Trois erreurs courantes chez les défenseurs du marché libre

Trois erreurs que les libéraux doivent éviter pour convaincre.

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Trois erreurs courantes chez les défenseurs du marché libre

Publié le 5 décembre 2015
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Par Sandy Ikeda.
Un article de la Foundation For Economic Education

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Les libéraux aiment à se considérer comme plus compétents en économie que les autres familles politiques, et pour l’essentiel, je pense que c’est vrai. Mais il y a au moins trois erreurs que j’entends souvent chez les libéraux quand ils parlent du marché.

Erreur n° 1 : « Le libre marché ne nécessite pas de régulation. »

Un des dangers de discuter avec quelqu’un qui est en désaccord avec vous, ou parfois même qui semble d’accord avec vous, est d’être sourd à ses arguments. C’est vrai des discussions sur la régulation.

Même parmi les libéraux, la question de savoir si nous avons besoin d’une réglementation de l’État est sujet à débat ; par exemple, pour éviter une catastrophe environnementale, pour poursuivre des criminels violents, pour se défendre contre l’agression territoriale.

Nous nous leurrons si nous pensons que, même dans un marché libre, il n’y aura pas de vendeurs sans scrupules essayant de vendre à des acheteurs sans méfiance des produits alimentaires nocifs ou des voitures présentant un danger, des logements de mauvaise qualité, ou qu’il n’y aura pas d’acheteurs sans scrupules qui vont tenter de tromper des vendeurs peu méfiants avec des fausses déclarations au sujet de leur capacité de paiement.

Dans le monde réel, la connaissance est imparfaite. Il est impossible de toujours savoir quand quelqu’un dit la vérité, et les gens sont vulnérables aux opportunistes. Un tel comportement asocial, s’il n’est pas contenu par des normes morales internes, nécessite des contraintes externes, une régulation, d’une façon ou d’une autre. Mais même les libéraux concèdent trop souvent qu’une telle régulation signifie l’élargissement du rôle de l’État.

Si, par « régulation », nous entendons des contraintes externes sur le comportement nocif des acheteurs et des vendeurs, alors les individus au sein de marchés libres doivent bénéficier d’une régulation pour les protéger. L’erreur consiste à croire que seul l’État peut assurer cette régulation, par le biais de la réglementation, en raison du monopole de l’usage légitime de la violence.

Les marchés libres ne libèrent pas seulement les initiatives pour réduire les coûts et innover, mais aussi les capacités d’ingéniosité de personnes ordinaires pour réguler les comportements antisociaux.

Erreur n° 2 : « Les marchés s’auto-régulent »

En soi, cette affirmation n’est pas une erreur à condition de comprendre qu’il s’agit d’un raccourci dans un raisonnement plus complexe. Mais quelqu’un ignorant les bases de l’économie risque d’identifier libre marché et univers magique.

Pire encore, les adversaires du libéralisme se plaisent à caricaturer ce marché où vendeurs et acheteurs sont censés exercer suffisamment de contrôle sur eux-mêmes pour se réguler individuellement, ou ironisent sur ces marchés qui seraient formés d’associations commerciales s’efforçant d’assurer la qualité des produits et les comportements vertueux de ces membres ; ce qui est parfois vrai, mais pas toujours.

Mieux vaut donc bien préciser les choses.

Dans un marché libre, nombre de comportements potentiellement malhonnêtes des vendeurs et des acheteurs sont en effet empêchés par ces contraintes que nous avons internalisées, les « normes ». La vie nous apprend très tôt en quoi il est important de faire confiance et d’être digne de confiance, et qu’il vaut mieux être honnête et fair-play, même quand personne ne regarde. Un marché libre ne pourrait pas prospérer sans ces « fondations hors marché des processus de marché ».

Encore une fois, bien que nécessaires, elles ne seront pas suffisantes pour assurer un bon comportement des acheteurs et des vendeurs, et nous avons besoin d’une régulation. Mais…

… dans un marché libre, l’émergence d’une régulation contraignante empêchant les comportements peu scrupuleux ne vient pas de l’État, mais de la concurrence. C’est la pression de la concurrence qui pousse acheteurs et vendeurs à se montrer dignes de confiance et à faire des offres équitables et attrayantes sous peine de perdre de bonnes affaires au profit des autres.

Alors en quoi consiste la concurrence sur le marché ?

Erreur n° 3 : « Les acheteurs et les vendeurs s’affrontent dans le jeu concurrentiel. »

Dans un marché libre, les acheteurs n’affrontent pas les vendeurs, de même que les vendeurs n’affrontent pas les acheteurs. Dans un marché libre, les acheteurs sont en concurrence avec d’autres acheteurs pour formuler aux vendeurs la meilleure demande, et les vendeurs sont en concurrence avec d’autres vendeurs pour offrir aux acheteurs la meilleure affaire.

Souvent, parce que les acheteurs et les vendeurs se retrouvent assis à la table de négociation en vue de l’achat d’une voiture, de la vente d’une maison, ou d’un accord d’entreprise, nous l’associons avec la concurrence sur le marché. Ce n’est pas le cas. Il existe une différence entre un acheteur et un vendeur négociant dans une gamme de prix, et la concurrence existant entre acheteurs et entre vendeurs, concurrence qui va être à l’origine de cette gamme de prix.

Disons que Jack est prêt à descendre jusqu’à 100.000 $ pour vendre sa maison, et que Jill serait prêt à payer jusqu’à 125.000 $ pour l’acquérir. Au sein de ces termes de l’échange, Jack et Jill vont négocier au meilleur prix de leur point de vue et, si l’échange est volontaire, chacun gagnera dans la transaction. Mais si Ralph vend une maison semblable à Jill pour 90.000 $, ce sera bénéfique pour Jill (aux dépens du vendeur Jack). Mais si Alice est prête à donner 140 000 $ à Jack c’est alors Jack qui sera gagnant (au détriment de l’acheteur Jill). La négociation se situe dans l’espace créé par la concurrence.

Et remarquez que la concurrence remet en question les situations de négociation, comme cela se produit quand un accord de cartel de l’OPEP est remis en question par la concurrence des producteurs de pétrole non-OPEP.

En conclusion

Alors, pourquoi la réglementation étatique n’est-elle pas supérieure à la régulation par la concurrence, alors même que la connaissance est imparfaite et qu’acheteurs et vendeurs sont vulnérables ?

Premièrement, les marchés ne nécessitent pas une connaissance précise et complète de la situation. Bien au contraire. Acheteurs et vendeurs sont incités à découvrir les erreurs et à en tirer profit. Si Jill pense à tort qu’elle ne peut pas payer moins de 100 000 $ pour une maison, Ralph a une incitation à voir cela et supplanter Jack, évitant à Jill de payer plus cher. La concurrence est un processus permettant la découverte des erreurs et la correction de ces erreurs.

Deuxièmement, si les hommes et les femmes au sein de l’État ne sont pas plus ou moins égoïstes que les acheteurs et les vendeurs qu’ils réglementent, pourquoi devraient-ils avoir une meilleure information qu’acheteurs et vendeurs cherchant un profit sur le marché, et pourquoi devraient-ils avoir une plus grande incitation à acquérir cette information ? Si un produit est défectueux, qui est le plus susceptible de découvrir et de corriger le problème : un législateur désintéressé qui ne peut pas en tirer profit, ou une foule de concurrents égoïstes qui pourraient en profiter en offrant un meilleur produit ?

Troisièmement, qui régule efficacement les législateurs ? Les processus de contrôle de l’État, le vote, les partis politiques, la dénonciation des abus sont lourds et beaucoup moins efficaces que la régulation par les consommateurs et les producteurs. Et comment s’assurer que le pouvoir coercitif que vous donnez aux bons organismes étatiques de réglementation ne sera pas utilisé à mauvais escient par des législateurs opportunistes et intéressés ?

Sur le marché, les acheteurs régulent les acheteurs, et les vendeurs régulent les vendeurs de façon pacifique, par la rivalité concurrentielle. Au sein de l’État, un tel processus efficace de correction d’erreur n’existe pas.


Sur le web. Traduction Contrepoints

Lire sur Contrepoints notre dossier Marché libre

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  • Tout cela est bel et bon. Mais c’est encore trop long et compliqué à expliquer à des étatistes cons vaincus, qui ne pensent pas rationnellement, et au contraire pensent avec des slogans, et réagissent avec des émotions.

    Il faut trouver à leur opposer des slogans qui soient parlants, percutants, et qui gagnent l’adhésion en faisant appel aux mêmes mécanismes émotionnels, instinctifs que ceux employés par tous les socialistes, communistes, étatistes et autre jacobins serviteurs du léviathan. Et le tout premier rêve que le libéralisme peut vendre, c’est celui de la liberté.

    • D’accord avec le début, mais pas sur la conclusion : la liberté est le slogan principal des étatistes.

      Ce n’est pas la liberté libérale, mais celle de Marx et Engels : celle utopique qui est en fait la libération, l’attitude millénariste de révolution du monde, du relativisme, du nihilisme.

      L’erreur des libéraux est de conspuer l’Etat, alors que l’argument est la réforme de l’Etat. Inutile d’essayer de convaincre les gens qu’ils peuvent vivre dans leur maman.

      • pour une fois je suis d’accord avec vous. En tant qu’allaité aux mamelles de l’Etat (comme beaucoup) je fais mon chemin comme je peux vers le libéralisme et je vois l’Etat comme quelque chose de tentaculaire et coercitif mais aussi comme un mal nécessaire pour des fonctions dites régaliennes.

        L’histoire a ‘offert’ de nombreuses réalisations de l’horreur étatiste, en revanche il n’a jamais existé de sociétés, de pays de marché pur, débarrassé des ingérences de l’Etat. La ‘nature’ et les hommes ayant horreur du vide, on se raccroche forcément à ce qui existe ou a existé. D’où un débat productif possible sur les réformes nécessaires plutôt que des arguments sur un monde idéal et parfaitement théorique, non?

        • Dans quelques semaines, vous relirez notre précédent échange et vous aurez changé d’avis : c’est long et difficile de changer complétement de paradigme, on est tous passé par là.

      • « la liberté est le slogan principal des étatistes. » Tout à fait, et j’en suis très conscient.

        Mais c’est précisément pour cela qu’on doit commencer par là: reprendre ce thème, se le réapproprier, toujours de la même façon que je prône, d’une part en dégainant des idées-slogans simples sur la liberté version libérale, d’autre part en dénonçant l’état écraseur de la liberté.

        Les gauchistes savent très bien pousser des cris d’orfraies et massacrer socialement quelqu’un aux idées « nauséabondes » , on devrait être capables d’en faire autant, en trouvant les bons sujets et les bons faits à dénoncer, et en employant les bons mots. C’est une guerre politique, qui passe par une guerre des mots. Et je crois que les libéraux, s’ils s’y mettent sérieusement, peuvent être plus intelligents et performants dans ce domaine. On peut déjà trouver plein d’aphorismes, plein de citations courtes et percutantes, de personnalités libérales qui font mouche.

        • Je pense qu’il faut faire l’inverse : prendre l’ennemi à son propre jeux, l’attaquer sur son terrain, là où il ne pense pas qu’on pourrait aller.

          Le centre du libéralisme est la lutte contre les inégalités, les privilèges et contre l’immoralité du consumérisme et de la perte de valeurs.

          Ca fait 200 ans que les socialistes expliquent que tout cela est du au diable libéral, et les gens constatent que ca ne fait que s’amplifier. Alors « il suffit » d’aider les gens à réaliser petit à petit que les socialistes les mènent en bateau et se moquent d’eux dans les grandes largeurs.

          • je pense que vous avez tous les deux raisons et attaquer les « socialistes » sur le terrain des libertés est aussi les surprendre, aller là où ils ne s’y attendent pas en montrant que leurs mesures prétendument favorables aux libertés se traduisent dans les faits par la réduction voire la destruction des libertés. Ils s’auto-proclament champions des libertés mais ils sont dans la réalité parfaitement liberticides

      • Il appellent cette liberté, la liberté sociale. Bref la liberté de pouvoir opprimer le citoyen pour son bien.

  • Régulation ! Régulation !

    Commençons par éliminer le vocabulaire étatiste. Nous n’avons pas besoin de « régulation » mais de Justice. Le vendeur qui trompe délibérément l’acheteur doit être puni et non régulé. Ce qui « régule » (pouah) les comportements c’est la certitude d’être pris et surtout puni. Tous les parents, tous les profs, savent ça.

    • Plutôt que de parler de punition il vaut mieux parler de réparation du tord causé à la victime. C’est la seule justice qui vaille. Parce que punition, ça fait penser aux amendes que l’état se permet de prélever sur l’individu qui a causé un préjudice à un autre individu, une somme qui n’est en rien une réparation mais un racket pur et simple. La victime est plus importante que l’état.

      Et c’est sûr que le terme « régulation » est un terme qui donne de l’urticaire à un libéral …

      • Attention : en éco, on fait justement la distinction entre régulation d’un marché et réglementation d’un marché. Le premier terme est une approche libérale du fonctionnement de marché (la régulation renvoie à l’ensemble des règles qui peuvent être tacites et émerger spontanément dans l’échange, sans intervention de l’État, comme cela est très bien expliqué dans l’article ci-dessus) tandis que le second renvoie à une approche keynésienne (l’Etat impose aux acteurs économiques des réglementations c’est-à-dire des règles issues de directives, lois, décrets, censées faire fonctionner correctement le marché…).

        Les libéraux font une claire distinction entre les deux concepts tandis que les keynésiens entretiennent la confusion entre les deux termes (volontairement àmha).

        Les libéraux ne souhaitent pas une dérégulations des marchés comme le prétendent fréquemment les keynésiens mais une déréglementation. Pour les libéraux, le marché se régule par le libre jeu de la concurrence et ce sont les réglementations qui dérégulent le libre fonctionne du marché.

        Autrement dit, la confusion entretenue par les keynésiens vise à faire croire que sans réglementation les marchés ne sont pas régulés et ne peuvent fonctionner correctement. Ce qui est une arnaque intellectuelle.

        C’est donc très important pour les libéraux de réhabiliter le vrai sens du terme « régulation ». En cela, cet article est excellent !

        • Toutafe
          Dans un système libéral, la régulation existe, elle est individuelle (libre choix).
          Dans un système dirigiste, la régulation existe, elle est politique, contraignante, centralisée; Totalitaire.

          Pour paraphraser Bastiat, il y a une qui se voit (et combien) et une qui ne se voit pas.

        • Bien entendu mais le mot lui même, « régulation », est si pollué qu’il est bon à jeter. Pour la plupart des gens, et en particulier ces ignares de journalistes, régulation est un synonyme de réglementation. C’est fâcheux mais c’est comme ça.

        • Perso il me semble qu’il y a des erreurs de traduction dans cet article.
          Ainsi « régulation » est parfois traduit en « régulation » et d’autres fois en « réglementation ».

          Mistake #1: “The free market doesn’t need regulation.”
          Erreur n° 1 : « Le libre marché ne nécessite pas de régulation. »

          Even among libertarians, whether and to what extent we need government regulation — for example, to prevent environmental catastrophe, to prosecute violent criminals, to defend against territorial aggression — is a subject of heated debate.

          Même parmi les libéraux, la question de savoir si nous avons besoin d’une réglementation de l’État est sujet à débat ; par exemple, pour éviter une catastrophe environnementale, pour poursuivre des criminels violents, pour se défendre contre l’agression territoriale.
          _________
          Il ne me semble pas que l’auteur, à l’origine, voulait faire cette subtilité « à la française ».

          • Non, la traduction me semble très bonne.

            Regulation (en anglais) a effectivement deux acceptions en français : régulation et réglementation. La traduction n’a commis aucune erreur. Bien au contraire.

            sam player : « Il ne me semble pas que l’auteur, à l’origine, voulait faire cette subtilité « à la française ». »

            >> Bien sûr que que si. Il s’efforce justement de démêler la confusion classique, qui est encore plus forte en langue anglaise, entre regulation au sens libéral (que les économistes français traduisent bien par « régulation ») de la regulation au sens keynésien (que les économistes français traduisent par « réglementation »).

            • L’auteur américain n’a pas eu à se poser la question puisqu’il n’a qu’un seul mot.

              De notre coté en français et pour prendre une exemple, il y a une Autorité de Régulation des Télécommunications (ART) dont la réglementation nous montre bien qu’elle ne nous en affranchit pas.
              Les 2 mots sont aussi chargés l’un que l’autre en contrainte et ne peuvent qu’irriter le libéral.
              Certes on peut dire que c’est la marché qui se régule de lui-même (par la normalisation) : personne ne va fabriquer ni acheter de voitures de 3.5m de large alors que les routes ne sont prévues que pour des véhicules de 2.40m.

              Aparte : dans tous les exemples cités par l’auteur je ne vois rien qui nécessite l’intervention de l’état : les assurances, les réputations peuvent faire 100 fois mieux (et la justice pour le reste si elle faisait son boulot). On achète actuellement à des parfaits inconnus sur Internet (ebay, amazon, leboncoin) et ça se passe très bien sans nécessiter une clause de rétractation dans les 7 ou 15 jours. Tel fabricant de chaussures vous paye le retour (et le 2ème envoi) gratuit de vos pompes sans qu’aucune réglementation ne l’y contraigne.

        • Oui l’erreur est de penser que la régulation ne peut se faire que via la réglementation, alors que la réglementation produit en général (mais ce n’est pas le cas toujours) un dérégulation, un déséquilibre.

          Là où ca devient plus compliqué, c’est que certaines réglementations aident (voir même permettent) le marché, alors que la majorité le pervertissent.

          La théorie libérale est que toute action « morale » (genre réguler les marges parce que les marges trop hautes c’est mal) sur le marché finit par le pervertir, alors que toute action « amorale » (genre imposer que les unités de poids doivent être identiques) le renforce.

          Bref, la séparation « éthique » des pouvoirs : moral d’un coté (réservé aux entreprises, aux gens, aux religions, aux associations …) et normal d’un autre (réservé à l’Etat) l’Etat n’ayant pas à réglementer selon la morale, mais selon la nature des choses … tout l’inverse de la « démocratie » pour faire simple.

    • Certes, ce que j’aimerais savoir, c’est qui/quoi définit, applique cette justice. Ne parlons plus de régulation, ok, de règles alors. En partant non pas de modèles hypothétiques et théoriques mais du réel, quels seraient les solutions pour sortir des diktats la plupart du temps contre-productifs de l’Etat pour permettre l’épanouissement du marché et la concurrence tout en protégeant ses acteurs des escrocs et des voleurs.

      Sur un autre sujet, quelqu’un a-t-il une source avec une démonstration mathématique simple et parlante de l’ineptie de la théorie marxiste de la plu-value. Ce que j’ai lu sur Wikilibéral n’est guère clair et convaincant.

      • « Sur un autre sujet, quelqu’un a-t-il une source avec une démonstration mathématique simple et parlante de l’ineptie de la théorie marxiste de la plu-value. »

        Je crains que ce ne soit pas d’une grande utilité, son seul usage serait celui-ci de l’opposer à un marxiste en guise de réfutation pour lui montrer son erreur, mais :

        « Une erreur où l’apparence est évidente même pour le sens commun (sensus communis) s’appelle une absurdité. Le reproche d’absurdité est toujours un grief personnel, qu’il faut éviter, en particulier dans la réfutation des erreurs.

        Car aux yeux de celui qui soutient une absurdité, l’apparence qui est à la source de cette évidente fausseté n’est pas manifeste (NdM : du parti communiste :-P). S’il persiste alors dans son erreur, assurément il est absurde, mais en ce cas on ne peut plus rien faire pour lui. Il s’est ainsi rendu également incapable et indigne de toute correction et réfutation. Car on ne peut à proprement parler prouver à personne qu’il est absurde; toute argumentation en l’espèce serait inutile. Quand on démontre l’absurdité, ce n’est pas à l’homme qui est dans l’erreur que l’on a affaire, mais à l’homme raisonnable. Mais alors la mise en évidence de l’absurdité (deductio ad absurdum) n’est pas nécessaire.

        On peut également qualifier d’inepte l’erreur qui n’a même pas l’excuse de l’apparence ; de même une erreur grossière est celle qui révèle une ignorance dans la connaissance commune ou une faute contre l’observation commune.

        L’erreur dans les principes est plus grave que l’erreur dans l’application. »
        Kant, Logique

        Avoir accès à l’homme raisonnable qui se trouve dans un marxiste, pour lui montrer son erreur, est une peine perdue d’avance : c’est mission impossible ! 🙂

        • oui, c’est vrai mais en fait, dans la mesure où mon intention est de défendre des idées libérales auprès de proches, de connaissances, de rencontres, je pensais davantage à ceux-là, pas forcément mal intentionnés/disposés mais qui comme beaucoup (en France du moins) on été bercés/bernés par des années d’école, d’histoires sur « l’expolitation » et se laissent séduire par une ‘argumentation’ basée sur de prétendus postulats scientifiques. Et dans ce cas, rien de tel que de bonnes vieilles maths 🙂

          • Je pense que la premiere chose est de faire comprendre que l’echange volontaire cree de la valeur.
            C’est contre-intuitif pour beaucoup (ce le fut pour moi) car aucun nouvel objet n’est cree.

            Ce qui m’avait fait ouvrir les yeux est l’histoire d’un pretre prisonnier qui echangeait des cigarettes, chocolat… et revenait plus « riche » qu’au depart.

            Ensuite, on peut commencer a se poser la question des echanges non-volontaires…

          • La théorie marxiste part du principe que la valeur d’une chose est objective et indépendante de l’observateur et que la valeur d’une chose dépend uniquement de la valeur travail qui a été mise dedans.

            C’est assez facile à contredire par quelques exemples :
            1- Pour un marxiste tous les objets ayant le même usage devraient être au même prix. Un marxiste est capable de vous calculer le prix d’un objet sans le voir, juste en additionnant sa nomenclature. En effet pour un marxiste tout ce qui n’est pas fonctionnel n’est pas important (la couleur d’un objet, par exemple) Ceci conduit à l’uniformité que l’on a pu voir dans les produits fabriqués dans l’ex-URSS.

            2- Vous avez le choix pour tondre votre pelouse entre quelqu’un qui met 8h à 10€/h alors qu’un autre met 4h à 15€/h, la qualité de tonte étant la même. Lequel choisissez vous ? Il suffit ensuite de transposer à l’entreprise.

            3- La bouteille d’eau en plein désert, ça c’est un must car le marxiste ne connaît rien de la valeur d’usage ni du coût marginal. Ainsi si vous êtes en plein désert lui et vous n’hésiterez pas à payer la première bouteille d’eau 10€ mais combien payerez vous la 2ème ? Le marxiste est pris à son propre jeu puisque lui aussi ne donnera pas la même valeur à la 2ème et pourtant c’est la même. Mais dans tous les cas, même s’il accepte – par obligation – de payer la bouteille 10€ il trouvera que c’est de l’escroquerie. D’abord il n’aime pas les commerçants ! Pour un marxiste un commerçant ne fait rien et le temps de travail d’un commerçant ne compte pas, ce n’est pas du vrai travail.

            • Objections faciles à réfuter pour un marxiste :

              1 – L’uniformité c’est la Loi, qui cherche à se démarquer – comme avec la couleur de sa voiture – mérite les camps de travail ou le bannissement de la cité !

              2 – Le tarif est uniforme et fixé par l’État : il vous en coûtera 80€. Le tondeur vous est attribué par l’État, et cela lui prendra le temps qu’il voudra !

              3 – C’est un cas de force majeur, les bouteilles d’eau sont réquisitionnées et distribuées selon le principe « à chacun selon ses besoins » !

              😀

          • Ludvig Von Mises: L’activité Humaine;
            Dans ça version complète à téléchargé à « L’Institut Coppet »( de mémoire)
            L’erreur de Marx vient d’une lecture étroite de Ricardo.
            La Valeur= matériaux,conditions de production etc +valeur du travail +plue value. C’est facile ,c’est mécanique,et ça ne marche pas.
            En fait la valeur d’une marchandise , d’un service est subjective,elle dépend de leur capacité à résoudre une « gène »pour laquelle nous sommes prêt à payer ou échanger à un certain niveau de prix…(Pour faire bref)
            Trouver un prix pour quelque chose qui n’as pas d’équivalent sur le marché est difficile .
            Dans ce cas on met le produit à un prix de lancement arbitraire ( en imaginant la subjectivité du marché à ce produit) et ensuite le prix est corrigé par sa réception sur le marché .

            • à un prix arbitraire : non, un prix justifié par l’usage.

              Je me rappelle avoir vu chez un charpentier des ouvriers dépiler et ré-empiler des lamelles de bois aboutées, opération manuelle nécessaire afin que les joints de 2 lamelles consécutives ne se retrouvent pas en vis-a-vis.
              Lors d’une modification de la ligne j’ai proposé au client une option pour éviter ce dépilement-empilement et j’ai calculé le prix pour que le client ait un retour d’investissement sur 1 an. Perso ça me demandait 1/2 heure de jus de crâne et 10 lignes de programme. Le prix était assez indécent, plusieurs milliers de fois du prix de revient.

              La méthode du prix justifié par l’usage (ou coût d’opportunité qui est un principe proche) est très souvent appliqué dans le chiffrage de projet car elle permet d’éliminer de facto les solutions trop chères. Il est préférable de conserver un opérateur sur une ligne de production si le retour d’investissement de l’automatisation est supérieur à 2 ans.

              Pour les équipements de grande consommation des méthodes équivalentes s’appliquent.

      • La notion de plus value (comme la notion de capital, de valeur travail et tout le marxisme en général) repose sur une vision « rétroviseur » de l’économie, alors que l’économie fonctionne avec une vision « télescope ».

        On ne peut donc pas démonter de façon mathématique de la théorie de Marx, elle est juste complétement fausse et absurde dès le début.

        Quelques absurdités du marxisme :
        – Un haricot que l’on plante est un capital, un haricot que l’on mange un bien de consommation.
        – La valeur travail se matérialise quand on embauche 10 personnes pour creuser un trou et 10 personnes pour le reboucher.
        – Faire et défaire équivaut à ne rien faire

    • +1.

      Le concept de régulation signifie qu’il y a des tendances sur le marché estimées mauvaises (sur quelles bases ?) pour la société par un être éclairé et qu’il faut agir contre ces tendances.

  • Excellent article, démonstration limpide, merci.

  • Les étatistes ne font confiance qu’à l’élite autoproclamée qu’ils représentent. Dans cette optique, le citoyen doit être dirigé par des réglementtions qui agissent a priori, qui sont censées prévenir certains comportements.
    La justice, qui devrait être l’apanage d’un Etat de droit, agit elle, a posteriori.
    Ce qui montre que les étatistes privilégient la contrainte au détriment de la liberté et de la justice (qu’ils ont remplacée par l’expression de « justice sociale » qui lui est totalement étrangère)

    • C’est bien là, le problème! On peut faire du libéralisme une « idéologie » dans le sens de pousser le raisonnement de façon théorique et idéale, ce qui, comme toute idéologie, doit aboutir à une uniformité de pensée de tous les intéressés, ce qu’aucune idéologie n’est parvenue à obtenir, dans l’histoire, me semble-t-il, si ce n’est par la contrainte, et encore!

      C’est évidemment encore moins réel, en France, surtout actuellement, où le libéralisme n’est vraiment pas à la mode depuis la confusion avec « l’ultra-libéralisme » (appellation faute de mieux, mais le préfixe « ultra » soulignant bien qu’on était « au-delà » du libéralisme) qui a appliqué l’injuste répartition de la privatisation des bénéfices et la mutualisation des dettes, les banques et autres groupes financiers puissants n’étant pas logés à la même enseigne que les individus.

      Et libéral ou pas, qui accepterait de gaité de coeur de tomber en faillite avec sa banque, par respect de l’idéologie? Bien sûr qu’il ne faut pas avoir tous ses oeufs dans le même panier, mais quand même!

      Pour en revenir à la France, les mythes nationaux font que chaque Français (un brin chauvin!) veut partager le « prestige » national, représenté par son chef, le président, et, forcément, l’état.

      Si c’est percer dans la politique nationale pour influencer l’avenir, malgré une droite restant très étatiste ou, à « l’extrême », hyper-nationaliste, au programme théorique peu cohérent (à part « la conquête du pouvoir »), un changement de fond en comble ne sera évidemment pas possible: il faut donc savoir comment « désétatiser » et par quoi commencer!

      Donc il faudra bien choisir, un jour, entre discuter de la théorie ou concrétiser dans la réalité, les mains dans le cambouis, alors qu’il n’y a pas encore de « parti libéral » (qui, quand il existe, en Europe, semble tenu à des concessions!)

  • Réglementations, pardon

  • Je ne peux que souscrire au contenu de l’article, sauf sur un point dans lequel réside toute la faiblesse de l’argumentaire :

    « Deuxièmement, si les hommes et les femmes au sein de l’État ne sont pas plus ou moins égoïstes que les acheteurs et les vendeurs qu’ils réglementent, pourquoi devraient-ils avoir une meilleure information qu’acheteurs et vendeurs cherchant un profit sur le marché, et pourquoi devraient-ils avoir une plus grande incitation à acquérir cette information ? »

    Les hommes et femmes d’État collectivistes ne sont pas des êtres humains ordinaires; ils sont à l’instar des demi-dieux de la mythologie grecque. Ce sont les chantres et les parangons de la Vertu, ils ont reçu cet enseignement de leur ascendance divine ! Ainsi, eux seuls savent ce qui est Bien et Mal, Juste et Injuste. En conséquence, ils sont parfaitement habilités pour réglementer tous les pans de la vie humaine, et cela à partir de leur vue plus élevée. 😛

  • La faiblesse et l’arnaque de la rhétorique des fanatiques du « marché libre », c’est la circularité de celle-ci. Lorsque vous discutez avec les membres de la secte du libre marché et que vous évoquer les dysfonctionnements du marché, ceux-ci vous expliquent que s’il y a dysfonctionnement c’est parce que le marché n’est pas libre. Ben tiens ! C’est un argument imparable…. sauf si vous avez deux sous de logique. Ils utilisent le postulat quelquefois implicite qu’un marché libre est un marché sans dysfonctionnement. Grâce à cela ils prétendent expliquer voire démontrer que s’il y a un dysfonctionnement c’est bien sûr que le marché n’est pas libre (soit la contraposée du postulat). On appelle cela une pétition de principe ou un raisonnement circulaire, c’est à dire un sophisme. Voilà l’argumentation classique du libertarien (et non pas libéral) moyen.

    • Mon dieu mon dieu.. Que ce que vous écrivez est idiot…
      Vous vous êtes égarés, vous auriez du rester sur méluche.fr

      • non je suis charitable, je viens ici pour vous faire réfléchir et si possible pour vous instruire.

        • Nous vous en sommes grandement reconnaissants. Mais en ces lieux, je dirais qu’il y a majoritairement des libéraux classiques, et quelques libertariens. Et je vous rassure, nous savons faire la distinction; ou plutôt, comme vous la dit Stéphane Boulots, le terme libertarien représente surtout une nébuleuse. Votre critique s’adresse plutôt aux anarcho-capitalistes, qui comme tout anarchiste n’a rien à voir avec un libéral (au sens classique du terme). Le premier rejette l’autorité qui supervise (pour reprendre vos termes), là où le second en reconnaît la nécessité : c’est elle la garante des droits, et donc de la propriété.

        • La charité implique généralement de donner quelque chose ayant de la valeur…

      • Vous ne connaissez pas grand chose aux libertariens (et non pas libéraux). Leur argument favori face aux dysfonctionnement du marché c’est : il faut aller encore plus loin dans la libéralisation. Exactement comme ce que arguaient les soviétiques lorsqu’ils devaient constater l’échec de leur politique. C’est consubstantiel aux idéologues sectaires. En faites-vous partie ?

    • Bonjour Tegup

      Les libéraux ne sont pas fanatiques du marché libre, ils ne prétendent pas que le marché est parfait.
      Ils n’est pas parfait et doit pouvoir évoluer sans cesse par essai-erreur.

      Il n’y a pas de bonne méthode, comme le prétendent les planistes.
      Les planistes nous disent; ‘nous avons la bonne méthode, votez pour nous’.
      A l’expérience, les planistes sont en général dans l’erreur.

      • Les libéraux non mais les libertariens oui (c’est pour cela que je distingue les deux). Mais vous avez raison, tous les libertariens ne prétendent pas que le marché est parfait (mais cela je ne l’ai jamais dit, je ne pense pas qu’il existe encore des individus qui croient au marché parfait sauf des marginaux), ni même qu’il puisse exister un marché complètement libre. Le problème c’est que pour juger de la liberté d’un marché, s’il est impossible qu’existe un marché complètement libre, c’est subjectif. L’autre problème c’est que si un marché libre possède des propriétés théoriques, rien ne permet d’affirmer qu’un marché imparfaitement libre les possède, ni même qu’il les possède en partie. Ce serait être bien présomptueux, au moins.

        • C’est votre dada, la perfection. Le marché parfait, le marché complètement libre.
          Je me fout des phrases ronflantes et des rhétoriques sans fin.

          Ce qui m’importe c’est un système politique qui me foute la paix et qui vient pas constamment regarder au dessus de mon épaule de mes affaires, de ma bouffe, mon alarme incendie, de mon empreinte carbone important l’empreinte carbone, j’espère que vous y faite attention COP oblige 🙂

          • je vous signale que ce n’est pas moi qui parle de « marché libre ». Mais si vous estimez qu’un marché peut être libre sans être totalement libre, qu’on peut être libre sauf… Pour un libéral, la liberté est inconditionnelle, elle est ou elle n’est pas. Il n’y a pas de liberté sauf….

            Ensuite, qu’une autorité (politique ou autre) regarde au-dessus de votre épaule, quoi de plus normal. L’autorité est nécessaire pour qu’existe l’échange marchand, pour vérifier que le vendeur fournit bien la marchandise et que l’acheteur fournit bien la contrepartie. Vous n’avez toujours pas compris qu’un échange marchand mobilise non pas 2 personnes mais 3 (vendeur, acheteur et « juge » (terme qu’on peut discuter) qui vérifie et valide l’échange.

            De votre nourriture, je ne pense pas qu’on vous oblige à manger quoi que ce soit.

            Concernant votre alarme incendie, c’est aussi logique puisque si vous foutez le feu chez vous, les pompiers vont se déplacer. Or qui paie les pompiers ? si vous êtes blessé, votre famille blessée (et je ne parle pas du voisinage car là aussi cela peut justifier l’installation d’une alarme) vous allez être transféré à l’hôpital donc encore des frais pour tous. je pense qu’on peut justifier de l’installation d’une alarme dans les logements. mais vous restez libre de ne pas les installer. Il faut simplement en assumer les conséquences : amendes, assurances, etc.

            pour l’empreinte carbone, c’est encore plus facile. C’est la question des biens communs. D’ailleurs en défenseur de la propriété privée vous n’êtes pas très cohérent. lorsque vous prenez votre voiture, vous polluez et vous modifiez l’environnement, notamment mon environnement (et celui d’autres). Là encore vous bafouez le principe (un peu simpliste mais cher à certains libertariens) : ma liberté s’arrête où commence celle d’autrui.

            • Allez arrete ton char, on t’a reconnu, le troll qui change de pseudo à chaque intervention, mais qui ne change pas de dialectique à deux bals.. la liberté qui n’est pas totalement libre tout en l’étant mais à moitié quand même..

              Ca finit tjs pareil..

        • « Les libéraux non mais les libertariens oui »

          J’imagine que tegup a rencontré quelques libertariens avec qui il a du débattre du marché parfait et donc il conclut que les libertariens leurs propres convictions…
          Tegup s’est fait un jour agressé par un rebeu et conclut que les rebeux sont tous des voyoux…

    • Hello Tegrup,

      Je crois que vous montez un homme de paille.

      D’abord le terme de libertarien est super ambigu : il vient des US où les « liberals » sont en ce qui ressemble assez fort à des « bobos » en France. Les libertariens sont assez divers eux aussi, allant des anti-communistes primaires aux nostalgiques de la constitution originale, en passant par des mouvements plutôt intellectuels qui veulent adapter les principes de l’anarchisme au capitalisme …

      Bref, vous parlez d’une nébuleuse.

      Ensuite, l’argument du « marché libre » n’est pas celui auquel vous faites référence : il consiste à dire que de façon générale, agir sur le marché produit globalement plus d’effets négatif que positifs, donc qu’il vaut mieux ne rien faire que de vouloir faire quelque chose qui finira mal.

      Par contre, là où je vous rejoint, c’est que la définition du marché libre est double : pour les libéraux « classiques », la propriété est une conséquence de la liberté et de la préservation des valeurs : j’attribue de la « valeur » à ce qui est à moi et la préservation de cette valeur procède de la liberté. Alors que pour les libéraux « modernes », c’est l’inverse : la propriété est un axiome et la liberté est un usage de cette propriété.

      La différence vient des racines philosophiques entre libéraux classiques qui définissent la liberté comme « être le maître de soi-même », cette dimension étant d’ordre religieuse, transcendantale (le libre arbitre), alors que pour les libéraux « moderne », la liberté est une conséquence de « la propriété de soi même », ce qui donne une nature sociale, politique, rationnelle au fondement du libéralisme : la propriété étant vu comme le fondement de toute société organisée.

      Ceci dit, vu le bazar actuel du au dérives des socialismes en tout genre, les libéraux (et libertariens) même s’ils se prennent encore le chou dans les détails, s’entendent de plus en plus sur les conséquences et sur la vision : libéral classique comme moderne trouvera des munitions face aux sophistes.

      • Hi,

        merci pour votre réponse argumentée.

        Pour ma part, c’est plutôt le terme « libéral » qui est ambigu, entre autres pour les raisons que vous évoquez mais pas uniquement. Lorsqu’on revient à la source de la pensée libérale, on est bien loin des Mises, Rothbard, Rand, Nozick et autres fanatiques (je mets Hayek à part). Mais vous avez aussi raison, les libertariens sont divers, tout comme ce que les libertariens nomment « étatistes » ou « collectivistes » sont divers. Je conviens que mon terme est peut-être trop généraliste et mérite d’être précisé. Le terme « nébuleuse » que vous employez est d’ailleurs parfaitement adapté.

        Concernant le marché libre, je ne suis pas certain que tous l’entendent comme vous. D’ailleurs, le marché n’existe pas spontanément. Il est institué, par des règles, des traditions, des normes, des lois qui agissent sur lui (puisque cela le crée). L’auteur de l’article l’évoque d’ailleurs brièvement en parlant des processus « hors marché » et je suis entièrement d’accord. Mais ces processus ne disparaissent pas une fois que le marché existe, ils l’accompagnent dans son fonctionnement. L’exemple le plus simple est celui de l’autorité qui va contrôler si l’échange marchand entre A et B est respecté, ie si le vendeur A fournit la marchandise à B et si B fournit la contrepartie à A et vérifier si la marchandise est la bonne (cette vérification peut prendre plusieurs formes, active ou passive, ie ou bien l’autorité vérifie elle-même ou bien elle attends qu’il y ait une plainte de l’un des deux co-contractants). Dans tous les cas cela tord le cou à l’idée qu’un échange marchand ne mobilise que deux agents (vendeur et acheteur), il nécessite un troisième, l’autorité qui supervise (je ne sais si le terme est le meilleur, mais c’est celui qui me vient pour l’instant à l’esprit) l’échange.

        Votre distinction entre propriété et liberté, notamment quant à la question du fondement est très pertinent et je partage votre avis. J’ajoute que selon moi ce que vous nommez les « libéraux modernes » et que je qualifie moi de libertariens, ont perverti à la fois le sens du concept de liberté, de propriété mais également le sens du concept de « droit naturel ». Ceci dit, je ne parlerai pas de nature « religieuse ». A mon sens la recherche peut-être logiciste des libertariens à la justification de la propriété, puis de la liberté via notamment ce que j’appelle « l’auto-propriété » (propriétaire de soi-même) est vouée à l’échec, pose de nombreux problèmes logiques.

        On trouve sans aucun doute des sophiste chez les « collectivistes » mais au moins autant chez les libertariens. J’ajoute qu’il y a un élément comique qui me fait toujours sourire. En France, les seuls qui sont d’accord sur le sens de « libéral » sont à la fois les sectaires d’ultra-gauche et les libertariens. Les libertariens se considèrent comme les vrais libéraux et une partie de l’ultra-gauche ne veut pas entendre parler de libéralisme car elle assimile cela à la pensée libertarienne. Cela donne à réfléchir…

        • +10 je suis d’accord, les libertariens ont perverti la pensée libérale, en assimilant la notion d’Etat à un monstre liberticide et en accusant d’étatistes tous ceux qui ne sont pas libertariens, ce qui est absurde et extrême. En lisant Hobbes, Locke, Smith, Burke, Tocqueville ou même Turgot, on voit qu’on est très loin du libertarianisme.

        • La liberté a bien une dimension transcendantale, c’est ce que réfutent les positivistes (qui en bon positivistes sont profondément athées) qui bien que se résignant devant les faits ont essayé de recréer des philosophies positives du libéralisme.

          La liste des auteurs que vous citez se situent dans cette approche.

          Si par contre, on considère le libéralisme dans une optique purement pragmatique, la nature transcendante de la liberté devient évidente, logique et acceptable : la base du pragmatisme étant de considérer comme vrai tout ce qui a une influence sur le réel, la vérité du divin, du transcendant et donc de la liberté est évidente.

          D’ailleurs, c’est Marx lui-même qui en donne le meilleur argument quand il parle de l’Opium du Peuple, ce qui résume l’effet sur le réel que peut avoir la religion et donc du divin, et donc sa vérité. Le jugement moral -la drogue- étant un excellent effet rhétorique cherchant à cacher le sophisme.

          • MESSAGE DE MODÉRATION

            Commentaire supprimé. Usage de multiples pseudos.

            • C’est ce qui arrive quand on fait plusieurs choses en même temps … remplacez transcendantal par transcendant.

              L’inconnu, ce qui est en dehors de l’observable, peut avoir une incidence sur le réel : ce n’est pas parce que nous ne savons pas nommer la cause que nous ne pouvons observer les effets.

              Demain en est un bon exemple : il est en dehors de l’observable, mais nous en voyons les effets, l’incidence sur le réel : demain est vrai, même si il n’existe pas (encore), il existera et impactera le réel.

              La liberté n’est pas observable, mais son incidence sur le réel peut être constatée de la même façon.

              J’ai utilisé le mot « religieux » parce qu’à l’époque de l’émergence du libéralisme, transcendant et religieux étaient associés (et le sont toujours, même si dire cela est devenu très politiquement incorrect) : C’est une question ontologique (théologique) de regrouper, de nommer, de décrire etc… toute cette transcendance.

              Après, vous pouvez reprendre tous les bons vieux arguments positivistes et réfuter tout cela : il est clair que l’on ne prouvera jamais la vérité de demain par l’expérience, mais que si l’on en déduit une loi on règle le problème.

            • Ça doit être le seul propos intelligent que vous ayez tenu, que ce soit sous le pseudonyme de Tegup (pub déguisée pour une huile d’olive ?) ou sous celui-ci.
              Un troll est censé être plus subtil pour alimenter la polémique, et surtout ne pas se faire griller comme un lapin de trois semaines par ses changements de pseudo.

        • Votre commentaire est très intéressant.

          Vous prenez exemple du tiers comme juge pour contrôler la livraison d’une marchandise. Dans le cas d’une livraison de fuel domestique, l’état a intérêt à en contrôler la quantité délivrée en raison des taxes qu’il va encaisser. Il utilisera la coercition a cet effet, mais sans envoyer un douanier à chaque livraison. Si les instruments du livreur sont imprécis, hors date de contrôle selon la loi, il en fera les frais.

          Dans le cas d’une livraison hypothétique d’eau de pluie, ou de 20 bottes de pailles, il ne va en principe pas intervenir, il restera passif, et heureusement. En cas de conflit dans ce genre de cas, le juge n’est pas forcément un fonctionnaire. Il peut très bien être un expert, s’il en existe, ayant prêté serment et suivant les règles fixées par l’état.

          Un fonctionnaire n’est pas nécessaire pour chaque transaction privée.

      • @Stéphane Boulots : « D’abord le terme de libertarien est super ambigu : il vient des US où les « liberals » sont en ce qui ressemble assez fort à des « bobos » en France. Les libertariens sont assez divers eux aussi, allant des anti-communistes primaires aux nostalgiques de la constitution originale, en passant par des mouvements plutôt intellectuels qui veulent adapter les principes de l’anarchisme au capitalisme … »

        On peut également employer le terme « classical liberal ». Je n’aime pas le mot libertarien, je trouve qu’il a une connotation proche de libertaire. Aux USA, si vous dites que vous êtes « liberal », les gens vont l’interpréter comme du « modern liberalism », c’est à dire du keynésianisme. Cependant si vous rajoutez l’adjectif « classical », la connotation change totalement.

        C’est Keynes qui a introduit cette expression, jusque dans les années 30 tout les vrais libéraux américains se définissaient simplement comme « liberals ». C’est lorsque Keynes a établit sa théorie qu’il a qualifié cette dernière de « libéralisme moderne » du fait qu’elle acceptait les principes du libéralisme politique (Etat de droit, etc) mais rejetait la partie économique. Mais comme à cette époque le communisme et le nazisme était en pleine ascension, il fallait selon lui développer une théorie qui ne remette pas en cause l’économie de marché, d’où l’emploi du terme « moderne » (bien que ce soit un peu une fumisterie vu que le libéralisme politique est indissociable de l’économique, les deux vont de pair). Par conséquent les « vrais » libéraux américains ont ajoutés l’adjectif « classical » ainsi que le mot « libertarian » pour les différencier des « modern liberals ».

        Hillary Clinton est une libérale moderne. Gary Johnson est un libéral classique.

  • ça sent l’aggiornamento tout de même , et il n’y a pas à en avoir honte.

  • Je suis d’accord avec cet article mais il est incomplet. L’une des principales raisons de préférer le laisser faire à l’état c’est que les politiciens et les fonctionnaires sont des humains comme les autres. Autrement dit, ils ont tendance à servir leur propre intérêt. Tout cela a été étudié par l’école des choix publics. Les étatistes partent du principe que l’état est parfait ce qui est faux. Le marché à des imperfections, les libéraux reconnaissent parfaitement cela, mais il ne faut pas oublié que l’état a aussi des imperfections. Les étatiste partent du principe que l’état est toujours au service de l’intérêt général. Or c’est faux. L’état autrement dit les politiciens et les fonctionnaires ne sont pas toujours au service de l’intérêt général. Les politiciens se servent de la réglementation pour aider leurs copains. Dans les Etats où l’économie est ultra réglementé c’est tjs le même scénario: il y a une poignée d’oligarques contrôlant toute l’économie. Ces oligarques sont ceux qui ont des amis bien passés au sein de l’état.
    Des études ont montré que la réglementation coûtait beaucoup plus chers aux PME qu’aux multinationales (elles peuvent se payer de bons avocats). La réglementation avantage les multinationales. L’état a tjs été un moyen pour l’élite au pouvoir de servir ses propres intérêts.
    Pourquoi les multinationales font du lobbying ? Soit pour obtenir des subventions de l’état soit pour que l’état prenne des réglementations qui leur soient favorables (par exemple en nuisant à leur concurrence).
    Il suffit de regarder dans les faits comment sont pris la plupart des r

    • A contrepoints, vous pouvez effacer ce commentaire DVP. Je l’ai publié par erreur alors que je n’avais pas terminé de le faire. Merci d’avance

  • Le 3e point est un straw man. Pour les points 1 et 2, l’auteur aurait dû commence par définir « libre marché », plutôt que de le définir implicitement comme « concurrence pure et parfaite de personnes parfaites avec de l’information parfaite », et à partir de là faire du straw man aussi.

    Il me semble que la définition courante d’un marché est soit « lieu où ont lieu des transactions, des échanges » soit « ensemble de transactions, d’échanges ». Ainsi, le « marché aux légumes » est un lieu où on achète et vend des légumes, et le « marché mondial des légumes » désigne l’ensemble des échanges de légumes dans le monde.

    Un marché est « libre » s’il n’y a pas d’intervention violente qui a lieu pour empêcher des transactions d’avoir lieu entre ses participants volontaires.

    Si le résultat ne me plaît pas (je trouve les courgettes trop chères et pas bonnes), il n’y a pas 36k possibilités :
    – passer son chemin
    – participer au marché (vendre mes propres courgettes, créer un label de courgettes bio, me regrouper avec d’autres acheteurs pour acheter des courgettes sélectionnées, etc)
    – utiliser la violence contre les participants du marché, par exemple pour imposer un prix maximal pour les courgettes (auquel cas le marché ne sera plus libre).

    • dans vos possibilités vous omettez (volontairement ?) celle qui consiste pour l’individu de produire et consommer ses propres courgettes (donc être hors marché). C’est d’ailleurs une des conditions nécessaires pour qu’existe un marché libre (la possibilité de pouvoir produire soi-même ce qu’il y a sur le marché, pour pouvoir juger si c’est mieux de le produire soi-même ou de l’acheter, pouvoir décider quoi produire) mais bien entendu si cette condition existait au paléolithique, elle n’existe plus aujourd’hui. Ce qui signifie que sauf retour en arrière de plusieurs millénaires, il n’existera jamais un marché libre. CQFD

      • Ah bon ? Qui vous empêche de produire vos propres légumes vous mêmes ?

        Sinon, un marché est un lieu où se confrontent des offres et des demandes pour échanger. Pour échanger avec soi-même il n’y a pas besoin de marché : parlez à votre miroir.

        • vous n’avez pas bien compris.

          D’abord je signale que l’auteur a oublié de signaler la possibilité qu’un individu puisse produire ses courgettes ou n’importe quoi d’autre lui même et donc NE PAS ALLER sur le marché. Lorsque vous produisez vous-même vous êtes hors marché car comme vous le dites le marché est le lieu physique ou virtuel (voire fictif…) où les individus échangent.

          A l’heure actuelle personne n’empêche personne de produire ces propres légumes. Il y a juste une condition : posséder un terrain où les produire. C’est une grande différence entre le paléolithique et aujourd’hui. C’est le problèmes des dotations initiales mis en évidence par Arrow-debreu et qui est nécessaire à l’existence d’un marché libre. Pour que le marché soit libre : un individu doit avoir le choix entre produire lui-même ce qu’il peut acheter sur le marché et acheter sur le marché. Cela signifie bien entendu pas de contraintes « étatiques », mais également pas de contraintes que je qualifierai de physiques. Et c’est là qu’apparaît le problème…

          • « donc NE PAS ALLER sur le marché » c’est bien la 1re possibilité que je mentionne par « – passer son chemin ».

             » pas de contraintes que je qualifierai de physiques. Et c’est là qu’apparaît le problème… »

            On peut appeler ça « problème » ou juste « réalité ». Il y a des choses qu’on peut produire seul, d’autres pas…

            « C’est une grande différence entre le paléolithique et aujourd’hui. » Oui, la différence c’est que aujourd’hui vous pouvez acquérir plein de biens qui n’existaient pas au paléolithique, et que vous ne pourriez jamais produire tout seul…

            • oui « passez son chemin », pour moi cela signifiait ne pas avoir de courgettes puisqu’il me semble incohérent d’aller au marché acheter des courgettes si vous en avez déjà dans votre jardin.

              Il ne s’agit même pas de travail, de production complexe, je fais simplement référence au fait de disposer de terrains pour effectuer une activité, produire des courgettes par exemple.Quand plus de la moitié de la population mondiale vit en ville, dans des immeubles, je vois mal comment faire….

              Je suis bien d’accord avec vous sur la différence entre paléolithique et aujourd’hui. Cela montre qu’en fait, la recherche d’un marché libre nous conduirait à revenir à cette époque.

              • Je m’en doutais un peu. Vous revendiquez votre droit d’avoir un terrain !
                Achetez-en un. Habitez en ville et vouloir faire son jardin c’est vouloir le beurre et l’argent du beurre.
                Faites votre choix mais prenez-en la responsabilité.

                • non je vous explique que pour que le marché libre fonctionne, c’est une nécessité. Arrow-Debreu, des gauchistes, c’est vrai ! ! !

                  • Wah le marché n’est pas libre car vous-mêmes ne pouvez pas entrer sur ce marché ?
                    En route pour le Nobel !

                    • non car vous pouvez ne pas entrer sur le marché, vous avez le choix. Votre négation n’est pas bien placée dans votre phrase.

                  • Et le marché libre fonctionne.

                    1/ Vous confondez les termes « fonctionner » et « perfection théorique ». S’il ne fonctionnait pas, vous ne seriez probablement plus vivant pour en parler, parce que vous ne pourriez vous fournir en aliments.
                    2/ Vous avez un conception spéciale de la liberté. Lorsqu’on parle de marché libre, on parle bien de liberté libérale, de liberté formelle, de droit. Vous parlez plus de liberté réelle à la marx ou Rousseau, d’émancipation vis-à-vis de la nature et de la société.

                    Si Arrow et Debreu disent l’inverse, c’est à se demander comment ils ont pu avoir leur nobel…
                    D’ailleurs, je pense que vous surinterprétez leur propos. Avez-vous seulement lu leurs travaux ou ne faites-vous que répéter ce que vous avez vu sur un blog militant ?

                  • « Arrow-Debreu, des gauchistes, c’est vrai ! ! ! »

                    Sinon, parler d’économistes réputés néo-classiques en récupérant de cette façon leur position, voilà qui vous range définitivement parmi les socialistes débiles.

                    « Ah ouais… Friedman, il est pour les vouchers, il est donc pour la dépense public. Tu vois, hein, c’est pas un gauchiste, Friedman. Ca démontre bien que le libéralisme est mauvais et que les socialisme est viable… Allez, passe le oinj »

              • J’ajouterai aussi que vous n’avez pas compris ce à quoi sert un marché.
                Etudiez les avantages comparatifs et la spécialisation.
                Pero je ne fabrique pas mes tapis persans, je les achète mais je fabrique des machines, je suis plus productif.

                Une petite histoire :
                Un dentiste gagnant 500K$ a une secrétaire gagnant 50K$ qui tombe malade et il doit se taper lui-même la paperasse.
                A cette occasion il se rend compte qu’il fait en 2 heures ce que la secrétaire fait en 8 heures.
                Doit-il changer de métier ?

                • je vous parle du marché libre et non pas du marché réel. L’erreur des libertariens c’est de confondre les deux et de ne pas comprendre que jamais le marché réel ne pourra être libre (au sens de la théorie économique)

                  J’ajoute que même si vous pouvez produire un bien a et un bien B, cela ne vus empêche pas d’aller sur le marché pour acheter à votre voisin le bien A. C’est même la base de ce que vous citez mais visiblement vous n’avez rien compris;

                  • Oui si j’achète le bien A à mon voisin c’est que j’y ai un intérêt (plutôt que de le fabriquer), je ne vois pas où est l’incompréhension.

                  • Non, vous ne parlez pas de marché libre, vous en avez donné une définition fausse, comme celle que l’on voit fleurir sur la liberté. Ce que vous appelez marché libre c’est la capacité pour chacun à produire ce dont il a besoin, comme votre exemple de courgettes et le fait qu’il faille impérativement un terrain pour tous pour que le marché soit libre. C’est aussi absurde que de dire je ne suis pas libre car je veux voler et je n’ai pas d’aile.

                    • « C’est aussi absurde que de dire je ne suis pas libre car je veux voler et je n’ai pas d’aile. »

                      C’est un scandale ! Nous devrions intenter un procès à la Nature pour ne point nous avoir doter d’ailes. Résultat le marché du transport par voie aérienne est trusté par les compagnies aériennes, et n’est donc pas libre. 😛

                    • MESSAGE DE MODÉRATION

                      Commentaire supprimé. Usage de multiples pseudos.

                    • Ouin ouin moi je voudrais avoir la possibilité de fabriquer des avions gros comme des Airbus, c’est pas juste.

                      Vous vous rendez compte de votre niveau de bêtises ? En plus ces changements de pseudos c’est vraiment niveau CE2. Bye bye le troll.

                    • « Ouin ouin moi je voudrais avoir la possibilité de fabriquer des avions gros comme des Airbus, c’est pas juste. »

                      Mais non, la plus grosse injustice est le fait que la Nature ne nous ayant pas doté d’ailes, nous devons nous rabattre sur des services proposés par des compagnies aériennes qui, elles, se fournissent, en partie, chez Airbus.

                      Ainsi, nous nous plaignons des réglementations absurdes des États qui, à terme, distordent la libre concurrence et le marché. Mais en amont de tout cela, il y a la législation de la Nature, législation sur laquelle aucun homme n’a prise, et qui pourtant s’impose par la force à tout un chacun. C’est un scandale !!! 😛

                    • Ouin ouin moi je voudrais avoir la possibilité de fabriquer des avions gros comme des Airbus, c’est pas juste.

                      Alors un avion à pédales… produit de substitution, même s’il ne va pas loin…

          • Cette définition du marché libre est simplement absurde. Au paléolithique celui qui vivait dans un désert ou au groenland ne pouvait non plus produire de courgette. Vous donnez une définition qui ne peut exister et qui comporte en elle sa propre impossibilité.
            Ensuite vous raisonnez en idéologue, cherchez le moyen d’approcher cette définition en justifiant la contrainte. un idéologue vise un objectif et écrase tout sur son passage pour le réaliser. Vous êtes à l’opposé de tout libéral qui a une doctrine et non une idéologie, et qui s’y tient, en particulier respecter la propriété et la liberté d’autrui.

      • Donc, les conditions pour qu’il y ait marché libre, c’est qu’il n’y ait absolument aucun intérêt à échanger, et donc qu’il n’y ait absolument aucun marché existant…
        Avec cette interprétation farfelue, il faut conclure aussi que la liberté d’expression, c’est quand personne ne s’exprime…

        « mais bien entendu si cette condition existait au paléolithique, elle n’existe plus aujourd’hui. »

        Oula… Voilà qui confirme mon analyse…

        « Ce qui signifie que sauf retour en arrière de plusieurs millénaires, il n’existera jamais un marché libre. »

        Tegup critique le marché libre selon le sens qu’il donne au marché libre…
        Et comme selon sa définition, le marché libre n’existe pas, on peut l’abolir.

      • Le marché n’a rien à voir avec la production des choses (c’est une vision « rétroviseur » de l’économie) mais avec l’usage futur, projeté des choses (une vision « télescope »)

        Ce qui fait la valeur d’un bien sur le marché est avant tout la projection de son usage dans le futur, la prise en compte de son origine n’est qu’un artefact « moral » lié au travail ou l’attachement sentimental à l’objet.

        Si vous ne comprenez (ou n’admettez pas) cela, vous resterez irrémédiablement buté sur la logique constructiviste.

  • Je suis d’accord avec cet article mais il est incomplet. L’une des principales raisons de préférer le laisser faire à l’état c’est que les politiciens et les fonctionnaires sont des humains comme les autres. Autrement dit, ils ont tendance à servir leur propre intérêt. Tout cela a été étudié par l’école des choix publics. Les étatistes partent du principe que l’état est parfait ce qui est faux. Le marché à des imperfections, les libéraux reconnaissent parfaitement cela, mais il ne faut pas oublié que l’état a aussi des imperfections. Les étatiste partent du principe que l’état est toujours au service de l’intérêt général. Or c’est faux. L’état autrement dit les politiciens et les fonctionnaires ne sont pas toujours au service de l’intérêt général. Les politiciens se servent de la réglementation pour aider leurs copains. Dans les Etats où l’économie est ultra réglementé c’est tjs le même scénario: il y a une poignée d’oligarques contrôlant toute l’économie. Ces oligarques sont ceux qui ont des amis bien passés au sein de l’état.
    Des études ont montré que la réglementation coûtait beaucoup plus chers aux PME qu’aux multinationales (elles peuvent se payer de bons avocats). La réglementation avantage les multinationales. L’état a tjs été un moyen pour l’élite au pouvoir de servir ses propres intérêts.
    Pourquoi les multinationales font du lobbying ? Soit pour obtenir des subventions de l’état soit pour que l’état prenne des réglementations qui leur soient favorables (par exemple en nuisant à leur concurrence).
    Il suffit de regarder dans les faits comment sont pris la plupart des réglementations pour être partisan du marché. Les réglementations sont très souvent soit pris dans un but électoraliste soit pour servir les intérêts directs des politiciens soit c’est le fruit du lobbying de multinationales ou d’ong idéologues ou encore de certains groupes d’intérêts. je ne parle même pas du fait que ceux-ci qui prennent ses réglementations souvent ne comprennent manifestement rien au sujet. Combien de lois n’ont elles pas un effet contraire à celui voulu tout cela à cause de l’ignorance et de l’idéologie des politiciens ?
    Quand au fait de recourir aux experts, je ne suis pas convaincu. Souvent, les experts sont des idéologues ou bien il y a des conflits d’intérêts entre eux et la réglementation (par exemple, interroger des experts ayant travaillé pour des multinationales).

  • MESSAGE DE MODÉRATION :

    Commentaire supprimé. Usage de multiples pseudos.

    • Le scandale Volkswagen pourrait tout au plus prouver que la réglementation ça ne marche pas !
      Mais ça on le savait déjà avec les drogues et les armes.
      Vous ne manquez pas d’air d’accuser le libéralisme, il n’y a pas de libéralisme dans ce marché.

    • C’est vous qui avez tout faux: le scandale volkwagen montre que la réglementation étatique ne marche pas. L’état a été incapable de détecter une telle fraude. Cela montre que les multinationales ont les moyens de contourner la réglementation (que ce soit par des moyens légaux ce ce qui est le plus souvent le cas ou par des moyens illégaux).

      • MESSAGE DE MODÉRATION :

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        • « contesteriez-vous que, dans ce domaine très sensible, l’Etat n’a pas à réglementer pour empêcher, autant que faire ce peut, la mise en vente de médicaments nocifs ou inutiles ? »

          Les libéraux ne le contestent pas, mais je ne vois pas où vous trouvez dans l’article un quelconque soutien à l’absence de réglementations (dans votre cas, le principe de l’autorisation de mise sur le marché).

          • MESSAGE DE MODÉRATION :

            Commentaire supprimé. Usage de multiple pseudos.

            • Conclusion : un médicament nocif est mis sur le marché en l’absence de toute réglementation et en violation de toute éthique, et a provoqué de nombreux morts et handicapés ? La pression de la concurrence (seule mode de régulation acceptable pour un libertarien minarchiste) n’a visiblement pas fonctionné !

              Quelque chose pourrait fonctionner : la responsabilité civile. Si vous empoisonnez, vous devriez indemniser. A raison de quelques millions d’Euros par victime, une entreprise pratiquant cela va vite faire faillite. Or l’état se montre souvent complice de empoisonneur par ses différentes attitudes. Le nombre de scandales reste important en France malgré les réglementations produites par l’état.

        • Oui c’est vrai que pour le Mediator ça a super bien marché. Et pour l’amiante aussi : en 1890 on commençait à se douter des problèmes, oui 1890 il y a plus d’un siècle et en 1970 on en était sûr et il a fallu attendre encore 27 ans pour l’interdiction. L’état s’en fout, ce n’est pas lui qui paie.
          Croyez bien que si c’était une société d’assurance ça n’aurait pas duré.

          D’ailleurs un bon exemple est celui des prothèses PIP : aucune société d’assurance ne voulait les assuer et c’est le bureau central de tarification qui a forcé Allianz à les assurer… voilà le job de la réglementation.

          http://www.argusdelassurance.com/acteurs/protheses-pip-les-questions-que-souleve-l-affaire-selon-allianz-france.89191

          Il y a d’autres exemples si vous en voulez : les mineurs silicosés, Isoméride, Distilbène, Vioxx, Talc Morange.

          Toujours aussi confiant ?

        • « Si » L’état a été incapable de détecter une telle fraude », c’est parce que, dans ce cas particulier, il n’a pas fait correctement son boulot ! Dans d’autres cas (je pense notamment aux médicaments), il le fait, en général, très bien : contesteriez-vous que, dans ce domaine très sensible, l’Etat n’a pas à réglementer pour empêcher, autant que faire ce peut, la mise en vente de médicaments nocifs ou inutiles ? »

          Donc, lorsqu’une entreprise fraude, c’est la preuve que le marché ne fonctionne pas, si l’Etat n’est pas capable de détecter une fraude, ce n’est pas la preuve de son disfonctionnement…

    • « puisque le « vice » a été dénoncé par une tierce personne à ce marché » lol. L’idée ne vous a pas traversé l’esprit qu’un concurrent a essayé de nuire à Volkswagen ? Bien sûr, le concurrent n’est pas assez suicidaire pour réléver lui même le scandale alors il utilise un « tiers » comme une ONG.
      Des tas de scandales que ce soit dans le domaine de l’automobile ou dans le secteur bancaire, ont été révélés par des concurrents voulant nuire à l’entreprise par l’intermédiaire de tiers.
      C’est notamment le cas de l’informaticien Hervé Falciani qui n’est que l’idiot utile des américains. Le pire c’est qu’il a lui même reconnu dans une émission télé (celle de zémmour et nauleau, je crois). Lui même n’aurait jamais pu révéler seul le scandale.

      En plus, votre exemple est absurde. Ce que l’on reproche à VW c’est de ne pas avoir respecter une réglementation (absurde). Or, si cette réglementation n’existait pas, il n’y aurait pas de violation donc pas de scandale.
      L’état est fautif dans cette affaire. Il fait des réglementations pratiquement impossible à respecter ce qui pousse les acteurs à les violer. S’il prenait des réglementations un peu plus réaliste, les entreprises les respecteraient peut être un peu plus. Un article intéressant: http://dirtydenys.net/index.php?post/2015/09/24/triche
      En plus, le pire c’est que les experts ne sont même pas convaincu de l’efficacité des normes en question.

    • Ou tout simplement ça démontre que l’Etat fait des réglementations débiles, et que lorsque c’est le cas, ça incite à les contourner…

      • Maintenant, si on se base sur une fraude pour dire conclure que le marché ne se régule pas, on peut dire que malgré l’interdiction du meurtre, du vol, du viol, le fait que ces choses continuent à exister démontre que ces interdictions ne foncitonnent pas…

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