La concurrence dans le système scolaire

La concurrence entre privé et public crée une émulation… dans les écoles publiques !

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La concurrence dans le système scolaire

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 13 septembre 2015
- A +

Par Michel Kelly-Gagnon

https://fr.wikipedia.org/wiki/Piste_d'athl%C3%A9tisme#/media/File:Athletics_tracks_finish_line.jpg
Domaine public-https://fr.wikipedia.org/wiki/Piste_d’athl%C3%A9tisme#/media/File:Athletics_tracks_finish_line.jpg

Dans les débats entourant la place des écoles privées et leur financement dans le système d’éducation québécois, plusieurs arguments militent en faveur d’une présence accrue des écoles privées, notamment l’argument financier, car les enfants qui fréquentent l’école privée coûtent deux fois moins cher à l’État que ceux du secteur public.

Mais un autre argument pèse lourd, même s’il semble à première vue moins concret : le fait que la présence d’écoles privées performantes entraîne un effet d’émulation par les écoles publiques.

Or justement, cette semaine on apprenait que la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys lance une offensive publicitaire pour vanter les mérites de ses écoles et inciter les parents à y inscrire leurs enfants au lieu d’aller vers le privé.

Dans ce cas-ci, la concurrence pour les mêmes élèves force les écoles publiques à hausser leurs performances et la qualité de leurs programmes, et ces dernières réussissent très bien, si l’on se fie à leur publicité.

Par exemple, l’école Mont-Royal écrit dans sa publicité :

« Saviez-vous que l’école Mont-royal offre le programme d’éducation internationale enrichi et régulier ?

Mais il y a plus :
Des cours de français, d’anglais et d’espagnol pour les élèves forts en langue.
Des équipes sportives en cheerleading, volleyball, soccer et basketball.
De 10 à 25 heures de bénévolat par année.

Autant de raisons d’oublier le privé. »

L’émulation entre le public et le privé n’est pas uniquement un buzzword, mais quelque chose de bien concret, comme on le voit aujourd’hui.

Le réseau des écoles privées innove en créant des programmes particuliers comme les programmes internationaux, des écoles à vocation sportive ou artistique, et ensuite cette innovation se transmet dans les écoles publiques, dans un cercle vertueux qui profite à tous.

C’est une raison de plus qui milite en faveur de la présence d’un certain degré de concurrence dans le système scolaire, et même de l’accroître, pour le bénéfice autant des écoles publiques que privées.


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  • Je me demande ce que NVB dirait si un lycée public en France vantait son équipe de cheerleading sans respecter la parité.

  • article très intéressant: http://www.huffingtonpost.fr/jasmin-guenette/les-mythes-entourant-la-gratuite-universitaire-et-la-concurrence-des-grandes-ecoles_b_8117122.html
    surtout le passage: « De nombreuses études portant sur le système d’éducation primaire et secondaire au Québec suggèrent que l’existence d’écoles privées à proximité des écoles publiques améliore la qualité de l’enseignement dans les deux types d’établissements. La concurrence entre ces établissements, parce qu’elle rend possible les comparaisons, fournit les clés nécessaires à ce que chacun soit mieux informé sur ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas en éducation. »

  • Pas facile, l’idée que les parents et les élèves puissent avoir une liberté de choix fait peur à l’élite. Ça fait des années que la bourgeoisie fait tout pour exterminer l’école privée et le libre choix.
    C’est comme laisser la vache décider chez quel cultivateur elle ira se faire traire.

  • Rien ne peut justifier que l’argent du contribuable aille aux écoles publiques plus qu’aux écoles privées.
    Rien sinon le collectivisme le plus primitif.
    La concurrence assure la diversité et le progrès.
    Le monopole garantit la gabegie, l’incurie, et la régression.
    Le pouvoir corrompt. On ne peut promouvoir aucun objectif vertueux par la violence.
    Enfin l’école n’a pas besoin d’uniformité mais d’une diversité adaptée à celle des enfants.
    Le système québécois bureaucratique coûte cher et conduit à l’échec une proportion effrayante de garçons, son coût est donc très supérieur à ce qu’on voit.
    Il anéantit la culture nationale, étant aux mains de collectivistes révisionnistes adeptes de la table rase, et qui réussissent pourtant à faire croire que le privé n’a que faire de la culture. C’est faux: Le privé répond aux demandes des clients, et les familles sont attachées à leur culture.
    Une école essentiellement privée serait non seulement moins chère, elle créerait bien plus de valeur.
    Pourquoi s’obstiner à soumettre aux méthodes de gestion les plus brutales et rétrogrades les secteurs les plus cruciaux de notre économie ?

  • Pour l’enseignement supérieur aussi, la concurrence privé évite le pantouflage et incite les établissements à faire des efforts de modernisation, bien qu’en France la gratuité des établissements publics permet à ces derniers de ne pas trop en faire pour attirer la clientèle (étrangère en particulier).

    Certains quasi monopole gagnerait beaucoup à un peu de concurrence. A n’en pas douter par exemple, des écoles privées de médecine serait un facteur de modernisation important de la formation de nos carabins.

  • Les commentaires sont fermés.

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