« Ras-le-bol fiscal » : les riches fuient la France !

Après avoir épuisé la manne financière des impôts, il va bien falloir commencer à envisager de réduire les dépenses de l’État.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Départ d'avion (Crédit : Gabriel Rocha, Creative Commons)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

« Ras-le-bol fiscal » : les riches fuient la France !

Publié le 31 août 2015
- A +

Par Michel Albouy

partir-Samson Benjamin (creative common)
partir-Samson Benjamin (creative common)

Lentement mais sûrement les riches quittent la France. Les départs à l’étranger de contribuables aisés est en hausse de 40% et celui des redevables à l’ISF a augmenté de 15%, selon Les Échos.

La courbe des exilés fiscaux français est train de s’accentuer à la hausse et aucun renversement de tendance n’est en vue. Même si on ne peut pas parler encore d’exode de masse (et c’est heureux !) le phénomène est suffisamment perceptible pour inquiéter nos finances publiques.

Le phénomène a été tout d’abord nié, puis minimisé par nos dirigeants politiques, mais aujourd’hui il faut bien se rendre à l’évidence, les « riches » quittent le navire France, lentement, sans bruit mais sûrement. Après les jeunes talents de start-up et diplômés de grandes écoles, ceux qui ont fait fortune ou gagnent simplement bien leur vie cherchent à partir.

Pression fiscale hors-norme

Est-ce un scoop ? Sûrement pas pour tous ceux – et il y en a encore – qui croient qu’on ne peut pas augmenter impunément la pression fiscale sans qu’il n’y ait une réaction dans une économie mondialisée. Certes, quelques responsables politiques du Parti Socialiste, et même un ministre de l’Économie, avaient tiré la sonnette d’alerte avec le « ras-le-bol fiscal » ; mais c’était pour la galerie.

Le rappel des caciques orthodoxes avait du reste était rapide en fustigeant les hétérodoxes socialistes et en mentionnant tout ce que l’argent public (traduisez nos impôts) pouvait financer comme bonnes œuvres sociales. Si bien que, même si la France avec des dépenses publiques représentant 57% de son PIB dépensait plus de 10 points de plus que l’Allemagne, on ne pouvait comparer notre modèle social que « tout le monde nous envie » avec celui des autres pays européens. Bref, qu’il était inutile de renoncer au dogme du toujours plus d’impôts car après tout, comme chacun sait, « de l’argent il y en a et il suffit de le prendre là où il est ».

Tout était bien dans le meilleur des mondes possibles, sauf que le « consentement à l’impôt », comme on dit en langage technocratique a eu rudement tendance à s’éroder ces derniers temps avec la hausse vertigineuse de la pression fiscale malgré la rhétorique de « l’impôt citoyen ».

L’impôt sur le revenu est concentré sur les plus riches

Rappelons ici que 75% des hausses d’impôts sur le revenu (IR) décidées pendant les deux premières années de la présidence Hollande ont été payées par 20% des contribuables. Et quand on sait que la moitié des ménages ne payent pas d’impôt sur le revenu, on se rend compte de l’effort qui a été demandé aux contribuables aisés de ce pays.

Autre chiffre à prendre en considération et qui montre à lui seul la concentration de l’impôt sur le revenu : 1% des plus riches payent 45% de l’IR. Ainsi, il suffirait de quelques milliers de départs pour voir le produit fiscal de l’IR diminuer significativement si le phénomène devait prendre davantage d’ampleur. À terme, ce mouvement pourrait même entraîner une perte de recettes fiscales. Bref, la loi de Laffer, qui nous enseigne qu’à partir d’un certain seuil d’imposition le produit de l’impôt diminue, pourrait se vérifier empiriquement en France, s’il cela n’est déjà fait. Mauvaise nouvelle pour les tenants du toujours plus d’impôts.

Un impôt sur la fortune confiscatoire

Non seulement la France, depuis de très nombreuses années (droite et gauche confondues), a fait le choix constant de toujours plus concentrer l’IR sur une fraction de plus en plus étroite de contribuables, mais elle est la seule en Europe à maintenir envers et contre tout un impôt sur la fortune qui devient de plus en plus confiscatoire.

Rappelons que lorsque le président Mitterrand a mis en œuvre l’impôt sur les grandes fortunes (IGF) en 1982, les taux de rémunération de l’épargne sans risque étaient de l’ordre de 10%, soit un écart avec la tranche la plus élevée de plus de 8 points. Aujourd’hui, l’écart entre les deux taux est nul s’il n’est pas négatif après prise en compte des frais divers liés à la gestion.

Cette situation, maintes fois dénoncée, n’a reçu pour le moment aucune réponse de la part de nos dirigeants, sauf celle que les riches – que notre président « n’aime pas » – doivent payer. Pourquoi, si on ne veut pas abroger l’ISF pour des raisons politiques, ne pas indexer ses taux d’imposition sur ceux des emprunts d’État (OAT) ? Un tel mécanisme a été mis en place pour la rémunération du livret A de façon à reconnecter la rémunération de ce livret avec les conditions de marché. Alors pourquoi ne pas le faire pour cet impôt de plus en plus mal supporté par nos concitoyens et qui devient de plus en plus lourd ?

Un système à bout de souffle

imgscan contrepoints 839 - exil fiscal

Avec le prélèvement à la source à venir prochainement – si on en croit notre président de la République – il ne faudrait pas que changement se traduise, comme demandé par l’aile gauche de la majorité gouvernementale actuelle, par une fusion de la CSG et de l’IR. Une telle manœuvre, nécessitée naturellement par la « justice fiscale », ne ferait qu’augmenter in fine la pression fiscale sur les ménages aisés et alimenter de nouveaux candidats au départ.

La question essentielle aujourd’hui est celle d’un système de dépenses publiques à bout de souffle qui ne marche plus à l’aspiration comme au refoulement. Les tuyauteries sont à revoir sinon à changer. Si on sait que les dépenses publiques représentent 57% du PIB, que sait-on vraiment sur l’efficacité des prélèvements et sur l’état des fuites à l’aspiration ? De même, que sait-on vraiment sur l’efficacité de la redistribution de cette manne ? Est-on sûr que l’argent aille à ceux qui en ont vraiment le plus besoin ? En fait, on ne sait pas grand-chose sur ces questions essentielles et c’est bien là le problème qui décourage nombre de nos concitoyens. Cela alimente leur sentiment de verser leurs euros dans un puits sans fonds. D’où la baisse du consentement à l’impôt.

Dans son discours de vœux pour l’année 2014, le président dénonçait un État « trop lourd, trop lent, trop cher » et affichait son souhait d’inverser la courbe des dépenses publiques. Il serait temps d’agir vraiment avant que le char de l’État ne s’embourbe définitivement dans les déficits à venir. Après tout, si la courbe du chômage n’est pas entièrement sous le contrôle de nos dirigeants, celle de la dépense publique l’est totalement. Alors pourquoi attendre ? Et si en plus, l’inversion de la courbe du chômage était liée à celle des dépenses publiques et des impôts ? Chiche, on baisse les impôts, ISF compris, en 2016 ?


Sur le web.

Voir les commentaires (77)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (77)
  • La gauche est le camp de l’impot comme le disait Rafarin. Ca ne va pas changer à mon avis. Et si les impots baissent quand meme de toute facon ce sera juste du déficit parce que les dépenses clientélistes ne baisseront pas.

    Donc exil…

    • Sarkozy était pas mieux, sauf que lui c’était sournoisement : via des nouvelles taxes diverses par-ci par-là, en espérant que les électeurs ne le verraient pas.

      Quant aux socialistes ils se sont calmés tout de même, ils ne juraient que par les augmentations d’impôts avant alors que maintenant ils n’osent plus après avoir vu les dégâts.
      Du moins à l’échelle nationale, à l’échelle locale ça continue d’augmenter.

      • bien que n’aimant pas particulièrement sarkozy, il faut tout de même être honnête et dire qu’à sa décharge, lui, a vraiment reçu en pleine poire une crise monumentale.
        Par ailleurs, il a essayé de réduire la voilure( non remplacement d’un départ en retraite sur 2).

        • Je suis dur avec lui car j’attendais beaucoup de lui, alors qu’Hollande je n’attendais que le pire, donc forcément Sarkozy ne sera pas traité avec gentillesse de ma part. Il a certes pris la crise, c’était difficile, mais il a par la suite complètement perdu sa volonté de réformes libérales..D’ailleurs Sarkozy ne parle jamais de réformes libérales actuellement, il était le meilleur espoir de libéralisation de la France et il a tout gâché par lâcheté et opportunisme.

          • J’ai su longtemps après sa campagne présidentielle en 2007 que c’était le maire du Havre, Antoine Rufenacht, qui écrivait en grande partie ses discours. Antoine Rufenacht, qui a hérité d’une ville ravagée par des décennies de communisme et a su la remettre debout avec des reformes osées. Il y a ceux qui font, et ceux qui répètent les faiseurs mais restent des diseurs. Le nain a talons avait une opportunité historique. Comme vous, je ne lui pardonnerai jamais.

            • +1
              Il avait un boulevard, la légitimité, la possibilité, la nécessité.
              Il a tout saboté.
              Dans tous les domaines.
              économiquement il a gonflé les dépenses, les impôts et les dettes, et donc saboté l’économie et l’emploi.
              socialement, il a fait fuir vers le FN les électeurs populaires, qui sont très simples et ne demandent que deux choses :
              * une économie qui fournit du boulot et un salaire, à eux et à leurs enfants
              * une justice qui s’occupe vite et bien des délinquants. De l’ordre, quoi.
              Ils suffisait de leur donner ça, facile et pas cher, et même les pires racistes auraient déserté le FN.

      • parce que la réforme du calcul de l’impôt sur les plus-values immobilières, on ne l’a pas vue ? j’avais même pris la peine d’écrire une lettre à mon député, pour lui expliquer que ce point là spécifiquement, me piquer 6 000 euros d’impôt en plus sur la vente d’un appartement, justifiait à mes yeux d ne plus voter pour lui.

  • un mystère a résoudre : si ils sont riches malgré les conditions économiques offertes par la France , pourquoi fuient ils ?

    • heu … pour le rester 🙂

      • mais sont ils armés pour affronter des pays comme les USA ou l’Angleterre , le copinage marche moins bien là bas et ils se retrouvent noyés parmi les ..super riches ..quelle descente aux enfers!!

        • Ils n’ont pas besoin de copinage là-bas : moins de régulations, moins d’impôts, facilité à investir…

        • Les riches ayant acquis leurs richesses illégitimement, grâce au copinage, sont bien identifiés. Ce sont essentiellement les politiciens, les hauts fonctionnaires, qu’ils soient dans l’administration ou à la tête des excroissances de l’Obèse, et les quelques connivents habituels des cercles politiques. Ceux-là restent, pour le malheur de la France, parce qu’ils perdraient leur potentiel de parasitisme en partant à l’étranger, où Ils seraient mis face à leur véritable potentiel de création de richesses, nul.

          A l’opposé, les riches ayant acquis légitimement leur fortune sont poussés à l’exil car ils sont les boucs émissaires favoris de l’Etat obèse, désignés à la vindicte haineuse de militants décérébrés. En partant, ils ne perdent rien car eux créent les richesses, au lieu de les voler comme les précédents parasites qu’on retrouve à la tête des divers partis socialistes, poussant l’ignominie jusqu’à déclarer qu’ils n’aiment pas les riches pour faire croire aux benêts infantilisés qu’ils ne le sont pas.

          Entre les deux, il y a les riches légitimes mais naïfs, croyant qu’on peut encore sauver la France de la spoliation socialo-étatique. Peut-être ont-ils raison ? Ils acceptent le sacrifice aujourd’hui dans l’espoir d’un changement positif demain. Toutefois, lorsque le parasitisme institutionnel leur deviendra insupportable et qu’ils auront perdu tout espoir, ils finiront par partir à leur tour.

          Enfin, il ne faudrait surtout pas négliger l’exil extérieur comme intérieur des classes moyennes, parce que la fuite ne concerne pas que les riches. Au sein des classes moyennes, le pire pour la France est l’exil des jeunes diplômés et des jeunes entrepreneurs qui, après avoir compris la nature exacte du régime politique fermement décidé à spolier leur avenir, choisissent la fuite d’autant plus facilement qu’ils n’ont encore rien à perdre.

          • Merci Cavaignac pour vos diatribes toujours bienvenues …
            ne pas oublier la révolte intérieure des classes moyennes aisées dont je suis : une baisse d’activité volontaire afin de rester dans une tranche détérminée de net fiscal pour échapper à la folle et désastreuse progressivité à la française .

            • Il ne faudrait pas confondre les diatribes haineuses en forme de condamnation à mort fiscale (par exemple « je n’aime pas les riches » déjà cité) avec l’analyse factuelle de l’écosystème de l’Obèse franchouillard.

    • « un mystère a résoudre : si ils sont riches malgré les conditions économiques offertes par la France , pourquoi fuient ils ? »

      Et vous si vous payez des impots ( donc partie des 50 % des plus riches riches hein ! ) pourquoi par solidarité ne vous fendez vous pas d’un petit cheque supplémentaire ?

  • Ça ouvrira l’esprit des Français, tant mieux.

  • Tant que le chômage restera aussi élevé et la société si coincée l’exode ne se tarira pas. Et vu comme c’est parti on peut prévoir davantage de gens fuyant la France pour un avenir meilleur.

  • Si les riches s’enfuient, le taux de pauvreté calculé sur une « moyenne va diminuer »….Les pauvres ne seront pas plus pauvres, mais ils pourront dire que le taux de « pauvreté a diminué grâce à eux…Et puis les « riches », les entrepreneurs, ils votent pas à gauche….Pas comme les profs, les exonérés de carences et les bonifiés des régimes spéciaux….

    • pas du tout, le taux de pauvreté est calculé sur une MEDIANE, pas une moyenne. quelques milliers de riches en moins ne change rien à la médiane

      • @ P :

        Le taux de pauvreté utilisé en France est un taux de pauvreté relatif : 60 % du revenu médian.

        Or, si les riches partent, mathématiquement, le revenu médian baisse (moins que le revenu moyen, mais il baisse).

        Donc, statistiquement, faire fuir les riches diminue la pauvreté en France 🙂

        « Les seules statistiques auxquelles je croie sont celles que je peux truquer moi-même » CHURCHILL

        • Bonjour stephane
          Regardez la courbe de répartition des revenus, chez Piketty p.e. 😉 , 28€/mois entre le 50% et 51%
          Donc effet infime ( 14 €/mois revenu médian pour 1% de riches en moins, 8€/mois en moins pour être pauvre )

          • exactement. Et 1% c’est 700 000 personnes ! Alors que là on parle de 10 ou 100 fois moins de gens, donc 80 ou 8 centimes par mois …

    • Les sotscialos pourront dire : « voyez, on augmente les impôts et le taux de pauvreté diminue… Il faut continuer.. »

  • Vous oubliez un mouvement sous-jacent, invisible, mais qui va sans doute prendre encore plus d’ampleur : l’exil intérieur.

    C’est le dentiste qui se met à la semaine de 3 jours (à Paris, ça commence, sinon ils sont tous déjà au 4 jours).

    C’est le commerçant qui lève le pied.

    C’est le chef d’entreprise qui se paye moins.

    Tous ces gens en ont ras le bol, travaillent moins, et consomment moins.

    Impôts et TVA, la double peine pour les recettes de la rapine étatique. Et c’est tant mieux !

    Enfin, dernier facteur : les jeunes. Sans le sous. Ils partent. C’est l’exil des cerveaux. Dans le lots, des futurs créateurs de richesses.

    Dans le même temps :
    -les retraités se multiplient
    -et on laisse venir massivement des immigrés sans qualifications, qui ne parlent même pas le français

    L’addition de tous ces facteurs révèlent un fait cruel : c’est game over.

    • @Charle : cela s’appelle « faire le john galt »

      Mais qui est john galt ?

      • Nous tous !
        😉

        C’est ça qui est « magique » : nous pouvons chacun, à notre mesure, faire notre « John Galt ».

        Se focaliser sur les super riches qui fuieraient est ainsi très réducteur.

        Autre fait fascinant : l’addition de tous ces comportements individuels forme une extraordinaire arme de destruction massive contre l’Etat, ses serviteurs, ses clients.

        Même sans le vouloir… même sans en être conscients nous participons à cela.

        J’ai ainsi oublié dans mon premier commentaire un groupe supplémentaire : les exilés « involontaires » voire même à l’insu de leur plein gré.

        Un nouveau chômeur… consomme forcément moins. Un nouveau chômeur n’investit plus du tout (pas d’achat de maison, de voiture). Un nouveau chômeur ne peut pas prendre de nouveaux crédits.
        Et dans le même temps, il tire sur les ressources collectives (via indemnisations, aides etc.)

        Il vit une terrible épreuve personnelle, il peut même voter avec constance pour la « gauche », se bercer d’illusion et vilipender les « riches »… et pourtant c’est un ultra libéral qui s’ignore, un « John Galt »… !

        Bref. Une chose est désormais certaine : la catastrophe ne peut plus être arrêtée.

        • Assez d’accord avec vous Charles, et vous oubliez egalement le chef d’entreprise PME TPE qui n’est ni riche ni très diplômé, mais qui part egalement car sans avenir…

      • moi , j’ai levé le pied en 2000 depuis il est toujours en haut..m’enfin , un petit pied levé cela ne changera pas l’humanité pas plus qu’une main tendue ou un poing serré , il en faut des millions ;-(

    • @ Charles.
      Tout a fait exact. La France a réussi a faire des patrons aux 35h. Comment être heureux en France? Ne pas avoir d’ambition, ne pas faire de vagues, diminuer ses rêves et ses projets, ne pas trop s’investir et ne pas trop travailler, afin de ne pas être trop déçu, et cultiver son jardin. Cela fait quelques années deja que, dans la region que je visite toujours assez souvent, les fils et filles de notables sont a Londres, au Quebec, a NY. Ce n’est pas nouveau. En revanche, d’avoir autant de candidatures d’ex patrons, souhaitant une vie plus tranquille de salariés, est franchement crève coeur, et l’augmentation sur 3 ans incroyable. Tout comme le nombre de petites structures qui jettent l’éponge.
      Les exiles, dont je fais partie depuis maintenant 10 ans, c’est une chose. Je continue a créer, beaucoup moins certes, de la valeur ajoutée en France. Je precise d’ailleurs que je ne suis pas parti pour raisons fiscales, mais par allergie a l’Obese et son armée de petits, sinistres, gris robofonctionnaires.
      Beaucoup plus important et critique pour la société française a long terme, le RENONCEMENT.

    • +1 j’ai diminué la voilure et quand je consomme c’est hors de France pas de chance.

      Moins de boulot moins d’impots moins de tva tous en moins , je donnerai le moins possible.

      Réductions de 20 % de taxe et impôts collecté a ma petite échelle….

    • Merci de cette remarque car c’est ce à quoi je m’emploie depuis 4 ans. Créateur d’entreprise depuis plus de 20 ans, à la revente de la dernière, j’ai diminué mes revenus par 3, diminué ma consommation ad’hoc, libéré totalement mon agenda pour moi même et pour le moment je ne suis plus motivé pour créer quelque chose dans notre charmant pays parasité par ses représentants et l’évolution de la pensée du collectif comme quoi il faut que tout le monde s’occupe de tout, parce que chacun individuellement est trop idiot pour le faire soi même. Je profite de mon temps de réflexion pour explorer à mon rythme ce qui se fait ailleurs et aller le faire ailleurs. Dommage, mais il en est ainsi.

    • Ce mouvement est important. Moi même, je ne me paye plus, je consomme le moins possible en France et de préférence d’occasion. Je pourrai embaucher et développer mon activité, mais pourquoi je me tuerais à la tâche pour me faire voler 75% des fruits de mon travail ?
      D’autres entrepreneurs que je connais ont réduit la voilure, n’ont pas renouvelé les départs et on réduit leur salaire.

    • « C’est le dentiste qui se met à la semaine de 3 jours (à Paris, ça commence, sinon ils sont tous déjà au 4 jours). »

      3,5 jours dans mon cas arrêtez de raconter des conneries ! -)))

    • +1
      je pourrais gagner 2 fois plus, et non 🙂
      Ça ne sert à rien de se fouler, l’état aspire tout.
      Il faut affamer la bête. Elle est mal, faible, lourde, elle va tomber en premier.

  • Vous oubliez un mouvement sous-jacent, invisible, mais qui va sans doute prendre encore plus d’ampleur : l’exil préventif de ceux qui ne sont pas encore riches, mais qui sont entreprenants, bosseurs, qualifiés.
    Ils représentent quelques % des jeunes classes d’âges, mais plus de 10% de la future richesse.

    • Nous sommes de plus en plus nombreux dans cette classe d’âge à voir notre avenir hors de France. Perso quand je vois le monde je ne vois que des opportunités, des rêves qui attendent d’être réalisés..Mais quand je suis en France je ne vois qu’un futur incertain, la résignation, un certain désespoir, une volonté de repli et une peur du monde extérieur mais aussi une peur de la technologie et du progrès. C’est ce que beaucoup d’entre nous ressentent.

    • @P: C’est éxactement ce que j’ai fait. Sorti d’école de commerce j’ai cheé du taf unniquement hors France et autres pays socialistes. J’ai pas eu la Suisse mais on n’est pas mal au Grand Duché.

    • J’ai bien l’intention de partir aussi une fois l’école de commerce terminée. UK ou USA de préférence.

    • Tout a fait. Cela ne touche plus du tout que les classes supérieures, ou cela faisait deja longtemps que c’était le cas. De plus en plus de jeunes ne trouvent plus leur place dans le dédale étatique. Ils ne trouvent plus de jobs. Ils étouffent. Ils partent des qu’ils peuvent et n’ont aucune intention de revenir. J’ai été frappe par leur lucidité quant a la situation fiscale, ce que cela implique pour eux (payer beaucoup plus que leurs parents pour leurs parents sans espoir d’en recevoir ne serait ce que le 10eme en retour). Quand je vois ce qui leur est servi dans les merdias subventionnes d’état, ces infâmes caisses de raisonnante de l’AFP, la propagande a l »EN, je remercie internet, et les félicite pour leur lucidité, que je ne suis pas certain d’avoir partagée a 18 ans.

    • « l’exil préventif de ceux qui ne sont pas encore riches »
      J’y pense de plus en plus mais pas avant 2 ans.

      Il y a quelques années j’avais créée mon entreprise et je suis parti de presque zéro dans un secteur que je ne connaissais pas, plus je gagnais plus je payais des impôts et moins il m’en restait dans la poche.

      Un jour j’ai décidé de tout arrêter et de chercher un boulot de salarié dans mon métier d’origine.

      Ce que je constate aujourd’hui c’est à quel point les entreprises françaises vous enferment dans des boites ne contenant que la compétence déjà acquise (et encore si c’était il y a plus de 3 ans c’est mort) sans vous permettre d’atteindre d’autres compétences.

      C’est comme si ces RH pensaient qu’on a aucune imagination, aucune volonté d’innovation, aucune envie de voir autre chose que ce que l’on a déjà fait, bref aucune motivation.
      Lorsque vous leur dites que vous avez envie d’explorer d’autres technologies, d’innover par l’intermédiaire de mes compétences transversales acquises lors de ma gestion d’entreprise, on vous regarde avec des gros yeux d’incompréhension (Comment faire confiance à un gars qui veut explorer différents univers de son métier, non non non ! surtout pas, vous ferez ce que vous avez déjà fait et pas autre chose ! coucher à la niche espèce de mécréant motivé! )

      • C’est simplement une réponse pragmatique : innover, prendre des initiatives, sortir du rang comporte des risques. Même si les profits escomptés sont largement supérieurs aux risques, il ne faut pas y aller car les profits seront confisqués par l’état, au besoin en changeant les règles, tandis que les risques doivent être assumés par celui qui les prend.

  • La gauche ressemble de plus en plus à un gang d’ escrocs, affamés de pouvoir, affamés de privilèges, d’ argent facile, prêt à tout pour être élu. Quand on les voit à l’ oeuvre avec leur opportunisme, leur hypocrisie, leur extraordinaire mauvaise foi, leur morgue, leur perfidie et leur mépris il y a de quoi être être révolté, mais si on observe avec quelle facilité les masses se laissent duper par ceci, il n’ y a plus qu’ à être désespéré, fataliste et résigné.

    • la droite est pareille. Le centre est encore pire. Quand aux extrêmes, ils sont semblables le cynisme en moins : ils y croient les cons, ce qui les rend encore plus dangereux.
      En fait, c’est le principe même de la politique !
      La politique c’est la guerre et tous les coups sont permis.
      Et si vous refusez d’entrer dans la mêlée, vous perdez d’avance et les pires en profitent.

    • Pas la gauche, tous les partis hélas. Tous se battent pour avoir droit à leur part.

      • @Akashi : tout à fait.

        C’est la fameuse lutte des classes découverte par les libéraux et perverti par Marx qui n’avait rien compris.

        Il y a lutte entre ceux qui vivent honnêtement de leur travail et ceux qui veulent vivre du travail des autres en utilisant la force ou le monopole de la force de l’état.

        C’est cette lutte qui est immuable depuis al nuti des temps.

        Marx croyait que l’exploitation venait du respect des droits de propriété, en fait, elle vient justement de leurs non respects !!!

    • @Bernard : « La gauche ressemble de plus en plus à un gang d’ escrocs, affamés de pouvoir, affamés de privilèges, d’ argent facile, prêt à tout pour être élu. »
      D’abord, il ne s’agit pas que de la gauche mais de tous les poltiques et en plus ca fait bien longtemps que c’est la cas.
      La carrière politique c’est le jackpot assuré.

  • Étrange qu’on oublie souvent que les riches qui partent n’ont souvent pas créé de richesses par eux même…
    Quand ce sont des cadres de très grosses boites qu’ils n’ont pas créée eux même (qu’ils soient dirigeants ou manager) ce sont au mieux des capitaines de paquebots sinon de simples passeurs de plats (les responsables RH des boites de plus de 500 salariés sortent souvent d’écoles de commerce et ne connaissent souvent rien en droit du travail…)
    Quand ce sont des créateurs de start up, souvent leur boite ne génère pas le 10eme en chiffre d’affaires ce que la boite a cramé en frais marketing et de personnel… Valeur de papier
    Quand ce sont des créateurs de boite qui se sont développées sur l’écosystème d’un pays comme la France avec un beau marché intérieur et un beau capitalisme de connivence… Ils n’auraient probablement pas aussi bien réussi en nouvelle Zélande ou en Irlande.
    Donc pour la plupart des riches qui partent… Soit ils ne créeront plus rien et vivront que comme des rentiers, soit ils vivront sur du capital risque pipo type start up collaboratives… Mais en tout cas ne créeront probablement plus de valeur ajoutée utiles aux populations…

    • Balthazar : « Étrange qu’on oublie souvent que les riches qui partent n’ont souvent »

      Vous regroupez sous une généralité « bon débarras ce n’est pas grave » de riches consommateurs, des investisseurs (ils ne l’enterrent pas leur argent, il travaille) et vous oubliez que ce n’est que le sommet de l’iceberg:

      Quand les riches s’en vont, les autres réduisent la voilure. Les impôts rapportent moins, il se créer moins d’emplois, moins d’entreprises, ceci est très visible dans les statistiques.

      Plus de dépenses sociales et moins de rentrées dans un pays ou l’état emprunte déjà 45% de son budget, vous pensez vraiment que ce n’est qu’anecdotique ?

      • Les impôts, ce sont les classes moyennes et les dites classes moyennes supérieures qui les paient. Les très riches et les riches ne les paient en totalité que s’ils sont stupides.
        L’argent qui travaille, il le fait surtout au bénéfices d’intermédiaires proxénètes qui prennent rarement des risques avec leur argent mais qui le font avec le votre… La métaphore du gentleman d’Epson
        Si ces proxénètes quittent le pays, ils perdent la main sur le pigeon (le très riche a sa propre catégorie de proxénètes pour son argent)
        Les créateurs de richesses dans un monde concurrentiel voient assez vite leur marge diminuer en fonction de l’arrivée de concurrents qui améliorent la qualité et le service pour un prix moindre.

        • Balthazar: « Les très riches et les riches ne les paient en totalité que s’ils sont stupides. »

          Le très riche consomme, la maison, le bijou, la voiture, les vêtements, les parfums, les moquettes qu’il n’achète pas ce sont des milliers d’emplois et donc d’impôts en moins.

          Et c’est pareil pour « les classes moyennes et les dites classes moyennes supérieures » les riches ne sont que la pointe de l’iceberg.

          Balthazar: « L’argent qui travaille, il le fait surtout au bénéfices d’intermédiaires proxénètes »

          Enlevez le et vous serrez surpris de voir que tout s’arrête. Au delà des slogans « l’argent qui travail » est massivement investi dans l’économie réel même si les circuits sont parfois tortueux.
          Les 70 milliards de Bill Gate sont ainsi placés dans des dizaines de milliers d’entreprises qui en font vivre des centaines d’autres.

          Enfin bref, lisez les rapports: la France est en berne de création d’entreprise, de richesse, d’innovation, de dynamisme, le chômage explose et ses comptes sont virtuellement en faillite.

          • « Le très riche consomme »
            Effectivement mais pas forcément plus que le pauvre, il consomme des produits cher à très cher mais dont le nombre d’emploi n’est pas forcément corrélé au prix de vente.

            Le riche n’a pas d’intérêt particulier dans sa consommation, son intérêt est d’investir dans des entreprises, c’est là qu’il crée de l’emploi.

            • liw: « Effectivement mais pas forcément plus que le pauvre »

              L’argent ruisselle comme dans un réseau hydrographique, quelqu’un qui claque 2 millions l’an initie un gros fleuve d’argent qui va irriguer tout un bassin versant. Avec ce même argent, son bijoutier dépense pour des maisons, son architecte achète des voitures et il fini en rivières et rus avec le boulanger, le garde d’enfants etc. etc.

              Le Smicard qui ne dépense que 5000 euros l’an n’irrigue pas grand monde.

          • Oui enfin ça c’ est le discours de façade hein. La réalité en France c’ est qu’on soit salarié du public ou du privé à partir d’un certains niveau de vie les personnes s’y habituent tellement que toute baisse est jugée inacceptable. En gros les politiciens ont réussi à faire croire aux français du public et du privé que le pouvoir d’achat était un acquis social du coup personne veut changer les choses ça s’appelle la paix sociale.

        • Avant d’être très riches, les gens sont très majoritairement passés par la case classe moyenne supérieure, et avant par la case classe moyenne tout court. Et ils ont pris des risques avec leur propre argent et patrimoine, pas celui des autres quand ceux-ci ne le leur ont pas confié volontairement et librement. Et cela pour une bonne raison : il n’y a que l’état a pouvoir prendre et risquer l’argent de quelqu’un sans son consentement.

    • Vos affirmations restent des jugements hâtifs a défaut de sources.
      Les centaines de milliers de Français a Londres ne correspondent en rien a vos clichés.

      La seule semi vérité de votre post: les rentiers pur jus, collectionneurs d’art et autres, la France peut s’en passer sans trop de soucis. D’ailleurs, elle le fait depuis longtemps car ils n’ont pas attendu le Roy Faineant pour plier bagages.
      Peut elle se passer:
      Des generations futures? Non
      Des entrepreneurs? Non
      Des gens motives et travailleurs? Non.
      Des médecins? Non plus.

      La France a un deficit par rapport a l’Allemagne ou le RU d’au moins 6 millions d’emplois marchands et un surplus sur ces memes pays d’au moins 3 millions de fonctionnaires. Ce n’est pas un hasard, ce n’est pas génétique, c’est la résultante de bientôt 40 ans d’étatisme.

  • Que l’impot soit elevé ou non , les gens cherchent en général à ne pas le payer.
    Exemple concret des états unis qui sont connu pour une pression fiscale assez faible et pourtant leurs citoyens ou entreprises ( les plus riches) pratiquent l’evasion fiscal à outrance.
    C’est devenu si important qu’ils ont lancé le programme FATCA.
    Bref en conclusion , les gens qui le peuvent , cherche généralement à fuir l’impot ici ou ailleurs…

  • Le socialisme est jaloux de la réussite des entrepreneurs et des libéraux: la Loi Santé inepte en est la meilleure démonstration:
    Le TPG est une escroquerie intellectuelle qui s’il est appliqué laissera les plus défavorisés au bord au chemin.
    Déjà près de la moitié des patients sont pris en charge à 100%/ CMU,ALD,AME….
    Lisez la suite dans mon livre:
    « Chirurgie chronique d’une mort programmée » Ed L’Harmattan
    Demain baisse de la qualité, déserts, listes d’attentes, médecine à l’américaine en seront la conséquence

  • Bonjour

    Je suis médecin, je suis parti.

    Dans n’importe quel autre pays, les tarifs sont le double au minimum, et les charges sont 20 à 50% plus faibles. Je gagne le double en travaillant moitié moins…

    Même quand le coût de la vie est le double, ça reste intéressant.

  • Overdose fiscale. Tous les témoignages des producteurs de richesses concordent, mais seule la fuite ou l’évitement sont envisagés.
    Si les producteurs envisagent de résister dans ce pays, ils doivent savoir que leur lutte devrait éviter le détour de la politique – l’opinion française n’est encore pas assez consciente des contraintes de l’économie marchande – mais leur lutte gagnerait à se situer sur le champ professionnel et social – comme le font les paysans.
    Chaque Chef d ‘entreprise d’un peu d’envergure, s’il a peu de temps, dispose du meilleur carnet d’adresse de son terroir : fournisseurs, clients, employés, associés. Par délégation il est à même de favoriser dans son terroir le développement d’une opinion publique favorable à la liberté économique. C’est son intérêt, celui de ses pairs, et celui du pays de consacrer un peu de temps et d’argent à cette cause de la liberté. C’est ce qu’ont fait les bourgeois anglais et américains au XVIIe et XVIIIe siècles, puis à nouveau à la fin du XXe avec Thatcher et Reagan.

    • Ce n’est pas faux. Mais je vous assure que c’est peine perdue. Vous sous estimez gravement le pouvoir corrupteur d’un état aussi puissant. Moi meme, je me prostitue et vais obtenir plusieurs centaines de milliers d’euros de subventions dans les années a venir ( par job cree). Chaque famille compte un frère a la SNCF, un ami au CCI, un fils intermittent, une fille a EDF, une cousine a AF. A ma petite échelle, j’ai peut être convaincu une cinquantaine de personnes. Et après? A part les faire déprimer? Vouloir l’exil eux aussi? Vous voudriez qu’ils fassent quoi, au juste? Voter FN? Le Ti Nain? Jamais la France n’a autant eu besoin d’un nouveau parti politique, qui refuse le débat extrêmement étroit imposé depuis 40 ans, et ose la reforme, la vraie, celle qui commence par le nettoyage politique. Fin du cumul politique / fonctionnaire. Cumul mandats. Remise a plat totale des revenus divers et variés de nos politiques, reduction drastique de leur nombre, analyse sans concession des relations troubles avec les associations. Pouvoir contraignant de la cour des comptes. Surveillance accrue des patrimoines de nos chers élus, ce qui tombe plutôt bien, vu leur empressement a fliquer le peuple. Si condamnation, fin de carrière politique. etc. etc. Vous mettez ca au referendum aujourd’hui, ca passe. Vous mettez ca dans un programme politique, au minimum, vous influencez l’agenda politique et élargissez le débat. Seul un parti sans histoires, sans casseroles et sans corruption pourrait et aurait intérêt a le faire. Le timing est parfait, mais voila, rien n’est prêt.
      Margaret n’est pas venue de nulle part. Elle a été financée et soutenue 12 ans avant de prendre le pouvoir, ses idées relayées par des réseaux très puissants. Reagan aussi.

      • tintincan: « Jamais la France n’a autant eu besoin d’un nouveau parti politique »

        Et dans le système, ne deviennent visible que les partis du système, c’est mort !

        Essayez la démocratie, la vraie: que le peuple vote les lois comme en Suisse et il va massacrer le système. Le corporatisme est adossé à des minorités comme les syndicats et les partis politiques, le peuple n’est pas libéral mais il déteste les privilèges et vote porte-monnaie.

  • Mon pote est parti samedi 29/08 . Il a vendu sa belle maison piscine à 5 m de la plage, vendu son Audi RS5, la SQ5 de sa femme, rempli son container direction MIAMI ..
    Il ne remplira plus ses voitures qui consomment 75% d’impôt, (à plus de 25L/100) plus d’impôt et cotisations sociales,(par centaines de milliers) plus d’achat de « sale » riche taxé à 20% … Plus d’employées, plus de petit personnel …
    Ils partent pour un enfer à TVA de 6%, pas d’IR, pas d impôt sur les plus valus, l’essence à 0.60€ le litre, 45$ le plein! le yatch à 100 000€ … Mais comme un salaud de riche pas une larme juste un sourire « ultra brite » jusqu’aux oreilles …

    • Miami, la Floride..un très bon choix, magnifique endroit.

      • Je suis chef d’entreprise et j’organise comme beaucoup d’autres l’exil interne.

        Une partie de mon salaire est désormais constitué d’Indemnité Kilométrique et autres avantages.
        Beaucoup d’achats d’occasion à titre perso pour zapper la TVA; J’ai renoncé à acheter un bateau que je préfére louer à l’étranger l’été. La voiture idem, modèle d’occasion, je fais plein de trucs moi même et je me mets au bricolage; et pourtant je gagne bien ma vie.

        Bref, je réduis la voilure. Tranquillement mais surement.

    • Miami ?
      il y a un impot sur l’IR.
      Federal.
      Ca n’est pas peu.
      Le demenagement reste valable cependant.

      • L’IR fédéral est à un niveau acceptable donc bon, et la Floride est un lieu dynamique très ouvert au business et aux idées neuves.

    • Votre ami est il parti parce qu’il ne pouvait plus faire du business et entreprendre où pour conserver son train de vie?

  • Mais on ne parle la que de l’IR.
    La TVA est l’impot qui rapporte le plus a l’Etat, alors que penser si les revenus les plus aisés quittent la France, sachant que ce sont ceux là même qui consomment le plus (donc qui payent le plus de TVA)

  • La logique voudrait qu’un ISF « juste » soit égal au taux d’intérêt du livret A multiplié par la tranche marginal de l’IR. Cela se justifierait par le fait que les revenus élevés ont accès à de très nombreuses niches fiscales et moyens d’optimisation fiscale. En compensation, je pense qu »il faudrait supprimer des niches de l’ISF et le bouclier fiscal. La niche pour les œuvres d’art me semble la plus propice aux magouilles y compris par les politiques et servent au final surtout à enrichir massivement quelques artistes contemporains mainstream.

    • La logique voudrait qu’on supprime l’ISF sans barguigner, parce que c’est moins le montant que le caractère inquisitorial de l’impôt qui fait fuir les gens.

      • LA logique voudrait qu’ on change tout mais en même temps. Supprimer l’ ISF et la pression fiscale sur les plus riches sans réformer le reste bah vous aurez un 1789 bis. Si on réforme c’ est tout le système.

        • plus de sécu, plus d’aides au entreprises, plus de niches fiscales même si elles sont utiles, une niche reste une niche sur le plan politique créez en une et ce qui n’ en profite pas voudrons la leur, garder les allocs sous conditions de ressources où les supprimer purement et simplement, supprimer les apl mais en même temps retirer le pouvoir des maires au niveau de l’immobilier: trop d’électoralisme au niveau municipal ( j’habite le bassin d’ Arcachon depuis 18 ans et je peux vous dire que ça concerne clairement pas que le logement social), faire voter au citoyens l’attribution d’ un marché public dans n’importe qu’elle ville ( trop de collusion entre municipalité et prestataires ). Bref qu’on libère le pays mais qu’on libère surtout les citoyens et les citoyens ces tous les individus qu’ils soient chômeurs, cadres, entrepreneurs, employés, ouvriers et qu’ on arrête de proposer des mesures qui au final n’apporterai qu’elle chose qu’ à certaines franges de la populations. Bref un idéal vers lequel on devrait tendre.

  • J’hallucine ! La communication sur les baisses d’impôts pour les plus modestes est en fait une véritable imposture …

    En réalité, suite à la non réévaluation des tranches en 2013 et à la suppression d’une tranche en 2014, le nombre de foyers imposable à l’IR a légèrement augmenté (il est passé de 46% à 46.5%). Mais le plus fort c’est que la première tranche est maintenant à 14% et non plus à 5.5%. Dans les faits, ce tour de passe-passe sur 2 ans a donc permis d’augmenter de 10% l’IR des plus modestes. Et le tout en leur faisant croire qu’ils sont privilégiés par le gouvernement grâce à un magnifique deux pas en arrière discret puis un pas en avant très médiatisé. Bravo les artistes !!!

  • Le français, en particulier socialiste, est, sauf exception rare génétiquement incapable de comprendre que plus l’impôt baisse, plus les rentrées fiscales augmentent, donc ici c’est définitivement foutu!

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Une majeure partie, soit 80 % des impôts que nous payons s’inscrivent dans une logique gagnant-perdant, voire perdant-perdant. Les échanges gagnant-gagnant augmentent la prospérité d’une société. Les échanges gagnant-perdant la laissent inchangée. Les échanges perdant-perdant appauvrissent tout le monde.

Voici des exemples concrets de ces catégories.

Gagnant-gagnant : vous achetez votre pain chez le boulanger parce qu'il fait du meilleur pain que vous ou bien que vous y passeriez trop de temps si vous deviez le confectionner vou... Poursuivre la lecture

Poser la question c’est y répondre : il n'en reste rien ou presque après 40 ans !

Mais quelles étaient ces grandes réformes structurelles du premier Président de gauche de la Ve République élu en 1981 ? Quatre réformes nous semblent emblématiques :

Les nationalisations des entreprises et des banques La retraite à 60 ans La réduction du temps de travail L’impôt sur les grandes fortunes (IGF)

 

Nous passons volontairement sur les réformes économiques conjoncturelles comme l’augmentation du SMIC de 10 %, le premier bl... Poursuivre la lecture

Quand vient le temps de trouver de nouvelles sources de revenus, les politiciens ne manquent jamais d’idées. Après tout, il est plus populaire de demander aux « riches » de payer leur « juste » part – jamais définie objectivement – que de couper dans les dépenses excessives, comme celles de la Défense. Ou de comprendre l’importance capitale des incitations dans les actions des agents économiques.

Il semble que, malgré son âge avancé, Elizabeth Warren ne comprendra jamais ce dernier point. À l’instar de son défunt programme présidentiel... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles