Pourquoi on ne veut pas d’un duel Hollande/Sarkozy en 2017

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Pourquoi on ne veut pas d’un duel Hollande/Sarkozy en 2017

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 12 novembre 2015
- A +

Par le Parisien libéral

Sarkoz Hollande Bastiat2012

 

Alors comme ça, pour la première fois depuis 2012, l’ancien président de la République a accepté une invitation de son successeur, afin d’être présent dans une cérémonie officielle ? Il parait que Hollande et Sarkozy ont besoin l’un de l’autre. L’un, en dépit des sondages qui le donnent perdant dans tous les cas, pense que le rejet que suscite Sarkozy, y compris à droite, y compris chez les patrons, lui permettra quand même de s’assurer une victoire au deuxième tour, et l’autre imagine que rappeler son ancien rôle de président de la République (ce que Hollande, obsédé par son ancien adversaire, ne cesse de faire, au lieu de travailler et d’appliquer son programme de 2012) lui permettra de gagner la primaire des Républicains, et donc d’être en situation d’être l’adversaire de la droite face au PS.

Pourtant, dans leur petit jeu, tous les deux, aussi bien François Sarkozy que Nicolas Hollande, ont juste oublié un « petit » détail, les Français ne veulent plus d’eux, ni maintenant, ni en 2017, et ce pour plusieurs raisons.

Échec de l’un

Si Sarkozy a perdu en 2012, c’est parce qu’il a été au pouvoir entre 2007 et 2012, et que les Français ont donc eu cinq ans pour juger. Et qu’ont-ils vu ? De la social-démocratie de droite : hausse de la dépense publique, création ou relèvement de 51 taxes et impôts, des milliers de lois votées, parfois contradictoires, certaines liberticides. En outre, en cinq ans, la diplomatie a été brouillonne, et en dépit de la gestion unanimement reconnue de la crise géorgienne ou de la présidence française de l’UE, les Français n’ont pas compris où Sarkozy voulait emmener la France. Il faut dire que quand on essaie de trouver un point d’équilibre entre Henri Guaino et Christine Lagarde, c’est mission impossible. Même dans les domaines dans lesquels Sarkozy se présentait comme un champion, la sécurité par exemple, l’échec était patent.

On peut donc clairement parler d’échec de Sarkozy. Et qu’il ne vienne pas nous dire que la crise de 2009 explique pourquoi la France a vu sa dette publique exploser et ses dépenses progresser. D’autres pays voisins, comme l’Allemagne, le Royaume Uni, la Pologne, les Pays Bas, la Suisse ou même l’Espagne ont su faire des efforts et s’abstenir de se demander ce qu’auraient fait Keynes, Jaurès ou Marx.

Mensonges de l’autre

Hollande, le maire de Tulle, le secrétaire général du Parti Socialiste, n’était pas le candidat préféré du PS. Ses camarades et « amis » Fabius, Royal, Valls ou Aubry le tenaient en piètre estime (« il ne fout rien », « c’est flou, il y a un loup », « qu’a t-il fait en 30 ans »). Mais à la faveur des événements, il est quand même devenu le candidat de la gauche. Et qu’a-t-il fait, pendant sa campagne ? Il a menti. Il a d’abord menti à la gauche, en affirmant que la finance était son ennemie, pendant que le trésorier de campagne gérait ses investissements aux Caïmans.

Il a ensuite menti aux français, leur promettant un pays apaisé, alors qu’il rendait hommage aux communistes, préparait le mariage pour tous ou avait en tête des lois liberticides (Loi Renseignement). Il a aussi menti en affirmant qu’il allait tourner la page du bling bling et du sarkozysme. Trois ans plus tard, on sait ce qu’il en est. Une actrice se sert de l’Élysée pour ses rendez-vous professionnels, la Lanterne a bien été annexée par le locataire de l’Élysée, qui se sert de Air Sarko One pour voyager, quand il ne se rend pas dans des restaurants hors de prix à coté desquels le Fouquet’s est un kebab de quartier. Quant au changement, on repassera : non seulement la France est toujours dans l’OTAN, mais le chef de l’État est tout simplement celui qui aura lancé les armées françaises dans un nombre record de pays. Du coté de l’économie, nul besoin de commenter, entre la courbe du chômage qui ne veut jamais s’inverser, ou la croissance atone en dépit du fameux « alignement des planètes ».

Incompétence des deux

Il apparaît clairement que tant Hollande que Sarkozy se montrent donc incapables d’affronter le réel : la France dépense trop d’argent, il faut réduire la dépense publique. Ils se montrent également peu désireux de répondre à l’idéal de liberté des Français, qui veulent de plus en plus que l’État leur fiche la paix, tout simplement. Enfin, dans le cadre de l’exécution de leur politique, pour peu qu’on admette qu’ils croient à leurs promesses, les deux ont souffert d’un problème de cohérence de majorité.

Division de leurs camps

Comment peut-on trouver dans le même parti Nadine Morano et Philippe Douste-Blazy ? Benoit Hamon et Malek Boutih ? Henri Guaino et Hervé Novelli ? Martine Aubry et Christophe Caresche ? Tant que, pour des raisons d’allégeance tactique à une écurie présidentielle, conséquence directe de la prééminence du chef de l’État en France, des politiciens choisiront de travailler pour les partis politiques dont ils ne partagent pas les valeurs, comment voulez-vous que des Présidents de la République, qui doivent bien s’appuyer sur une majorité, puissent gouverner de manière cohérente ? Notons que cette absence de clarification ne concerne pas que Les Républicains ou le Parti Socialiste. On a aussi du mal à voir le rapport entre Marine Le Pen et Marion Maréchal le Pen, ou entre les différentes factions de l’extrême-gauche.

Mais alors, puisque Hollande et Sarkozy sont nuls, du fait de leurs qualités propres ou du système politique, qui pour 2017 ?

Peut-on éviter ce mauvais film, Hollande vs Sarkozy, remake de 2012 ?

Soit on considère pertinent de renouveler de tels duels, soit on les rejette.

Dans le premier cas, les candidats ne manquent pas. À droite, tout n’est pas à rejeter. Malgré son lourd passif en tant que Premier ministre pendant cinq ans (création de l’exit tax, par exemple ?), François Fillon a enfin pris conscience de la nécessité d’un choc thatchérien pour la France. Quant à Hervé Mariton, russophone mais pas Poutinolâtre, polytechnicien mais pas pédant, fidèle dans ses valeurs (plutôt libéral en économie, conservateur au plan sociétal), il mérite tout simplement de représenter les Républicains, de par sa parfaite adhésion aux valeurs conservatrices. N’oublions pas, également, Christine Lagarde, ou même Valérie Pécresse (adoubée par les élites mondiales). Au PS aussi, il y a des personnalités dignes d’intérêt et qui méritent de porter les couleurs de leur parti : Bertrand Delanoë, l’ancien maire de Paris, en fait partie, ainsi que Malek Boutih, lui qui tient un discours parfois intéressant, notamment sur la jeunesse et l’entrepreneuriat. Et quid de Daniel Cohn-Bendit, s’il arrive à faire oublier les taches de son parcours, ce qui n’est pas gagné.

Dans le deuxième cas, la France réalise que le poison présidentiel dénature tout le processus politique, comme l’a si bien analysé la journaliste Ghislaine Ottenheimer. Une des limites de la Vème République, c’est le fait qu’un seul homme concentre entre ses mains trop de pouvoirs, de la gestion des affaires internes de son parti à celle de la diplomatie du pays, ce qui relève plus de la monarchie absolue que d’autre chose. L’exception culturelle française, c’est que le chef de l’État est aussi de facto le chef du gouvernement (tendance accélérée avec le quinquennat), alors que chez nos voisins, par ailleurs très souvent des monarchies constitutionnelles (Belgique, Luxembourg, Pays Bas, Royaume Uni, Suède, Espagne), le souverain n’a que peu de pouvoirs, et le Premier ministre gouverne après avoir mené un parti à la victoire aux législatives.

Dans ce deuxième cas, il y a plusieurs options. La plus radicale serait que nous devenions à nouveau une monarchie. Les modalités pratiques d’un tel changement (approbation de la modification de la Constitution), sans parler de la querelle dynastique entre les Orléanistes et les Légitimistes, rendent l’idée non réaliste. L’autre option serait que les Français cessent d’adhérer à l’idée d’un ou d’une président(e) de la République omnipotent(e) pour qui l’élection au suffrage universel direct équivaut au Sacre de Reims. Dès lors, les Français pourraient se tourner vers des personnalités modérées et rassembleuses pour qui l’objectif n’est pas l’accaparement de tous les pouvoirs mais au contraire le respect du principe de subsidiarité, la recherche de la proportionnelle au parlement et la quête d’un équilibre entre des régions fortes et une Europe fédéralisée. Des personnalités comme Hervé Morin, François Bayrou ou Sylvie Goulard pourraient-elles être en mesure de porter un tel projet ?

On dit souvent que les peuples ont les politiciens qu’ils méritent. Dans un cadre malgré tout démocratique, comme celui de la France, c’est d’autant plus vrai. En effet, ni Hollande ni Sarkozy ne sont tombés du ciel. Il y a bien eu des gens pour voter pour eux, à un moment. La première étape pour éviter un duel Hollande/Sarkozy en 2017 est donc de récupérer le pouvoir que nous avons abandonné au politique.


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  • Article qui résume bien toute la situation.

    Mais votre conclusion: « La première étape pour éviter un duel Hollande/Sarkozy en 2017 est donc de récupérer le pouvoir que nous avons abandonné au politique. »

    … rire ou consternation?

    Comment proposez-vous de récupérer le pouvoir? On fait des manifs? Vous ruinez toute la pertinence de votre propos en concluant sur un « yaka fokon » aussi lamentable que vain.
    Allez-y, montez-nous un plan de bataille pour que nous récupérions le pouvoir avant les présidentielles de 2017. Youplaboum. Fastoche. Les doigts dans le nez.

  • « La France encore dans l’OTAN » encore heureux tiens ! S’isoler du reste de l’Occident n’était pas tenable et nous priverait d’une magnifique protection. Ce n’est en aucun cas un mauvais point, n’en déplaise à l’auteur.

    A part ça je ne veux effectivement aucun des 2. Même si Sarko doit être remplacé Juppé…

    • Ne pas faire partie de l’Otan ne nous isolerait nullement du reste de l’occident, dont la France fait de facto partie intégrante. Ne serait-ce que dans la seule Europe (je ne parle pas là de l’UE, mais du continent, son histoire, sa géographie, son économie, sin creuset culturel, etc). Bref, aucun rapport.

      « Nous priverait d’une magnifique protection ». C’est sûr, l’OTAN, sur laquelle la Maison Blanche a un contrôle assez évident, nous protège! Lol! Et quand bien même ce serait vrai, dépendre d’un autre pour sa protection n’est pas du tout « magnifique », c’est au contraire une faiblesse, c’est révéler sa vulnérabilité.

      Votre commentaire, c’est un gros préjugé détruit par la réalité des faits. You fail.

      • Non, l’OTAN c’est l’assurance totale de n’être jamais attaqué par un autre pays, aussi fort soient ils. Pourquoi croyez-vous que la Russie ait attaqué la Géorgie et l’Ukraine mais pas les Pays Baltes alors qu’elle en meurt d’envie ? Car ils sont dans l’OTAN 😉 YOU FAIL

        • Clair, l’Union fait la force, la France était seule contre les nazis et s’est faite massacrer. Avec les Alliés les résistants français ont pu vaincre.

        • Ce qui est vrai pour les pays de l’est ne l’est pas pour la France.

          Plusieurs questions :

          1/ Vous croyez sincèrement que la Russie en a quelque chose à foutre de la France ?

          1bis/ Quand bien même ne pensez vous pas que la menace de se faire raser Mouscou par un M51 est un peu plus inquiétant que celle d’une potentiel menace de l’OTAN ?

          2/ Vous croyez sincèrement que les terroristes, qui constituent la menace pesant sur la France de 2015, en ont quelque chose à foutre de l’OTAN ?

          3/ Croyez-vous sincèrement que l’OTAN aurai lancé une 3GM contre la Russie pour l’Estonie ?

          3bis/ Auriez-vous accepté d’aller vous battre sur le front russe pour protéger les charmantes lettones ?

        • Je vous attendais là mon cher 🙂

          Et comme à chaque fois, tous autant que vous êtes, vous sombrez dans l’opposition ridicule « USA-ange-sauveur-du-monde » contre « la Russie-diablesse-éternelle-menace-pour-le-monde-libreuheu! ».

          Il faudrait enfin sortir de cette caricature maintenant bien éculée, et admettre que la Russie d’aujourd’hui, même avec tout ce qu’on peut lui reprocher, n’est pas aussi satanique que vous ne le dites (en tous cas beaucoup moins que, euh, l’Arabie Saoudite, par exemple?), et les USA, même pour tout ce dont on peut les louer, sont loin d’être aussi angéliques que ça.

          C’est sûr, l’Otan a protégé la Yougoslavie de la guerre et la dislocation. Elle a permis l’installation d’une paix et d’une félicité sans pareille pour les minorités, chrétiennes ou autres, du Kosovo. Pareil en Irak et en Libye. Et en Syrie, l’ordre et la concorde y règnent! Les « daeshiens » y égorgent et massacre au nom de la démocratie, avec des armes parachutées par… qui déjà, dites? Allez-vous avoir l’honnêteté de le concéder? J’en doute!

          Je me fiche bien que la France fasse partie de l’Otan ou non. Ce qui motive mon dégoût de la politique étrangère française, c’est son suivisme, son inféodation au soi-disant protecteur américain qui ne travaille que pour ses intérêts, et dont je vous défie de nier son comportement impérialiste.
          Ce que je souhaite, c’est que la France cesse de saboter ses armées, de ruiner ses capacités militaires, pour se rendre totalement dépendante de cette Otan. Ce que je souhaite, c’est que la France devienne une force militaire indépendante. Là seulement vous me trouverez favorable à une alliance avec l’Otan, une alliance est une chose bien différente que notre dépendance actuelle.

      • Faire parti de l’OTAN est une décision pragmatique.

        1/ Cela permet d’assurer des postes dans des EM à de très (trop ?) nombreux officiers de l’armée française.

        2/ Presque toutes nos guerres, notamment en Afrique, sont effectuées en coopération avec des alliés membres de l’OTAN. En faire parti nous permet de nous entrainer avec eux et de développer des automatismes.

        Aucune raison de quitter l’OTAN.

    • Le Parisien Libéral
      12 novembre 2015 at 13 h 10 min

      « « La France encore dans l’OTAN » encore heureux tiens ! Ce n’est en aucun cas un mauvais point, n’en déplaise à l’auteur. »

      OUI, peut etre sur le fond, sauf qu’en 2008, l’actuel président de la République était allé jusqu’à déposer une motion de censure (!) contre la décision de Sarkozy.

      Hollande a donc un sacré probleme de cohérence, sur ce point précis comme sur d’autres.

  • « L’exception culturelle française, c’est que le chef de l’État est aussi de facto le chef du gouvernement… »

    Loin de là : le modèle de république présidentielle se retrouve dans tous les pays d’Amérique, à l’exception du Canada. Ainsi que nombre de pays dans le reste du monde.

  • Il faut étre réaliste: nous devons faire avec les institutions que nous avons (en attendant peut-être l’occasion de les réformer). Dès lors, il convient de choisir le moins pire. Même s’il y a beaucoup à redire sur le quinquennat Sarkozy, nous touchons le fond avec Hollande.
    A noter que l’impopularité (relative car surmédiatisée) de l’ancien président n’est pas celle de sa politique: Fillon est resté assez populaire jusqu’à la fin du quinquennat. Maus bien entendu, du point de vue libéral, le compte n’y était pas.

  • si on me présente deux plats de nouilles mal préparées , je n’en reprendrai pas ; idem pour les politiques ;

  • on peut tourner le truc dans tous les sens , on risque fort de se retrouver avec ces deux-là comme candidat et Mme LePen en embuscade.
    donc, qu’est-ce qu’on va faire ?
    on va à la pêche ?
    on vote LePen juste pour leur botter les fesses en espérant ne plus les revoir ?

    • Si Sarko vs Le Pen je choisis Sarko, le nez bouché mais quand même !

      • Sarko / LePen ?
        je ne sais même pas si j’irai voté … totalement ecoeuré !!

        • Sarko a été une énorme déception et j’attends rien de lui mais je ne peux pas laisser une femme avec le programme économique de Mélenchon en tête (extrême gauche donc) prendre le pouvoir. Je travaillerais à l’étranger d’ici là mais je ne peux faire ça à ma famille et mes proches, donc ce sera la politique du moins pire.

          • Exactement ce que j’allais dire, ou presque ?

          • Croyez bien que si Sarko est élu grâce à votre voix, il se sentira conforté et ne cherchera pas le moins du monde à lutter contre les principes anti-libéraux à la Marine ou à la Mélenchon. Quant à voter une fois parti, même avec les meilleures intentions du monde, ça me paraît décider à la place des intéressés de ce qui est bon pour eux, quelque chose qui est assez anti-libéral au fond…

            • Sarko est un socialiste light, pas un marxiste, de ce côté là je ne crains rien. Quant au fait de voter à l’étranger des centaines de milliers de gens le font? IL n’y a rien d’anti-libéral à voter pour le moins libéral et vouloir protéger sa famille.

              • Des centaines de milliers de gens le font, ça n’est pas un argument : des millions ne sont pas libéraux. Le libéralisme, c’est se restreindre à son espace individuel et ne pas intervenir dans celui des autres, quelque justification morale qu’on en ait, si on n’est pas concerné personnellement. Si c’était pour forcer la mise en place d’un pouvoir libéral, on pourrait peut-être excuser la tricherie avec les principes, mais quand c’est pour barrer la route à un étatiste au profit d’un autre, je ne crois pas.

            • Les Français ayant quitté le pays pour des lieux plus dynamiques sont plus à même de comprendre ce qui est le mieux pour la France que des Français influencés par des politiciens et journaux étatistes ultra dominants

              • « Les émigrés sont plus à même de décider pour ceux qui sont restés qu’eux-mêmes » : no comment.

              • Wahouuuuuu ! encore un qui veut décider à la place autres ce qui est bon pour eux… étape suivante : interdiction de voter pour ceux qui sont restés en France! vive la République! vous vous dites libéral? j’hallucine…

  • a choisir un duel autant que cela soit entre des gens connus que des inconnus dans la fonction.
    de toute façon , le président élu n’a aucune importance , ce n’est pas lui qui décide de la vie politique française mais ses conseillers .
    je n’aime pas sarko mais il a de l’énergie et de la spontanéité contrairement à ses concurrents , manipulateurs et flemmards ..a choisir , encore 5 ans et peut être qu’après ses 5 années de purgatoire il aura Le courage nécessaire pour changer cette république de fonctionnaires et de copains/coquins.

    • oui, on peut aussi se dire que l’élection présidentielle sera suivie par les législatives et qu’il y aura donc moyen de coincer le président élu avec une cohabitation , comme cela ça limitera sa capacité de nuisance.

  • « La première étape pour éviter un duel Hollande/Sarkozy en 2017 est donc de récupérer le pouvoir que nous avons abandonné au politique. »
    Houla, belle idée mais comment ?

    Je serai candidat, je me ferai faire de jolis tableaux, simples, des bilans de NS et de FH. Des avants/après, des promesses face à des faits. Et j’en collerai de partout, format papier, format web. Les français sont assez incultes en politiques, ils ne votent par avec leur cerveau. Ils faut leur montrer que gauche ou droite, FH et NS ne sont plus crédibles du tout, ils ont menti, ils ont rendu un pays plus mal en point qu’avant. Il faut faire cela, il faut appuyer où ça fait mal. Ne serait ce que pour que le prochain Président sache qu’il va devoir rendre des comptes aux Français.

  •  »Récupérer le pouvoir que nous avons abandonné au politique  »
    La est le problème , le pouvoir nous a été volé par une caste professionnel qui écrit les règles de SON POUVOIR !
    Le vote, comme ils disent et notre pouvoir , mais ils font tout pour nous en dégoûter et conforter leurs positions !
    Alors au lieu d’aller à la pêche ou de voter blanc … Abstentionistes et dégoûtés de la politique , VOTEZ , mais en aucun cas pour ceux mis en scène par les copains des Médias , votez pour ceux qui n’apparaissent pas dans les médias , vous ne les connaissez pas, pas grave , ça ne peut pas PIRE , et peut être reprendrons nous un peut de notre pouvoir de citoyen , pour ne pas être qu’electeur …
    Il faut les prendre à leur propre jeux de l’élection ….

  • Les socialistes ont ratés leur entrée en 2012. Ils auraient dû faire l’état des raisons ayant poussées au rejet de Sarkozy. Ils commencent juste à le faire en supprimant tels impôts prévus par Sarkozy qu’ils n’ont pas supprimés à temps. Trop tard. il y a un domaine qui les tuera aussi et fait monter abstention et FN c’est l’injuste répression routière, injuste car basée sur le fric des petits délits, injuste car n’éradiquant point les vrais délinquants, et inefficace quand on voit les courbes de décès. Les socialistes ne sont pas justice sociale. Reste à la droite à se trouver un leader efficace et intègre, et dans ce cas l’élection de 2017 sera pour elle, mais …

  • « La première étape pour éviter un duel Hollande/Sarkozy en 2017 est donc de récupérer le pouvoir que nous avons abandonné au politique. »

    Un bon vieux coup d’état militaire…?
    Sinon, vous pouvez aussi passer par la voie démocratique, faire connaître vos idées, présenter un programme, l’incarner par des personnes, vous frotter aux électeurs plutôt qu’attendre que ceux-ci se « tournent » vers une « personnalité qui rassemble » comme François Bayrou 🙂

    • Si la perspective d’un coup d’état militaire ne semble pas la solution ideale, c’est , en cette péride de défiance de toute la population envers tous les politiques,certainement la solution la moins mauvaise car l’armée est le seul moyen d’éviter la guerre civile qui nous quette a plus ou moins court terme

      • gilbert: « certainement la solution la moins mauvaise »

        Les politiques pissent sur le peuple mais avec les militaires ça ira mieux…

        Vous êtes fou…

  • J’ai assez l’impression que le duel Sarkozy / Hollande se fera au premier tour pour la deuxième place derrière Le Pen, sachant qu’elle se fera battre au second tour… 

    Et il y a quand même de fortes chances que Sarkozy l’emporte: Hollande sera lâché par une bonne partie de la gauche au premier tour, et Sarkozy reste le candidat de droite qui arrive à mobiliser le plus d’électeurs… 

    • Tout dépend de Nadine Morano : si elle se présente à la primaire elle piquera des voix à Sarko à droite, laissant la place à Juppé.

  • Il faut reconnaitre que Sarkozy est loin d’être le sauveur mais hollande est une triple andouille. Plus de 600 milles chomeurs de plus, et une dette qui ne se réduit pas malgré des taux d’interêt à moins de 1 % voir négatifs, le prix de l’énergie a beaucoup baissé. Le bilan est bien pire que celui de Sarkozy et il n’a aucune excuse à part sa médiocrité.

  • « allégeance tactique à une écurie présidentielle »

    Avec le choix entre des poneys, des bidets, de vielles carnes ou haridelles.

  • Perso après les dernières présidentielles et ses finalistes trop nul, je suis devenu royaliste. L’erreur politique e la République a été la synchronisation des législatives avec la présidentielle. Depuis on élit le chef d’un camp, et pire on lui donne un majorité !
    La médiocrité du personnel politique français au plus haut niveau (à quelques exceptions près) vient de ce que les producteurs n’organisent pas la défense de leurs intérêts. La bourgeoisie, le patronat croient à l’intérêt général ! aux « valeurs républicaines » (lesquelles ? ) au légicentrisme, à l’école publique ! au modèle social français ! et j’en passe.
    Aucune pédagogie sur la destruction créatrice dans l’oligopole mediatique. Pas plus sur le déficit de l’état, ni sur le coût de l’assistanat généralisé. Bref si l’élite du secteur marchand ne combat pas la social-démocratie à la française, pourquoi voulez-vous que le peuple se détourne d’elle ? Il va choisi sa version nationale.

    • @ populo

      La France a déjà testé le royalisme avec Louis XIV, or, pour un roi soleil, il était tout sauf brillant… 

      Ce n’est pas tant la démocratie ou le royalisme le problème, c’est plutôt la centralisation et l’étatisation. Tant que les Français voudront être une grande nation centralisée, l’étatisme de gauche, de droite ou d’extrême droite a de beaux jours devant lui…

      • aloygah: « ce n’est pas tant la démocratie ou le royalisme le problème, c’est plutôt la centralisation et l’étatisation »

        Le pouvoir qui travail uniquement à l’intention de lui-même et de son aristocratie c’est justement le signe que le peuple n’a aucun pouvoir sinon il ne laisserait pas faire ça.

        C’est bien la démocratie, ou plutôt son absence qui est le problème principal.

        Vous pensez que le peuple aurait voté les 23,25 millions d’euros de « subventions » qui vont à « l’Association pour le logement du personnel des administrations financières » ? Les 50 millions dont disposent certains élus, les retraites dorées, le cumul des mandats, les 5 milliards aux syndicats ?

        La France est foutue pas du tout parce que son peuple est étatiste, c’est faux, les gens détestent les fonctionnaire et la bureaucratie. La France est foutue parce que vous êtes totalement incapable de concevoir autre chose qu’un pouvoir du type monarchique. Au mieux vous espérez que votre tour viendra et que votre monarque, lui va pouvoir légiférer contre une armée de fonctionnaires en poste depuis des années.

        100 fois vous êtes déçus, 100 fois vous vous faites entuber, et 100 fois vous espérez que ce sera différents…

        • Les deux vont quand-même un peu ensemble. Je pense de toutes façons que la démocratie n’est pas un état de l’organisation sociale mais une dynamique d’organisation. En l’occurrence nous en sommes à un point de dysfonctionnement du fait d’un nouveau niveau de démocratisation des compétences et des moyens et où la centralisation de la gouvernance et de la prise de décision devient contreproductive, avec une élite compétente pour gérer ces structures centralisées mais incompétentes sur les problématiques censément y être gérées.

      • @aloygah
        L’absolutisme était en vogue au XVIIe siècle tant en France qu’en Angleterre. Mais les anglais ont su réagir mieux que la Fronde française, contre les prétentions monarchiques pour aboutir lors de la Glorious Revolution, à une monarchie parlementaire fondée sur l’ACT of settlement, qui garantissait nombre de droits naturels un siècle avant notre Révolution. Quand je propose la royauté, c’est celle d’avant Richelieu et la centralisation, la royauté médiévale avec toutes ses libertés locales, et aucun légicentrisme.

        Nos voisins helvètes ont un jardinier qui pratique la subsidiarité, et les fleurs des libertés médiévales y sont toujours vivaces.

        • @ llmryn

          Si les Français détestaient tant leur fonction publique, ils voteraient pour des libéraux. Or les Français n’en veulent pas, certes ils se plaignent de leur fonction publique, mais ils préfèrent encore ce système à un système libéral qui supprimerait tous leurs fameux acquis sociaux et accusent d’ailleurs pour la majorité les dernières libertés d’être la cause principale de leurs problèmes… 

          @ populo

          Oui, mais cela prouve que la royauté n’a pu empêcher ni l’absolutisme, ni la centralisation, ni l’étatisation à outrance de la société. Si le monarque est très libéral, la royauté fonctionnera mieux que la démocratie, mais si le monarque est socialiste, la royauté sera bien pire que la démocratie…

          Quant aux helvètes, ils fonctionnent sans royauté depuis longtemps, de même que les USA…

    • populo: « Perso après les dernières présidentielles et ses finalistes trop nul, je suis devenu royaliste.  »

      Personne ne voulait vraiment de ces types, ils arrivent quand même -contre la réelle volonté du peuple- au pouvoir et votre solution c’est encore moins de démocratie ?

      • La République française a rarement sinon temporairement trouvé son équilibre démocratique. Du régime d’assemblée de la IIIe et son instabilité ministérielle qui nous ont valu l’infamante défaite de 1940, puis la guerre d’Algérie sous le IVe, et enfin la ruine du pays en tant de paix ! sous la Ve finissante.

        L’institution présidentielle agit comme une réduction à un choix centralisé et binaire des programmes politiques, là où les législatives laissaient les choix décentralisés dans le pays profond, du moins avant leur synchronisation présidentielle depuis 2002.

        Notre démocratie ne vaut pas un clou, car elle est la dictature d’une majorité au plan national. Elle tourne le dos aux libertés de base. Nous avons bien plus besoin de libertés que de démocratie, (comme de nombreux pays sous développés).

        • Ce n’est pas l’instabilité ministérielle qui a entraîné la défaite de 1940, même si d’un point de vue idéologique c’était assez pratique de le prétendre pour des représentants politiques qui de toutes façons n’étaient pas au front et qui ne cherchent qu’à légitimer leur place, quitte à ne surfer que sur une posture de sauveur et en cherchant des coupables, quitte à jouer les pompiers-pyromanes.
          Pareil pour la guerre d’Algérie, de manière générale nous avons été à la ramasse en matière de stratégie politique et militaire pendant un bout de temps. A priori il semble y avoir quelques améliorations aujourd’hui, même si nous investissons encore trop dans des moyens qui correspondent à la guerre froide et une tenue de positions de démonstration de force purement dissuasive.
          Les structures hiérarchiques avec chaîne de commandement centralisée et verticale ne semblent plus trop correspondre aux exigences du terrain. Comme pour les entreprises et la politique (ou le sport, on a vu la pauvreté du jeu français à la dernière coupe du monde de rugby), la mobilité, la prise d’initiative locale dans une organisation en réseau (c’est à dire un soutien d’une initiative locale par les noeuds voisins, avec une collaboration opportuniste plutôt qu’une solidarité irréfléchie), la réactivité et la résilience, la sérendipité et l’innovation… dont les véritables atouts une fois qu’on a réussit à garantir un certain niveau de qualité. En France nous continuons trop souvent d’investir dans nos moyens de reproductibilité des résultats (et en fait nous ne les reproduisons plus), la stratégie est un gros-mot sur à peu près toutes les échelles d’organisation collective. C’est peut-être en train de changer, mais c’est marginal.

        • populo: « car elle est la dictature d’une majorité »

          Non.
          -Les représentants ne représentent pas la majorité, Hollande est à 20% et les autres ne dépassaient pas 50% la plupart du temps durant leurs mandats.
          -La majorité n’a jamais voté les lois ni quoi que ce soit.
          -Quasi toutes la législation française est anti-démocratique.

          Votre « démocratie » est de fait la dictature d’une minorité étatiste et bureaucratique. Ce n’est PAS une démocratie

          démo=peuple
          cratie=pouvoir

          Ou est le pouvoir du peuple ?

          • Peu importe, les exigences actuelles de démocratie sont dans la collaboration entre minorités sur les sujets qui les concernent et absolument pas par rapport à des principes d’incarnation.
            Nous sommes tous d’accord sur le diagnostic d’une absence de démocratie.

            Je pense que les exigences actuelles en la matière ne peuvent être prises en compte qu’à travers le respect du principe de subsidiarité et de collaboration opportuniste sur des projets concurrents (et non sur un fédéralisme construit sur le territoire et des appartenances définitives entraînant des solidarités non choisies).

  • Bon, il n’y a pas une once de démocratie en France, les « représentants du peuple » sont unanimement détestés, au mieux quelques mois après l’élection au pire avant et personne du peuple n’a jamais voté UNE lois ni du code du travail, ni de la secu ni de quoi que ce soit.

    Du coup il, faut VRAIMENT que les libéraux français arrêtent de taper sur la « démocratie ».

    -Les socialistes tapent sur le libéralisme – il n’y en a pas une once en France.
    -Certains libéraux tapent sur la démocratie – il n’y en a pas une once non plus en France.

    Un peu de réalisme politique sur un sujet aussi porteur que la revendication d’une vraie démocratie vous fera probablement dépasser les 0.5% et libérera la France par la même occasion.

    Le peuple il veut ça en vrai, faites lui confiance ndd !

    La dette et les déficits publics, priorités des Français selon un sondage:
    http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/10/29/la-dette-et-les-deficits-publics-priorites-des-francais-selon-un-sondage_1596136_823448.html

    Un sondage Ifop pour Le Figaro confirme le ras-le-bol fiscal éprouvé par les Français, partisans à 61% d’économies budgétaires, quitte à fermer certains services publics.
    http://www.lefigaro.fr/politique/2013/12/02/01002-20131202ARTFIG00522-les-francais-reclament-moins-de-fonctionnaires.php

    Réformer la retraite des fonctionnaires? Les Français sont pour à 75%
    http://www.challenges.fr/patrimoine/20130607.CHA0508/retraite-des-fonctionnaires-75-des-francais-favorables-a-la-reforme.html

    Trois quarts des Français hostiles au cumul des mandats local et parlementaire selon un sondage
    http://www.20minutes.fr/societe/1227667-20130925-75-francais-hostiles-cumul-mandats-local-parlementaire-selon-sondage

    78 % des Français jugent que le nombre d’élus est excessif.
    http://www.contribuables.org/2012/11/05/78-des-francais-jugent-que-le-nombre-delus-est-excessif-sondage-exclusif-csa-le-cri-du-contribuable/

    • Et si le peuple vote les lois, on pourra enfin s’en foutre du gilet à la mode du Prince ou de la dernière phrase assassine du Baron parce que pendant qu’on se fait enfumer discute de ses conneries, ils légifèrent sans VOUS !!!

      Pour leur seul bon plaisir et celui des corporations bureaucratique.

      Le plus GROS problème des Français, c’est cette fascination pour le pouvoir vertical, la figure, l’homme providentiel, l’élu qui va marcher sur les eaux.

      • Je reste dubitative sur les sondages. Nous n’avons pas besoin d’un homme qui marche sur l’eau (quoique avec de bons effets spéciaux, on pourrait le faire marcher sur l’eau) mais par contre un politique intègre dévoué à ses concitoyens là c’est chercher un mouton à 5 pattes.

        • En principe, ça peut se trouver facilement, mais dans la pratique, un tel citoyen ne passera jamais tous les obstacles menant à la candidature.

        • Vous pouvez lire le livre de Fillon. Quant à ce qu’il soit élu, c’est une autre histoire.
          On me dira que Hollande en 2010 n’avait las la moindre chance…

          • Derrière Fillon vous aurez une aristocratie bureaucratique de 500 grand pontes inamovible qui chapeautent 15’000 haut fonctionnaires qui sont coquins comme cochon avec tous les syndicats et forces politiques étatistes.

            C’est eux qui font les lois. C’est eux qui font cette France de la bureaucratie corporatiste.

            C’est dans cent ans que vous allez vous rendre compte que ce système est impossible et qu’il faudrait mieux essayer la démocratie comme le pays voisin turbo-libéral, sans dette et sans chômage ?

    • @Ilmryn
      Un sondage relève les souhaits d’un segment de l’opinion, mais pas une volonté d’engagement pour un objectif. Donc ce sont des souhaits non suivis d’action, sauf si un politicien, un parti les reprend à son compte, et qu’ils ne rencontrent pas des intérêts contraires déjà constitués.

      Si les français veulent davantage de libertés, ils doivent s’organiser. Que les producteurs (les payeurs net d’impôts) s’organiser en association, voire en syndicat, selon leurs propres valeurs d’aujourd’hui, comme au XIXe siècle les ouvriers se sont organisés hors de l’Etat, et selon leurs espérances d’alors.

      Pour un militant libéral, les champ d’actions ne manquent pas : liberté scolaire, liberté sociale (choix de son régime de prévoyance), liberté du logement, libération fiscale… Aucun intérêt de tout miser sur un parti libéral, car un parti opère des choix programmatiques qui peuvent diviser ses militants et ses électeurs.

      L’action thématique exige toutefois de rassembler et d’impliquer des citoyens rééls dans une action revendicative, visà vis d’une collectivité locale ou d’un parlementaire.

  • On ne peut qu’être d’accord avec le regrettable constat de ce que nous haïRONS d’avoir à nouveau le retour de la résurrection du combat entre hamster fou et hamster mou.

    On ne peut que regretter que leur aimable et inutile prédécesseur ait inventé la superposition du temps présidentiel au temps législatif, les con fondants ainsi dans les oscillations de l’actualité, hors du sol d’une « Vision » (rappelez vous).

    On doit se lamenter de ce que, ainsi ( ?), ou par veulerie, les présidents se complaisent (ou y soient obligés, ayons de la charité chrétienne) dans les accords électoraux et les combinaison politiciennes savamment dosées, comme vous l’évoquez, travestissant la V°. et ce en quoi ses créateurs avaient su comprendre et superposer ce tropisme gaulois de l’argutie(s) (Avec l’intéressant résultat de Gergovie) et cette nécessité qui en découle d’avoir un dirigeant ferme et encore plus grande gueule.
    Si on regarde l’histoire de la France rien ne s’y est fait (Voire même le pire s’y est produit) sans un pouvoir FORT, un pouvoir très FORT, excessivement FORT. (On va pas les citer vous les avez tout en tête ; s’agissant de la V°. il n’y en eu qu’un je vous laisse deviner).

    Je sais c’est moche.

    Ca veut dire que la France ne seras JAMAIS libérale, c’est constitutivement pas possible. La révolution n’a jamais été démocratique, républicaine peut être, démocratique JAMAIS il n’est que de voir les successions de Louis, Charles et Napoléon et autres ersatz de rois qui en s’ont suivis.
    Si la France était libérale elle autoriserait toutes expressions, toutes initiatives toutes libertés. Et alors ? Ben ce serait Gergovies, discussions, états généraux, Arguties, III°. République e tutti quanti (En Italien dans le texte), la merde quoi, plus moyen pour les taxis de travailler. Bref à peu près tout ce que l’on voit actuellement dans les organes d’actualités traitant de la France.

    Un soupçon d’espoir cependant le libéralisme a peut être une chance en France.
    Si !
    Dés lors que c’est l’état qui l’impose (Sic). Cela veut donc dire qu’il faut redonner aux présidents de la V°. (Ou à la VI°. Ou le numéro qu’il plairait de prendre, 5.1 par exemple pour faire moderne) un pouvoir fort, un pouvoir correspondant à l’esprit originel de la V°. qui est surtout un pouvoir correspondant au particularisme du peuple Français (Dans sa composante Gauloise ou, pour ne vexer personne, sa composante méditerranéenne ; ce sans oublier qu’il y a une rive nord à la Loire). Ceci devrait lui permettre d’ailleurs, au pouvoir, fort, de se concentrer, s’il en est capable, sur la définition d’une orientation générale (Comme envahir l’Europe ou retrouver la « Grandeur ») ce que ne détestent pas le Français si on regarde leur histoire.

    • Et tant qu’a réessayer une nouvelle fois un pouvoir de type monarchique vertical en espérant que *cette fois* il ne va pas se faire bouffer par l’aristocratie de haut fonctionnaires corporatiste appuyés par 5 millions de clients, je propose qu’on redonne une nouvelle chance au communisme aussi.

    • @Liesse oui clown
      Vous faites référence à l’esprit originel de la Ve. De Gaulle n’était pas autoritaire, mais avait de l’autorité. Celle-ci venait de l’épopée de la France Libre,et de la Résistance. Depuis 40 ans l’autorité républicaine a cédé devant la démagogie. Il reste un Gouvernement dirigiste qui court derrière l’actualité, et un Parlement à sa remorque.
      Comme vous le soulignez jamais cette République ne vous rendra les libertés correspondant aux droits naturels. Sauf si la société civile s’organise par elle-même à cette fin. Voter ne suffit pas. Comme disait Arlette, après les urnes, il y a les luttes !

  • Mais si, la France est encore une démocratie et elle profite encore de nombreux acquis du libéralisme.

    Certes, elle continue de perdre des libertés, mais elle ne fait que suivre la tendance de beaucoup de démocraties occidentales… 

    Quant à Hollande, s’il était vraiment autant détesté, cela fait longtemps que le PS n’aurait plus réussi à avoir le moindre élu, ce qui n’est pas le cas… On peut en dire autant de Sarkozy…

    Les Français ont les moyens institutionnels de changer leur pays, s’ils ne le font pas, c’est qu’au final, ils sont relativement satisfaits de leur sort… A noter que la France reste un pays riche… 

    • « A noter que la France reste un pays riche…  »

      Avec un salaire moyen de 1760 euros alors que passé la frontière il est de 5000 euros ?
      Avec une dette de 290’000 euros par actif productif ?

      • La Suisse à des salaires élevés mais aussi des prix élevés !

        • Je fais les course dans les deux… a qualité égale non ! Et avec 7% de TVA je n’hésite pas beaucoup.

          GeForce GTX 980 WindForce 3X – 4 Go :

          Suisse: 500.65 Euros TTC (7% de TVA)
          France: 539,99 Euros TTC (21% de TVA)

          Les salariés suisse douillent en assurance (privée), c’est vrais mais en France le social coute 1.5 fois plus cher et emprunte cette somme pour continuer un peu la fête à crédit.

          En fait c’est 1760 euro de salaire moyen.. A CRÉDIT !!!

      • @ llmryn

        La plupart des pays du monde sont bien plus pauvres que la France.

        Les assurances maladies et l’immobilier sont très chers en Suisse, de même que les services et de nombreux biens. La différence de niveau de vie entre la Suisse et la France est plus petite que celle qu’il y a entre la France et la moyenne mondiale… 

        • 35% de dette seulement, des budgets positifs, des assurances sociale dans le vert et un chômage anecdotique avec moitié moins d’impôts et de meilleurs services.

          Si vous êtes content avec vos monarques, votre trajectoire financière et vos services publics, moi ce que j’en dit…

          • @ llmryn

            L’AI est déficitaire et les impôts dépendent de la politique cantonale (cela peut être très élevé notamment dans les cantons romands). La Suisse a aussi tout son lot de lois. de monopoles, de cartels, et d’immixtion de l’Etat dans l’économie qui sont loin d’en faire un paradis libéral.

            Après, certes, la Suisse est un des pays les plus riches du monde, mais la France n’est pas encore très loin derrière… On pourrait faire bien mieux dans ces deux pays, mais également bien pire… 

            • aloygah: « sont loin d’en faire un paradis libéral.  »

              Le paradis est un mythe religieux.

              aloygah: « On pourrait faire bien mieux dans ces deux pays, mais également bien pire…  »

              La Suisse est 4e pour la liberté économique et trust les premières places pour l’efficacité, l’innovation, la liberté individuelle, la démocratie, la presse etc. etc.
              La France est 70e, mal classée dans ces domaines et sa trajectoire financière est mortelle pour l’instant.

              aloygah: « On pourrait faire bien mieux dans ces deux pays, mais également bien pire…  »

              Si pour vous le seuil d’alarme c’est quand un pays est au niveau de la Grèce, effectivement. Pour *l’instant* tout va bien.

            • « mais la France n’est pas encore très loin derrière… »

              C’est sûr avec la caissière suisse qui gagne 3000 euros mensuels et celle du pays d’en face qui plafonne à 1000 euros. Même avec son salaire chargé, la caissière française reste à -30 %.

              Ensuite, d’accord, il y a quelques trucs pas libéraux du tout en Suisse entérinés malheureusement par des minorités aux votations.

            • Il y a une énorme différence entre France & Suisse en ce que l’ une ne possède pas de territoires maritimes qui sont une source de richesse dont profite l’ autre

  • Il n’y a plus que Fillon ou Mariton, tous les autres sont hors sujet ou se morfondent dans la nullité la plus totale.

    La Ve République nous offre une stabilité politique sans équivalent depuis la monarchie absolue. L’arbre cache la forêt, débarrassons-nous de l’arbre, pas de la forêt!

  • La question est de savoir si le système hiérarchique pyramidal traditionnel aussi bien au niveau de l’état-nation que de l’industrie va s’écrouler, et les tentatives conservatrices entraîner le chaos, ou si les structures émergentes vont réussir à petit à petit prendre la place de l’ancien modèle de manière pacifique en garantissant un minimum d’organisation sociale et d’ordre sans trop de perte de profit.
    Je suis surpris que cet article ne considère la fédération que basée sur le territoire régional et une subsidiarité forcément pilotée par une élite, même « modérée » (dont on ne sait d’ailleurs pas trop ce que ça veut dire).

  • La blague d’ un vieux sénateur à la jeune député
    Ne dites pas à votre électorat qu’ il vote , il pourrait vous croire .

  • Hollande,[…], n’était pas le candidat préféré du PS

    Parce que Staline était le préféré des communistes pour succéder à Lénine ?

    Justement, GrHollande était le candidat préféré des socialistes puisqu’ils a été choisi face à tous les autres non pour ses qualités politiques mais pour ses non qualités dans ce domaine.

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