Régionales 2015 : Hollande contre le peuple ?

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
regions

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Régionales 2015 : Hollande contre le peuple ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 14 décembre 2015
- A +

Voilà, les élections régionales, c’est terminé, et il était temps. Les scories de cette foire d’empoigne ridicule vont continuer encore quelques jours, puis seront effacées par les fêtes qui seront, à leur tour, oubliées grâce à l’un ou l’autre événement médiatique, depuis un nouvel attentat jusqu’à l’accident catastrophique en passant par une parole malheureuse de politicien en mal de buzz. Mais avant d’en finir, terminons sur quelques constats…

… En commençant bien sûr par l’abstention. On pourra s’amuser que certains relient sa baisse depuis le premier tour à la romance de la « contre-performance » du FN, sans noter cependant qu’elle est encore élevée (41% quand même) et ce malgré la tension palpable chez les politiciens et les journalistes français et en oubliant que le FN a malgré tout engrangé des voix entre premier et second tour, pour faire un score supérieur à celui du premier tour des présidentielles 2012 (qui était un record), et alors même que la participation à ces dernières était bien supérieure. Autrement dit, l’électeur FN n’est pas fondamentalement plus ou moins mobilisé que les autres.

D’autre part, difficile de passer à côté de l’éléphant dans le salon : finalement, le Front National est bien présent partout, s’agite et montre son tempérament partout où il le peut et… n’arrive que fort mal à concrétiser cette belle moisson de voix.

Oh, certes, on peut et on doit même tempérer en rappelant que les régionales sont des élections à la proportionnelle ce qui veut dire que, malgré tout, les conseils de plusieurs régions auront des élus frontistes (qui, au passage, pourront douillettement cumuler leur mandat, comme dans d’autres partis, avec celui d’une localité ou de l’Assemblée nationale) et cela veut aussi dire que deux régions n’auront aucun élu PS à leur conseil.

Mais ce déficit évident de la représentation FN dans les présidences de régions entraîne malgré tout trois constats.

1. Tous les compromis sont possibles

cambadélis - a gauche les voleurs décident de toutCette élection a, comme les précédentes, montré une fois encore que les deux camps « traditionnels » sont prêts à absolument tous les arrangements, toutes les combines, toutes les bidouilles pour conserver le pouvoir ou en limiter l’accès à l’outsider.

En fait, ces magouilles éhontées prouvent la panique des perdants d’être confrontés à la perte de leur poste, de leurs avantages et de leurs prébendes, et à la terreur de voir leurs petites affaires entre les mains d’un parti qui ne leur fera aucun cadeau. En effet, l’alternance gauche/droite a ceci de moelleux que les deux se côtoient maintenant depuis des lustres et ont appris à se laisser des marges de manœuvre pour éviter de désagréables moments. L’arrivée du FN oblige à tous les doubles-saltos arrière carpés pour éviter qu’ils ne découvrent le pot-aux-roses (ou pot-au-vin, plutôt ?). Car même si on se doute bien que les nouveaux arrivants feront, in fine, la même chose, nettoyer les magouilles des prédécesseurs serait à la fois simple et électoralement juteux…

2. Une réforme territoriale purement politicienne

En outre, cette panique montre en creux que la réforme territoriale a été menée dans un but exclusivement politique, et construite du seul point de vue de François Hollande, et pas du tout ni dans l’intérêt des Français, ni même dans l’intérêt des barons de gauche dans ces régions (ou de droite, a fortiori), dont l’actuel président n’a absolument rien à faire.

En créant ainsi la peur du Front National, ressassée à l’envi par un Valls qui surjouait la panique, il s’assure en effet une réélection dans un fauteuil en 2017 en écrasant toute la dissidence qui pourrait s’installer. Oh, bien sûr, il pourrait y avoir un candidat vert ou un candidat de l’extrême-gauche. Mais à ce point d’affolement dans les rangs de la gauche au sens large, on comprend qu’il n’y aura plus que des petits arrangements entre eux et tout, absolument tout sera fait pour ne pas revivre comme au premier tour de ces régionales le risque de se prendre une nouvelle douche froide, qui, aux présidentielles, leur serait cette fois fatale.

ps, un parti de convictions

3. Une victoire à la Pyrrhus

Comme je l’ai noté plus haut, le FN concrétise mal, certes, mais avec un nombre de voix qu’aucun des autres grands partis ne peut prétendre rassembler. Si le FN peine tant, c’est seulement parce que les deux autres partis jouent l’obstruction, s’allient dans une coucherie improbable et non parce que, subitement, les électeurs en viendraient à être d’accord avec eux. Autrement dit, encore une fois, les gens n’ont absolument pas voté pour les aigrefins en place ou en passe de ravir la majorité, mais exclusivement contre le troisième larron. Même lorsqu’ils s’assemblent dans un improbable galimatias LR+EELV+FG+PS+UDI+MODEM, ils font à peu près jeu égal avec un Front National seul, sans alliés et que tous les médias conspuent.

En définitive, la « victoire » des partis traditionnels est en réalité parfaitement catastrophique à tous les niveaux.

Le Parti Socialiste laisse pas mal de plumes en perdant des douzaines de postes d’élus et les moyens financiers afférents, et deux régions où il ne sera plus présent du tout.

Quand la droite gagne, elle n’y parvient finalement que grâce au désistement de la gauche. C’est une pénible victoire plus honteuse que glorieuse dont elle aura grand tort de se revendiquer.

Et pire que tout, le Front National peut continuer à se poser en victime du « système ». Ne pouvant toujours pas prouver ce qu’il vaut, il peut toujours prétendre à la virginité et à l’efficacité que ses petites réussites locales (très limitées) ne permettent absolument pas d’étayer. Autrement dit, cette élection, non contente d’avoir montré l’inanité des positions de la droite et de la gauche, continue à asseoir progressivement la légitimité du FN, et à le poser comme réelle opposition (la droite ne pouvant même plus prétendre à ce titre).

Enfin, Hollande joue ici un jeu très dangereux, non pas directement contre la droite ou le Front National, et même pas contre son propre parti, mais bien contre les électeurs eux-mêmes. Pour le moment, bien joué, François, tout se déroule comme vous voulez. Mais au retour de bâton, qui arrivera inévitablement, ne venez pas vous plaindre, vous ne ferez pleurer personne.

—-
Sur le web

Voir les commentaires (29)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (29)
  • Excellente analyse. Il faut juste que le PS se demande si, à force de se balader au bord du précipice, il ne va pas finir par y tomber.
    Evincer la gauche de deux régions pourrait nous remplir d’aise. Sauf s i la droite se laisse encore impressionner par les oukases de la gauche au prétexte qu’elle a bénéficié de ses voix. Va-t-elle enfin trouver la voie d’une politique alternative à celle, désastreuse, qui est menée depuis plus de trois décennies?

    • En PACA, Estrosi a bien annoncé la création d’un conseil territorial, pour « faire entendre la voix des électeurs de gauche, dont les représentants ont fait le choix courageux de se retirer ».

      C’est la nouvelle conception de la démocratie: même sans avoir de représentants élus, on siège quand même.

      Un peu trop moderne et audacieux pour moi, tout ça…

      • L’ouverture façon Sarkozy, on a déjà vu ce que cela peut donner. Avec une droite comme ça, pas besoin de gauche pour se faire battre

  • la democratie francaise se resume donc maintenant a voter pour ou contre le FN.

    Merci Hollande de nous avoir fait tomber si bas. Les programmes, les idees, les partis, tout ca c’est du passé!

    • Les socialistes de gauche et de droite ont tellement rabaché que le FN c’est que des méchants fascistes de droite, qu’en se positionnant aujourd’hui non pas en fonction de principes « républicains » mais en cherchant à discuter d’un programme, ils auraient peur de le légitimer. Un peu comme Daesh qui voudrait qu’on lui déclare la guerre pour enfin avoir une reconnaissance internationale. Ou comme Bob l’éponge qui voudrait que Patrick l’étoile de mer se taise parfois.

      Ca donne une idée du niveau…

  • Oui, la politique en France vole au ras des pâquerettes… ces gens là sont à vomir.

    Et le problème, c’est que le camarade capitaine de pédalo n’en fera pas trop les frais : ce seront les français qui casqueront.

    • J’aimais beaucoup le théâtre de guignol quand j’avais 4 ans. j’ai arrêté de voter après quelques années de théâtre de guignol version politique. A la longue, ça devient indigeste.

  • il y a de quoi être dégouté d’aller voter , y a meme Raffarin (la fesse droite de la raie publique) qui demande a soutenir le GVT pour combattre le FN..

  • remarquons qu’avec un scrutin à en seul tour comme cela se pratique dans presque tous les autres pays, la gauche n’aurait conservé qu’une région et le FN serait à la tête de 6 ….
    remarquons aussi que les régions gardées par la gauche ne représentent qu’environ 30% du PIB national métropolitain

    • Je me demande comment vous raisonnez… s’il n’y avait eu qu’un seul tour, les électeurs n’auraient pas voté de la même manière et on aurait probablement le même résultat qu’aujourd’hui.

      • Non 8
        Dans un scrutin à la proportionnelle normale, c’est à dire à tour unique, les électeurs votent selon leurs convictions et basta.
        Dans toutes les élections à la proportionnelle, les partis sont assurés d’être représentés, à condition de passer un certain seuil de voix variable selon les pays qui peut aller de 5% à 10% des votes exprimés.

        L’autre mode d’élection en usage dans les pays démocratique de tradition anglaise est le scrutin majoritaire à un seul tour. la fonction est attribuée à celui qui a le plus de voix.

        Le second tour aux régionales est une entourloupe décidée par le RPR et le PS de l’époque, alors que le FN n’avait encore que 10% et plus d’électeurs. L’objectif était, grâce aux magouilles et désistements entre frères à la manière du scrutin majoritaire à deux tours, de limiter la présence de conseillers FN dans les assemblées régionales.
        Et pour être bien surs que ces conseillers ne viendraient pas troubler la désignation du président de région, il fut décidé d’accorder une prime de 25% des postes disponibles au premier, les 75% restant se partageant à la proportionnelle entre les partis encore présents au 2ème tour, les autres étant éliminés par la barre des 10% suffisante à l’époque pour que, dans plusieurs régions, le FN ne puisse se présenter.

        En réalité, ce qui n’avait pas été prévu, c’est que le FN dépasse en poids électoral le PS et le RPR.UFF.UMP.UDI rebaptisé LR dans la plupart des régions et qu’il soit quand même troisième dans les autres.

  • Pourquoi appeler »bidouilles » ce qui est une alliance, même provisoire?
    La France est en retard de quelques décennies:UN président, UN parti au pouvoir.
    Dans un tas d’autres pays, dont le mien, les différents partis forment des alliances, sachant qu’AUCUN parti n’aura la majorité nécessaire pour gouverner seul.
    C’est l’art du compromis, les dirigeants des partis se consultent et appliquent les résultats de leurs dialogues en fonction de leur poids électoral.
    Ne confondez pas compromis et compromission.

    • La 5emerepublique est faite pour qu’un parti dirige seul l’Assemblée nationale, et qu’un homme seul assure la présidence de la république. À partir de là, point de coalition possible, il s’agit bien de magouilles pour faire chuter un tiers.

  • Avec son discours à la Chavez et son mantra obsessionnel et maladif contre le mondialisme , la blonde du FN va s’enliser dans ses joutes verbales vulgaires qui la fera passer pour un masque de janus du Val Fourret .LOL .. Alors comme opposition crédible et réelle il faudra repasser Monsieur H16…

  • C’est le genre de moments où on se sent vieux tout d’un coup, quand on voit Julien Dray à la télé et que l’on reconnait la patte de François I au service de François II : mêmes coups tordus, mêmes phrases vaseuses, mêmes leçons de morales…

    J’ai l’impression que ca fait depuis Mai 81 que je vis dans la même cellule de prison : 34 ans, sans espoir de remise de peine, à attendre dans le couloir, à continuer de lutter, à refuser d’abdiquer : non la liberté, ce n’est pas le droit de lire le petit livre rouge, de chanter « antisocial », de choquer les petites vieilles et de se moquer des autres en les traitant de cons… ca c’est juste une bonne dose d’Opium du Peuple, de pain et de cirque, de Je suis Charlie à la sauce black blanc beur..

    • Bah, ne vous en faites donc pas, le programme communiste des années 80, est finalement en voie d’être à nouveau appliqué de nos jours.
      Sous Mitterrand, la nationalisation avait produit un tel cataclysme que lors de leur privatisation, les entreprises sous tutelle de l’Etat en étaient ressorties toutes desséchées (ça vous parle Bull & compagnie?).

      L’opinion populiste veut la nationalisation. Donc une remise à la case prison, avec salaires tous smicardisés et le train de vie qui va avec (et soirées champagne avec les bouteilles tombées du camion).

      C’est fou quand même cette volonté d’une partie d’un peuple de vouloir s’enfermer tout seul dans son bunker en se croyant protégé.

      En tous cas je comprends les personnes comme vous qui parfois voudraient alors baisser les bras, tellement le culte de la décrépitude a pris une ampleur psychédélique.

      Quand enfin la France sortira de l’ornière socialo-machin ou gaullisto-je ne sais quoi, on pourra enfin passer à autre chose. D’ici là, le couloir sera long… Allons, dans 20 ans si une catastrophe nucléaire n’a pas lieu jusque là, on pourra enfin passer à autre chose que toutes ces considérations nombrilistes.

      • Bonjour Sine

        Vous avez raison, c’est incompréhensible la volonté de vouloir s’enfermer dans une prison.
        Il faut avoir la foi dans la bienveillance du geôlier.

  • Cette élection est un déni de démocratie du fait qu’elle bafoue totalement la répartition des électeurs en laissant sur le bord de route les représentants de sous-citoyens.
    Je trouve d’une nullité sans nom que l’on puisse diriger une région en récoltant un peu plus du tiers des voix. De fait, il y a un seul véritable élu, c’est le Drian car il a la majorité avec la majorité de voix.
    D’autre part, cette élection ne s’est pas faite sur un projet, mais a été basée que sur une opposition. Il faut faire barrage, on croirait entendre ces généraux minables de 14-18. Faites vous tuer braves électeurs, nous nous occupons de vos femmes et vos enfants.
    Ce qui en résulte c’est une très forte frustration des vaincus, comme les allemands en 18 (pour reprendre cette métaphore), donc rien à y gagner pour les politiques. Sarkozy va resserrer le boulons et Valls prendre de soit disant mesures qu’il n’a pu prendre en 3,5 ans. Du blabla.
    Main non d’une pipe, ce pays n’est-il pas capable d’être géré par une véritable démocratie s’appuyant sur des projets et des alliances, des compromis comme tout pays moderne. Non, il vaut mieux vaincre en écrasant l’autre, ce qui n’a jamais été une victoire, sauf en poussant le raisonnement jusqu’au bout, en détruisant totalement l’autre, ce qui est l’apanage des dictatures.

  • Le but était de ne laisser aucune région , même pas une seule au FN, afin que celui-ci ne puisse démontrer qu’il puisse exister une autre façon de gérer.
    Mais quel crédit peuvent avoir des Bertrand et autres Estrosi, élus avec à peine 20% des voix et associés à des haridelles socialistes.
    Imaginez cet attelage à la tête des régions, avec les bourricots d’EELV, des mélanchonistes et autres parasites socialistes et à la manœuvre, un cocher répoublicain qui a vendu son âme au diable.
    Ils représentent tout ce que la France ne veut plus et si j’ai un conseil à leur donner, c’est de finir de piquer un maximum d’argent au pays parce que on ne repassera pas les plats.
    C’est le dernier service pour eux !

  • Entre un président dont le seul fait d’armes est d’avor démontré que le ridicule ne tuait pas, un premier ministre dont on se demande sérieusement s’il n’est pas à moitié dément avec sa main qui tremble, son regard halluciné, son autoritarisme d’opérette et ses promesses de guerre civile, et des partis qui, du Front de Gauche jsuqu’au FN, ont tous en commun l’Etat au centre de tout, on ne voit pas très bien d’où pourrait venir la lumière…

  • Intéressant, mais pas tout à fait juste comme analyse. Valls est tout sauf un con, si il a demandé aux listes PACA, ACPAL et NPDCP de se retirer, c’est pas pour l’honneur de la patrie et de la République. Et c’est pas parce qu’il est con, ou veule ou pusillanime. On peut penser ce qu’on veut de Hollande et de Valls, mais dire qu’ils font n’importe quoi politiquement, c’est se tromper, c’est à se demander comment l’un est devenu PR et l’autre PM, ils passaient par-là et on vu de la lumière?

    Ces désistements de listes ont entre autres choses pour objectif de tuer des fédérations PS, pour tuer les bases militantes de personnes bien précises. La fédération du Nord avec Martine la Terrible, pas trop la peine de développer tout le monde comprend pourquoi l’affaiblir serait un plus pour l’exécutif, Martine ayant dépêché ses lieutenants (Germain, etc.) pour savonner la planche des deux illégitimes qui lui ont pris sa place à la primaire de 2011.

    Pour ACPAL, Laurent Baumel un des principaux frondeurs va moins la ramener, ainsi que ses autres potes du coin. Et puis de toute façon, l’Alsace et la Lorraine sont imprenables pour la gauche pour les 3000 prochaines années.

    Enfin, pour a fédération PS du sud-est, je crois que la tuer est ce qu’il y a de mieux à faire : http://www.lefigaro.fr/politique/2014/04/22/01002-20140422ARTFIG00003-grand-nettoyage-de-printemps-a-la-federation-ps-des-bouches-du-rhone.php

    Donc non, cette analyse bien que recommandée par quelques amis me paraît pas quelque peu légère. Il ne faut pas se laisser intoxiquer par la communication médicatico-politique.

    • « En créant ainsi la peur du Front National, ressassée à l’envi par un Valls qui surjouait la panique, il s’assure en effet une réélection dans un fauteuil en 2017 en écrasant toute la dissidence qui pourrait s’installer »

      Je pense que cette phrase, issue du billet, résume pourtant votre réflexion.

      • Pas vraiment, Valls agite la peur du FN pour que les électeurs de gauche se mobilisent et vote en masse (cf. la différence entre le 1er et 2nd tour des régionales). Ainsi, même si les dissidents se présentent à la présidentielle, le vote utile jouera à plein.

        Ce que je dis est différent, je dis que à mon sens Valls cherche à tuer les potentiels candidats dissidents en leur coupant les vivres. C’est aussi pour cela qu’il garde Taubira bien au chaud près de lui, impossible de se présenter en 2017 pour elle. Et après avoir chouchouté Duflot, maintenant Valls et Hollande cherchent à la flinguer.

        Ce sont deux fronts différents : mobiliser les électeurs sur son nom, flinguer les potentiels candidats dissidents

      • quel dissidence à gauche? Aubry, Hamon, Duflot, Mélanchon: lol. Le divorce est acté depuis longtemps.

        • Aubry, Hamon, etc. sont cramés de chez cramés, aucun ne se présentera sérieusement à la présidentielle.

          Le risque que veut éviter Hollande : Arlette Laguiller, Jean-Pierre Chevènement, Noël Mamère, Olivier Besancenot, Robert Hue, Christiane Taubira ont fait à eux 6 26% des suffrages exprimés. Ce qui a conduit Jospin à prendre sa retraite.

          Hollande cherche à limiter les candidatures à gauche.

    • +1 au politiquement au final c’ est Hollande qui ramasse les points, les régions où le ps à était défait sont pour la plupart des fédérations qui soutiennent les frondeurs ou réclament une inflexion à gauche du gouvernement, quel pire ennemi pour Hollande?, au final c’ est la gauche de Hamon, Duflot, Guedj et compagnie qui s’est fait laminée.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don
0
Sauvegarder cet article

Par Claude Robert.

Hollande et Macron ont tous deux polarisé la vie politique à leur manière. Comme leur maître Mitterrand, ils ont su casser le jeu politique, le retourner à leur avantage en imposant des règles défavorables à leurs adversaires.

Surtout, ils l’ont fait en s’appuyant sur des ressorts affectifs, au détriment bien sûr de la transparence démocratique. Ils l’ont fait dans un seul but, celui d’accéder au pouvoir suprême.

Une fois installés à l’Élysée, ils ont continué d’abuser de cette technique pour à la fois ... Poursuivre la lecture

Par Claude Robert.

Perseverare diabolicum est !

François Hollande a osé déclarer le lundi 8 mars dans le tchat vidéo sur internet animé par Samuel Étienne, se référant bien évidemment au bilan de son successeur (Le Point 9 mars 2021).

Mon grand regret, c'est de ne pas m'être représenté.

Certes, le bilan d'Emmanuel Macron n’est pas fantastique. Mais peut-on imaginer que François Hollande puisse espérer faire significativement mieux, après les dégâts qu’il a lui-même causés pendant les cinq années précédentes ?

... Poursuivre la lecture

Par Claude Robert.

Tandis que la gauche allemande a fait son Bad Godesberg en 1959 et que l’italienne a fait son aggiornamento quelques décennies plus tard, chez nous, fin 2020, François Hollande se demande s’il ne faut pas renommer le PS.

Le doux confort d’une réalité parallèle

Tout n’est pourtant pas rose pour le socialisme franchouillard. D’une part, la tornade LREM a complètement siphonné un PS qui était déjà mal en point.

D’autre part, de nombreux leaders de la droite républicaine et du centre se sont convertis à son... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles