Les Français prêts au virage libéral

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Les Français prêts au virage libéral

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 28 octobre 2015
- A +

Par Jacques Garello.

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Cette révélation fait la une du journal Les Échos du 8 octobre. C’est un sondage récent qui étaye cette assertion. La semaine dernière j’évoquais la passion pour le libéralisme que se découvrait soudainement la classe politique, de gauche comme de droite. Ainsi, pour une fois, les élus seraient en accord avec les électeurs, le libéralisme ferait l’unanimité au sein de la nation : bravo !

Cependant, je crois qu’il y a loin de la coupe aux lèvres. C’est bien d’avoir empli la coupe d’une boisson d’apparence libérale, au lieu du poison socialiste et étatiste qui l’emplissait depuis un demi-siècle, et je m’en réjouis. Mais attention à l’effet « Canada Dry ». Quel libéralisme ? Porté par qui ? Et comment ?

Le sondage commenté par Les Échos a été réalisé en posant deux questions. La première portait sur l’allègement des règles en matière de droit du travail, d’impôts et d’environnement : 77 % des personnes interrogées en étaient d’accord. Comment pourrait-il en être autrement ? Si l’on excepte l’environnement qui est toujours l’obsession de la classe politique, la réforme du Code du travail et du Code des impôts ne se discute plus, et la soif de liberté est générale. La deuxième évoquait la « libération » de l’économie française, allant jusqu’à la privatisation de certains services publics et l’ouverture à la concurrence ; 60% les appelaient de leurs vœux. Nous voici plus près du libéralisme, car il s’agit de remettre l’État à sa place et de réduire le corporatisme. On avance alors de véritables réformes structurelles, qui vont bien au-delà de simples mesures d’ajustement. C’est pourquoi le soutien est moindre, car ceux qui vivent de l’État et des privilèges qu’il accorde redoutent un changement radical.

Mais va-t-on pour autant au cœur du libéralisme ? D’une part, les grands bastions du collectivisme et de l’irresponsabilité ne sont pas évoqués : l’Éducation Nationale et la Sécurité sociale sont les plaies de notre pays, il faut les réduire. D’autre part, comme les libéraux le professent, la liberté économique, si nécessaire au demeurant, n’est pas la seule dimension du libéralisme, il y faut adjoindre la liberté politique en restaurant l’état de droit et en limitant le champ du pouvoir, et la liberté « sociétale » (respect de la vie privée sans ingérence publique). Il faut aussi adjoindre une vision de la dignité personnelle et de l’harmonie sociale. Il reste donc encore du chemin à faire pour ces néophytes de la liberté que sont les Français asservis depuis des siècles par l’absolutisme monarchique ou républicain.

virage libéral rené le honzecMais qui portera le libéralisme dans l’arène politique ? Dans les discours, certains peuvent faire de la surenchère libérale : tant mieux. Mais d’une part quelle est leur bonne foi ? Ne s’agit-il pas d’un simple exercice de séduction électorale ? D’autre part, quel parti, quel leader ? Aucun parti, même se réclamant du libéralisme, n’a de consistance ou de cohérence doctrinale suffisante, priorité est toujours donnée au calcul électoral. Quant aux leaders, les plus visibles et les plus médiatisés, Hollande et Sarkozy, s’affirment hostiles ou indifférents au libéralisme, ils ont manqué le virage depuis longtemps et leur cote est en chute (trois Français sur quatre n’en veulent plus). Alain Juppé caracole en tête des sondages (43% d’indice de popularité), mais son étatisme est d’une autre époque. Emmanuel Macron le suit (37%), mais sa position est ambiguë, puisque le social-libéralisme n’a aucun sens. François Bayrou (35%) réunit quelques partisans, sans doute parce qu’il est incolore et inodore. Certes quelques autres semblent prêts au virage, mais à ce jour ils ont à mûrir leurs convictions tout en rassemblant des convaincus.

Le libéralisme est donc toujours en quête d’un héraut. Il est vrai qu’il y a encore quelques mois avant l’ouverture officielle de la campagne, et que des sondages aussi lointains des échéances ne sont guère significatifs ; en avril 1981, Giscard était donné vainqueur. Il n’en demeure pas moins qu’il y a une crise du leadership politique en France, marque du décalage de la classe politique actuelle, qui cultive l’empirisme et l’exception française, là où il faudrait de solides bases doctrinales et une sérieuse connaissance de l’histoire et de l’environnement international.

La seule excuse de ces candidats potentiels est la difficulté de mettre en œuvre le libéralisme dans ce pays de tradition étatiste et jacobine. Il est certain que la prudence, les atermoiements, les précautions, comme on les a connus en 1986, 1993, 2002 et 2007, font déraper dans le virage libéral. Il faut un sérieux coup de volant, et rapide, le TGV des réformes de Fillon, une expression malheureuse parce que le TGV est subventionné. La ligue des clients de l’État, soit un bon tiers de la population, est très puissante, bien organisée. Mais deux atouts servent la cause du libéralisme : d’une part, la rapidité de l’effondrement du pays dans tous les domaines et pas seulement celui de l’emploi : école, santé, retraites et fiscalité ont dépassé la cote d’alerte ; d’autre part, l’engagement des militants libéraux, enfin écoutés, mais encore peu nombreux. Le virage approche, mais le brouillard est encore trop épais pour le voir et le négocier avec succès : à nous de le dissiper, à nous de nous organiser aussi bien que possible. Je vous convie à accompagner ces Français que l’on devine prêts à virer.

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  • Vous estimez les clients au dirigisme et à l’assistanat de l’état à 33% de la population.

    En réalité, ce système clienteliste arrose bien plus largement que cela.

    – supprimer les niches fiscales et subventions… impossible car tout le monde est concerné, plus ou moins directement.
    – supprimer les privilèges accordés aux corporations, ou à leurs soit disant représantants imposés quant il ne s’agit pas ni plu sni moins que du racket (syndicats, ordres professionnels, chambres consulaires)… impossible
    – simplifier réellement : allocation universelle, flat tax à la place de l’IR, statut unique de l’actif, recentrage des entreprise sur leur business en versant le salaire complet, charge au salarié de s’assurer socialement.. etc impossible… que faire des centaines de milliers d’emplois parasites à l’économie

    • Soyons optimistes : tous ceux qui bénéficient mais de manière indirecte des arrosages étatiques peuvent être convaincus qu’ils bénéficieraient au moins autant de la préservation des sources privées. Le slogan doit être : « avec le libéralisme, vos efforts et vos compétences seront enfin récompensés à leur juste valeur ».

    • Cap2006: « En réalité, ce système clienteliste arrose bien plus largement que cela. »

      Oui, mais des miettes pour la grande masse et des miettes pour les pauvres tandis que les princes se servent de large tranches. Si le peuple votait les lois comme en démocratie ce serait le massacre des privilèges et du blocage oligarchique parce que les gens les détestent:

      « Selon le journaliste Yvan Stefanovitch qui a consacré un livre au haut clergé administratif, on recense environ 15 000 hauts fonctionnaires en France, pour la plupart formés par l’ENA, Polytechnique ou l’École normale supérieure. Au sein de cette caste, domine une aristocratie de 400 à 500 personnes que l’on trouve à l’Élysée, à Matignon, dans les grands ministères et à la tête des principales entreprises publiques. Outre la fonction publique d’État, ces privilégiés de la République pullulent dans la fonction publique territoriale dont les effectifs ne cessent d’enfler (+ 1,6 % en 2012) mais aussi dans la fonction publique hospitalière (+ 0,7 % en 2012).

      Le député PS pointait notamment du doigt Nicolas Dufourcq, énarque et ancien inspecteur des finances, aujourd’hui directeur de la Banque publique d’investissement (BPI), dont le salaire s’élève à 450 000 euros bruts annuels, 37 500 euros bruts par mois ! Le patron de la BPI n’est pas le seul canard à se gaver au sein de la basse-cour publique. Si, à leur arrivée au pouvoir, le Président « normal » et son Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, ont baissé leur salaire de 30 %, les hauts fonctionnaires n’ont pas eu à faire les mêmes efforts. Avec chacun un salaire de 14 910 euros bruts par mois (12 696 euros nets), les numéros 1 et 2 de l’exécutif se situent au 657e rang des rémunérations de l’État. Ils sont supplantés par une tribu de hauts fonctionnaires, plus de 600 personnes, employés pour une bonne part par le ministère des Affaires étrangères et celui des Finances. « Dans les capitales les plus prestigieuses, les rémunérations des ambassadeurs peuvent frôler 38 000 euros par mois et environ 120 sur 157 gagnent plus de 18 000 euros mensuels », souligne Yvan Stefanovitch.

      Après les diplomates, les attachés de défense (des militaires faisant partie d’une mission diplomatique) sont les plus gâtés par l’État avec une moyenne de 15 000 euros pour un lieutenant-colonel et de 30 000 euros pour un général. Avec ceux du Quai d’Orsay, ce sont les hauts fonctionnaires de Bercy qui piochent le plus dans les fonds publics. Les instances financières regroupent 193 des 219 fonctionnaires les mieux payés de France. Au sommet de cette pyramide, on trouve d’abord les administrateurs généraux des finances publiques. »

      • Merci de rappeler que la France est un pays communiste et que le capitaine de pédalo était le candidat choisi par la nomenklatura pour exercer leur domination et leur remplir les poches.

        Cf. le livre de M. Voslenski, La nomenklatura. Ce qu’il raconte sur l’URSS s’applique à la lettre à la France.

  • que les français soit prêt a prendre le virage n’a aucune importance si le personnel politique ne veut pas lâcher un gramme de son pouvoir..et pourquoi le ferait il ?

  • Il faut de la maturité, la carrure d’assumer ses responsabilités, du sang-froid, une vue à long terme et un réel bon sens pour pouvoir supporter d’être libéral.

    Rien dans l’éducation des dernières génération n’a préparé à ces qualités, et quand on parle de libéralisme, c’est dans l’idée de pouvoir faire ce qu’on veut, surtout si les autres ne le peuvent pas !

    On va donc user le mot jusqu’à la corde, sans jamais pratiquer et on passera vite à autre chose, en disant que cela ne fonctionne pas !

    Je lis pour l’instant qu’Air France est victime « de son excès de libéralisme » (sic !!!)

  • Je sens frémir dans la société le besoin de ce virage ou plutôt rivage libéral tant il est question de bâtir du neuf avec des personnes capables de relever ce défi. Mais, comme le disait Albert EINSTEIN: » on ne résout pas les problèmes avec ceux qi les ont créés. »

  • Excellente analyse ! Bravo !

  • « le TGV des réformes de Fillon ».
    La France ne pourra rater le prochain train.

  • Dans un pays ou 150’000 haut fonctionnaires dont 600 très haut fonctionnaires indéboulonnables et privilégiés ont vraiment le pouvoir quelqu’un croit toujours que c’est une simple question de leadership ? Strictement rien ne peut changer dans ce système, les princes sont adoubés et entérinés par cette aristocratie bureaucratique avant qu’on ne présente la liste au peuple.

    En quinze ans de démocratie participative le problème serait réglé avec un massacre en règle des bastions et privilèges étatiques à chaque loi votée.

    Comme le démontrait un article de contrepoint, la liberté est étroitement corrélée à la démocratie parce que laisser le pouvoir législatif à un petit groupe ne peut que finir en corporatisme jacobin alors que c’est impossible quand la masse vote les lois:
    http://www.contrepoints.org/2013/01/10/110829-premier-indice-liberte-humaine

    • coquille: 15’000 pas 150’000…

    • Stéphane Boulots
      29 octobre 2015 at 8 h 19 min

      Le jacobinisme est une conséquence directe du fantasme de democratie directe qui sévit depuis Rousseau et son contrat social.

      Tout système démocratique fabrique une oligarchie : les haut fonctionnaires que vous dénoncez n’ont aucune autre raison d’exister que celle de faire fonctionner la democratie, c’est à dire l’Etat.

      État et democratie sont les deux faces d’une même pièce.

      Quand les gens ont le choix entre les diverses solutions ils n’ont pas besoin de voter, c’est à dire d’avoir leur choix encadré par un système.

      • La France n’est pas une démocratie directe, (ni même une démocratie d’ailleurs) son jacobinisme princier ne peut pas en être une conséquence, personne n’a voté les lois.
        L’article de contrepoint vous donne tort, la bonne santé des démocraties favorise le libéralisme.

        Et puis en crachant sur la démocratie alors que les français se rendent compte justement qu’ils n’ont aucun pouvoir et que c’est un énorme problème vous enfoncez juste un clou de plus dans le cercueil du libéralisme français.

        • Stéphane Boulots
          29 octobre 2015 at 14 h 23 min

          La France est une démocratie avec tous les symptômes : clientélisme, hommes politiques professionnels, pouvoir des partis, magouilles, copinage, corruption, immobilisme, blocage et bien sûr socialisme à outrance.

          La Suisse qui a été libérale pendant des années est en train de devenir un joli « paradis socialiste » depuis que la démocratie directe y a été installée.

          Liste des votations acceptées par le peuple et les cantons:
          – Contre l’immigration de masse
          – Contre la construction des minarets
          – Contre les rémunérations abusives
          – Pour le renvoi des étrangers criminels
          – Pour en finir avec les constructions envahissantes de résidences secondaires
          – Pour les aliments produits sans OGM
          – Pour un jour de fête national férié
          – Halte à la construction de centrales nucléaires
          – Tendant à empêcher les abus dans la formation des prix

          Rien que du gros socialisme qui tâche. Chaque texte de chaque votation aboutirait à des hurlements sur CP…

          Tout le socialisme Français a été voté, que ce soit directement ou indirectement.

          La démocratie est un des 4 dogmes indéboulonnable de la France qui font que ce pays mettra des années à être libéral : démocratie, laïcité, droit positif et droit du sol. Tout le délire socialiste vient de ces dogmes qui n’ont aucun sens, à part être complétement réactionnaire : la démocratie est une réaction contre la monarchie, la laïcité une réaction contre l’église, le droit positif et le droit du sol procèdent à la fois de la réaction contre la noblesse et contre l’église. Ce pays tremble d’une peur entretenue depuis 250 ans : celle de la tyrannie d’une minorité (la noblesse, le Roi, l’église) qui n’existe plus depuis belle lurette.

          • Stéphane Boulots « La France est une démocratie »

            Démocratie=Pouvoir du peuple.
            On sent bien dans l’adhésion du peuple envers ceux qui votent les lois tout ce pouvoir 🙂

            Stéphane Boulots Rien que du gros socialisme qui tâche [en suisse].
            Tout le socialisme Français a été voté

            Un Non hilare au deux:
            Suisse – 4eme pour la liberté économique
            France – 70eme pour la liberté économique
            700 votations « directes » en Suisse – 4 en France depuis 30 ans.

            Vous n’existez pas, vous n’êtes pas prêt d’exister avec des positions aussi déconnectées des réalités. De mon côté ,j’ai encore reçu mon enveloppe de vote, je vais suivre les recommandations du Parti Libéral Suisse si « socialiste » pendant que vous attendez … on ne sait pas trop en fait !?

            ——————————
            Le referendum comme nouvelle arme patronale

            Longtemps, les grandes confédérations représentatives sont parvenues à bloquer le droit patronal au referendum d’entreprise. Elles avaient toutes bien compris le menace qui pesait sur leur représentativité. Alors que le délégué syndical est désigné par son organisation et tient sa légitimité de cette désignation, le referendum instaure le principe de l’élection et court-circuite l’intermédiation syndicale.

            L’affaire Smart le montre. Alors que les syndicats majoritaires dans l’entreprise sont hostiles à un accord de compétitivité qui augmente le temps de travail et diminue les rémunérations en échange d’un maintien de l’emploi, les salariés (et singulièrement les cadres) ont voté en sa faveur. Deux syndicats (CFTC et CGC), qui représentent 47% des salariés aux dernières élections au comité d’entreprise, ont d’ailleurs signé le texte négocié avec la direction.

            La manoeuvre patronale est redoutable, dans la mesure où elle tue la légitimité des « corps intermédiaires » que sont les délégués syndicaux et les élus au comité d’entreprise, au profit d’une démocratie directe dont personne n’a mesuré jusqu’ici les effets structurants à long terme.

            Eric Verhaeghe
            http://www.eric-verhaeghe.fr/smart-et-la-mort-lente-de-lanarcho-syndicalisme/

            • Stéphane Boulots
              29 octobre 2015 at 19 h 14 min

              La démocratie présuppose de deux choses : que les citoyens s’intéressent à l’intérêt général et que l’on puisse concilier liberté et protectionnisme. Les deux sont faux.

              Parmi les 10 premiers de l’indice de liberté économique (Hong Kong, Singapour, Australie, Suisse, NZ, Canada, Chili, Maurice, Irlande, Danemark) la Suisse est le seul pays à proposer un mécanisme de démocratie directe.
              La votation est un mécanisme socialiste, qui ne fait pas trop de dégâts en Suisse parce que le fond du pays est libéral. Les libéraux ont dirigé le pays pendant presque deux siècles.

              Arrêtez de vendre du Rousseauisme de base comme étant libéral, c’est un peu comme essayer d’expliquer que le petit livre rouge de Mao est catholique.

              • Stéphane Boulots: « la Suisse est le seul pays à proposer un mécanisme de démocratie directe. »

                Et combien ne sont pas démocratique ?

                • Stéphane Boulots
                  30 octobre 2015 at 22 h 56 min

                  Vous n’avez pas peur des contradictions : la France n’est pas une démocratie, mais Singapour où le président de la république est seul candidat l’est …

            • « 700 votations « directes » en Suisse – 4 en France depuis 30 ans. »

              L’initiative sur l’immigration a été validée par un quart des électeurs. La Suisse nage donc en pleine tyrannie de la minorité. La redevance télé généralisée à tous les foyers, dites-moi, c’est pas très libéral, le loyer fictif non plus, l’ISF encore moins. Et décider qui un chef d’entreprise doit embaucher, c’est carrément antilibéral.

              La Suisse vire socialiste comme les USA, et ce n’est pas une bonne nouvelle.

          • Ah! Le droit du sol aussi ?! Je ne l’avais pas vu venir celui là. En quoi il contrevient à l’instauration d’une société libérale ?

            • Stéphane Boulots
              30 octobre 2015 at 22 h 51 min

              Vous naissez sans rien demander à personne et vous en prenez immédiatement pour 70 ans d’impôts et de servitude socialiste.

              Et n’opposez pas svp droit du sol et droit du sang, cette rhétorique est ridicule : les deux sont aussi peu des droits que la nationalité est un droit.

  • Je suis très content du CICE. Bon c’est une goutte d’eau mais suffisamment bruyante pour que ce dispositif « libéral » soit présenté au 20h comme « efficace » pour renouer avec « l’emploi et la croissance ».

    L’école et la sécu resteront des bastions tant qu’une alternative crédible ne laissant personne sur le carreau ne sera pas présentée.

    Les français, je le pense, sont prêts au changement. Il faut cependant de la pédagogie (beaucoup).
    Même les jeunes fonctionnaires. Une amie est prof de physique. Elle a 27 ans. Elle est écoeurée que le mérite ne soit pas valorisée, elle est écoeurée que certains profs soient incapables de corriger certains exercices, elle est écoeurée de voir qu’on préfère envoyer de jeunes profs motivés au casse-pipe dans des collèges de cités dortoires pendant que de vieux briscards incompétents doublés d’une démotivation croissante aient les meilleurs places.

    Les français, je le pense, peut-être suis-je optimiste, ont soif de bon sens.

  • Marie France Garaud a rappelé dans une émission de France culture cet été qu’au début des années soixante 30% de la population française avait un statut d’indépendant (agriculture, artisanat, commerçants, professions libérales, industriels…) aujourd’hui il n’en reste que 6% et en fait probablement moins car les médecins sont devenus des employés de la sécu et une majorité d’avocats dépends de l’aide juridictionnelle.
    Comment imaginer relancer une économie avec une proportion aussi faible d’individus capables d’initiatives.

  • « l’Éducation Nationale et la Sécurité sociale sont les plaies de notre pays, il faut les réduire »

    A moins d’être masochiste, on élimine complètement une plaie.

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