À l’origine de la violence des jeunes, l’exclusion économique

Comment expliquer la radicalisation violente d’une partie des jeunes partout dans le monde ?

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Rendez vous chez Pole Emploi Chômage (Crédits philippe leroyer, licence Creative Commons)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

À l’origine de la violence des jeunes, l’exclusion économique

Publié le 4 décembre 2015
- A +

Par Hicham El Moussaoui
Un article de Libre Afrique

Rendez vous chez Pole Emploi Chômage (Crédits philippe leroyer, licence Creative Commons)
Rendez vous chez Pole Emploi Chômage (Crédits philippe leroyer, licence Creative Commons)

Si la multiplication des attaques violentes contre des innocents ces derniers temps partout dans le monde (Liban, France, Mali, Tunisie, etc.) inquiète, l’implication de plus en plus croissante des jeunes dans leur planification et leur exécution est encore plus angoissante. Comment expliquer un tel phénomène ? De prime abord, notons qu’un tel phénomène aussi pluridimensionnel que l’extrémisme violent appelle plusieurs explications. Mais notre objectif, via cette analyse, est de mettre en avant la dimension économique qui constitue à notre sens le terreau sur lequel viennent se greffer d’autres facteurs alimentant ce phénomène.

L’explication souvent invoquée lors des enquêtes d’opinion est le chômage des jeunes. Ainsi, selon une étude de la Banque Mondiale en 2013, 40% des jeunes recrutés par ces groupes avancent le manque d’emploi comme étant leur principale motivation. Mais peut-on, sur la base de ce constat, en déduire que tout chômeur deviendra un extrémiste violent ? Une question d’autant plus légitime que certaines études empiriques ont montré que leurs membres étaient souvent issus de familles aisées, du moins de la classe moyenne, avec souvent un niveau d’instruction élevé (Krueger et Malikova, 2003).

Pour dissiper la contradiction apparente, il est opportun de rappeler la théorie de privation relative de Robert Gurr (1970) selon laquelle la violence ne prend pas racine dans la frustration absolue, mais provient plutôt d’un sentiment de frustration relative qui génère de la colère laquelle conduit à l’agression. Ainsi, la violence est générée quand existe un écart entre ce que les individus pensent mériter (emploi, salaire, niveau de vie, etc.) et ce qu’ils obtiennent réellement dans leur société. Ils versent dans la violence politique non pas parce qu’ils vivent dans la misère, mais parce qu’ils estiment qu’ils ne sont pas à leur juste place, que leur situation socio économique est injuste. En conséquence, les jeunes ne rejoignent pas les groupes d’extrémisme violent uniquement parce qu’ils sont chômeurs ou parce qu’ils sont ignorants. Ils le font parce qu’étant donné leur niveau élevé d’instruction, ils s’attendent à un meilleur niveau de vie. Mais quand ils sont frappés par le chômage ou s’ils n’arrivent à décrocher qu’un emploi précaire, leur frustration n’en est que plus grande, ce qui les rend plus sensibles aux sirènes des réseaux violents en tous genres. En d’autres termes, les jeunes diplômés peuvent davantage sentir le mécontentement du chômage que ceux qui sont moins instruits, car leur niveau d’attente est plus élevé. Dès lors, pour une meilleure intelligence de l’extrémisme violent il faudrait prendre en compte que c’est la combinaison d’un niveau d’éducation élevé et le manque d’opportunités économiques qui exacerbent l’écart entre les attentes et la réalité.

La réponse à cette frustration relative, sous forme de violence, n’est pas perçue comme telle chez les jeunes car pour eux il s’agit de réparer une injustice, de prendre leur revanche sur la société ou le « système » corrompu et rentier qui les a exclus et marginalisés. Cela permet en effet de comprendre pourquoi des jeunes européens d’origine arabo-musulmane rejoignent massivement les groupes terroristes. Dans un certains nombre de cas, ces jeunes, issus de banlieues sensibles, relient explicitement leur attrait pour le « Djihad » à une frustration sociale, un ressentiment et un besoin de reconnaissance, déclarant que l’« Islam » leur a rendu leur dignité parce que la France les a humiliés. D’ailleurs, c’est la réparation de cette injustice qui constitue l’argument de vente des groupes extrémistes violents. Ainsi, le jeune chômeur marginalisé du jour au lendemain, en fonction de son profil, pourra avoir un salaire correct et régulier, accéder facilement aux postes de commandement, devenir parfois Émir (gouverneur) d’une localité ou d’une ville. En quelque sorte, les groupes extrémistes violents proposent à ces jeunes désorientés une nouvelle vocation grâce à laquelle, après avoir été la victime de leur société, ils en deviennent le bourreau.

Ici, il est important de souligner que l’extrémisme violent ne vient pas principalement de la radicalisation de l’Islam en tant que religion, mais de l’islamisation de la radicalisation. Autrement dit, ces jeunes ne se sont pas radicalisés à l’origine en raison du discours religieux, mais ils étaient déjà radicalisés en raison de l’exclusion économique et sociale, la religion ne leur servant que d’ultime refuge. Ces jeunes exclus et marginalisés ont également besoin d’une idéologie qui va donner un sens ou une mission à leur revanche. Ainsi, quand ils vont rejoindre ces groupes extrémistes violents, ce n’est pas par affinité ou par piété religieuse, mais parce qu’ils sont attirés par la symbolique de l’Islam en tant que religion luttant contre l’injustice. La preuve en est que les jeunes recrues ont peu ou pas de connaissance de l’Islam, et que dès leur arrivée dans les camps ils reçoivent systématiquement une formation religieuse. D’ailleurs, moins ils connaissent la religion, plus ils sont faciles à manipuler par les gourous. Sans oublier qu’une bonne partie des recrues ne sont musulmans que par hérédité, certains d’entre eux étant même d’anciens voyous et criminels. La religion devient ici une sorte de couverture ou d’alibi pour mobiliser et inciter à la violence. Elle n’est que le soupir de la frustration relative de ces jeunes exclus économiquement.

C’est la raison pour laquelle la lutte contre l’extrémisme violent passe par la lutte contre l’exclusion économique des jeunes, d’autant qu’ils sont de plus en plus diplômés, donc plus exigeants avec des attentes plus élevées. Ceci accroit le risque de leur frustration relative et in fine leur embrigadement par les groupes terroristes ; leur profil de bien instruits intéresse pour la confection des bombes, le maniement de matériel militaire sophistiqué, la logistique, la communication et la guerre médiatique, et le management des troupes, etc. Dans leur propagande, tous supports confondus, Daech par exemple lance systématiquement des appels aux jeunes médecins, ingénieurs, scientifiques pour les rejoindre.

Sur 75 millions de jeunes chômeurs dans le monde, 38 millions sont en Afrique. Autant dire un véritable gisement pour les groupes extrémistes violents dont la continuité repose essentiellement sur le recrutement de jeunes pour se pérenniser et se développer. Dès lors, le salut passe forcément par l’asséchement de la source de recrutement, à savoir l’exclusion économique des jeunes. Un jeune qui n’est pas recruté par une entreprise, le sera potentiellement par un terroriste.


Sur le web

Lire aussi sur Contrepoints ces gadgets politiques anti-chômage qui ne servent à rien

Voir les commentaires (20)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (20)
  • c’est un article intéressant et cette notion de « frustration relative » fait sûrement partie de l’explication du phénomène terroriste. Il est aujourd’hui difficile de trouver un emploi, et encore plus quand on ne s’appelle pas Durant ou Dupont.
    Mais il est frappant que ces jeunes gens trouvent dans l’Islam radical la solution, alors que celui-ci est aux antipodes du libéralisme qui leur fournirait beaucoup plus d’opportunités qu’ils n’en ont dans une France globalement socialiste – et cela s’explique en partie parce que le discours dominant est antilibéral. Par ailleurs, le racisme sert parfois d’explication commode pour « expliquer » des difficultés économiques. A ce titre, le discours dominant (à nouveau, mais cette fois par son antiracisme obsessionnel) peut être contreproductif en incitant ces jeunes à voir dans le racisme ou « l’islamophobie » la cause unique de leurs problèmes.
    Et enfin, la frustration est certainement un facteur causal, mais elle n’est ni suffisante, ni toujours nécessaire, pour expliquer le basculement vers un islamisme violent. Je pense qu’il faut considérer l’islamisme radical (qu’il soit violent ou non) comme un phénomène sectaire qui profite donc de diverses voies d’accès à des individus fragilisés économiquement, culturellement ou émotionnellement (ou tout à la fois). L’islam radical n’a à cet égard aucune spécificité ontologique, c’est juste une secte comme les autres.

    • Le chômage augmente le repli sur soi, et le taux de suicide. Il se pourrait donc qu’à partir d’un certain seuil, peu importe que l’Islam radical soit, ou pas, la solution au chômage. Quitte à ne pas avoir de futur, quitte à mourir, autant emporter ceux qui n’ont pas voulu de moi.
      L’exclusion favorise une vision de nous contre eux, et puisque l’Islam radical est contre ceux qui me rejettent, alors il est avec moi. Du type, l’ennemie de mon ennemie est mon ami.
      Bien évidement on parle de frustration relative sur le long terme.

  • exclusion économique des jeunes…..ont ils seulement envie de travailler ? quand ils voient leurs ainés , leur parents , bosser , que dis je , trimer pour un salaire qui permet à peine de vivre décement , l’envie de travailler risque bien de leur passer ….

    • J’approuve Marie, quand on voir des parents s’user, se casser le dos, passer du temps au travail, pour au final, peanuts, ou se faire virer, une reconnaissance qui baisse à mesure que le temps passe, et ceux ci à l’aube de leur retraite, se rétractant sur la valeur du sacro saint travail et regrettant de ne pas avoir assez profité de leur vie de couple, de famille, des enfants, de la vie… Hé bien ça ne donne pas envie.

      Les jeunes ont la nécessité et le désir d’obtenir un changement de paradigme économique et démocratique !

  • Malheureusement ils leurs faudrait une guerre pour comprendre la vie en société. D’ailleurs je pense que c’est ce qui à poussé daesch et al kaida a se créer une force contre cette société. Mais bien entendu ils ont tout faut car ils sont tombés dans le pouvoir et cela ressemble au 1er testament. Un gros manque d’intelligence.
    Les religions empêchent les sociétés d’évoluer comme je pense quelle devraient.

  • Oui j’oubliais quelque chose d’important, Les castes dans certaines sociétés qui font que le pauvre est pauvre et le riche est riche. Comment voulez vous que les jeunes qui ne se laissent plus faire acceptent cela

  • Les diplômes qui ne représentent aucune compétence réelle, mais une espèce de « droit à un emploi qualifié » dans l’imaginaire socialiste, sont les premiers à faire croître les attentes des jeunes, puis leur frustration.

    • Le problème n’est pas ces diplômes, mais plutôt la mentalité française.
      Ainsi en Angleterre, un diplômé en géographie peut parfaitement postuler dans la finance.
      Les entreprises ne recrutent pas seulement un savoir, mais une capacité d’apprentissage, d’adaptation.

  • Article pertinent.
    Toutefois, l’idée d’exclusion économique, fait croire à une volonté quelque part d’exclure. Je n’y crois pas. Les systèmes économiques qui « excluent » sont ceux qui ne permettent pas aux entrepreneurs de proposer assez d’opportunités de carrière.
    Comme l’indique l’auteur de très nombreux ressortissants bien formés des pays africains et des pays d’Islam ne trouvent pas de débouchés localement, d’où l’émigration.
    Reste la question des jeunes peu instruits dans les pays pauvres, qui eux sont promis à la misère. Sauf réformes de ces pays vers davantage de liberté économique et moins de corruption.

    Europe la question des jeunes est différente. Les jeunes déscolarisés viennent de familles défaillantes dans l’éducation, et l’école n’y peu pas grand chose sans un lien étroit, qui fait souvent défaut avec la famille de l’élève en difficulté.

    Le cas des jeunes diplômés de minorité visible non recruté est anecdotique au plan statistique (mais reste un thème politiquement porteur), d’ailleurs la plupart des jeunes diplômés ambitieux s’en vont à l’étranger, car la France n’offre plus assez d’opportunités de carrière.
    L’apprentissage est une voie efficace vers un métier, mais cette voie demande d’être humble en début de carrière. Les jeunes de France en sont détournés par l’Education nationale qui fait miroiter les métiersintellectuels, forcément moins nombreux.

    Au plan psychologique si un enfant a été élevé dans le nous « l’oumma » contre eux « les français » il est probable qu’il aura certaines difficultés de socialisation dans sa vie de collégien ou d’apprenti.
    Bref la condition humaine c’est qu’enfant on dépend de ses parents, pour le meilleur ou pour le pire.

  • Ne cherchons pas midi à 14 heures, seule l’éducation qui devrait être nationale est responsable car elle est sous le diktat de la pensée unique. Comment éduquer un enfant qui ne parle pas le Français et qui chez lui ne le parle pas ? Une charrue se met derrière les boeufs et aucun enfant ne peut être admis dans l’éducation nationale s’il ne parle pas Français, s’il n’a pas les mêmes vaccins que tous comme il ne peut être admis à la cantine qui n’est pas l’école s’il a besoin d’un régime particulier
    Le Maitre a une autorité qui ne se discute pas et se respecte par les enfants et les parents

  • Beaucoup de terroristes n’étaient pas des exclus au sens où on l’entend habituellement.
    Dans une société socialiste, l’envie et donc, la « frustration relative » sont omniprésentes.
    Ce qu’il faut éradiquer, c’est le socialisme et ses logiques égalitaristes.

  • « Un jeune qui n’est pas recruté par une entreprise, le sera potentiellement par un terroriste. »
    Chômeur = déraciné = bombe.

  • L’apprentissage à la frustration se fait par l’éducation dès la petite enfance. On ne peut espérer construire une personnalité forte et équilibrée sans cet apprentissage. Tout le monde ou presque pourrait se prévaloir de ne pas avoir eu ce qu’il mérite dans la vie ou de qu’il pense mériter. Est ce pour autant que tout le monde répond par la violence? Non bien sûr. Sauf les individus déséquilibrés s’y laissent aller.
    Je crois au contraire des arguments de cet article que si beaucoup, les jeunes surtout se laissent entraîner sur le chemin de la violence c’est plus d’avoir été trop chouchoutés par nos sociétés que d’avoir appris l’effort et la capacité à savoir renoncer à certaines choses pour en acquérir d’autres.Leur avoir laissé croire que le monde est juste, pacifique , égalitaire et surtout qu’ils ont davantage de droits que de devoirs est une grave erreur . C’est une fille d’immigrés italiens qui vous le dit, ayant vécu dans une « cité » ouvrière cosmopolite que l’on qualifierai aujourd’hui d’insalubre et où se précipiteraient les associations vautours humanitaires, une cité ,où l’on allaitr en usine occuper pour toujours des emplois subalternes offrant juste de quoi survivre en complétant par le petit potager d que chaque ouvrier pouvait cultiver Pourtant les gens qui y ont vécu m’ont appris le respect et l’effort .Il n’ y avait aucune haine.Je ne prétends pas que c’est un modèle aujourd’hui, mais simplement l’illustration que les comportements déviants sont avant tout le résultat d’un système de valeurs éducatives et non pas de circonstances extérieures.

  • Analyse peu convaincante . La grande majorité des terroristes du 13 novembre sont issus de la classe moyenne française ou Belge , bien intégrée . Une partie de ses acteurs étaient dans les circuits économiques officiels ou officieux ( économie souterraine )
    De fait sui generis nous constatons des porosités entre les milieux mafieux ( armes , drogue ….) et banditisme . Plus grave la notion d’effort , d’apprentissage , d’acquisition d’un métier et jugé trop long , trop fatiguant . L’économie souterraine assure un statut , très vite un retour sur investissement , le capital violence remunére beaucoup mieux que le capital travail et assure très vite la reconnaissance recherchée .
    Si le capital violence est de plus teinté ou justifié par la religion ou le Djihâd et que l’on renverse la proposition ( le travail , la société , le système est chirk et le djihâd est pur ) on arrive à la situation d’aujourd’hui .
    La vision de l’auteur est naïve et dépassée .

  • analyse traditionnelle boboïste
    le problème est plus vaste ,la France s’est construite par l’immigration avec des immigrés qui voulaient s’intégrer et ne plus se distinguer des autres français. certains musulmans de la première génération l’ont fait.
    aujourd’hui c’est tout le contraire la majorité des musulmans veut que ce soit les français qui s ‘adaptent à leurs modes de vie … d’ou la montée de Lepen car votre analyse est celle des partis dits de gouvernement et elle se révèle dramatiquement fausse.Le sélections à venir vont le démontrer
    100 % des musulmans ne sont pas des terroristes MAIS 100% des terroristes actuels sont des musulmans et c ‘est vrai dans le monde entier ….
    Des milliards ont été dépensés en France pour les banlieues ghettoïsées sans résultat visible,pourquoi ces banlieues à l’origine destinées au millions de pieds noirs chassés d’Algérie sont devenus des zones sans lois et royaume des la drogue?Le grand paradoxe c’est que l’immigration accentuée avec le rapprochement familial et toutes les combines soutenues par l’extrême gauche mais que l’on pas forcée à venir se présente toujours en victimes du racisme des français……
    Tous les pauvres et laissés pour contre ne deviennent pas des assassins religieux il y a donc un problème avec le Coran dont certaines sourates sont des appels au meurtre et surtout l’enseignement qui en est fait.
    Le coran apporte la crainte de l’au dela et exige la morale sur terre en cela il arrive à policer des quartiers tenus par la drogue MAIS sa vision inégalitaire des hommes et des femme au service exclusif des mâles n’est pas compatible avec les sociétés occidentales… de là à y voir l’influence du Diable et à y remédier par la violence au nom de » Dieu » voila un schéma qui plait aux esprits faibles endoctrinables.
    nos religions chrétienne sont celles du diable puisqu’elles permettent cela ..et donc il faut combattre l’infidèle ,Nous sommes revenus au moyen âge…

    • Sans vouloir vous vexer, votre commentaire accumule les poncifs et n’est pas à la hauteur de l’analyse pertinente de l’auteur. Je ne doute pas que ses propositions pour en sortir, qu’il ne développe pas dans le cadre de cette contribution, pousseraient à une plus grande liberté économique. Liberté qui serait seule à même d’offrir à ces jeunes, à tous les jeunes en fait, les possibilités de réussir auxquelles ils aspirent et pour lesquelles ils travailleraient dur.

      Songeons que les jeunes issus de l’immigration ne sont pas les seuls à souffrir de cette situation (cf. l’article sur le vent FN qui souffle du Nord). Les mêmes causes provoquant les mêmes effets, méfions nous qu’un tribun plus habile que les autres et moins scrupuleux encore que ceux du FN, ne vienne souffler sur les braises de ce mécontentement, de ce déclassement. Nous aurions alors tous les ingrédients d’une vraie guerre civile. Je ne sais pas si c’est le but des terroristes actuels mais cela n’a sans doute rien pour les effrayer, au contraire.

    • Je résume le message ci-dessus (celui de jose paldir) :
      « blablabla, l’islam c’est nul mais le christianisme c’est génial, blablabla, l’islam c’est sexiste mais le christianisme trop pas, blablabla »

      En réalité, toutes les religions sont foncièrement sexistes, homophobes, et pour le moins ambiguës sur la question du racisme. Les hommes qui ont écrit les bouquins « sacrés » (Coran, Bible, Torah, etc) n’étaient pas forcément méchants, cependant ils ne disposaient pas de tout un tas de connaissances dont nous disposons aujourd’hui, et c’est à cause de cette ignorance que les pages des livres sacrés sont remplis de propos intolérants.

      C’est bien de critiquer l’islam (de façon constructive), mais c’est encore mieux de pousser la logique jusqu’au bout en critiquant toutes les religions, y compris le socialisme, qui n’est que le prolongement du christianisme.

      Toute personne qui crache sur le sexisme de l’islam sans cracher sur le sexisme du christianisme est un faux-cul.

      • Manifestement je me suis mal exprimé je suis d’accord avec vous Tout ce qui vient des livres sacrés est sexiste quelque soit la religion MAIS ,aujourd’hui ,et tant pis si les faits vous contrarient et vous paraissent être des poncifs tous les attentats sont effectués par des musulmans (hier encore en Egypte avant hier aux Etats unis)
        je changerai d’opinion quand je verrai de nouveaux croisés se drapant dans le texte initial de la Bible arroser de kalachnikov ,les mécréants qui ne partageraient pas leurs certitudes divines….
        Pouvez vous admettre cela?
        je maintiens que le problème français (mais aussi européen )est qu’il y a des gens qui ont la nationalité française pour les droits qu’elle apporte mais qui se sentent haineux vis à vis des » céfrans »
        et qui demandent toute la journée l’adaptation de notre société d’origine chrétienne ( tant pis c’est vrai) grecque :romaine et marxiste telle qu’elle existe à leurs croyances coraniques
        les gens qui vont voter Lepen les « sans dents « chers à notre Président autrefois votaient rouge .Maintenant ils vont voter brun parce qu’ils vivent un quotidien que les bobos ne connaissent pas et qui est selon certains ici un ramassis de platitude
        YO man

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Selon le Haut-Commissariat au plan marocain, « entre le troisième trimestre de 2021 et celui de 2022, avec une création de 136 000 postes en milieu urbain et une perte de 194 000 en milieu rural, l’économie nationale a perdu 58 000 postes d’emploi au niveau  national » et le taux de chômage a atteint au troisième trimestre de l’année 2021 12,3 % au niveau national,

Effrayant et réel, les jeunes Marocains ont du mal à décrocher un emploi. Chaque entreprise publique ou privée voulant conjuguer croissance et bénéfice passant par la concep... Poursuivre la lecture

Mettons nous un instant à la place d’un Vladimir Poutine. Il faut bien comprendre qu’il lui est impossible de perdre cette guerre, puisqu’une défaite en Ukraine ouvrirait une boîte de Pandore extrêmement dangereuse pour l’unité de la fédération de Russie face aux velléités d’indépendance que pourraient manifester certaines républiques du Caucase entraînant de facto un effet domino sur d’autres républiques à forte population musulmane.

Pour l’instant, une certaine stabilité des relations entre le Kremlin et ses inféodés prévaut (Tchétch... Poursuivre la lecture

Le canal du parti libertarien russe (PLR) rapporte que l’appartement de son président Boris Fedyukin a fait l’objet d’une perquisition par la police dans le cadre d’une procédure liée au terrorisme.

Le mandat de perquisition indique que le 24 septembre, l'administration de la ville a reçu un courriel concernant le bombardement de tribunaux. Une procédure pénale aurait été engagée en vertu de la partie 3 de l'article 207 du Code pénal concernant les « fausses déclarations d'un acte de terrorisme dans le but de déstabiliser les autorités... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles