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Attentats : la défaillance collective

Publié le 16 novembre 2015
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Le regard de René Le Honzec.

Hommage aux victimes des attentats de Paris
Crédits : René Le Honzec/Contrepoint.org, CC-BY 2.0

Derrière ces attentats à Paris et ce massacre, aucune responsabilité ? Nous sommes en plein deuil national, avec une posture guerrière, une pseudo-cohésion nationale, avec de suite des divergences inévitables devant les micros, vu qu’il y a une gauche et une droite, un pouvoir et une opposition.

Quand verra-t-on, après la phase de deuil hypocrite des politiques qui piaffent à l’idée d’utiliser ce choc national pour les élections, régionales comme présidentielles, le déballage des accusations quant aux processus et donc erreurs qui ont conduit au carnage ?

Qui dira le premier que François Hollande voit là l’occasion inespérée, après l’effet éphémère de Charlie, de voir sa stature d’homme d’État remise en selle, d’où sa prompte réaction militaire après des mois de bombinage ? Nicolas Sarkozy se souvient avec délice de sa réputation d’homme à poigne, de ses faux résultats flatteurs en sécurité, de l’effacement relatif en ce domaine de ses petits camarades Fillon, et, surtout, Alain Juppé…

On pourrait presque oublier la réduction drastique des effectifs des forces de l’ordre sous sa législature, que ne manque jamais de rappeler son successeur place Beauvau, Manuel Valls. Je les mettrai d’accord avec la destruction systématique budgétaire de l’Armée française, qui doit perdre au total 80 000 personnels sans sourciller entre les lois de programmation de Nicolas Sarkozy et celles de Hollande dans la même ligne.

Et pour rappeler leurs guerres irréfléchies : la Libye qui a entraînée un effondrement des structures régionales jusqu’au Mali, Centrafrique, ou Hollande a du suivre. Mais c’est l’inconscience de ce dernier dans le dossier syrien qui sera aussi retenue, prétendant attaquer avec une armée à bout de souffle.

Mais y a-t-il une responsabilité ? L’establishment politique, la classe des politiciens va y réfléchir à deux fois au moins : ils sont conscients d’une faillite collective, et de la théorie des dominos.

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  • L’unité nationale à laquelle ils appellent, ils ont été incapable de la maintenir avec leurs politiques qui ont systématiquement sacrifié la liberté et l’égalité à la démagogie redistributive de l’Etat. Le chantier est immense, mais ce n’est pas avec les mêmes qu’on en viendra à bout

    • Quelle unité nationale ? Entre LR et PS (ce serait déjà bien beau qu’ils aient une unité au sein de la gauche). Et pour quoi faire ?

      Bien sur, il faut éviter que ça dégénère, mais l’unité ne règlera rien. Pas sur que le durcissement de la police soit très efficace non plus. Quant aux délires de renseignement technologique, c’est carrément du foutage de gueule.

      Et pour la guerre, le Mali c’était peut-être dans non moyens. La dispersion sur tous les fronts et la guerre contre Daesh ça ne l’est pas : même les américains n’osent pas s’engager. Notre armée sait ce qu’elle fait. Ce sont las apprentis-sorciers de la géopolitique qui sont de parfaits crétins.

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