FN : l’héritage empoisonné des années Mitterrand

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Affiche de campagne de François Mitterrand en 1981 credits Parti socialiste via Flickr ((CC BY-NC-ND 2.0))

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FN : l’héritage empoisonné des années Mitterrand

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 18 décembre 2015
- A +

Par Geneviève Frixon.

Affiche de campagne de François Mitterrand en 1981 credits Parti socialiste via Flickr ((CC BY-NC-ND 2.0))
Affiche de campagne de François Mitterrand en 1981 credits Parti socialiste via Flickr ((CC BY-NC-ND 2.0))

Une surprise de taille le 14 décembre sur Arte, au lieu du sempiternel documentaire édulcoré d’un François Mitterrand en « Dieu le père » se promenant avec son labrador préféré, les nuances roses ont été remplacées par le côté obscur de la force tranquille.

Le cinéaste documentariste William Karel à qui nous devons ce portrait à la Dark Vador, revisite l’icône politique des années 1980 sans langue de bois, sans artifice, la vérité toute crue jugée « hargneuse » par l’ancien ministre de la Culture et actuel président de l’Institut du Monde Arabe, Jack Lang qui se dit choqué par cette réalisation sur une chaîne qui a pourtant toute sa sympathie idéologique.

Ce documentaire arrive à point nommé après la victoire, par défaut plus que par conviction, des Républicains dans sept régions. En mettant en lumière les dessous de l’arrivée de Jean-Marie le Pen sur la scène médiatique, orchestrés par François Mitterrand et sa fameuse petite phrase « L’unité nationale, ce n’est pas l’uniformité, c’est le pluralisme des opinions, le choc des idées » qui fut le tremplin tant espéré par le leader du FN.

Nous sommes en 1982 et c’est une faveur que lui accorde le chef de l’État, préoccupé par le fait que le PS est repassé sous la barre des 50% aux cantonales. Craignant que la droite reprenne quelque vigueur, François Mitterrand voit la mise en lumière du Front National comme un petit caillou à exploiter afin de déstabiliser le RPR et l’UDF. « Pousser le Front National sur le devant de la scène pour rendre la droite inéligible, c’est une chance historique pour les socialistes ! » lit-on dans le livre d’ Emmanuel Faux, Thomas Legrand et Gilles Perez La main droite de Dieu-Enquête sur François Mitterrand et l’extrême droite.

Toutefois un grain de sable s’est glissé dans les machiavéliques rouages mitterrandistes qui dérangeaient tant Roland Dumas. Ce Golem façonné patiemment par un maitre stratège n’est pas retourné à la poussière sa mission terminée, il s’est fortifié, structuré et a montré sa détermination à exister seul contre tous. Il s’est émancipé sur le terreau des difficultés quotidiennes des Français ballottés de gauche à droite depuis plus de 30 ans, au gré des désillusions et du désespoir ambiant.

Le Front National a dépassé dimanche dernier son record historique du premier tour de la présidentielle 2012, selon les résultats communiqués par le ministère de l’Intérieur.

Bruno Le Maire (LR) sur TF1, parle d’un grand coup de massue sur la tête, et décrit un vieux monde politique en train de mourir sous nos yeux.

Nous ne pouvons que lui emboîter le pas en parodiant Aimé Césaire, un système politique qui choisit de fermer les yeux à ses problèmes les plus cruciaux et qui ruse avec ses principes, est un système moribond.

Lire sur Contrepoints notre rubrique Front national

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  • Ce qui est génial avec la gauche, c’est que quand ça marche pas, c’est à cause des gens (de préférence des morts) : si le communisme n’a pas marché, c’est de la faute de Sraline et de Mao, si le socialisme a enfanté le FN en France, c’est de la faute de Mitterand…

    Responsable mais pas coupable !

    • oui, si le socialisme a enfanté le FN, c’est effectivement la faute à Mitterrand pour qui c’était un outil commode. Si le socialisme permet aujourd’hui au FN de se maintenir ça n’a plus rien à voir avec Mitterrand mais plutôt avec la médiocrité générale du corps politique, complètement tourné vers son nombril et pas du tout vers le peuple (ou alors uniquement pour plus le taxer, le contrôler, le réprimer…)

      • Et oui : 6 millions de fonctionnaires, 60 millions de contribuables et usagers des services publics … Qui a des degrés divers sont tous bien content de ne pas avoir de responsabilités, qui bouffent tous de près ou de loin du système, qui défendent tous leurs petits privilèges … En c’est la faute du Roy.

        Ce pays est foutu…

  • Intox ou pas de toute façon encore une bonne raison for me de ne pas la regarder ( la télé pas la dame

  • Les commentaires sont fermés.

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