La lutte contre le terrorisme pose la question de nos alliances énergétiques

La France devrait s’interroger sur sa dépendance énergétique vis-à-vis de certains pays du Golfe.

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La lutte contre le terrorisme pose la question de nos alliances énergétiques

Publié le 20 novembre 2015
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Par Christophe Hecker.

arabie saoudite credits tribes of the world (licence creative commons)
arabie saoudite credits tribes of the world (licence creative commons)

 

Les éditions spéciales tournent en boucle sur les chaînes de télévision et sur les ondes radio depuis les horribles attentats qui ont frappé notre pays en ce funeste vendredi 13 novembre. Le paysage audiovisuel français s’est mis au diapason et accorde – à juste titre – une couverture médiatique à ces évènements à la hauteur de l’émotion et de l’incompréhension qu’ils continuent de susciter parmi nous tous. Durant ces dizaines d’heures d’émissions, on tâche de traiter l’épineuse question du terrorisme, se faisant succéder aux micros les plus éminents experts en la matière.

Cependant, malgré les analyses solides et les éclairages étayés, force est de constater qu’une question est trop peu abordée dans cet immense décryptage : celle du financement du terrorisme. Et pourtant, elle mériterait qu’on s’y attarde longuement puisqu’elle soulève des interrogations sous-jacentes quant au rôle ambivalent de certains pays du Proche et du Moyen Orient. Ces mêmes pays qui s’avèrent être des partenaires de choix pour la France, en raison de leur importance stratégique pour nos approvisionnements énergétiques. Disons-le plus concrètement : des pays dont dépend totalement la France en matière d’approvisionnement énergétique.

Certains s’interrogeront sûrement quant à une telle allégation, pensant que notre pays est indépendant d’un point de vue énergétique, grâce à notre immense puissance nucléaire qui assure près de 75% de notre consommation d’électricité. C’est oublier que notre pays ne carbure pas qu’à l’électricité et que nos besoins en gaz et en pétrole sont très importants aussi. Nous consommons ainsi chaque jour près de 2 millions de barils, que nous importons à hauteur de 99%. Et cela nous coûte très cher chaque année, plombant littéralement notre balance commerciale. Ainsi la facture énergétique de la France était de 54 milliards d’euros en 2014, dont 44 milliards affectés aux seuls produits pétroliers, soit 82% du montant total.

Or, parmi nos fournisseurs, à qui nous consacrons donc une part considérable de nos richesses, figurent des pays sur lesquels pèsent de sérieux doutes quant à leurs liens avec le terrorisme, au premier rang desquels l’Arabie Saoudite. C’est Bernard Squarcini, l’ancien patron des renseignements intérieurs français, qui avait dressé en 2013, dans son livre Renseignement français, nouveaux enjeux, un portrait peu reluisant de celui qu’on pourrait littéralement qualifier « d’allié énergétique » tant nous dépendons de lui pour notre approvisionnement en pétrole. Les conclusions de Bernard Squarcini étaient sans ambages, avançant notamment que « Bandar Ben Sultan, chef des renseignements saoudiens, était derrière le financement des groupes djihadistes en Afghanistan, en Syrie, au Liban, en Égypte, au nord de l’Afrique ».

Avec sa rente pétrolière monumentale, et ce malgré la chute du baril, l’Arabie Saoudite a en effet la latitude pour dilapider ses immenses réserves, y compris de façon ignoble en sponsorisant des organisations terroristes. La France est indirectement un contributeur à cette sordide tirelire puisque, en 2014, avec 20% de nos importations de pétrole provenant de ce pays, ce sont près de 9 milliards d’euros qui ont atterri dans l’escarcelle saoudienne. Quelle part de la « dotation française » est affectée au terrorisme ? Impossible de le dire évidemment mais on ne peut s’empêcher en tout cas de penser que nos dépenses pétrolières contribuent indirectement à l’essor des mouvements terroristes. Dit autrement : c’est l’argent des Français qui permet en partie d’armer les illuminés qui viennent ensuite perpétrer des attentats contre eux.

Pourquoi une telle clémence à l’égard de ce régime, et depuis si longtemps, alors que, de l’aveu de Bernard Squarcini, en 2013 toujours, « nous savions depuis 20 ans que les banques saoudiennes, égyptiennes et koweïtiennes finançaient les groupes islamistes » ? Pour vendre occasionnellement des Airbus, des Rafale, ou encore des centrales nucléaires comme ce fut le cas cet été ? Les plus cyniques – pour rester poli – diront qu’il s’agit là de « realpolitik ». Le déplacement de la délégation française dans le Golfe cet été nous en a encore livré une triste illustration : fort de ces succès commerciaux, le Président Hollande se targua du « partenariat stratégique » avec l’Arabie Saoudite. Et lorsqu’on lui demanda de commenter le rapport d’Amnesty International évoquant le « bilan épouvantable » de ce pays en matière de droits de l’homme, il se contenta de confesser du bout des lèvres être… « préoccupé ».

Aujourd’hui, à l’heure de livrer, selon les propres mots du Président, « une lutte impitoyable contre le terrorisme », ces postures diplomatiques et ces atermoiements masochistes doivent cesser ! La riposte militaire a commencé, elle est indispensable, mais elle sera insuffisante. Pour juguler ce fléau, il faudra s’attaquer aussi à ce qui permet à des mouvements comme Daesh de prospérer aussi rapidement : leur financement. Et nous y avons une part de responsabilité. Plus encore que les opérations militaires, ce front demandera du courage et de la détermination pour arrêter de se cacher derrière le confortable – devenu sordide – prétexte de la realpolitik. Il s’agira de remettre en cause les partenariats qui ont cours depuis des décennies en ce qui concerne notre approvisionnement en pétrole. Puisque, pour paraphraser un expert du domaine, « le pétrole c’est 10% d’économie et 90% de politique », faisons de la politique, de la vraie !

À l’instar de la coalition militaire que le Président Hollande appelle de ses vœux depuis quelques jours, il s’agira, en matière de gaz et de pétrole, de tisser ou de renforcer des alliances avec des pays dont nous sommes réellement alliés. En ce sens, le retour récent et inattendu des États-Unis au premier plan sur la scène énergétique mondiale des exportateurs est bienvenu. Des contrats portant sur la fourniture de gaz ont déjà été signés entre nos deux pays et les premières livraisons sont prévues en 2016. En ce qui concerne le pétrole, le brut américain pourra traverser l’Atlantique et rejoindre nos côtes après que la vieillissante interdiction de l’exporter sera levée. Cela ne saurait tarder.

Mais les États-Unis ne pourront pas tout, leurs capacités de production ne saurait suffire à répondre à nos besoins. Pour nous assurer une véritable sécurité énergétique, aux sens à la fois économique et politique, il faudra aller encore plus loin et réduire notre dépendance à l’égard de nos fournisseurs étrangers. Elle est aujourd’hui presque totale avec respectivement 98% et 99% du pétrole que nous consommons. C’est un débat frappé du sceau de l’omerta qu’il faudra ressusciter : celui des hydrocarbures de schiste. Alors qu’un rapport de l’EIA confirmait encore en septembre 2015 que la France disposait potentiellement dans son sous-sol des plus grandes ressources en gaz et en pétrole de schiste, de nature à couvrir pendant plusieurs décennies les besoins de notre consommation intérieure, nous persistons à maintenir la loi du 13 juillet 2011 interdisant tout programme de recherches sur le sujet. En attendant, nous continuons à faire des courbettes à des pays qui contribuent au bon fonctionnement des organisations terroristes qui nous prennent pour cible.

Aux esprits chagrins qui objecteront qu’une réponse d’ordre énergétique est bien dérisoire face à un contexte géopolitique extraordinaire comme celui que nous connaissons actuellement, il sera judicieux de rappeler qu’il existe pourtant un précédent en France : celui de notre ambitieux programme nucléaire civil. Initié par le Général de Gaulle, dans le prolongement du nucléaire militaire, il le considérait comme l’outil indispensable de l’indépendance nationale. Mais c’est bel et bien un contexte international exceptionnel qui accéléra de façon fulgurante l’essor du nucléaire en France : le premier choc pétrolier en 1973. Sous la présidence de Georges Pompidou, le plan Messmer fut adopté, accélérant la course à la sécurité énergétique avec le souci de protéger les Français des conséquences de la guerre économique qu’avaient décidé de nous faire les pays du Golfe. Le contexte était à l’époque pourtant bien moins dangereux que celui dans lequel nous évoluons actuellement mais les décisions politiques n’en étaient pas moins fortes.

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  • Tb article. L accès aux ressources est presque toujours la cause primaire des guerres. Le reste n est souvent que la sauce marketing servie aux gogos pour les endormir ou les galvaniser selon les besoins…

    • N’oublions pas nos amis Qataris qui attendent désespérément la destruction de la Syrie et de Assad pour pouvoir faire passer leur gazoduc
      Avec les cours actuels du pétrole, il n’est pas sur que l’extraction du pétrole de schiste continue bien longtemps aux USA , et il va falloir une flotte impressionnante pour approvisionner l’Europe depuis les USA. Donc nous ne pouvons pas compter sur eux , il reste les Russes … m..e alors

      • Ils ont passé tout récemment, sur RTL TVI, une émission française sur le financement de Daesh.

        Ils montraient bien comment Daesh exploite le pétrole qu’ils extraient en Syrie et en Irak occupées (« territoire de surface comparable à celle de l’Italie): ce pétrole, conduit du puits à la route par de simples canaux creusés dans le sol et qui, par camion, se retrouve à la frontière turque où il est mélangé à des pétroles d’autres origines: donc toute l’Europe ou à peu près, consomme « aussi » le pétrole de Daesh.

        Autre source de revenu importante: le coton, qui passe aussi en Turquie, est filé, fils qui font nos chemises et T-shirts.

        « L’état islamique » se prenant vraiment pour un état, ils se sont empressés de taxer tous azimuts, rackettant tous les professionnels actifs comme les marchandises. Mention spéciale pour l’électricité dépendant exclusivement de groupes électrogène dont ils ont le monopole comme celui de l’essence!

        Ils disposent donc de centaines de milliards de $ de quoi voir venir.

        L’aide de l’Arabie Saoudite (et d’autres pays dont le Qatar, autre ami de la France « oublié » dans l’article) n’a aucune origine « officielle » du pouvoir, évidemment: ce sont des « dons » provenant du « privé » saoudien.

        C’était, en tout cas, la teneur de cette émission qui paraissait bien documentée, d’après les personnalités interviewées. Il a été aussi affirmé que les USA ont fourni la formation en communication qui a fini par leur donner leur expertise actuelle alors que la France a fourni des conseillers militaires (de la Légion), toujours sur place: le problème vient des jeux malsains de manipulation de groupes armés lors des guerres précédentes et/ou de l’aide procurée aux « vrais » rebelles syriens.

        Il n’y a donc pas de politicien innocent! L’article l’explique bien: il n’y a pas de pays « amis », que des pays alliés.

        • Bien vue cette synthèse de ce qui se passe vraiment. Et d’ailleurs, ou planque t’ils leurs argents daesh. Leur couper les ressources les mettraient bien a mal. Mai la politique de couloir fait son oeuvre et malgré des actes odieux, daesh continuera à vivre encore longtemps. C’est désespérant de savoir que même notre pays y a participé. Moi j’ai un principe pour avoir travaillé 13 ans avec des Musulmans, ne jamais leur faire confiance. Si les occidentaux appliquaient cette devise, beau nombre de problèmes n’existerait même pas, mais nos politique n’ont pas l’air d’en avoir dans la culotte. C’est cela le 21 eme siècle. LE jour que je disparaitrais, je ne regretterai pas cette planête.

        • Et quelle part attribuer au trafic de drogue européen ? les petites cellules locales sont probablement autonomes financièrement grâce à la petite délinquance (drogue, braquages) tandis que les pétro $ servent à financer le matériel de guerre et les soldats en zones de combats. Tout ce pognon reste aux Moyen Orient.

          • L’émission (sans doute l’original) est passé ce soir sur M6 (« Zone interdite » et « Enquête exclusive spéciale »).

            Du point de vue de la drogue, en fait Daesh fabrique des millions de comprimés de « Captagon », une forme d’amphétamine, autant consommée par ses combattants qu’exportée, entre autres, vers les pays du Golfe (dans le reportage, saisie « record » pour un jeune membre de la famille royale d’Arabie Saoudite, voyageant en jet privé!). Cela leur rapporterait autant que le pétrole.

            Pour les « djihadistes » européens, je n’ai pas de renseignements mais il n’est pas sûr que les terroristes survivants n’aient pas une « prime » et, comme on sait, être « en cavale » coûte cher!

            Par contre, il ne faut pas croire (comme je le faisais) que la religion est absente de la motivation: il semble bien que ce soit le contraire … jusqu’au bourrage de crâne! Voile lien:

            http://www.contrepoints.org/2015/11/20/229785-la-lutte-contre-le-terrorisme-pose-la-question-de-nos-alliances-energetiques#comment-1180088

  • Et dire que notre grand capitaine Pedaloman veut ramener la part du nucléaire de 75 à 50%…
    C’est quelque peu prématuré dans les conditions actuelles.

  • La question du financement est effectivement centrale. Malheureusement, même s’il est nécessaire de rayer de la liste de nos amis ces pays, il et trop tard : les pays du Golfe ont financé l’amorçage de Daesh, mais Daesh est désormais autonome. En effet, ils contrôlent un territoire riche en ressources naturelles et en population. Ils exploitent les premières et rançonnent les secondes, et engendrent 2,5 mrd€ de chiffre d’affaires annuel. La valeur des actifs contrôlés atteindrait 2560 mrd€. Alors oui il faut taper ou cela fait mal, au portefeuille, mais se cantonner au Qatar et aux EAU ne suffira pas.
    Qui achete leur pétrole et leur gaz ? Qui paie les rançons ? Suivez l’argent.

  • Les Saoud & co vont finir par se faire virer brutalement, à la Khadafi. Ils ne feront pas le poids militaire face à un retournement d’alliance des USA contre eux et une coalition offensive WW3, avec la bénédiction des Russes et Chinois.

    Les stocks de pétrole US au taquet sont peut-être un indice de préparation de coup fourré majeur, à surveiller.

    Même sans ça, en cas de coupure des approvisionnements en pétrole, on verrait de graves rationnements en France avec loi martiale++.

    Ce n’est pas impossible, préparez-vous !

  • On ne peut pas leur demander de se tirer une balle dans le pied, il touche tous au passage , faut comme même être réaliste, il y a tellement de pot de vin et de triche que c’est odieux.
    La question se pose encore en plus de la démocratie …… bref, les choix politique sont dictés par leur portefeuille .

    C’est pas demain que ça changera sauf si EI devient encore plus puissant et la, il nous appellerons pour aller faire le sale boulot en échange de quelque commande…..

  • Cela peut potentiellement finir en 3ème guerre mondiale…

  • bonjour
    excellent article , tres réaliste . j ai travaillé en arabie saoudite dans les années 1980, rien n a évolué dans les mentalités .
    nos élites sont complètement dépassés hormis leur carrière ….
    notre système est mis a mal sans réaction des décideurs en place qui ne décident plus rien…
    le peuple, les chefs d entreprises ceux qui crée la richesse sont le lie de la société pour une grande partie de nos fonctionnaires .

  • « Nous consommons ainsi chaque jour près de 2 millions de barils, que nous importons à hauteur de 99%. Et cela nous coûte très cher chaque année, plombant littéralement notre balance commerciale »

    Ca pique aux yeux de lire ceci sur une site libéral concernant la balance commerciale …

    • Bien noté. C’est juste un peu un article a charge. Le sujet méritait mieux.
      Le reste de bienveillance que les US continue a accorder a ce pays 14 ans après 9/11 est bien plus intéressant a analyser que les fourberies récentes de Flamby. Qui pour le coup n’est vraiment pas seul a courtiser les marchés saoudiens, il n’est ni plus ni moins dans la moyenne européenne, et le relever n’a pas le moindre intérêt. (cf, Cameron, construction de prisons, présidence observatoire droit de l’homme tout ca tout ca).
      Revenons a la France: ignorer le potentiel énergétique domestique est un caprice de gauche. Son cout économique est astronomique et nous prive d’un moyen efficace de relancer notre économie. Son cout politique, et je pense l’article en revanche très bon sur ce point la, n’est ni mesurable ni perceptible la plupart du temps par les français. Mais il est très lourd.

      • Sans compter qu’il me semble avoir lu que d’immenses réserves de pétrole se trouvaient au large de la Guyane. Pourquoi ne pas les exploiter ?

  • Sauf que Daesh, contrairement à Al-Qaîda, n’est pas financé par les monarchies arabes mais par les richesses des régions qu’elle occupe : pétrole, taxes sur les populations, contrebandes diverses.

    Conseil : article à recaser pour les attentas commis par Al-Qaîda et ses filiales, par exemple au Mali.

  • Passé à la trappe d’une censure, mon commentaire d’hier ?
    Y a pas photo, dire juste peut troubler certains auteurs !

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