Libéralisme : ni de droite ni de gauche

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Libéralisme : ni de droite ni de gauche

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 21 octobre 2015
- A +

Par Jacques Garello.

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liberté d’expression Rockwell credits Cliff (licence creative commons)

Victoire ! Voici le libéralisme ressuscité, le voici même revendiqué. Merci à Emmanuel Macron qui a affirmé « le libéralisme est de gauche », sans doute pour justifier aux yeux de ladite gauche une inflexion dite « sociale libérale ». Le libéralisme, ce pelé, ce galeux d’où naguère venaient tous nos maux, voici qu’on se l’approprie. J’avais bien annoncé dès 2007 que les actions du libéralisme allaient remonter, mais l’attente a été plus longue que prévu. Nous devons déjà nous réjouir de voir le débat politique se transporter, de combat des chefs et de l’électoralisme vers une réflexion sur un choix de société.

Je me demande en revanche si la question de savoir si le libéralisme est de droite ou de gauche présente le moindre intérêt, compte tenu de la vacuité de ces concepts. Si la droite signifie le conservatisme et le statu quo, et la gauche le progressisme et la réforme, la CGT est de droite comme tous ceux qui veulent conserver leurs privilèges, et Margaret Thatcher était de gauche. D’ailleurs les élus de gauche sont accusés de faire une politique de droite et réciproquement. Quant aux centristes, ils aiment avoir un pied dans chaque camp. En fait droite, gauche ou centre appartiennent surtout au vocabulaire et à la réalité de la classe politique. Les partis français actuels ne se distinguent pas par leur consistance doctrinale, il n’est qu’à voir le nombre de « courants » au sein du PS ou des Républicains, voire même du Front National. Mais que leur importe, puisque leur rôle premier est celui de simples centrales électorales, organisées pour conserver ou conquérir le pouvoir. L’idée libérale n’y a pas survécu en France. Le lapin libéral a été avalé par le boa électoral.

Ni de droite, ni de gauche, ni du centre, le libéralisme est lui-même. Puisque tout le monde semble vouloir en parler, qu’on en parle sérieusement, c’est-à-dire que l’on revienne à la définition du libéralisme. Comme il est convenu pour toute définition d’un concept, on peut l’approcher en extension ou en compréhension. L’automobile c’est quatre roues et un moteur (extension), mais c’est aussi un moyen rapide et confortable de se déplacer (compréhension). En extension, le libéralisme est un panier de libertés ; en compréhension c’est une vision de l’homme et de la société.

Dans les débats actuels, on a plutôt tendance à voir le libéralisme sous forme de la conjonction de la liberté économique (libre entreprise, libre échange), de la liberté politique (État de droit, subsidiarité), de la liberté « sociétale » (prééminence des choix personnels sur les mœurs publiques). Seule fait difficulté la liberté dite « philosophique », qui écarte du libéralisme nombre de croyants, parce qu’elle est souvent comprise non pas comme liberté de pensée et recherche de la vérité, mais comme expression du relativisme (il n’y a pas de vérité absolue). Toutes ces libertés ont été résumées par la trilogie de Locke : la condition d’un homme libre (freedom, par opposition à la condition d’esclave serfdom) est celle où il est assuré du respect de sa vie, de sa liberté et de sa propriété.

Mais pourquoi ces libertés personnelles seraient-elles dignes d’être reconnues, respectées, protégées ou conquises, jusqu’au sacrifice, voire au martyre ? Ici se révèle la racine du libéralisme, sa définition en compréhension. Le libéralisme est une vision de l’homme, et une vision de la société.

Vision de l’homme : l’anthropologie libérale fait de l’homme un être créateur, serviteur et responsable. Créateur, il est désireux d’entreprendre, d’innover, de prouver qui il est, d’affirmer ce qu’il a en propre. Voilà pourquoi le droit de propriété doit lui être reconnu, et pourquoi le collectivisme est une atteinte à sa dignité.

Serviteur, parce qu’il ne peut vivre et progresser qu’en se mettant au service de la communauté. Dans sa Théorie des sentiments moraux, Adam Smith met en évidence le sentiment d’empathie, qui pousse à se mettre à la place de l’autre. L’empathie est la base de l’échange, lui-même substance de l’économie. La liberté d’échange et la liberté d’entreprendre ont donc également pour source la nature de l’homme.

Évidemment l’être humain peut être mauvais créateur (prédateur), mauvais serviteur (voleur). Il est pécheur, il est « faillible mais perfectible », dit Bastiat. Les erreurs commises donnent leçons et la nature de l’homme lui permet précisément de trouver un autre chemin. Son progrès, comme celui de l’humanité entière, est fait d’un processus d’essais et d’erreurs. Voilà pourquoi il doit assumer ses erreurs et être responsable de ses actes. Sa liberté s’associe nécessairement à sa responsabilité.

Vision de la société : en opposition avec la vision libérale, le socialisme se méfie des individus et la société doit les prendre en charge, les protéger de leur propre turpitude, ou de leur propre inconscience. Encore faut-il une organisation scientifique, gérée par une élite éclairée. Présomption fatale dit Hayek : l’ordre social ne peut être le fait de bâtisseurs d’utopies. Il ne peut être qu’un ordre spontané, il n’est créé par personne, il se met en place très progressivement. À la lumière des erreurs commises, les règles sociales évoluent pour rendre la vie plus harmonieuse, plus pacifique et plus heureuse pour la communauté des hommes, ce que d’aucuns appellent le « bien commun ». Par contraste, des règles sociales édictées par une minorité poussent à l’arbitraire, la discrimination, l’incompréhension, sources de discorde et de haine. L’État Providence fondé sur la redistribution, sur la confiscation de la propriété, transforme les hommes en assistés et en corrompus.

Ainsi j’en viens à la conclusion que le libéralisme n’appartient ni à la droite ni à la gauche. Il s’oppose simplement au socialisme. Il est la forme la plus cohérente de l’humanisme, cette certitude que la nature de l’homme le pousse à répondre à sa vocation de créer, de servir dans une société de liberté et de responsabilité. Qu’importe que le pouvoir politique soit de droite ou de gauche ; ce qui importe c’est que le socialisme soit vaincu, et que le libéralisme, avec ses promesses et ses exigences, soit enfin compris et adopté. Expliquons-le à Monsieur Macron, et aux autres.

Mon caractère et ma longue expérience me tiennent éloigné des rêves et des utopies. Depuis plusieurs mois, je me suis abstenu de toute anticipation sur les présidentielles de 2017, estimant que bien des choses pouvaient se produire d’ici là. Aussi prendrez-vous les lignes qui précèdent comme un simple amusement, inspiré par l’actualité.

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  • En tout cas , en France elle n’est surement pas à gauche:
    celle-ci étant socialiste ou ultra socialiste.

    se définir comme un libéral-socialiste est un leurre destiné à ramener les voix des libéraux dans les urnes: on ne peut-être socialiste-antisocialisme.
    Donc bien d’accord avec la conclusion: » ni à la droite ni à la gauche. Il s’oppose simplement au socialisme »

    Ceci dit macron n’est pas au ps et il existe des socialistes chez les républicains(beaucoup trop)

    • Je crois que, même dans votre post, vous réagissez à l’article mais vous faites ainsi fausse route: si le libéralisme est bien en 1ier lieu, le RESPECT de la LIBERTÉ INDIVIDUELLE, accompagnée obligatoirement de la RESPONSABILITÉ qui y es attachée, elle n’obéit à aucune idéologie (de droite, de gauche ou du centre) qui n’ait été scrutée par l’individu lui-même, LIBRE d’en prendre une part et d’en refuser le reste.

      Il y a donc incompatibilité entre politique (lois, programme, objectif, organisation) et libéralisme: la politique a pour but de diriger des individus qui, quand ils sont libéraux, veulent se diriger eux-mêmes, en accord ou en désaccord avec les dirigeants. Cependant, un libéral acceptera les lois qui lui semblent justes quitte à décider lui-même si il doit subir les autres ou les refuser. Il est libre de quitter un régime qui ne lui convient pas, libre aussi de se soumettre pour atteindre un but qui le convainc de concéder cet effort.

      Il y a donc plus de chances de trouver au Centre des politiciens, sélectionnant à gauche et à droite, de bonnes idées plus éloignées d’une idéologie tranchée, mais répondant mieux, concrètement, aux réalités changeantes.

      Il en va de même pour la religion: la religion traditionnelle de nos pays, le christianisme, n’impose nullement de se renier soi-même et sa conscience, face aux lois de l’Église (pouvoir humain), qui, comme on sait, manque parfois du réalisme actuel., surtout dans des domaines qu ne semblent pas forcément de son ressort.

      Il peut être aussi dangereux de suivre, sans pondération par l’analyse personnelle, les idées venues des « grands auteurs » (F.Bastiat, J.Locke, A.Smith ou Fr.Hayek) sans retomber dans une « idéologie », ces auteurs disparus n’ont évidemment pu imaginer notre situation actuelle qui change concrètement bien plus vite. Seuls, certains principes, certaines « équations » resteront.

      Enfin, le libéralisme ne pourra jamais être imposé universellement vu que nos contemporains, pourtant aussi libres, n’y goûteront pas la même révélation: ils sont donc libres de suivre d’autres voies, liberté que nous devrons leur reconnaitre!

      En France, il n’y a pas de « parti libéral » et malheureusement, le pays ne fonctionne que par alternance, tous les 5 ans: donc le président élu au 2d tour avec moins de 52% des voix issues des votes valables exprimés, est en fait très minoritaires (le candidat préféré de 25% des Français, au maximum!), le terme « démocratie » étant très exagéré!

      • On peut toujours être libre de vouloir être esclave, c’est vrai.
        Mais je doute que ce soit l’esprit du libéralisme.

        • Le socialiste veut toujours pouvoir être libre de réduire autrui en esclavage.

        • Évidemment non! Le libéralisme n’engage pas à la vocation d’esclave.

          Mais les gens assoiffés de protection et de sécurité sont nombreux: ils n’ont même pas de quoi assumer une dépense sérieuse inattendue, ni une maladie grave ou une intervention chirurgicale, ni une panne grave de leur véhicule, ni à une mise à pied au travail.

          Et les retraités n’ont pas à constituer une épargne sur leur retraite (pas faite pour ça, si payée collectivement).

          Comme dit ailleurs, la liberté c’est aussi le choix du moindre mal, si on ne décide pas de tenter autre-chose. Croire qu’il n’y a aucun rapport entre le choix philosophique du libéralisme et le niveau socio-éconico-culturel dont on vient, c’est une illusion!

          J’en suis témoin: c’est grâce (ou à cause?) de « Contrepoints » que je me suis rendu compte que JE SUIS libéral, non que j’ai manqué de moyens, d’études ou de lecture et de culture, j’ignorais seulement qu’un « caractère » comme le mien pouvait se retrouver dans une « mouvance » pour ne pas dire « un mouvement ». C’est d’autant plus paradoxal que cela se passe en France, un des 3 pays où j’ai vécu mais que je ne regrette pas d’avoir quitté.

      • « Enfin, le libéralisme ne pourra jamais être imposé universellement vu que nos contemporains, pourtant aussi libres, n’y goûteront pas la même révélation: ils sont donc libres de suivre d’autres voies, liberté que nous devrons leur reconnaitre! »

        Personne ne souhaite imposer le libéralisme, cela n’a pas de sens. Par contre il convient de permettre à ceux qui souhaite la liberté de l’obtenir. Il faut pouvoir, pour une individus, refuser tout type de tutelle. Que ceux qui souhaitent vivre en esclave le fassent mais qu’on ne l’impose pas à ceux qui le refuse. Que la sécurité sociale devienne optionnelle, que toutes les sociétés d’états soient privatisé, que les impôts deviennent volontaires et nous verrons bien alors sur quelle base repose l’état providence…

        • 1) Vous ne pouvez vous opposer à toute tutelle: rien que le salarié est sous tutelle de son patron, vous êtes vous-mêmes sous la tutelle de la loi. A moins de supprimer la loi – en gros, instaurer une anarchie ou une tyrannie -, vous serez obligé de reconnaître, à un certain point, que l’homme aura toujours une tutelle – même dans une anarchie, il en aura une: Dieu, ou, si vous n’y croyez pas, la nature. La question est: comment concilier tutelle et liberté de façon à ce que l’on respecte cette dernière sans que la tutelle soit détruite ou rendue inefficace – je parle évidemment des cas où la tutelle est incontournable vu son impossibilité de non-existence ou l’efficacité qu’elle peut apporter.

          2) Si les impôts deviennent volontaires, qui va les payer, franchement? ça reviendrait à une destruction à terme de l’Etat, donc, en définitive, l’avènement d’une anarchie utopique.

          3) Un effondrement de l’Etat entrerait en contradiction avec le fait qu’il ne faut pas imposer le libéralisme: en effet, vous dites: « Que ceux qui souhaitent vivre en esclave le fassent », ce qui sous-entend que vous pensez que les gens voulant vivre en étant dirigé par l’Etat sont esclaves. Ce faisant, si l’Etat n’existe plus, vous allez priver ces « esclaves » de ce qu’ils veulent, càd l’Etat, donc, in fine, vous allez imposer votre libertarianisme. Ce qui est incohérent au vu de ce que vous prônez.

          4) Enfin, s’il est vrai que la plupart des sociétés d’Etat devraient être privatisées à l’heure actuelle, l’Etat est tout de même financièrement nécessaire dans certains domaines hautement stratégiques, comme l’armement, ou l’énergie. Une nation contrainte de se fournir en armes ou en énergie qu’elle peut potentiellement produire toute seule chez une nation étrangère est un pays qui court un grave danger, son indépendance étant remise en question.

          • Vous avez raison, évidemment! Qui dira que cet immigré
            (remarque: pourquoi, ici-même, parler « d’expatriation » quand on parle des Français qu fuient leur pays mais de « migrants », émigrants » ou « immigrés »: où va se nicher le chauvinisme – xénophobe -, quand même?)
            Donc que cet « immigré » décédé dans le naufrage de son embarcation de fortune, n’est-il pas un vrai libéral qui a payé de sa vie son libre de choix, jusqu’au risque de sa vie?

            La liberté se limite parfois à un choix cornélien, la décision reste pourtant aussi libérale que nos décisions souvent autrement plus faciles et légères.

            Tant qu’on ne décide pas d’une vraie rupture par réaction contre la contrainte, est on déjà libéral? C’est évidemment plus facile, et moins cohérent, de critiquer les autorités, en continuant à se conduire en esclave!

        • Je suis bien d’accord: l’état s’occupe de l’armée, de la justice, du maintien de l’ordre sur « la voie publique », éventuellement de la coordination de la construction et de l’entretien des infrastructure « sur ses terres ». Son rôle, pour le reste consiste éventuellement à mettre les bornes (en fait, à les rappeler, sur le plan concret) aux libertés habituelles pour éviter de nuire et pour s’assurer de la responsabilité des individus comme des entreprises.

  • « Ainsi j’en viens à la conclusion que le libéralisme n’appartient ni à la droite ni à la gauche. Il s’oppose simplement au socialisme. »

    Je dirais plutôt que le libéralisme n’appartient ni à la droite ni à la gauche et qu’il s’oppose simplement à l’étatisme.

    • Il s’oppose quand même plus fondamentalement au socialisme.
      Il considère que la société est la conséquence de la libre interaction entre des individus quand le socialisme considère les individus seulement en tant que membres de la société (enfin des « groupes sociaux » ou « classes sociales »).

      L’étatisme n’est qu’un des avatars du socialisme, considérant là encore le groupe (l’Etat, donc) comme plus important que les individus qui lui sont donc inféodés car ils n’existent que par lui.

      • Quand le libéralisme est apparu, il ne combattait pourtant pas le socialisme. Quant à l’étatisme, difficile d’en voir un avatar du seul socialisme alors que la droite le pratique tout autant. Tocqueville se plaignait déjà sous la Monarchie de Juillet de l’inflation de l’appareil étatique; et ce n’était pas du fait des socialistes.

        • On pourrait pourtant le dire, même si « socialisme » n’était pas encore un mot. Le fait de ne considérer l’individu comme un « sujet » c’est à dire de ne penser l’homme que comme partie d’un royaume ou autre était une forme de socialisme, sans le nom de socialisme et avec des nuances un peu différentes.

          Et il ne faut pas tomber dans le piège « socialisme = gauche » et « droite = anti-socialisme ». Beaucoup de droites (et de gauches) sont et ont été socialistes dans leur essence. Le nationalisme est un socialisme (et il n’est pas surprenant de voir le nombre de régime socialistes qui exaltent la nation)…

          • Honnêtement, je ne vois pas comment on peut qualifier l’Ancien régime ou la Monarchie de Juillet de socialisme.
            Alors, je veux bien croire que l’on peut trouver les racines du socialisme très loin dans l’Histoire, chez tous ceux que Popper appelait les ennemis de la société ouverte. Mais cela ne signifie pas pour autant que le terme socialisme convient pour décrire Sparte, l’empire romain déclinant, la France de Louis XIV, etc.

            • De plus, comme on sait, il y a eu des dictatures de droite et de gauche et aucun régime n’est plus anti-libéral qu’une dictature!

              Mais la polémique ne vient pas de là! En fait, c’est l’idée-même d’un pouvoir national étatique qui s’oppose évidemment à la notion de plus grande liberté individuelle. Et rien n’est moins démocratique qu’un « homme de pouvoir », bien entendu! Il se sent là pour diriger et imposer SES idées, et comme on sait, il est prêt à mentir à tout le monde pour être élu.

              La soif de pouvoir sur ses semblables est une idée diamétralement opposée au respect de la liberté individuelle aussi responsable que réciproque vis-à-vis de la liberté de ses semblables, par définition.

              Alors « droite » ou « gauche » (termes actuellement désuets)! (J’ai connu un politicien qui aurait dit: « on roule à droite mais on dépasse à gauche » mais lui, au moins, fut un homme d’état national exceptionnel) …!

            • L’édit du maximum de Dioclétien est pourtant un monument de socialisme : faire fixer par l’Etat des prix des bien et services vendus dans tout l’empire.

              Mais Dioclétien est à ma connaissance le seul dirigeant d’inspiration socialiste à avoir rendu le pouvoir avant terme.

              • C’est de l’anachronisme.
                Dioclétien régna à la fin du III° siècle après JC sur un immense empire européen, africain et asiatique, tout le pourtour de la Méditerranée dans ses parties orientales et occidentales.
                Un empire comparable existait en extrême orient qui connaissait les mêmes problèmes de commerce intérieur pour les produits de première nécessité.
                Un document existe à ce sujet, c’est la fameuse « Dispute sur le Sel et le Fer » qui date de 81 avant JC (l’empire romain existait déjà, c’est l’époque du premier « triumvirat entre les généraux Pompée, Crassus et Caesar.
                Il s’agit d’une controverse organisée par l’empereur Wu de la dynastie des Han, opposant deux écoles de lettrés, d’un côté les « réformistes » confucéens, de l’autre les « modernistes » représentant les industriels et marchands fortunés.
                Des scribes notèrent scrupuleusement tous les arguments avancés durant cette controverse de haut niveau.
                https://fr.wikipedia.org/wiki/Dispute_sur_le_sel_et_le_fer

            • Stéphane Boulots
              21 octobre 2015 at 22 h 15 min

              Oui, le socialisme, c’est la redistribution des richesses par l’Etat … la France de Louis XIV est tout sauf socialiste.

              Le libéralisme s’oppose a tout ordre qui ne respecte pas la liberté.

    • L’étatisme est forcément du socialisme, de droite ou de gauche selon les définitions couramment utilisées.

      • Non! L’étatisme n’est pas le socialisme.

        Le socialisme s’accompagne d’une organisation basée sur la lutte des classes: « prolétaires », devenus « salariés » ou « travailleurs » (les autres ne foutant rien, c’est bien connu!), opposés classiquement aux « patrons ».

        Depuis cette époque, les fonctionnaires sont devenus, eux aussi, des salariés … sans patron.

        Les patrons s’accompagnent maintenant des actionnaires dans le camp des « mauvais »: les 2 représentant « le grand capital », ennemi juré du socialisme dont le but est la redistribution (utopique) du capital aux travailleurs (les « bons ») puisqu’il provient de leur travail, prétendent-ils.

        Les socialistes ont donc tout intérêt à régner sur toute activité pour obtenir une ponction financière à dstribuer avec une répartition égale pour chacun, à l’exception flagrante des autorités qu ne partagent ni le sort des citoyens, ni leurs propre pouvoir, bien sûr.

        Les autres étatistes ont bien compris l’avantage de tenir en leurs mains un maximum d’activités où leur pouvoir pourra intervenir: comme les fonctionnaires, ce sont eux-mêmes qui créent leur propre nécessité auto-attribuée et donc les bénéfices électoraux et financiers qu les accompagnent.

        Plusieurs événements montrent bien que les Français sont très attachés à « l’ÉGALiTÉ » de la devise nationale et souvent plus par la pénalisation d’un voisin, que par leur bénéfice personnel, croyant stupidement que le simple fat de redistribuer, cela n’a pas un coût sérieux: quelle naïveté!

        Pourtant mes feuilles de paye me paraissaient déjà délirantes par le nombre de lignes quand j’étais en France: que de travail irrationnel et inutile! Mas pourquoi faire simple …

        À votre avis qui a gagné?

  • Cela ne sert à rien : quand vous dites « pas de gauche » l’intelligentia française entend « extrême droite ».

  • « gérée par une élite éclairée »

    Justement, on n’en peut plus de subir ces élites socialistes prétendument éclairées. Alors qu’ils devraient se contenter de gérer, c’est à dire résoudre des problèmes, ils prétendent continuellement « changer les mentalités ».

    C’est bien la preuve qu’ils sont beaucoup moins « éclairés » qu’ils ne le croient. C’est une arrogance à double niveau : vouloir changer l’homme et penser qu’on peut planifier et créer sans se tromper. Le simple fait de nier les limites du constructivisme ruine la crédibilité du progressisme.

    • Les « élites », socialistes ou autres, ne devraient même pas gérer ni résoudre des problèmes autres que ceux liés aux fonctions régaliennes de l’État.

      • Même pas. Les seules élites qui devrait exister sont celles qui sont adoubées par un marché libre…

        • Le marché libre n’est qu’un aspect économique du libéralisme alors que toutes les critiques du libéralisme viennent d’une interprétation abusive d’un libéralisme économique sans frein!

          Et cet aspect n’a rien de plaisant ni de vraiment libéral.

          • un marché libre est tout sauf restreint à l’économique (au sens où on l’entend aujourd’hui). J’sais pas, moi mais jusqu’à peu le marché de l’amitié était assez libre… Comme celui du couple, mais là ça tourne de plus en plus mal.

            Et un marché libre, surtout « sans freins », est en rien déplaisant ni anti-libéral, au contraire. Ce qui déplait tant n’est pas le marché, ni la liberté, mais sa version pervertie par les régulations de copinage, les barrières à l’entrée artificielles, etc. Bref, le problème n’a jamais été le libéralisme « économique » (rappelons vite vite que « économie » c’est la science de la maison commune, l’étude de l’action humaine, qui va bien plus loin que ce qu’on sous entend aujourd’hui. En fait on pourrait même dire que « le libéralisme » n’est qu’économique. Parce que ce qui relève d’autre chose que l’interaction entre les hommes (donc de l’ « espace commun ») est précisément là où le libéralisme dit « stop, ça ne regarde que la personne en question, rien à dire, rien à faire, on passe! »

      • Encore faudra-t-il déterminer les droits, les devoirs et les limites des droits régaliens, en particulier, où commencent et où s’arrêtent la défense et la protection des citoyens.

        • C’est ce qui devrait rendre le « progressisme de gauche » compatible avec le libéralisme. Mais jamais ceux qui se disent de gauche ne saura s’en tenir à cette notion, car elle ne permet pas d’imposer son point de vue, d’accaparer le pouvoir et de s’auto-déclarer « élite ».

          • Oui! Un politicien que j’ai connu a dit: « À quoi bon le pouvoir si ce n’est pas pour en abuser? »

            Ces gens ne sont pas « l’élite »! La Justice est là pour en témoigner (d’ailleurs fort mal!)

      • Fonctions régaliennes: c’est vite dit: mais il y a quoi, dans ces fonctions?

        • Ce que le marché n’arrive pas à « résoudre » seul… Les libéraux classiques diront justice, police, défense, diplomatie. Les plus « anarcho-capitalistes » ayant montré que pour justice et police un marché peut être efficace, et qu’en l’absence de monopole régalien de la violence légale « défense » et « diplomatie » sont inutiles à grand échelle, le domaine régalien devrait être réduit à… « represent » ou « rien du tout ».

  • Ça m’énerve un peu, cette volonté de ne pas prendre parti. Je ne sais pas dans quel monde vous vivez mais dans le monde réel, la gauche est associée depuis cent ans au marxisme, léninisme et trotskisme.
    Quant à E’ Macron, je me demande où il était quand son patron (Hollande) luttait contre la réforme des retraites et à supprimé le jour de carence des fonctionnaires. Entre autres.
    Si vous avez envie d’être dupe du jeu de rôles, libre à vous.

    • Et pourquoi un libéral devrait-il prendre parti entre la gauche ou la droite dès lors qu’elles sont aussi étatistes et liberticides l’une que l’autre ?
      Quant à la droit, il serait facile de vous rétorquer qu’elle est associée depuis cent ans à l’antisémitisme, au nationalisme, à la réaction, au pétainisme, à la Collaboration, etc.

      • Heu, erreur historique que vous faites, là…
        L’antisémitisme était surtout de gauche, mais clairement l’affaire Dreyfus à montré que c’était une notion orthogonale au clivage droite / gauche : presqu’autant d’anti-Dreyfusards à droite qu’à gauche.
        Le pétainisme, c’est comme la collaboration, clairement un fait de gauche. Le gouvernement de Vichy était « de gauche » quand la droite et l’extrême droite de l’époque (Action Française, Croix de Feu) à formé la base et les débuts de la résistance.
        On peut aussi rappeler que le colonialisme et le racisme étaient de valeurs « de gauche » (et ça pas qu’en France, le Ku-Klux-Klan étant une excroissance du parti démocrate aux US).

        La droite en France était surtout catholique et monarchiste. Puis progressivement on a eu un pays avec « deux gauches dont l’une par convention s’appelle la droite » (et est chargée de tous les maux de l’autre).

        • Ah mais je ne souscris pas plus à cette vision que la vision caricaturale de cocorico pour qui « la gauche est associée depuis cent ans au marxisme, léninisme et trotskisme ».

          • Il me parait osé de nier les fondements marxistes (pour faire court) des positions idéologiques des partis « de gauche » et ceux trotsko-léninistes de leurs méthodes d’action politique.

            • Difficile d’effacer d’un revers de main le souvenir de Pierre Boussel (dit « Pierre Lambert » ou « Lambert »), Trotskiste, qui était quand même le maître à penser de L.Jospin et pas que lui.

          • Vision caricaturale ?
            La semaine dernière encore, le PS à appelé à l’union Mélanchon et le PCF. Pas marxistes léninistes eux ?

          • Comme il est difficile d’affirmer que la droite des « grandes familles », catholique, royaliste, conservatrice et favorable au Maréchal, héros et vainqueur de 14-18, à la tête du pays, parfois même favorable à « lOrdre » imposé par Hitler, en Allemagne, comme par Mussolini en Italie, n’avait rien contre les Juifs, ces « assassins » de Jésus-Christ!

            L’oecuminisme n’existait pas encore!

            • Heu, là c’est de la réécriture de l’histoire, absolument fausse et totalement d’inspiration stalino-troskiste.
              La partie anti-juive sur la base de « nation déicide », oui, un peu… c’était très très en baisse par rapport à la fin du XIXè, tout de même. Le reste, j’en parle pas, c’est tellement du domaine des licorne roses invisibles que le petit père des peuples fait apparaitre que bon…

              Play again ?

          • Stéphane Boulots
            21 octobre 2015 at 22 h 08 min

            Cocorico est gentil avec la gauche … relisez Sartre et vous changerez d’avis.

            « La liberté est ce petit mouvement qui fait d’un être social totalement conditionné, une personne qui ne restitue pas la totalité de ce qu’on a fait de lui.  »

            Assez difficile de trouver plus anti-libéral comme phrase : la liberté serait une « erreur » antisociale …

            • C’est dans la logique que tout enrichissement provient du vol ou de l’exploitation des « travailleurs ».

              Mais J.P.Sartre n’est pas un auteur fiable et donc, certainement pas un critère philosophique!

      • Par contre effectivement, de nos jours on a des socialistes de droite, des socialistes de gauche et des socialistes du centre. Tous violemment étatistes par dessus le marché.

        Le libéralisme étant par nature une sorte d’opposé absolu au socialisme et le combat contre l’étatisme étant son étendard, il est évident qu’il ne peut (de nos jours au moins) être ni de droite, ni de gauche, ni du centre.

        • Bon! Je crois avoir compris que le socialisme « vous sortait par les trous de nez » et je ne dis pas que vous avez tort.

          Mais de là à dire que la droite (qui se bat clairement pour le pouvoir, ensemble et – pour le moment, surtout chacun pour soi – et rêve de diriger le pays) est « socialiste », il y a un pas mais, voulant cependant diriger le maximum de choses, qu’elle soit étatiste, ce n’est pas douteux!

          Donc oui, la grande majorité des politiciens rêvent d’un pouvoir toujours le plus large possible et donc « l’étatisme » est le bon moyen d’ouvrir des voies de pouvoir bien plus largement.

          Quand on pense que toute nouvelle branche où la politique intervient crée des interventions possibles, des gens qu’on peut transformer en électeur (pour votre parti et pour vous), des subsides à distribuer (et des « obligés » à créer), des fonctionnaires à engager (d’autres « obligés »), et, sans doute, des gens à nommer (encore des obligés).

          L’étatisme est donc un système qui renforce bien le pouvoir des dirigeants politiques et de la machine administrative à laquelle le pouvoir est étroitement soudé (quel politicien ose s’opposer à l’administration?), surtout en France où la complexité des lois et règlements rendent les fonctionnaires de moins en moins interchangeables, sauf formation longue et coûteuse (un créneau de plus à créer!).

          Donc oui, les politiciens sont forcément, en France, étatistes mais pas tous socialistes. On voit bien qu’une école comme l’ENA est en plus un facteur de connivence entre politiciens de haut vol.

          Et en suivant la presse, il est difficile de trouver des domaines où l’état ou la loi n’interviennent pas, d’une façon ou d’une autre! En cela, je pense que c’est le pouvoir des citoyens (= « la démocratie ») qui disparait, morceau par morceau, un peu plus, chaque année.

          L’article concernant les maires dont les pouvoirs diminuent en peau de chagrin diminuent progressivement, en noyant le citoyen dans un ensemble politique plus large, va dans le même sens.

          Parallèlement, le « pouvoir » qui enivre, permettant au détenteur de pouvoir de se croire au-dessus des lois communes, ce qui entraine les politiciens à aller trop loin dont les prises d’intérêt injustifiées, la corruption considérée comme banale, la nomination de proches (népotisme) sans « casting public », « vu l’urgence », bien sûr, toutes choses rarement jugées et surtout punies, tant le parquet (sous autorité de l’exécutif) est sensible aux influences politiques.

    • On peut être contre la gauche sans être pour la droite, non ? Même si elles prétendent s’opposer.
      Combattre Hitler n’obligeait pas à soutenir Staline. Rejeter la dictature de Pinochet n’équivaut pas à aduler celle d’Allende.

      • Et trouver Sarko dépensier et excité n’oblige pas à voter pour l’autre dépensier et mou… contrairement à ce que la presse voudrait vous faire croire :mrgreeen:

      • « Combattre Hitler n’obligeait pas à soutenir Staline.  »
        Et si, hélas. La monde est cruel et tous les analystes sont d’accord, de Sun Tsu à Clausewitz en passant par la Bible et Machiavel : « dieu vomit les tièdes », celui qui refuse de prendre parti n’est plus acteur mais un enjeu.

        • Fausse dichotomie. On peut combattre les deux et ainsi prendre parti.

          • +1000

            Vous avez raison! La géopolitique n’est, à mon avis, pas accessible à l’esprit des citoyens: il y a trop de secrets, d’objectifs cachés, les discours étant souvent « le camouflage » de ce qui ne doit pas être connu.

            Dès lors, autant défendre son pays est important, autant prendre position en géopolitique c’est jouer à l’apprenti sorcier: rien de tel pour se faire manipuler! Donc non! Ni A.Hitler ni J.Staline! Pas par « tiédeur », mais par conviction.

            • En fait, le problème est aggravé par le fait que l’état ne se limite pas aux tâches régaliennes. Dans le cas contraire on pourrait supposer par principe (sans le croire aveuglément) que l’état agit pour la sécurité de la nation dans sa politique internationale à moyen ou long terme.

              Mais plus l’état est engagé dans la recherche de l’extension de son propre pouvoir, dans l’idéologie de modification de la société, dans la conservation de privilèges et dans les connivences avec le monde des affaires, plus on peut être certain que la géopolitique défend avant tout ces objectifs non avouables.

              • C’est très clair! Sans certitude, on peut penser que la volte-face de Fr.Hollande, en Syrie, quand il a décidé de bombarder, est soit une façon de faire la propagande de ces Rafales invendables, soit de faire plaisir à V.Poutine (pourquoi?), soit pour d’autres buts.

                Il n’arrive pas souvent qu’on fasse « la guerre » par humanisme! Je n’ai jamais pensé que les 2 fronts africains décidés par Fr.Hollande (seul!) étaient désintéressés! (Tiens, on n’a pas de nouvelle de ce qui se passe là-bas! Ça n’intéresse pas la presse? Bizarre? Non! Suspect! Ce qu se passe là-bas ne dot pas être très propre!, Comme d’hab, quand des soldats français sont en Afrique – Rwanda etc …)

  • « Il [le libéralisme] s’oppose simplement au socialisme »
    Désolé, mais NON. Ou alors, comme pour le libéralisme, c’est une question de définition du « socialisme »…
    Le libéralisme ne s’oppose pas à la mise en commun y compris sous la forme du communisme le plus extrême, il s’oppose à ce que cela soit imposé par force ou par ruse (mensonge, ignorance, censure etc.)
    Le libéralisme ne s’oppose pas au socialisme, il s’oppose à l’autoritarisme.

    Alors bien sûr, le socialisme des partis politiques est autoritaire, mais ça tient plus à leur nature « parti politique » qu’à leur doctrine « socialiste » : les autres partis sont tout autant autoritaire que le PS, et inversement le socialisme existe aussi en version libérale, c’est à dire sous forme volontaire, à entrée et sortie libre (et donc non politique).

    En fait le libéralisme est ANTIPOLITIQUE, ce qui explique son problème de positionnement politique : par définition il est aussi mal à l’aise dans le champs électoraliste qu’un pacifiste sur un champ de bataille. Ses options sont la défaite par refus de combattre (abstentionnisme) ou la défaite par reniement de ses principes (alliance avec un camp politique qui par définition ne sera pas libéral).

    Dès qu’une question est politisée le libéral a déjà perdu. Et la dépolitiser est une gageure…

    • L’autoritarisme est une méthode politique de gouvernement par la force, le libéralisme est un courant de pensée s’opposant à l’intrusion excessive de l’Etat dans la vie des individus.
      Pas de rapport entre les deux. Et puis une méthode de gestion « autoritaire » ne veut pas forcément dire « dictature politique ».

      • L’autoritarisme est la croyance en la légitimité de l’autorité. Autrement dit, la justification de l’utilisation de la force pour obtenir ce que l’on veut, ou ce que l’on pense être le « bien commun ».
        Enfin, je pense que c’est ce que « P » entendait par « autoritarisme ».

    • Stéphane Boulots
      21 octobre 2015 at 21 h 48 min

      Le socialisme n’est pas la mise en commun, le socialisme est la répartition de la richesse sous l’autorité de l’Etat.

      La mise en commun, s’appelle le marché…

    • Le liberalisme n’est qu’une orientation faudrait ce fixer ça dans la tête.
      Le liberalisme c’est l’horizon elle est inatteignable, mais tout ce qui tend à s’en rapprocher et libéral. D’ailleurs Contrepoint est l’un des rare site ou je voit autant de controverse et débats interminable sur gauche droite centre et les extrêmes.
      Les articles et commentaires montrent juste que ces debats sont infinis et que les avis sont loin d’ etre tranché.
      Apres la veritable question c’est celle de l’association ou de la dichotomie entre liberalisme et politique? Si on peut donner une definition politique du liberalisme. Quelle definition liberale donner à la politique? Ou considere t’on que si le liberalisme est une vision de l’homme et de la societe alors c’est une philosophie et que donc il y a aussi dichotomie entre philosophie et politique pour un liberal?

      • Stéphane Boulots
        22 octobre 2015 at 12 h 56 min

        Non, le libéralisme n’est pas une utopie, une orientation : c’est ce que les gauchistes essayent (avec succès) de faire croire. Dire que le libéralisme est une orientation, c’est comme dire que le Droit ou les sciences sont des orientations.

        • Mdr et depuis quand le liberalisme serait une science vous vous egarez completement dans le positivisme la.

          • Stéphane Boulots
            23 octobre 2015 at 15 h 48 min

            Donc pour vous la DDHC de 1789, c’est de l’utopie, de l’orientation, un horizon inatteignable ?

            Il y a débat dans le libéralisme en grande partie parce qu’il est très compliqué de se projeter en dehors du monde cryptocommuniste dans lequel nous sommes enfermé.

  • Je crois que la gauche dit que c’est favorable a liberté social et la droite dit que c’est favorable a liberté économique, mas tout deux sont em favour de plus état et en fin moins de liberté. Seulement liberalisme réellment veut la liberté pour tous.

  • Il ne faut pas confondre la droite actuelle en France (les Ripouxblicains et les mous centristes) et la droite historiquement et traditionnellement parlant.
    Je vous rappelle que la droite française s’est formée sur la base des Girondins de la Révolution, qui s’opposaient à l’extrémisme montagnard voulant abolir la monarchie pour la remplacer par un régime politique rousseauiste de type totalitaire… et qui s’est matérialisé lors de la Terreur. L’acte de naissance de la « droite » est donc cette volonté de rejeter l’étatisme violent sur lequel ne peut que déboucher une révolution radicale.
    C’est là tout le paradoxe: la droite « bourgeoise » manifestait originellement un attachement pour le conservatisme et l’autorité, mais c’est elle qui en même temps a fait émerger une mentalité politique favorable à plus de libertés par rapport à l’Etat. Je ne parle pas ici de la droite réactionnaire ni de la droite ultra-monarchiste. Mais même celles-ci se sont toujours méfiées d’une intervention de l’Etat dans la vie privée des gens (cf combat contre l’école laïque, et contre la laïcité plus généralement).
    La tradition droitiste est avant tout un rejet du rousseauisme, qui d’ailleurs, à mon sens, constitue le véritable ennemi du libéralisme. Par ce côté, la droite a dans son essence historique une certaine fibre « libérale ». Même si, je l’accorde volontiers, la droite s’est gauchisée (chiraquisme) ou a pu farouchement être contre la liberté (droite légitimiste).

    • Stéphane Boulots
      21 octobre 2015 at 21 h 53 min

      Absolument, la droite Française s’est vue poussée dans le socialisme par l’utopie démocratique de l’égalité de condition. A relire Alexis de Tocqueville :

      « Je pense que les peuples démocratiques ont un goût naturel pour la liberté […] ils ont pour l’égalité une passion ardente, insatiable, éternelle, invincible; ils veulent l’égalité dans la liberté, et, s’ils ne peuvent l’obtenir, ils la veulent dans l’esclavage »

  • Stéphane Boulots
    21 octobre 2015 at 21 h 37 min

    J’ai un peu l’impression que vous confondez liberté et libération.

    Le libéralisme n’est pas une idéologie de la libération, ça c’est la traduction gauchiste du libéralisme, la vision idéologique.

    Le libéralisme est une philosophie qui dit que l’homme est naturellement libre : qu’il est le seul à décider pour lui-même et que la société doit impérativement tenir compte de cette nature humaine, se doit de respecter les valeurs des gens et de leur donner le choix. Le libéralisme explique qu’un modèle économique, social, culturel etc… doit respecter la nature profonde de l’homme (la liberté) avant tout.

    La démocratie est complétement opposée au libéralisme : la démocratie indique que c’est le groupe qui décide, et non l’individu. Le socialisme est un avatar de la démocratie : quand on demande à la masse ce qu’elle veut, on obtient des normes sociales qui tentent à mettre en place un idéal, une utopie qui est le croquis du plus grand dénominateur commun.

    Le libéralisme est donc à l’opposé de la conception gauchiste de la société : ce n’est pas une idéologie, ce n’est pas une utopie, il s’oppose à la démocratie.

    Quand à dire que le libéralisme est de droite, clairement non si vous prenez la définition gauchiste de libéralisme idéologie de la libération : le libéralisme s’oppose alors à l’ordre, à la hiérarchie que défend la droite.

    Maintenant, si vous considérez que le libéralisme se base sur la défense des valeurs individuelles (vie, propriété, liberté, sécurité, résistance à l’oppression) le libéralisme est définitivement de droite, dans la mesure où la droite ne transforme pas l’ordre et la hiérarchie en pouvoir, ce qui est malheureusement souvent le cas.

    On ne peut pas être libéral et heureux dans un monde où tout se décide collectivement, ni dans un monde où certains décident pour les autres, mais seulement dans un monde qui réprime ceux qui décident pour vous.

    • Effectivement, j’ai manqué de clarté sur les définitions des termes. Je suis d’accord avec vous sur le fait qu’on ne peut confondre libéralisme et idéologie de la libération.

      Le libéralisme place la liberté de l’individu en tant que valeur fondamentale, mais, n’étant pas une doctrine, le libéralisme se décline selon différentes formes et visions:

      – Déjà, concernant la notion de liberté, différents courants libéraux entrent plus ou moins en « concurrence »:
      1) la liberté, et c’est m’a l’air d’être la vision de l’article, peut être soit vue comme inhérente, fondamentalement, à la nature humaine (théorie des droits naturels), soit considérée sous un aspect purement utilitariste (c’est, je dirai, la théorie « pragmatique »).
      2) à partir de ce moment, le libéralisme se décline en deux grandes manifestations historiques principales: la première manifestation est celle d’un libéralisme classique, presque idéaliste, qui peut se voir aujourd’hui dans les thèses libertariennes, anarcho-capitalistes ou minarchistes. La seconde grande manifestation, qui a pu se nourrir de la philosophie libérale classique, serait celle d’un libéralisme davantage utilitariste, supposant la liberté comme moyen en vue de l’enrichissement global d’une nation ou des individus. Selon moi, ce libéralisme se déclinerait dans les visions libérale-conservatrices.

      – Ensuite, concernant la mise en œuvre, là encore, deux « écoles » cohabitent:
      1) celle d’un libéralisme davantage considéré en tant qu’anti-étatisme. Le libéralisme se construit donc en opposition systématique à l’Etat ou au constructivisme étatique.
      2) celle d’un libéralisme qui, en fait, proviendrait de l’Etat, au travers par exemple de politiques de libéralisation. L’Etat n’est donc plus vu comme adversaire du libéralisme, mais comme « garant » de celui-ci.

      Je pense personnellement que ces visions libérales, aussi différentes soient-elles, se rejoignent fondamentalement au travers deux points majeurs: une farouche opposition à toute ingérence excessive de l’Etat dans la vie de tous les jours (notamment concernant l’activité économique et professionnelle); ainsi que, comme vous le dites, un attachement à l’initiative personnelle et la confiance dans le fait que la société, si elle garde un ordre et un socle de valeurs, peut réussir à s’auto-réguler du fait du couple liberté/responsabilité.

      Pour en revenir à la droite, je pense que celle-ci a toujours été un « terreau » favorable à une certaine forme de libéralisme populaire, car c’est le paradoxe du conservatisme souvent – et je pense, à tort jusqu’à un certain point – opposé au libéralisme: la volonté de garder une hiérarchie et des valeurs communes a pu aussi encourager une opposition à tout constructivisme, à toute volonté de modification des mentalités au travers d’un Etat que la gauche a historiquement voulu confondre avec la nation. Et la droite a également toujours tenu à garder nation et Etat séparés, ce qui n’est pas le cas des socialistes.

      En fait, je ne dis pas que le libéralisme est une idéologie de droite. Je dis qu’elle a pu beaucoup plus simplement investir la droite pour l’aspect anti-égalitariste de celle-ci, jusqu’à un pt où beaucoup de gens les confondent actuellement. D’où l’alliance traditionnelle entre bonapartistes et libéraux, ou encore l’exemple de Fillon/Mariton aujourd’hui qui constituent une véritable goutte libérale dans un océan socialiste…

      • Stéphane Boulots
        22 octobre 2015 at 10 h 32 min

        Votre vision me semble assez réduite à la France, où l’épisode de 1789 brouille complétement la donne: à déterminer si la DDHC est issue de la frange la plus à droite de l’époque qui s’opposait fortement au pouvoir centralisateur mis en place par Louis XIV (Aiguillon, Noaille, La Fayette etc…) ou comme la légende du Roman National nous le fait croire, des héritiers de Rousseau.

        Mon avis est que l’idéologie de la libération est ancrée dans la mentalité Française et qu’elle traduit une tradition cartésienne, manichéenne, rationaliste, jacobine, planiste … la liberté c’est avant tout admettre le risque et l’inconnu.

        • Le libéralisme français, ou tout du moins les spécificités que peut avoir le libéralisme tel qu’appliqué ou pensé en France, se distingue du libéralisme anglo-saxon en ce qu’il (le libéralisme français) est davantage centré sur l’Etat et moins sur l’individu en lui-même. Cette vision procède d’un caractère culturel particulier (historiquement, l’Etat est très présent dans les mentalités en France) mais aussi, comme vous le dites, d’une certaine influence de l’idéologie de la libération. Ainsi, la vision libérale franco-française a certainement été influencée par des éléments de cette idéologie, bien qu’elle veuille s’en démarquer.

          Dans la tradition libérale française, le libéralisme ne doit pas émaner de l’individu ou des choix de ce dernier, mais davantage d’un Etat qui serait vu en tant qu’organisateur de la liberté (cf Guizot, Debré ou les politiques du Second Empire « libéral » ou pompidoliennes). Le libéralisme français peut se résumer à cette question: comment équilibrer intérêt général et libertés individuelles? La réponse serait: par l’Etat. C’est ce qui fait, à mon sens, la grande particulier du libéralisme influencé par une vision française accordant plus d’importance à l’Etat. Au contraire, dans les pays anglo-saxons, le libéralisme est construit en tant qu’opposition à l’Etat trop puissant. L’individu est au centre de cette vision, l’Etat n’est plus considéré comme organisateur du libéralisme mais comme simple organe de gouvernement destiné à garantir la liberté de l’individu au travers de la loi (cf pères fondateurs des US, Thatcher/Reagan). L’intérêt général est donc davantage perçu comme somme des intérêts particuliers, eux-mêmes correspondant à la liberté la plus large possible.

          Mais ce qu’on peut observer, c’est que, aussi bien dans le monde anglo-saxon qu’en France, le libéralisme a toujours réussi à investir plus facilement les forces conservatrices sociétalement, donc droitistes. Mais là ou le libéralisme anglo-saxon combat vigoureusement toute volonté étatiste de s’immiscer dans la vie des communautés (not. religieuses), le libéralisme français se porte contre le rousseauisme, dont l’un des avatars est le socialisme.

          En fait, c’est une simple question de perception du rôle de l’Etat et du sens de l’intérêt général/national.

          • Stéphane Boulots
            24 octobre 2015 at 9 h 58 min

            Je vous rejoint. Le clivage s’est effectivement fait en opposition au Rousseauisme qui est la tête de file de l’obscurantisme arrogant.

            L’histoire a été largement réécrite depuis, mais je pense qu’à l’origine le libéralisme n’a pas du tout été un mouvement de gauche, mais bien un mouvement de droite soutenu et poussé par la Noblesse qui ne trouvait plus sa place dans le centralisme de l’Etat voulu par Louis XIV et s’y voyait réduite au rang de figurants. Noblesse qui militait pour un ordre décentralisé, à l’image des USA, un fédéralisme qui dans la structure de la France de l’époque était réactionnaire et moderne : cela signifiait de revenir au régionalisme féodal en posant de nouvelles règles du jeu via une monarchie constitutionnelle. La notion de Nation de la DDHC vient de là, mais le hold-up qui a suivit a empêché de voir la suite dans les faits, il ne reste que quelques rares textes.

            • Le libéralisme a toujours été gauchiste… Il a été soutenu par une partie de la noblesse, elle même dévoyée et gauchisée par l’Encyclopédie et la maçonnerie. Les vrais nobles/aristocrates n’ont jamais soutenu le gauchisme libéral (Maistre, Bonald et compagnie)

              • Stéphane Boulots
                24 octobre 2015 at 12 h 30 min

                De Maistre, Bonald, ainsi que tous les autres ont soutenu la révolution de 1789, la révolution libérale, avant de se rallier à l’analyse de Burke et sa sévère critique du Rousseauisme. Si pour vous, le libéralisme c’est la Terreur et la DDHC de 1793 qui est l’opposé complet de celle de 1789, je comprends que nous ne soyons pas d’accord.

                Mélanger Rousseau et l’Encyclopédie : joli holdup, vous n’avez jamais entendu parlé de la controverse au sujet des droits naturels ?

    • « La démocratie est le plus mauvais système à l’exception de tous les autres » (W.Churchill).
      Vous, votre libéralisme est plutôt anarchiste.
      Nous avons tous la liberté de choisir et d’exiger le respect de cette liberté.
      Ce n’est donc que moi qui déciderai si je choisis de faire des concessions pour arriver à mon but que je trouve supérieur, pour moi, ou si je préfère vivre en dehors du cadre légal du pays où je réside.

      • Stéphane Boulots
        22 octobre 2015 at 10 h 38 min

        Mon libéralisme est plutôt anarchiste … alors là complétement à l’opposé.

        Je pense que l’Etat doit exister, mais que son rôle est d’arbitrer la société à posteriori, pas à priori.

        En gros qu’il doit faire en sorte que les gens qui grillent un feu rouge et causent un accident soient mis devant leur responsabilité (et qu’il laisse tranquille les autres), pas qu’il leur trouve des excuses et qu’il mette des flics ou des radars devant chaque feu rouge pour vérifier que personne ne le grille (et en profiter pour taxer les gens au passage)

    • « La société doit prendre en compte la nature humaine et respecter la valeur des gens »

      C’est qui la société à part un agrégat d’individus? Dire que la société doit respecter un individu n’ a pas de sens. L’individu doit respecter son semblable c’est à dire l’autre.
      La question c’est de savoir si à un instant quelconque et en un lieu quelconque un individu respecte l’autre et est respecté par l’autre. En gros le respect mutuel entre chaque individu relève il de l’ordre spontanné ou une institution comme l’Etat doit il le garantir à minima?

      Pour la droite je pense que les notions d’ordre de hierarchie et de pouvoir sont consubstancielles à son idéologie.

      Et dans ce monde qui réprime ceux qui decident pour vous? Ce sont des humains comme vous? Qui les choisit comme agent de répression? Des humains comme vous et moi et moi pas des anges ou des entités divines: au final le serpent se mort la queue.
      La seule chose qui soit spontanné c’est l’interraction entre individus et celle ci peut prendre n’importe quelle forme. Le but est donc de faire en sorte que cette forme soit la plus eloignée de l’ opression ce qui suppose un concensus universel qui nous le savons dans la realite n’ a jamais existé. Le consensus est donc restreint: les gouverneur de chaque Etat ont fait chacun des compromis pour la creation des USA ils etaient une poigné seulement et curieusement les plus favorables à l’autonomie des Etats étaient les partisans d’un régime de type représentatif ils était hostile au fait que les gouvernants soient le reflet des gouvernés par peur du populisme, de l’ esprit de faction, du clientelisme.
      Les USA n’existeraient pas sans le sens du compromis et du consensus, les Etats seraient en guerre.

      • Stéphane Boulots
        22 octobre 2015 at 10 h 54 min

        Je crois que avez manqué un épisode du film à la télé : la société actuelle est très, très loin de respecter les individus et cela ne fait que s’accentuer.

        J’ai dis que la société se doit de respecter les valeurs des gens, pas la valeur des gens. C’est à dire que la société se doit de respecter ce qui importe aux gens : leur vie, leur liberté, leur propriété, leur sécurité, leurs idées, leurs convictions … leur joie de vivre et d’être vivant, ce qui leur est cher.

        Et que cette responsabilité qu’a la société envers les individus qui la compose prime sur toute destin commun, sur toute utopie, sur toute vision quelle qu’elle soit : le destin d’une Nation, d’un Peuple, d’un Pays, d’un quelconque groupe d’individus ne peut se réaliser que si ses membres sont libres et volontaires pour accomplir ce destin.

        Notre société nie cette liberté individuelle et s’enfonce dans le nihilisme petit à petit.

  • Cher Monsieur,

    Merci de cet article que j’ai trouvé intéressant. Je ne partage pas votre point de vue. Le libéralisme est ontologiquement de gauche. A votre entière disposition pour en parler en privé ou publiquement face caméra.

    Bien à vous,

    FA

    franck.abed@gmail.com

    • Stéphane Boulots
      22 octobre 2015 at 10 h 39 min

      Ontologiquement, même Dieu est de gauche.

        • Stéphane Boulots
          24 octobre 2015 at 9 h 42 min

          La gauche se place sur le terrain des mots et pas de la réalité : tout concept peut être un concept de gauche si la gauche en décide ainsi.

          Une démonstration ontologique venant d’une personne de gauche n’a aucune valeur, c’est au mieux une tautologie mais la plupart du temps un sophisme.

          Si vous voulez avoir des arguments, opposez des faits, pas des concepts.

          • Le libéralisme étant une philosophie du devenir, de l’avoir, de l’adaptabilité, et de l’inter-dépendance ne peut être considérée comme une philosophie essentialiste (donc de droite).

            Dieu et le Roi,

            FA

            • Stéphane Boulots
              24 octobre 2015 at 12 h 12 min

              Le libéralisme une philosophie de l’interdépendance existentialiste … vous avez raté un épisode du film à la télé j’ai l’impression ou encore vous en avez une définition diamétralement opposée de celle que même les gens de gauche peuvent en avoir.

              Le libéralisme est une philosophie de l’indépendance et le libéralisme repose à 100% sur l’essentialisme : les droits naturels et la confiance. Locke en était même à conclure que le libéralisme ne pouvait absolument pas s’accommoder de l’athéisme, ce que d’une certaine façon, je ne suis pas loin de rejoindre.

              La confiance est à l’opposé complet de l’interdépendance, la confiance implique la défiance légitime.

              La séparation entre Dieu et le Roi est un concept de droite, voir même très à droite. Le concept de gauche est la négation de Dieu et du Roi (« Ni dieu, ni maitre »), la fusion de la spiritualité et de la souveraineté dans le Peuple, dans l’Homme, ce qui est exactement le contraire.

              Le libéralisme repose sur l’essentialisme des valeurs et donc de sa nécessité à les codifier pour permettre le dialogue, l’indépendance. Vous connaissez beaucoup de gens de gauche qui n’attribuent aucune valeur morale à l’argent, à la monnaie ? Même chez les libéraux les plus radicaux, c’est presque introuvable.

              Toute l’histoire de la gauche politique repose historiquement sur le rapport moral avec l’argent : le pouvoir, les inégalités, la répartition, les chances sociales etc… dont la fameuse interdépendance dont vous parlez et que tous les libéraux rejettent en bloc sous le nom de socialisme.

              Jamais un personne de gauche ne dira que l’argent n’a pas d’odeur (ni cause ni effet) et que c’est cela qui en fait tout son intérêt : la gauche est comme vous le dite profondément existentialiste et refuse depuis toujours le manque de causalité de l’argent. C’est en gros ce que toute la gauche hurle depuis des années en dénonçant l’ultra-turbo-giga-néo-libéralisme etc…

              Bref, j’ai vraiment du mal à vous suivre …

              • Stéphane Boulots
                24 octobre 2015 at 15 h 06 min

                « Rendez à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu » … Jésus existentialiste et de gauche, quand il affirme qu’il y a par essence séparation entre le spirituel et le temporel ? Si ca continue, vous allez affirmer que le Stoïcisme c’est la doctrine de la révolution …

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