut définir de façon cohérente une préférence collective en agrégeant des préférences individuelles. Les décisions d’un état (même démocratique) ne peuvent donc pas être légitimes. Ce « théorème d’impossibilité » s’énonce ainsi (en simplifiant, car il s’agit d’un théorème mathématique de théorie des ensembles qui réclame une démonstration élaborée) :

Il n’existe pas de fonction de choix social (un système de vote) qui puisse convertir des préférences individuelles en une décision agrégée cohérente, hormis dans le cas où la fonction de choix social coïncide avec les choix d’un seul individu (« dictateur »), indépendamment du reste de la population. »1

Le théorème d’Arrow affirme qu’une collectivité ne peut procéder à un choix social indiscutable. Je vous invite à consulter les articles en liens pour la démonstration ou la vidéo sur le paradoxe de Condorcet ici. (3 min 30)

Le vote en soi n’est pas toujours représentatif de la majorité – et ce ne sont pas les socialistes qui ont voté Estrosi dans le Sud-Est qui me contrediront – mais le politicien élu par la suite est-il un juste représentant de l’intérêt de ses électeurs ?

Le mythe de l’intérêt général

Il est essentiel de nous poser cette question : comment un politicien peut-il représenter l’ensemble des électeurs ? Nous entendons souvent après une élection la personne élue déclarer qu’elle va représenter « l’ensemble des citoyens », mais comment est-ce possible ? Peut-elle représenter ceux qui n’ont pas voté pour elle, ceux qui ont voté contre elle et ceux qui ont voté pour elle ? Sur un thème donné, une décision précise à prendre, comment peut-elle connaître, sans le consulter, l’avis de ceux qu’elle représente ? Quand bien même elle le connaîtrait, l’ensemble des citoyens représentés ne peut être unanime sur la question : le représentant ira donc contre une partie des individus qu’il est censé représenter.

Prenons un exemple extrême : si une majorité d’électeurs décident de voter pour tuer la minorité, devons-nous en conclure que c’est un suicide démocratique, puisque c’est l’expression de l’intérêt général ? Cela prouve que les électeurs ne sont pas le gouvernement et que celui-ci ne représente en aucun cas le peuple. Car dans ce cas extrême, il s’agit, et tout le monde en sera d’accord, d’un meurtre de masse. Voir la citation de Rothbard dans cet article, que je n’ai volontairement pas mise dans ce billet pour éviter tout point Godwin et que j’ai donc paraphrasé.

La démocratie, c’est deux loups et un agneau votant ce qu’il y aura au dîner. La liberté, c’est un agneau bien armé qui conteste le scrutin.
La démocratie, c’est deux loups et un agneau votant ce qu’il y aura au dîner. La liberté, c’est un agneau bien armé qui conteste le scrutin.

L’école du choix public a également traité cette question de l’intérêt général : la politique est un marché comme un autre, avec ses offreurs (les politiciens par le biais des lois et plus généralement toutes réglementations) et ses demandeurs (les électeurs, entreprises). Offre et demande s’appuyant l’une sur l’autre, chaque partie réclame une augmentation constante du rôle de l’État. Le but est évidemment d’augmenter la rapine publique et de s’en partager les gains :

  • aux politiciens : le pouvoir, l’influence et les rentes.
  • aux électeurs : les subventions, « cadeaux fiscaux », augmentation des prestations sociales, niches, barrières à l’entrée, marchés publics …

La démocratie n’a donc pas évité l’émergence des oligarques qui, par ce mythe de l’intérêt général, s’accordent des largesses. Pour se maintenir au pouvoir, ceux-ci ont recours à des « mesurettes » et ne réforment donc jamais, suivant le théorème de l’électeur médian, permettant l’émergence de mouvances extrêmes lorsque la situation se dégrade.

« L’État, ou pour rendre les choses plus concrètes, le gouvernement, se compose d’une bande de types exactement comme vous et moi. Ils n’ont, tout bien considéré, aucun talent particulier pour les affaires du gouvernement ; ils n’en ont que pour accéder à une fonction et la garder. Dans ce but, leur principal procédé consiste à chercher des groupes de gens qui courent désespérément après quelque chose qu’ils ne peuvent pas se procurer, et à promettre de le leur donner. Neuf fois sur dix, cette promesse ne vaut rien. La dixième fois, elle est tenue en pillant A afin de satisfaire B. En d’autres termes, le gouvernement est un courtier en pillage, et chaque élection est une sorte de vente aux enchères par avance de biens à voler. » H.L. Mencken.

« Abstention piège à con ! » ou la démocratie est elle une servitude ?

Les non votants ne sont pas responsables des incompétents que les votants choisissent. L’argument « si tu n’as pas voté tu ne peux pas te plaindre » ne tient pas.

Il va falloir arrêter de culpabiliser ceux qui ne sont en rien responsables du chantier que les votants créent seul. Qu’ils assument donc leurs erreurs ! Même si ce n’est pas leur candidat qui est élu, ils sont coupables dans le sens où ils ont voulu un maître en participant à ce jeu stupide que l’on appelle « élection » et ils en ont eu un. Le votant essaye d’imposer sa vision de la société aux autres et surtout à ceux qui ne votent pas.

« L’égoïste n’est pas celui qui vit comme il lui plaît, c’est celui qui demande aux autres de vivre comme il lui plaît ; l’altruiste est celui qui laisse les autres vivre leur vie, sans intervenir. » Oscar Wilde.

Les haineux vont haïr, les étatistes vont étatiser.
Les haineux vont haïr, les étatistes vont étatiser.

L’abstentionniste est donc une personne qui n’a pas ou plus envie de participer à ce jeu de pouvoir, qui n’a pas ou plus le désir de spolier son voisin, qui veut laisser vivre autrui dans le respect mutuel de ses droits. Quelle plus belle preuve de civisme que celle-là ?

Dernier point que j’aimerais aborder : L’histoire d’un esclave de Robert Nozick, qui enseigna la philosophie à Harvard – extrait de son livre Anarchie, État et Utopie.

Dans cet exposé, Nozick nous conte l’histoire d’un esclave en 9 étapes. Cet esclave, c’est vous. (Vous pouvez les retrouver en vidéo ici)

  • voting-the-slaves-suggestion-boxÉtape 1 : vous travaillez totalement pour un maître brutal et tyrannique qui vous bat selon son bon vouloir.
  • Étape 2 : le maître établit des règles et ne vous bat que lorsque vous les enfreignez et vous accorde un peu de temps libre.
  • Étape 3 : vous avez le droit de rejoindre un groupe d’esclaves et le maître, en se basant sur des principes acceptés par vous tous, décide de la répartition des biens entre vous.
  • Étape 4 : le maître vous accorde du temps de repos et vous ne travaillez pour lui plus que 3 jours sur 7, les 4 jours restant sont à votre disposition.
  • Étape 5 : vous pouvez travailler où vous le désirez mais vous devez verser au maître 3/7 de votre revenu (qui correspondent au 3 jours sur 7 que vous travailliez pour lui précédemment). Il peut également vous rappeler à n’importe quel moment pour son service sans que vous puissiez refuser et d’augmenter à tout moment la part de votre travail que vous lui devrez.
  • Étape 6 : le maître donne le droit de vote à tous sauf à vous. Ils peuvent décider démocratiquement de ce qui est autorisé ou non, la partie de votre revenu qui sera prise et dans quel programme ce revenu sera dépensé.
  • Etape 7 : le maître ne vous accorde toujours pas le droit de vote mais vous avez le droit d’essayer de convaincre ceux qui ont ce droit afin de tenter de les influencer.
  • Étape 8 : vous avez le droit de vote ! Mais seulement pour trancher en cas d’égalité. Votre vote ne sera dépouillé que si une égalité parfaite est constatée. Nozick précise qu’aucune égalité lors d’un vote n’a jamais été constatée.
  • Étape 9 : vous avez le droit de vote sans restriction ! Mais dans la pratique, votre vote n’est utile que s’il y a égalité parfaite faisant que votre vote fait pencher la balance d’un côté ou de l’autre, revenant donc à l’étape 8. Et il n’y a jamais eu d’égalité.

La question est la suivante : à quelle étape, entre la première et la neuvième, cette histoire est devenue autre chose que l’histoire d’un esclave ?

Peut être devrais tu voter pour un autre maître esclavagiste ?
Peut être devrais tu voter pour un autre maître esclavagiste ?

Pour terminer, en quoi voter pour un parti autoproclamé « républicain », qu’il soit socialiste de droite ou de gauche, est aujourd’hui différent du Front national, qui est socialiste national ? Il est d’ailleurs assez drôle de noter que la vie politique de notre pays se résume à front républicain contre front national. On voit comment le gouvernement actuel prépare la dictature de demain, vous pouvez consulter cette liste de perquisitions et autres joyeusetés mise en ligne par la Quadrature du net.

Oui, ne pas empêcher le Front national d’accéder au pouvoir peut être une erreur. Mais l’erreur n’est-elle pas plutôt de lui donner la capacité d’avoir du pouvoir en légitimant l’emprise des politiciens sur vos vies, et ça, chers votants, c’est vous seuls qui leur accordez. Les abstentionnistes, au contraire, ont bien compris que le seul moyen de soustraire à ce pouvoir est de ne plus participer.

  1. Source Wikiberal.
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  • article absurde, car il ne sert à rien de ne pas avoir voté lorsque le spoliateur arrive à votre porte. il faut voter pour des non étatiste ou vous présenter si personne ne vous convient… car les politique comme dit dans l’article pensent qu’à leur carrière et se foutent pas mal de le légitimité philosophique

  • En attendant en Espagne Ciudadanos a déçu alors que Podemos s’en est bien sorti 🙁

  • Belle théorie de l’impuissance.
    Et maintenant vous proposez quoi?
    Car les abstentionnistes eux aussi subissent les lois des oligarques. S’abstenir c’est non seulement se soumettre mais aussi laisser les autres choisir peut être le pire des maîtres

    • « Peu importe à quel point une politique s’est avérée désastreuse, toute personne qui la critique peut s’attendre à entendre : « Mais par quoi la remplaceriez-vous ? » Lorsque vous éteignez un incendie, par quoi le remplacez-vous ? »

      Thomas Sowell

      Le problème n’est pas le vote en soi, je parle ici du vote représentatif (qui ne vous représente pas).

      • Oui j’ai bien compris votre article. Mais nous vivons dans un monde réel pas dans une théorie politique. Il nous faut faire des choix. En choisissant de ne pas voter sans rien proposer d’autre vous subissez la situation. Voire vous la laissez évoluer dans une direction peut être pire.

        • Vous soulignez à juste titre que ne pas voter est aussi un choix, et ajoutons que ce choix n’implique pas forcément que vous ne proposez rien d’autre: s’abstenir est déjà en soi une façon de proposer une alternative, qui est « passons nous de l’état ». Ensuite vous croyez que ceux qui votent ne subissent pas la situation? Ils la subissent, et cela les mets dans une position d’autant plus critiquable qu’ils ont contribué à légitimer cette situation qu’ils subissent. Vous voyez?

    • « Le pire des maitres »…
      La situation actuelle, celle qui fait que l’on est le 3eme pire pays Européen en terme de chomage, le 2eme pire pays europeen en terme d’imposition des entreprises, le 3eme pire pays Européen en terme de liberté d’expression,…. et je pourrais hélas continuer longtemps comme çà (les Francais ne se rendent plus compte qu’on est un des pires pays Européen, seul nos acquis de pays puissants nous sauve encore) ce n’est pas a cause d’un esclavagiste pire… mais bien des partis qui ont pratiqué (UMP et PS donc)… donc la question est peut-on faire pire ? Honnêtement je ne pense pas, on peut faire différemment dans le pire (pour le coup je pense au FN), mais il n’y a pas pire que l’UMPSFN… Donc en s’abstenant on ne leur donne pas la légitimité de gouverner, donc on ne choisi ni le moins pire, ni le meilleur….

      En s’abstenant on fait un choix, le choix de ne pas choisir (qui est un choix). Si demain tout ceux qui pensent que l’UMPSFN est un parti qui ne mérite pas d’etre mis en place, s’abstenait, on aurait 80% d’abstention et non pas 20% comme a chaque présidentielle… et si on obtenait 80% d’abstention, il y a de grandes chance, qu’enfin, les Français se bougent réellement…

    • Tout a fait d’accord. Pour ma part je choisi (si je peux) celui ou celle qui me semble le plus représenter (proposer) de solutions qui me conviennent, et non celui qui pourrait s’opposer à un(e) quelconque autre, sinon, et c’est ce que je fais en ce moment, je met un morceau de papier hygiénique pour représenter ma colère contre tous. Ne pas voter c’est donner ma voix à tous, car tous se l’approprient et lui font dire ce qu’ils veulent.
      OK le votre ne sera pas comptabilisé, parce que isolé, mais si un ou deux (voire plus, on peut rêver) million de votants faisaient de même il serai difficile à ces guignolos de les ignorer ou de les voler.
      Quant au FN, bien que n’ayant pas voté pour eux, je ne comprends pas les arguments de beaucoup… Incapables, n’ont jamais dirigé (parce que notre ministre du travail a déjà dirigé quelque chose… et NJB ???), que ce serait la guerre civile (rien que ça, dans les villes qu’ils gèrent est-ce le cas ???), que leur programme économique est nul (bien qu’approuvé par un prix nobel d’économie) etc…
      Non je n’ai pas voté pour eux pour ce que je suis Européen et Europhile (quoi que de moins en moins), mais pourquoi ne pas les essayer à des postes locaux pour voir ce qu’il en est réellement au lieu de simplement « piquer » leurs idées ?
      On verra aux prochaines « nationales »…

      • « OK le votre ne sera pas comptabilisé, parce que isolé, mais si un ou deux (voire plus, on peut rêver) million de votants faisaient de même il serai difficile à ces guignolos de les ignorer ou de les voler. »
        Les politiciens et les médias ne parlent que de l’abstention et quasiment jamais des votes blancs ou nul. Donc le peuple a choisi son moyen d’expression pour rejeter la classe politique, peu importe la méthode.

        • Bien sûr qu’ils ne parlent que de l’abstention…. 50% c’est tout de même énormément plus que les votes blancs ou nuls… Et on peut se l’approprier facilement. Imaginez l’inverse… 50% d’enveloppes contenant un morceau de papier hygiénique ??? Vous pensez qu’ils ne s’en préoccuperaient pas ??? Et a qui pourraient-ils les attribuer ??? Et d’après moi c’est un moyen efficace pour le peuple de reprendre l’initiative contre cette monarpublique. Bien sûr on n’arrivera jamais à 100% de participation mais on pourrait tout de même un silence assourdissant.
          Bonnes fêtes à tout le monde.

          • « Imaginez l’inverse… 50% d’enveloppes contenant un morceau de papier hygiénique »
            Ce serait soigneusement camouflé comme ça l’est aujourd’hui, le vote blanc ou nul ne compte pas dans le calcul du résultat de chaque candidat. Mettez 50% de pq si vous voulez mais il y aura toujours un type à plus de 50% et un autre à moins de 50%, la différence avec l’abstention est qu’on n’en parlera même pas, imaginez plutôt les politiques se féliciter d’avoir 90% de votants.

    • « Et maintenant vous proposez quoi? »

      Moi je propose de cesser cette pantalonnade, de ne plus voter, de créer ainsi une crise politique
      de représentativité et demander la démocratie participative,

      La SEULE qui mérite vraiment le nom de démocratie. (pouvoir du peuple)

  • Il y aura toujours un taux incompressible de participation. Ne serait-ce que les candidats eux-mêmes, leur entourage et les profiteurs directs de l’élection, ainsi que les militants bornés.
    Donc au moins 10% acquis. Ca leur suffit à valider l’élection.

    On a vu des cantonales partielles avec des participations ridicules (20%), ça n’a jamais empêché le gagnant de siéger sans remord.

    Pire, moins il y a d’électeurs, plus le ticket d’entrée à l’élection est faible. A la limite, le candidat marié avec 8 enfants en âge de voter gagnera contre le célibataire. C’est la porte ouverte aux sectes à gourous.

    L’abstention bête n’est pas une solution.
    Il faut soit :
    – Voter pour le parti N°3 en espérant qu’il casse le duopole et provoque un clash.
    – Fabriquer des bulletins (nuls) avec menaces explicites contre les élus.
    – Bloquer le déroulement des élections.
    – Exiger des votations. Par la violence populaire si nécessaire.

  • Emigrer en masse est un meilleur moyen : Ils perdent des recettes fiscales, et si suffisamment de monde le fait ça se ressentira.
    Le niveau médiocre des Français en langues étrangères limite cela par contre…

  • Hélas la conclusion est complètement fausse : l abstensioniste est en réalité soumis au pouvoir de celui choisi par les autres

    • Merci pour votre commentaire, je vous fais la même réponse que sur mon blog. 😉

      Reprenons ma conclusion : « Oui, ne pas empêcher le front national d’accéder au pouvoir peut être une erreur. Mais l’erreur n’est elle pas plutôt de lui donner la capacité d’avoir du pouvoir en légitimant l’emprise des politiciens sur vos vies, et ça, chers votants, c’est vous seul qui lui accordez. Les abstentionnistes, au contraire, ont bien compris que le seul moyen de soustraire ce pouvoir est de ne plus participer. »

      Je n’écris donc pas que les abstentionnistes ne sont pas soumis au pouvoir des élus choisis par les autres.

      J’écris que plus il y aura d’abstentionnistes, moins le pouvoir sera légitime, et nous pourrons donc passer à un autre type de démocratie.

      Je ne suis pas contre le vote, puisque – comme le disait Mises – un acte de consommation est un vote. Je suis contre le vote représentatif censé représenter l’intérêt général car ce postulat est faux, c’est un mensonge volontaire au profit d’un petit nombre qui pointe du doigt ceux qui ne veulent plus participer lorsque cela tourne mal.

      Je vous souhaite une excellente journée 🙂

      • Une meilleure représentativité serait obtenue par tirage au sort, c’est indéniable.

        Et s’il apparaissait nécessaire qu’il y ait deux chambres législatives, l’Assemblée nationale et la suprématie de sa position devrait être issu d’un tirage au sort

        Par contre, je m’insurge contre le non vote… qui ne signifie absolument rien du tout.

        Le vote blanc, lui, est le signe que l’electeur n’accorde à aucun candidat la prétention de le représenter… c’est très différent qu’un bulletin nul ou qu’un non vote.

        Une réforme simple serait de compter les bulletins blanc dans le résultat…

        le résultat serait le meme… mais bien plus modestement élus

        Ce n’est pas pareil de prendre la région corse avec 35 % des voix et la prétendre « indépendantiste », que d’etre élu avec 35% des 66% de votants exprimés soit 1/4 seulement…

        J’ajouterai que le financement des partis politiques serait diminué en proportion de leur représentativité réelle…

        • Reconnaître le vote blanc… depuis le temps que j’en rêve ! Ceci est bien la seule chose qui me motiverait à retourner aux urnes lors des élections.

          L’idéal même, inscrire dans la constitution un seuil de vote blanc et/ou d’abstention au-delà duquel l’élection est invalide, quitte à refaire celle-ci avec obligation de présenter d’autres candidats ou de se retirer.

        • « Une réforme simple serait de compter les bulletins blanc dans le résultat… »
          C’est aussi mon avis, mais on peut toujours rever.

          Une solution: si un candidat se presente comme « Monsieur Nul », avec pour seul programme de toujours s’abstenir lors des votes au parlement. Programme facile a tenir et a verifier apres coup.

          Vu qu’il ne fait rien, il redistribue a des bonnes oeuvres toutes ses indemnites parlementaires.

          Pensez-vous qu’il ait une chance d’etre elu?
          Ca pourrait etre rigolo!

      • @ Bruel Nicolas

        Même avec 99.99% d’abstentionnistes, le pouvoir restera légitime:

        Ce qui détermine la légitimité d’une élection n’est pas la portée symbolique qu’on lui accorde, mais le cadre légal qui la définit. Or le cadre légal définit que l’abstention correspond non pas à un rejet du système, mais à une simple non-participation.

        En réalité, l’abstention est même une forme de procuration au camp du vainqueur, car le vainqueur gagne bien, parce que les abstentionnistes n’ont pas voulu accorder leurs voix aux outsiders… 

        Si on voulait réellement donner du pouvoir à l’abstention, il faudrait définir qu’une élection ne puisse être validée avec moins de 50% de participation, évidemment cela poserait toutes sortes de nouvelles problématiques.

        C’est un leurre de croire que l’abstention changera quelque chose, au contraire, elle ne fait que conforter la tendance de la minorité la plus forte. Cela est dangereux, car c’est comme cela que les extrémistes arrivent au pouvoir et qu’ils peuvent faire définitivement sombrer le pays dans le chaos.

        La seule manière de changer le système, c’est soit par ses institutions: cela demande de jouer le jeu politique, créer un nouveau parti, se battre pour faire lentement émerger une nouvelle force (c’est très lent, mais cela fonctionne, preuve en est la progression du FN), ou alors la révolution armée, c’est bien plus rapide, sauf que la plupart des révolutions armées finissent très mal… 

        • Très bien dit !
          Les abstentionnistes se soumettent au vainqueur

          • N’importe quoi. Y’a du Orwell là-dedans, du type, « la guerre c’est la paix, le mensonge c’est la vérité ».
            Ceux qui se soumettent au vainqueur avant même qu’il soit élu, ce sont bien ceux qui votent pour lui, pas l’inverse!

        • « Même avec 99.99% d’abstentionnistes, le pouvoir restera légitime:  »

          Même pas en rêve.

          Tout le baltringue tiens parce qu’ils ont encore un semblant de légitimité.

  • Voter, c’est se donner l’illusion de la sécurité. Hécate dans Macbeth : « La sécurité est la plus grande ennemie des mortels. » -William Shakespeare.

  • Tout détruire pour reconstruire? Vous rêvez. Relisez Bastiat. La guerre (civile ou pas) n’a jamais enrichi personne a part quelques uns.

  • Article intéressant qui rejoint une discussion que j’ai eu avec des amis vendredi dernier.
    Le sujet étant justement les élections et l’abstention, où l’un deux n’a pas été voté pour les régionales (ou les autres élections) car il ne sentait pas proche des idées/programmes des différentes personnes présentes aux élections et ne souhaite pas faire un votre « contre ».
    Et là un autre ami contre-argumentait en disant qu’il fallait voter pour le moins pire car il était impossible de trouver un programme correspondant à 100% à ses idées. Je trouve cette idée d’un pessimisme… Elle implique de voter sciemment pour quelqu’un qui ne pensera qu’à lui et ne fera qu’empirer la situation, tout ça dans l’hypothèse que c’est le moins pire de ceux qui se présentent.
    Ensuite, dès qu’on abordait l’utilité de l’abstention (qui est un choix déjà !), on retrouvait les mêmes arguments que cités par l’auteur (si tu n’as pas voté, tu n’as pas à te plaindre). Au final on débouchait sur l’option d’une guerre civile ou assimilée pour faire évoluer les choses car aucun partie ne le fera de lui même, tant ils sont tous confortés dans leur légitimité « démocratique » à spolier les autres.

    Bref, j’approuve totalement cette article et je comprends la logique de son auteur 🙂

  • C’est vite s’avancer que de prétendre que les abstentionnistes ont tous la même motivation et compréhension.

  • Bonjour

    il faut instaurer le vote négatif, c’est à dire: « je donne ma voix à aucun’ et mon vote compte comme un vote non.
    Par exemple, au deuxième tour 2002, avec ce système, 20% pour chirac, 17% pour JMLP et 63% aucun des deux. Donc pas de président élu.

  • Pour choisir son voleur-dictateur !

  • Le parti au pouvoir est désigné par le scrutin, mais son pouvoir tient d’abord à la centralisation des suffrages – légicentrisme – tout autant que la prééminence des choix collectifs sur les choix individuels.

    Nos récentes élections françaises n’ont pas montré d’émergence d’offre libérale, au contraire de l’Espagne, par contre en Corse l’offre nationaliste remet en cause la centralisation des choix à Paris.

    Pour la province française c’est sans doute une voie à suivre. Pour les libéraux une occasion de faire valoir les atouts de la liberté économique mais aussi des libertés locales.

    Les absents ont tort dit l’adage, les abstentionnistes aussi. Puisque ceux-ci payent l’impôt, ce ne sont pas des résistants. S’ils n’émettent pas d’idées politiques lors des campagnes électorales ce ne sont pas des dissidents. S’ils n’ont pas constitué de milice armée pour se défendre de la prédation étatique, ce ne sont pas des rebelles.

    Qui ne dit mot, consent. dit encore l’adage. Les abstentionnistes n’ayant rien dit, pourquoi seraient-ils dispensés de l’impôt ? comme le suggère l’article !

    Bref l’abstention ? c’est un peu trop facile !

  • Si tout le monde décidait de ne pas/plus voter jusqu’à la fin des temps, il faudrait exterminer les élus ;-). Sans quoi, ils constateraient que personne n’est en mesure de prendre leur suite et se feraient un devoir de rester pour que le pays ne soit pas plongé dans le chaos 😉
    Comme il y aura toujours des votants, une telle hypothèse est fantaisiste.
    Fantaisiste également: penser qu’il puisse se constituer un parti susceptible de ramener tous les abstentionnistes aux urnes. Quand bien même il s’en créerait un, il serait douteux que son programme donne 100% de satisfaction à tous ses membres, sans parler de ses électeurs potentiels. Il faut donc faire la part des choses et choisir ce qui semble le plus proche de l’idée qu’on se fait de l' »intérêt général », même si c’est une notion vague. Il sera possible de voter pour d’autres aux prochaines si on n’est pas satisfait, c’est l’avantage de la démocratie.

    • « Il sera possible de voter pour d’autres aux prochaines si on n’est pas satisfait, c’est l’avantage de la démocratie. »
      Vous n’avez donc pas compris l’article, il ne peut y avoir de démocratie lorsqu’on vote pour un unique individu sensé représenter l’intérêt général. La seule démocratie valable actuellement est celle pratiquée par les suisses, chaque question impactant le peuple donne lieu à une votation du peuple.

      • La démocratie suisse est également très imparfaite, un exemple tout bête:

        Lorsque les socialistes n’arrivent pas à convaincre un canton de leurs idées, et perdent la votation au niveau cantonal, ils la proposent alors au niveau fédéral, et si cela passe, cela leur permet d’imposer à la population d’un canton un choix où cette même population était pourtant largement opposée… Ce cas de figure arrive régulièrement, car les intérêts des cantons sont souvent divergents… (On a des divergences entre les cantons citadins et les cantons campagnards, les alémaniques et romands, les catholiques et protestants, ceux qui sont très touristiques, ceux qui sont loin des axes de communication, etc… )

        • « La démocratie suisse est également très imparfaite »

          Il y a quand même 66 places de différence entre la suisse et la france au niveau de la liberté économique: L’un est très libre et très démocrate, l’autre pas du tout.
          Indice liberté économique – Classement des pays

          On reparlera « imperfection » quand la France ce sera hissée péniblement au niveau de la Lettonie ou, soyons fou, de l’Espagne.

          • @ llmryn

            La démocratie semi-directe helvétique n’a pas permis à la Suisse d’obtenir la première place, et des démocraties représentatives et même des régimes autoritaires s’en sortent bien mieux que la France.

            De cela, j’en conclus que la démocratie n’est pas la solution miracle. D’autant plus que la plupart des Français ne veut pas entendre parler de libéralisme, je ne vois pas en quoi donner plus de pouvoir à cette majorité, améliorerait les choses en France…

  • Doit-on tirer du théorème d’impossibilité, la conclusion que tout processus de décision collective doit être abandonné (conseil d’administration, copropriété, décision en famille, en association ou commune) ?

    (question hautement polémique)

    • En fait, plus la collectivité est grande et variée, moins il sera possible de satisfaire sa majorité…

      Mais, pour des petites collectivités, et notamment celles qui partagent les mêmes valeurs, convictions et intérêts, l’unanimité est bien plus facile à trouver. Et s’il y a de nombreuses alternatives, les voix discordantes n’auront pas de mal à trouver leur bonheur ailleurs.

      C’est à cause de cela, que le socialisme promeut un gouvernement mondial, rien de mieux que pour imposer une tyrannie ne représentant que l’idéal d’une minorité de la population… 

      Et c’est aussi pour cela, que le libéralisme devrait militer pour des petites collectivités aux pouvoirs très réduits, qui seront bien plus respectueuses de la liberté individuelle que des grandes collectivités actuelles, issues bien plus des guerres que de la liberté d’association… 

      • je partage exactement se point de vue

      • Vous soulevez là un point essentiel, les petites structures sont toujours les plus démocratiques, les plus souples, les plus adaptables. Il y a une taille critique qu’il ne faudrait pas dépasser, et je crois que c’est dans ce sens qu’il faut penser la subsidiarité.

  • Merci pour cet article de synthèse, brillant. Nulle démocratie, Gouvernement par le peuple Souverain, ne peut naître d’un système électoral que les élus organisent à leur seul profit, évidemment. Après avoir constaté que ceux qui votent se précipitent pour élire un candidat dont ils ne voulaient pas en votant ensuite pour lui, soi-disant pour barrer la route à un autre candidat dont ils ne voulaient pas non plus, on ne doit plus dire « voter », mais « veauter ».
    La démocratie ne peut advenir que par la désignation de mandatés juridiquement responsables de l’exécution de leur mandat, non cumulable et non renouvelable, à partir du niveau le plus local possible et par la non délégation à des mandatés du pouvoir de se voter des lois qui concernent leur pouvoir. Bien sûr, comme le dit Delcroip, il faut être volontaire pour « se présenter », mais il oublie simplement que le système électoral actuel, cadenassé par les organes centraux des partis politiques, interdit de fait toute candidature indépendante. Qu’il essaye, les présidentielles approchent… La première condition, c’est donc bien de se débarrasser d’abord des partis politiques, de tous sans exception, en NE VOTANT PLUS JAMAIS POUR UN CANDIDAT VENANT D’UN PARTI. Bien sûr, c’est une condition absolument nécessaire, mais elle n’est pas suffisante, d’autres actions sont indispensables, elles ne peuvent pas être décrites exhaustivement sur ce site.

    • @ Francis Lenne

      Tout candidat qui se présente, qu’il soit indépendant ou rattaché à un parti, se base sur son réseau de relation. Je ne vois pas en quoi le fait que ce réseau soit invisible soit préférable à un réseau visible, représenté par un parti politique! Cela n’empêchera ni les magouilles, ni la corruption, mais au contraire, cela pourrait même les favoriser.

      Après, je trouverais aussi souhaitable d’enlever les lois qui favorisent les partis politiques, pour qu’un indépendant est au moins théoriquement autant de chance, mais je ne pense pas qu’il soit possible de supprimer les partis politiques de la démocratie sans tomber dans le totalitarisme.

  • J’ai une vidéo, malheureusement seulement dans la langue de Shakespeare, qui explique de façon concrète le système de vote actuel, ainsi que ses dérives, mais qui contient aussi l’explication quant au statu quo qui perdure depuis 30 ans (la fameuse alternance bi-partiste).

    https://www.youtube.com/watch?v=s7tWHJfhiyo

    A noter que cette vidéo renvoie sur des modes d’élection alternatifs qui permettent un scrutin beaucoup plus représentatif.

  • Il y a une autre raison individuellement sinon collectivement valide de ne pas voter même pour un candidat qui nous conviendrait.
    C’est la conscience que notre seule petite voix parmi des millions n’a aucune chance de faire pencher la balance et qu’elle est donc parfaitement inutile.
    Pour me convaincre de l’utilité de voter il faudrait que la quasi totalité des autres s’abstienne.

    • @ mc2

      Je trouve que c’est la seule raison pertinente de ne pas voter!

      Si tout mon entourage est en désaccord flagrant avec ce que je pense et que je sais qu’il va aller l’exprimer en votation, il est assez évident que mon vote ne fera aucune différence. C’est comme si dans un couple, l’un veut voter pour le sortant et l’autre pour l’outsider, autant se mettre d’accord de ne pas faire le déplacement… 

      Après, il faut être sûr de son coup, certaines votations en Suisse ont déjà fait des mauvaises surprises à ce genre d’abstentionnistes.

      Ce raisonnement ne peut être appliqué que par ceux qui savent qu’ils sont en-dehors du politiquement correct…

    • « Pour me convaincre de l’utilité de voter il faudrait que la quasi totalité des autres s’abstienne. »

      Autrement dit, pour vous convaincre de l’utilité de voter, il faudrait que seule votre voix compte : c’est-à-dire que le système soit tyrannique, et que vous soyez le tyran. Finalement Socrate avait sans doute raison lorsque, dans le dialogue de la République, il expliquait à Adimante que l’esprit tyrannique naît de l’esprit démocratique.

  • Voter c’est donner son blanc seing à des personnes qui ont montré leur incompétence depuis 40 ans. Voter contre quelqu’un ne m’intéresse pas voyez-vous, je préfère voter pour un programme, une personne, des idées que continuer, avec mon vote, à légitimer des incapables, trop contents de verrouiller un système qui leur permet de faire leur tambouille électorale en toute impunité, pire, en toute légitimité, puisque des moutons ont décidé de voter quand même ! Drôle de conception de la démocratie où les futurs représentants ne représentent qu’eux mêmes depuis des lustres. Voter c’est accepter de se faire balader dans le cadre.
    Et pour tous ceux qui tirent à boulets rouges sur les abstentionnistes, je leur rappelle que voter est un droit et non une obligation, ou alors cela ne ressemblerait plus vraiment à un vote démocratique. D’ailleurs, l’idée de faire payer les abstentionnistes est revenue sur le tapis ainsi que rendre le vote obligatoire ! Vous avez dit démocratie ? Nos appointés à la bonne soupe savent très bien que le danger vient de l’inquiétante montée du pourcentage des abstentionnistes, seul parti vraiment légitime en France !

  • L’analyse de la démocratie est juste, mais la conclusion complètement fausse : on ne choisit pas dans une démocratie (ça c’est la propagande) on rejète.

    La démocratie n’est pas positive, elle est négative : on ne vote pas pour ce que l’on veut, on vote contre ce que l’on ne veut pas.

    Si il y a autant d’abstention dans ce pays, c’est parce que la majorité des gens, comme l’auteur, sont honnêtes et bon joueurs et considère que même s’il ont toutes les chances de perdre, il faut respecter les règles.

    Alors ils ne votent pas, parce qu’on leur a dit que voter ça voulait dire approuver.

    Ce qui est complètement faux !

  • Pour etre Zen

    1. Expatriation. C`est dur au début mais après on s`adapte. Pour moi 26 année
    2. On oublie de s`inscrire sur les listes électorales et de de se déclarer auprès des ambassades. On n’est jamais assez prudent !
    3. On prend la nationalité d`autre pays. Plusieurs c` est mieux !
    4. On regarde les résultats des élections en se disant ; merde pourquoi?
    5. On lit H16 d`abord sur Atlantico
    6. Après sur H16free.com
    7. Et on arrive sur Contrepoint

    A la fin, on s`en fout mais on reste en contact et on discute avec les copains en se disant qu`on est bien ailleurs 

    Et puis on écrit des posts a minuit, a moitie bourré, qui seront débile le lendemain

    Bonne Fetes de Noel

  • On ne peut qu’être d’accord avec vous mais malheureusement quel impact ? Il me semble plus approprié de choisir la méthode rothbardienne : infiltrer les partis existants pour les faire évoluer vers plus de libéralisme, créer son propre parti (il existe en France le PDL (parti des libertés) qui me semble défendre des idées assez libérales).

  • la conclusion c’est que la démocratie en tant que système global ne fonctionne pas. Ce qui marche c’est le contrat, l’association libre.

    • Si la démocratie fonctionne mais uniquement quand on pose la question « faut il éjecter ceux qui sont au pouvoir » ce qui n’arrive jamais.

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