Drone Papers : les dérives d’un pouvoir divin donné à des gens sans scrupules

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Drone credits Ministry of defence (licence creative commons)

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Drone Papers : les dérives d’un pouvoir divin donné à des gens sans scrupules

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 19 octobre 2015
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Gros temps pour l’État américain : après avoir subi le contrecoup des révélations d’Edward Snowden qui montraient explicitement l’ampleur de l’espionnage que le Pentagone avait mis en place tant sur ses ennemis que sur ses alliés et, pire encore, sur son propre peuple, voilà qu’un nouveau lanceur d’alerte démontre, documents détaillés à l’appui, l’énorme farce tragique que constitue l’usage des drones et leur taux alarmant de dommages collatéraux.

L’affaire, qui prend progressivement les proportions d’un scandale d’État, a été révélée la semaine dernière dans The Intercept, l’organe de presse fondé par les journalistes à l’origine des papiers présentant les éléments fuités par Edward Snowden. Cette fois-ci, The Intercept dispose d’une quantité impressionnante de documents en provenance directe d’une source au sein de l’armée américaine et qui a souhaité conserver son anonymat (ce qu’on peut comprendre, compte-tenu de la façon dont les lanceurs d’alerte sont traités dans ce cas).

drone papers

Ces documents, disponibles en ligne, montrent en détail les opérations menées par les forces armées américaines sur des territoires où elles ne sont pas officiellement engagées, sans le moindre mandat international. Pire encore, ces documents démontrent assez clairement deux choses.

D’une part, la politique américaine actuelle consiste à mener des opérations d’assassinats en contradiction à la fois avec les bases mêmes du principe démocratique d’un contrôle de l’armée par le peuple et des idéaux normalement pacifiques des démocraties dont se réclament officiellement les États-Unis, et en violation avec les droits de l’Homme qui impliquent un jugement avant toute condamnation. Jadis, les États-Unis étaient un État de droit. Les révélations de ces « drone papers » démontrent que toute l’administration Obama, prix Nobel de la Paix en tête, participe à établir la liste des personnes à assassiner, et à prendre la décision de le faire (ou plutôt de le faire faire par les équipes militaires en charge des drones).

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Bien sûr, on savait déjà, de façon non officielle toutefois, que cela se passait ainsi. Il se chuchotait depuis plusieurs années que oui, le président Obama, tout nobélisé soit-il, disposait d’une véritable « kill list » et ordonnait directement que soient menés des assassinats. La preuve en est maintenant faite. Mais avec 178 frappes entre 2011 et 2015 validées directement par le Prix Nobel de la paix lui-même, je serais curieux de connaître l’opinion du Comité Nobel à ce sujet…

D’autre part, comme si ces éléments ne suffisaient pas déjà à jeter comme un grand froid, ces documents permettent de mieux mesurer la précision de l’outil « drone » dans la panoplie présidentielle américaine. Et le constat est franchement amer puisqu’on apprend que l’usage massif de drones dans les différentes missions confiées entraîne un taux de dommages collatéraux de 90%. Autrement dit, comme l’explique Edward Snowden dans un tweet du 15 octobre, près de 90% des personnes tuées par les frappes aériennes n’étaient pas les personnes ciblées.

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C’est gênant parce que si, déjà, à la base, faire assassiner un individu sans autre forme de procès n’est pas du tout dans les prérogatives d’un chef d’État d’une nation démocratique, fut-il américain, tout indique qu’une partie des cibles abattues l’a été sans même recevoir l’imprimatur du chef suprême, ce qui laisse entrevoir des dérives monstrueuses.

i have a dream - i have a drone

Ce n’est même pas le pompon.

On apprend en outre que cet écart catastrophique entre les cibles choisies et les « autres » provient d’une collecte déficiente d’informations. La tragédie qui se joue actuellement prend alors toute son ampleur lorsqu’on comprend que cette déficience d’informations est issue d’une utilisation quasi-exclusive de moyens électroniques pour rassembler les données sur les cibles, ces moyens mêmes qui furent dévoilés par Snowden il y a deux ans. Or, dans le cas qui nous occupe, c’est-à-dire l’assassinat d’individus à distance ce qui revient à s’assurer des informations sur la cible puis à utiliser les moyens appropriés pour éviter les dommages collatéraux, la collecte de données électroniques par surveillance massive des réseaux et par l’imagerie aérienne ou satellitaire ne suffit pas. Aussi pointues et invasives soient les techniques mises en place par la NSA et l’armée américaine, elles ne peuvent remplacer l’infiltration sur le terrain, par exemple.

Autrement dit, l’État américain espionne tout le monde tant et plus, détermine des cibles de façon unilatérale, les fait buter par une armée qui, au passage, choisit elle aussi ses propres cibles (ou, pire, dérape très largement), et on se rend compte que l’espionnage initial est très majoritairement fait d’une façon qui ne permet pas d’assurer la qualité des cibles et des moyens mis en œuvre. Pire, cette « tyrannie de la distance » donne un faux sentiment de détachement et de puissance divine (« godlike power ») aux opérateurs et à toute la chaîne de commande.

drone papers - godlike powers

Et le plus consternant est qu’en choisissant systématiquement l’assassinat des cibles désignées plutôt que leur arrestation, l’État américain, son armée et la NSA se sont coupés de toute source d’information réellement fiable, puisqu’issue du terrain qu’ils ont désertés par commodité.

C’est proprement effarant.

Il y a deux ans, on apprenait via Snowden l’ampleur de l’espionnage américain et le monde découvrait que l’armée et le gouvernement des États-Unis avaient outrepassé tous leurs mandats démocratiques pour satisfaire le besoin d’information et de flicage de sa propre population et du reste du monde pour une coterie prête à tout.

Il y a quelques mois, on apprenait de même qu’une fuite massive de données en provenance directe du gouvernement américain, via un hacking d’ampleur inégalée, exposait directement des millions d’employés fédéraux (mots de passe, empreintes digitales, détails de carrière, dossiers médicaux, judiciaires et même mœurs ou habitudes se retrouvaient sur internet, en libre accès).

Les « Drone Papers » nous démontrent à présent que le gouvernement américain mène des opérations secrètes d’assassinats, là encore en dehors de tout cadre légal et démocratique, qu’il abat des individus sans procès, avec des informations lacunaires, collectées à la hâte, et réalise d’énormes bavures dans la foulée.

Devant ces éléments, comprenez-vous pourquoi les libéraux insisteront toujours pour un État minimal ? Comprenez-vous que plus vous donnez de pouvoir à l’État, plus les individus qui sont à sa tête en abuseront, tout nobélisés soient-ils ? Comprenez-vous que lorsque vous remettez vos vies, vos données essentielles, vos informations critiques dans les mains de l’État, vous n’aurez jamais la garantie de leur bonne gestion, et même plutôt le contraire ? Plus proche de la France, voyez-vous, par l’exemple, ce que peut donner la Loi Renseignement dans les mains des fripouilles qui nous gouvernent ? Comprenez-vous que toute augmentation de l’emprise de l’État sur vos vies pour un peu de chimérique sécurité aboutira, de façon inéluctable, à marquer, un jour, une cible sur votre tête ?

Fascism : do you think it'll be this obvious ?
—-
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  • Très bon ! Surtout la conclusion !

  • Les jeunes ne savent pas, les vieux ont la mémoire courte … On nous a fait le coup avec la « guerre chirurgicale » lors de la première guerre du Golfe en 1990. Les américains ont en fait généreusement couvert l’armée irakienne sous un tapis de bombes très classique dont l’effet lui-même était plus psychologique que stratégique sur les troupes enterrées de Saddam.

    Je lis tous les jours cette fascination pour la technologie : robots, impression 3D, drones de transport, études statistiques fumeuses, moulins à vent, batteries miraculeuses et usines à gaz pour résoudre tout et n’importe quoi (surtout quand il n’y a pas de vrai problème). C’est bien ! Il faut être dynamique, construire, innover, croire en l’avenir …

    Le corolaire est de prendre des vessies pour des lanternes, car une idée (souvent déjà mauvaise au départ) ne se concrétise pas forcément en quelque-chose d’utilisable et encore plus rarement en quelque-chose d’utile. Et dans le domaine militaire ou policier en particulier, on sait pourtant depuis toujours que seule la stratégie compte et l’action de terrain réalisée par des professionnels.

    • @Pragmat:
      Avec la fin de la guerre froide, il fallait bien préserver les budgets de l’Armée. Les gadgets électroniques, c’est très très chères !

      D’ailleurs, Marisol a supprimé toute référence au numérique pour sa nouvelle convention sécu : on risquait d’améliorer le bousin.

      Maintenant, dire que les américains ne sont pas des professionnels de la stratégie….

      • Développer des systèmes (électronique ou autres) nouveaux coute très cher. Un constructeur aéronautique peut dépenser des fortunes uniquement pour réduire le poids d’un équipement. L’armée doit évidemment s’équiper de ce qui se fait de mieux. Le problème est de choisir ce qui est utile. Quand on dit gadget, on a déjà répondu à la question.

        Les américains sont peut-être des « professionnels de la stratégie », mais tant sur le plan politique que sur le terrain, on peut se demander si ce sont de fins stratèges. Je n’ai pas la compétence et les informations pour juger, mais au niveau du gâchis …

        • Le JSF, l’avion du futur américain, déjà acheté (forcé) par les pays de l’OTAN, est le symbole de cette dépense forcenée. Ses soutiens l’assurent : plus il sera en retard, plus il sera puissant, plus il rentabilisera les centaines de milliards dépensés … en rendant inutiles les autres armes. Bref, on est en plein délire !

  • 90% de tués qui ne sont pas la cible finale ne signifie pas 90% de civils innocents tués. Un émir d’AQPA qui se fait exploser dans sa bagnole sur une route yéménite disparait avec ceux qui l’accompagnaient, et qui ne sont pas des non-combattants : adjoints, garde du corps… La proportion réelle de bavures est sans-doutes plsu faible que ça.

    Quant à la question des arrestations, il est évident qu’il est impossible d’y recourir dans des zones telles que l’Irak ou le Yémen.

    Un regard critique sur les drones oui, la reprise sans recul du discours type de Chamayou non.

    • Vous n’avez rien compris : les américains ont bombardé un hôpital de Médecins sans Frontière il y a quelques jours, ils ont ensuite envoyé les tanks pour « nettoyer » le site afin d’effacer toute trace de leur « bavure collatérale » ! C’est beau la guerre !

      • Non, c’est sale, la guerre, toujours et partout!

        Et oui, bien sûr, les civils paient un tribut énorme, en temps de guerre comme en temps de paix, d’ailleurs. Il suffit de se rappeler les bombardements sur les villes allemandes de la fin de WW2: toutes ces destructions étaient-elles toutes justifiées? Non, évidemment!

        Mais que fait l’armée française en Afrique sur deux fronts plus les bombardements en Syrie: il n’y a plus de reporters de guerre! La presse préfère s’écouter « chroniquer » sur les « petites phrases » des « vedettes » politiques en métropole.

        Donc, en fait, on n’en sait rien! Cela ne devait durer que quelques mois: on en est loin! En fait, tous les Français s’en foutent!

        Mais il est tellement plus confortable de penser que l’armée française, forcément vertueuse, rétablit la paix pour le bien de la population, alors que plus que probablement, si un président décide, seul, d’agir militairement comme ça, sur 3 fronts, c’est bien pour défendre soit des intérêts (sonnants et trébuchants) français (cas le plus fréquent, comme en Libye!), soit pour tenter de garder une voix au niveau international!

        D’ailleurs, il est fréquent que les premiers régiments à envoyer à l’étranger sont le 2° REP, régiment ÉTRANGER parachutiste: des mercenaires!

        Mais la France n’utilisera pas trop de drones tant qu’l faut liquider ces « Rafales » dont personne n’a voulu, pour le moment.

        Aucune leçon à donner! (et je n’ai même pas rappelé le Rwanda!).

    • Si on part du principe, comme vous, qu’ on peut se torcher avec le droit international et les droits naturels et les Américains avec leur Constitution, je comprends votre propos. Mais ce sont ces principes qui nous différencient des barbares. Alors oui, cette histoire d’exécution sans procès est bel et bien une abomination qui fait de leurs auteurs des crevures aussi méprisables que les terroristes qu’ils traquent. Et en plus, cela ne règle rien.

    • Tuez les tous, Dieu reconnaitra les siens.

    • @Jacqueshenry : je suis au courant, merci. C’était une erreur, quoi qu’on en pense l’armée US fait partie de ces armées qui tentent de respecter le droit. Accessoirement ce n’est pas un drone qui a bombardé, donc la question de cette tragédie est orthogonale à la question de l’emploi des drones.

      @Zefran : le terme d’exécution sans procès est un de ces termes polémiques qui n’ont de valeur que pour les journalistes de gutter press. C’est un acte de guerre, que ces soldats portent l’uniforme ou pas.

      L’émotion ne dispense pas de se poser deux minutes pour réfléchir à ce qui passe.

  • « Et le plus consternant est qu’en choisissant systématiquement l’assassinat des cibles désignées plutôt que leur arrestation, … »
    Guantanamo ? Déjà fait.

    Le problème, c’est cette espèce de folie à vouloir démocratiser à tout prix. Au final, après avoir fait le vide, entre les américains et le terrain, il n’y a rien.

  • Si je ne me trompe pas, le Sénateur Rand Paul a fait un long filibuster sur ce sujet il y a 2 ou 3 ans, ce qui n’a certainement pas été relayé par la bonne presse francophone, trop occupée à faire passer les Républicains pour des clowns et à porter des mannes d’eau pour Obama et sa clique (je vis aux USA, certaines radios et chaînes de télé parviennent à donner des infos en dehors des canaux officiels, on y apprend même que de vrais scientifiques doutent du réchauffement climatique anthropique, si si)

  • Les droitsdelhommistes sont les seuls responsables de cette utilisation massive des drones. Ce sont eux qui ont reproché à l’administration Bush Guantanamo et les sites noirs de la CIA. Obama a été obligé de s’adapter, il a donc opté pour l’élimination par drones come il ne pouvait plus faire capturer les terroristes, il ne pouvait que les éliminer.
    90% est un chiffre à relativiser. Dans ces 90%,il y a pas mal de combattants et autres terroristes. En plus, civils ne veut pas dire innocents. Bcp de civils tués sont des membres de la famille de terroristes (sympathisants de sa cause).
    Regardez aujourd’hui un peu le désastre de la libération de Guantanamo: une grande partie des terroristes libérés ont repris leurs activités terroristes. Heureusement que les Alliés pdt la seconde guerre mondiale ne devaient pas se préoccuper des droitsdelhommistes. Au sinon, ils ne’auraient pas gagné la guerre.
    « faire assassiner un individu sans autre forme de procès » ha et on est censé faire quoi ? il s’agit d’une guerre. L’armée n’est pas la police. d’ailleurs, même si elle le voulait, elle n’arriverait pas à faire la police dans ces zones tribales.

    • « L’armée n’est pas la police. d’ailleurs, même si elle le voulait, elle n’arriverait pas à faire la police dans ces zones tribales. »

      C’est pourtant bien ce qu’elle essaie de faire.

      • je me suis mal exprimé. L’armée ne peut pas se comporter comme la police càd arrêter la personne lui garantir les droits et un procès. Dans ce genre de situation, il est irréaliste que l’on peut faire cela.
        Obama a au moins le bon goût de ne pas vouloir d’intervention massive au sol.

    • Un bébé de 18 mois est-il sympathisant de son père terroriste ? Encore et toujours « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens… ».
      Tout ça me fait penser à « l’armée la plus morale du monde » qui passe son temps à détruire les infrastructures palestiniennes, construites à grands frais avec… les subventions européennes… « Purifiez-moi (ethniquement) tout ça, Dieu reconnaîtra ses brebis égarées » …

      • « Un bébé de 18 mois est-il sympathisant de son père terroriste ? » combien de bébés de 18 mois ont été tués ? est ce que c’est plus que si on avait utilisé d’autres méthodes (raids des forces spéciales,…) ?

        « passe son temps à détruire les infrastructures palestiniennes » n’importe quoi. D’ailleurs , Israel fournit elle même des infrastructures aux palestiniens. En plus, elle n’effectue des bombardements sur Gaza que dans le cas de légitime défense (quand le hamas et consort envoye des roquettes). Est de la faute d’Israel si le hamas utilise des infrastructures pour stocker des armes et pour lancer des roquettes ?
        « l’armée la plus morale du monde » je trouve cela un peu prétentieux de dire cela, je ne pense pas que l’on puisse dire qu’une armée est la plus morale au monde mais ce qui est vrai c’est que l’éthique morale de l’armée israélienne est bien plus élevé que la plupart des armées (y compris de pays occidentaux). Attention, cela ne veut pas dire que l’armée israélienne est parfaite. La guerre reste la guerre. Il y a tjs des dérives. Ceux qui reprochent à Israel les dommages collatéraux ferait bien de se demander si une autre armée à la place aurait comme dommages collatéraux. Même si on est dans la fiction, je pense par exemple que l’armée américaine aurait fait pire que l’armée israélienne (je ne parle même pas des armées des pays non démocratiques).

  • La fiabilité des renseignements peut également être manipulée/détournée par les véritables cibles ou autres personnes/groupuscules qui y verraient un intérêt.

  • Un bel article qui aurait toute sa place à la une de Libération ou du Nouvel Obs. Mais peut-être qu’il passerait inaperçu vu que des semblables y sont fabriqués mécaniquement et machinalement (pléonasme apparent). Sinon des prémices de rapprochement de libéraux français et de libéraux américains. Quid de la comptabilité ?
    A jacqueshenry : les Américains n’ont pas envoyé « des tanks » mais un véhicule militaire blindé. Celui-ci n’abritait pas un einsatzkommando, mais des enquêteurs de l’armée. Vous grossissez trop le trait.

    • Pas plus atlantiste et néo-conservateur que les deux torcheballes auxquels vous faites allusion mon cher jacekn (à part le vespéral « immonde ») . Bien essayé !

      • Genre Libé ou le Noul Obs ont néocons.

        Lol.

        C’est moi ou depuis quelques mois le niveau des commentaires sur CP a atteint celui du Monde ?

  • Ce qui rends d’autant plus risible la croisade d’Obama contre les armes à feu.
    Obama, combien de « Colombine » ?

  • Lors de la seconde guerre mondiale, après les « exploits » criminels de la Werhmacht dans les Ardennes, les américains liquidaient froidement les soldats allemands qu’ils prenaient habillés en civils. A quand le même traitement avec les terroristes que l’on capture avec des armes de guerre et sans uniforme ❓ Sans aller jusque là, un tel individu devrait passer en conseil de guerre.
    De plus, dès qu’un coup de feu était tiré, on rasait la ville ou village au canon. Fribourg, ville déclarée libre a été rasée par bombardement aérien. Freudenstadt largement canonnée, sans enjeu, par les troupes françaises (CocoricoN). On peut le pardonner par le coût du débarquement en vie humaines, au moins certains cas, mais pas tous. Cependant ce n’est en aucun cas normal, comme les pillages et viols par les troupes alliées comme russes dont on connait bien les exploits de soudards.
    Par contre raser un village devrait absolument être évité sans cible ultérieure importante. Tuer des civils sans motif n’est pas acceptable et surtout sans risquer la vie d’aucun soldat. Cela finit par devenir contre-productif. Les USA réagiront-ils ❓

    Il y avait une interview intéressante sur Inter ce jour vers 18:30. Il était expliqué par un expert, que tenter d’éteindre le baril de poudre n’était pas suffisant loin de là. Qu’il fallait reconstruire un état régalien efficace dans le pays visé. Un pas que les USA ont loupé en Irak.
    Sinon, ce ne sera pas un baril, mais 2 puis 3 puis 4 …

  • Article du magazine « Opérations Spéciales » de octobre 2015
    Après Julian Assange (Wikileaks), ses 40 informateurs afghans et irakiens identifiés par recoupement, c’est au tour d’Edward Snowden, le traître de la NSA, d’avoir du sang dur les mains avec ses fuites de documents ultra secrets.
    Dans les documents révélés par Snowden, on pouvait, entre autres, apprendre des détails sur un système de collecte d’emails de personnes étrangères vivant aux USA, ce qui a poussé plusieurs terroristes sous surveillance à cesser toute communication ou changer de méthode. Les experts du renseignement sont formels : « Les sources habituelles de renseignement se sont asséchées, les tactiques ont changé » a répété dans les médias Michael Morell, un ancien directeur adjoint de la CIA. En France, un membre de la DGSE nous a confirmé que les leaks de Snowden ont « terriblement affaibli un système qui a évité plusieurs dizaines d’attentats », les services américains partageant des données avec la France.
    Le monde des Bisounours touche ici sa limite comme on peut le voir, et les défenseurs de Snowden crient à la manipulation, tout comme ils l’ont fait lors de l’affaire Wikileaks. Mais si l’on peut féliciter la diffusion de documents secrets afin de mieux comprendre le fonctionnement de ce monde, ils doivent l’être dans un cadre plus que professionnel exempt de militantisme politique et d’amateurisme » peste un officier du renseignement militaire français, « s’ils plongent dans l’ombre, si on ne peut plus les surveiller, les écouter, on ne pourra pas éviter les carnages » CQFD.

  • Du coup, je me demande s’il ne serait pas urgent de stopper le développement de toutes les armes automatisées qui sont en cours de recherche ou de fabrication ????
    Car, déjà, certains drones n’ont plus besoin de l’intervention humaine pour décider de faire feu. On lui assigne une cible, avec un poucentage « acceptable » de dommages collatéraux en fonction de l’importance stratégique de la-dite cible !!! Acceptable ? Pour qui ?
    Il est inadmissible de laisser une machine décider de son propre fait de tuer des êtres humains. On peut très facilement en percevoir les dérives, n’importe quel régime totalitaire ou autoritaire pourra demain décider de se passer de forces armées conventionnelles pour tirer sur sa propre population. L’être humain a (normalement !) de l’empathie pour ses semblables, ce qui lui évitent de faire des actes inconsidérés dans la majeure partie des cas. Une machine n’aura aucun état d’âme pour liquider des civils.
    Toute cette technologie ne sert au final qu’à cacher le fait que les forces armées et les services de renseignement ont gravement failli en déléguant à des logiciels leurs capacités d’intervention, plutôt qu’en utilisant les ressources directes du terrain, les contacts et les infiltrations à l’ancienne.
    Les membres du Comité Nobel doiventt avoir du mal à se regarder dans une glace en ce moment…Obama est pire qu’un échec pour eux, c’est une imposture !

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