Donald Trump, le cauchemar américain ?

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Donald Trump (Crédits : Gage Skidmore, licence CC BY-SA 2.0), via Flickr.

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Donald Trump, le cauchemar américain ?

Publié le 28 août 2015
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Par le Parisien libéral.

Donald Trump credits Gage Skidmore via Flickr ( (CC BY-SA 2.0)
Donald Trump credits Gage Skidmore via Flickr ( (CC BY-SA 2.0)

 

À la une du Libé d’hier : « Donald Trump, le cauchemar américain ». Diantre ! Que peut-il bien se passer pour que le quotidien du Marais, celui qui trouve vulgaire l’idée de déménager à Bagnolet, parle en ces termes d’un candidat à la primaire des présidentielles aux États Unis ?

Passé la Une, on comprend que Donald Trump a tout du parfait « bon client » de Libération, qui n’y va pas avec le dos de la cuillère, Trump aurait contre lui le fait d’être :

  • complotiste (car climato-sceptique)
  • menteur compulsif
  • raciste invétéré
  • « connard laqué » au niveau style
  • égotiste vantard
  • beauf multirécidiviste
  • insultant et en « dérapage » permanent

N’en jetez plus !

Le problème, c’est que toutes ces critiques mettent sur le même plan des éléments d’importance différente, sans les mettre en perspective, et dans certains cas, en les faisant tomber à plat.

Commençons par le climato-scepticisme. Rappelons que la thèse communément admise par la majorité des médias, alimentée par le GIEC, est que le réchauffement climatique auquel nous assistons actuellement et qui va provoquer l’élévation du niveau des océans a pour cause l’activité humaine, et non pas une origine naturelle et séculaire. La conclusion des partisans de cette thèse est qu’il faut de toute urgence cesser la consommation d’énergies fossiles et hâter la transition écologique.

C’est vrai qu’il y a réchauffement. Et c’est vrai aussi qu’une économie dé-carbonée pourrait présenter bien des avantages, à commencer par le fait d’arrêter de donner de l’argent à la Russie de Poutine ou à l’Arabie Saoudite. Mais pourquoi les journalistes de Libération n’ont-ils jamais entendu parler ni des falsifications du GIEC, ni des intérêts des partisans de la thèse du Peak Oil dans des investissements boursiers dans l’énergie ?

Enfin, pourquoi sont-ils incapables de comprendre que les États-Unis ne sont pas les seuls à ne pas vouloir renoncer au confort que procure l’usage des énergies fossiles ? Il y a aussi et surtout tous les pays moins développés et moins riches que l’Occident, à savoir la Chine, l’Inde et l’Afrique ? Les pays du sud rêvent, eux aussi, de supermarchés ravitaillés par des camions et aux parkings remplis d’automobiles. Et ce ne sont ni Libération ni les écologistes occidentaux qui vont les en empêcher.

Libération explique ensuite que Trump est un menteur compulsif. No comment, surtout en ce jour de publication des chiffres du chômage en France. Quand on a pour Président de la république François Hollande, celui qui a promis « d’inverser la courbe du chômage », critiquer le mensonge d’autres politiciens, c’est rappeler le proverbe de la paille et de la poutre.

Donald Trump serait un raciste, un « connard laqué » au niveau style, un égotiste vantard et un beauf multirécidiviste. On ne se souvient pas que, la dernière fois où Manuel Valls a fait la Une de Libération, le Premier ministre ait eu droit à des qualificatifs similaires, malgré le manque « de blancs, de white, de blancos » à Évry, malgré les costumes aux couleurs improbables, malgré l’usage d’un jet privé de la République pour aller assister à un match de football.

Les critiques de Libération envers Donald Trump se concentrent sur des aspects secondaires, car au niveau programme, les idées de Trump pourraient avoir le terrible tort de leur plaire. Par exemple, Trump oppose l’économie réelle à la finance.

Trump

Une sortie pareille n’est-elle pas du niveau du discours du Bourget ? La seule critique qui pourrait sonner juste, est celle qui dénonce les propos de Trump sur l’immigration, qu’il veut sérieusement restreindre, sauf quand il se remarie avec une immigrée.

Les États-Unis d’Amérique sont une terre d’immigration. Les Amérindiens n’ont pas demandé de visa aux passagers du Mayflower. C’est donc plutôt anti-américain que de développer une critique de l’immigration, sur une perspective historique. Mais le quotidien n’ose pas pour autant écrire que Donald Trump n’est pas en ligne avec l’histoire et les valeurs de son pays, car, dans la foulée, il faudrait aussi dénoncer les tentatives de doter les États-Unis d’un système social proche de celui en vigueur en Europe. Les États-Unis sont une terre d’immigration, certes, mais aussi une terre de refus du socialisme. L’Obamacare est tout aussi en dehors des valeurs américaines que la régulation de l’immigration. C’est pourquoi Ronald Reagan a, lui, diminué les dépenses sociales et régularisé massivement des immigrés clandestins. Là, résident une logique et une cohérence !

En fait, il y a un point sur lequel le journal oublie de critiquer Donald Trump ; c’est un point clef, antilibéral, de son programme économique. Le candidat ne veut pas seulement que l’Amérique se protège contre d’éventuels nouveaux immigrés, il veut aussi que l’industrie américaine bénéficie d’un protectionnisme accru. Pointer cet aspect du programme, un classique au sein de la branche isolationniste du Parti Républicain, obligerait à qualifier de populistes tous les adeptes de ce genre de solutions, y compris au sein de la gauche européenne. Chez nous aussi, de ce côté de l’Atlantique, au Royaume Uni comme en France, nous avons nos adversaires du libéralisme !

La candidature de Donald Trump a au moins une vertu : elle sera financée par le candidat lui-même. Pour le reste, Donald Trump ressemble trop à ses congénères politiciens, prêts à la surenchère verbale afin de se trouver une clientèle. Ceci étant dit, puisqu’on parle de cauchemar, le rêve américain, n’est-ce pas aussi l’idée exactement inverse de celle véhiculée par Jeb Bush et Hillary Clinton, les fils de et femme de ?


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  • Trump est une honte, je n’aurais jamais crû qu’un mec comme ça puisse émerger en Amérique…Vivement qu’un candidat républicain sérieux le dégage, le plus tôt possible please ! Car entre Trump et Clinton je préfère largement Clinton c’est pour dire !

    • Le Parisien Libéral
      28 août 2015 at 8 h 26 min

      il est temps que Rand Paul reprenne la main !

      • Le mec s’est planté et n’a pas su convaincre, il a perdu du terrain…Scott Walker et Jeb Bush semblent davantage susceptibles de passer une fois Trump dégagé.

    • c’ est pas prêt d’arriver la preuve encore avec une déclaration d’un membre du parti républicain voulant se servir de la technologie de traçage du courrier pour traquer les immigrés. On peut bien sur me rétorquer que c’ est de la pure rhétorique et qu’ il ne faut pas croire ce que tout le monde raconte, la vérité c’ est que les républicains se sabordent eux même : à qui sera le plus anti-immigration, anti-état, anti-impôt, c’ est pas avec ça qu’ on peut caresser la prétention de diriger la 1ère puissance mondiale.

  • il existe donc encore au moins un lecteur de libé…:-)

  • Je crois qu’il a surtout contre lui le fait d’étre riche. Et ça, la gauche n’aime pas.

    Et ce simple fait d’être riche lui donne son indépendance. N’ayant besoin de personne, il peut se permettre de dire ce qu’il veut, sans être obligé de rester dans le politiquement correct. De plus, c’est un magicien de la parole (voir le blog de Scott Adams, ici http://blog.dilbert.com/post/127079241801/political-reporters-cover-a-business-candidate, là http://blog.dilbert.com/post/127158474091/anchors-away, et là http://blog.dilbert.com/post/127479255236/trump-vs-bush-persuasion-wars).

    • Perso le fait qu’il soit riche me dérange pas. Par contre ses insultes envers les femmes et hispaniques passent beaucoup moins, on se fait pas élire en insultant plus de la moitié de l’électorat….

      • Les journaleux Français traduisent mal les propos de Trump qui ne sont pas insultants.

        Il parle avec un langage de tous les jours. « elle a du sang qui lui sort des yeux ou d’ailleurs.» se traduit par «elle est furieuse, ou elle est en colère» ….
        C’est une expression courante aux USA qui n’est pas pensée ni vécue en caractère insultant.

        Trump n’a fait qu’exprimer une expression qui n’a pas son égale en français. La reprise par la presse est inexacte car elle ne met pas la phrase dans le contexte du pays.

        • Je lis la presse US, il a bien insulté les femmes et ce fut vu de cette manière. Sa référence aux menstruations était nette.

          • Bizarre attitude pour un candidat aux présidentielles. Mais s’il a cru pouvoir se le permettre, notre analyse est-elle bonne alors que nous ne possédons pas la culture ?

            C’est difficile de juger pour un autre pays et une autre culture. La « presse US » est-elle plus fiable que la nôtre ? Reflète-t’elle réellement l’opinion des américains ?

            • Les urnes en décideront. Quand à Trump ce n’est pas bizarre, il est coutumier des attaques contre les femmes. Concernant les latinos : Romney a perdu en 2012 avec pourtant 60% du vote des blancs en sa faveur, alors comment Trump pourrait il être élu président en les insultant carrément ces Hispaniques tout en sachant que leur part de l’électorat sera plus grande qu’en 2012, surtout dans les états les plus compétitifs comme la Floride ou le Nevada ? C’est de la folie, il profite surtout du fait qu’il y ait 18candidats républicains, une fois qu’il n’en restera plus que 2 il n’aura probablement aucune chance.

          • Et alors ça existe les menstruations!

            • …et le syndrome prémenstruel aussi !

            • Et c’est le pire tabou de notre société. Seuls les publicitaires osent y faire allusion (bien obligé) pour vendre des … machins ? … dont l’emballage se réutilise après usage et se referme pour jeter discrètement le … machin …

              C’est hilarant quand les media transgressent franchement le tabou pour dénoncer une mauvaise plaisanterie qui enfreint le tabou.

              Si on disait par exemple d’un homme qu’il est gêné à l’entrejambe en répondant à une journaliste, cela serait tout autant sexiste. Mais personne ne relèverait le fait.

    • Pas mal les liens sur Scott Adams et un lien du 2ème lien qui renvoie sur la façon dont Trump et Bush traitent leur opposants : l’un dit « que nous apporte l’immigration ? », l’autre essaie de se désengluer des propos qu’il a tenu en accusant de les avoir sorti du contexte.

      Trump laisse son électorat remplir les blancs de ses propositions… du grand art oratoire !

  • Trump brouille les pistes……Il est libéral quand il critique l’ état envahissant et trop gourmant en prélèvements, il est est conservateur quand il critique l’ immigration ou le libre échange. Voilà pourquoi il ennerve tout le monde.

  • Le « sans-papiérisme » relève du communisme:
    http://blog.turgot.org/index.php?post%2FGuillaumat-Burqa
    Les soi-disant libéraux qui s’opposent à l’existence de frontières sont absurdes. Dans un monde libéral, les personnes ne peuvent pas s’installer où elles veulent.
    Les biens doivent pouvoir circuler librement parce qu’on doit pouvoir recevoir chez soi ce qu’on veut et qui on veut, à condition d’assumer toutes les responsabilités qui s’ensuivent.
    Mais une personne peut circuler de son propre chef et aller là où personne ne l’invite, ni encore moins n’assume aucune responsabilité.

    Trump a raison de vouloir contrôler les frontières et appliquer les lois sur l’immigration. Son propos n’est pas d’interdire l’immigration mais d’appliquer les lois à son sujet.
    L’afflux illégal actuel favorise effectivement les criminels et désorganise la société et les institutions.
    Un quart des mexicains sont aux États-Unis…

    L’Amérique n’a jamais connu d’immigration incontrôlée.
    La propriété est une nécessité, on ne peut jamais en faire complète abstraction dans le monde réel.

    • @Fucius : Vous êtes vraiment fatiguant. Vous confondez sciemment les frontières étatiques avec les frontières de propriétés privées. Vous traitez de faux libéraux, de « soi-disant libéraux », toute personne qui s’opposent aux frontières étatiques, en insinuant que cette opposition implique NÉCESSAIREMENT une opposition aux frontières des propriétés privées alors que vous savez pertinemment que c’est faux. S’opposer aux frontières étatiques ne signifie pas NÉCESSAIREMENT vouloir une loi communiste qui interdise aux propriétaires privés nationaux d’exclure de chez eux les étrangers qu’ils jugent indésirables.

      Vous dites que l’Amérique n’a jamais connu d’immigration incontrôlée, alors qu’avant les années 1920 c’était clairement le cas à l’exception, certes, de certains Orientaux.

      Vous postez un article qui prétend que, parce que la propriété publique existe, les gens (surtout les nudistes et les musulmans, comme par hasard ! ) n’ont pas le droit de s’habiller comme ils veulent sur cette propriété publique. Combien de fois faudra-il vous répéter qu’un libéral ne règle pas une injustice (la propriété publique) par une nouvelle injustice (restriction de la liberté vestimentaire) ? Un libéral règle une injustice en la supprimant = suppression de la propriété publique, POINT FINAL !

      Vous êtes la plus grosse blague que le libéralisme ai jamais connu, le parfait libéral-conservateur, c’est-à-dire, le parfait conservateur. Cordialement.

      • Stéphane Boulots
        29 août 2015 at 15 h 24 min

        @commando:

        Euh … imaginez qu’au lieu d’appartenir à l’Etat, toutes les parties communes d’un territoire appartiennent à une (ou plusieurs) société privées, dont les citoyens seraient actionnaires…

        On est clairement d’accord que toute intrusion de l’Etat pour déterminer les règlements d’usage de ces parties communes serait du pur communisme dirigiste totalitaire.

        La propriété publique n’est pas une injustice, c’est le modèle de décision qui commande cette propriété qui est une totale injustice : la « démocratie » des actionnaires n’a rien à voir avec l’abus de bien social permanent, le manque de choix total et la contrainte de participation que sont la « démocratie ».

        Une autre absurdité est la collusion entre le pouvoir moral et le pouvoir exécutif : si une communauté a une norme morale qui détermine que les chaussettes doivent être rouges, et que l’adhésion à cette norme est librement consentie, il est hors de question de l’interdire.

        Progressisme et libéralisme sont indissociable, mais le libéralisme établit juste que ce n’est pas par la contrainte (ni par la révolution, ni par l’Etat, ni par la loi) que l’on change les choses et cette nuance est fondamentale.

        Le terme de « libéral conservateur » est une ânerie à mon sens, un anathème créé par les gauchistes pour faire passer leur volonté d’agir sur la société (via l’Etat ou via la doctrine politique)

        • « La propriété publique n’est pas une injustice »

          @Stéphane Boulots : Bien sûr que si. Vous comparez des citoyens à des actionnaires, alors même que vous comprenez que les actionnaires ont fait le choix d’être des actionnaires, personne ne les a forcé, tandis qu’on ne choisit pas d’être des citoyens, on ne choisit pas de signer le contrat social, l’état signe ce contrat à notre place, après quoi, si on se fout à poil dans la rue, l’état brandit notre signature en nous accusant de ne pas respecter nos engagements.

          « Progressisme et libéralisme sont indissociable »

          Vous l’admettez enfin ! En effet, fondamentalement le libéralisme est progressiste, antiraciste, féministe, etc. Car il est pour l’égalité des droits entre blancs et noirs, entre hommes et femmes, etc. Surtout ne me remerciez pas de vous avoir ouvert les yeux, tout le plaisir est pour moi !

          Pour finir, n’ayez crainte, le terme « libéral conservateur » ne vise aucunement les quelques conservateurs capables de dire « je juge que mes valeurs sont supérieures à celles des bobos MAIS je suis contre le fait d’imposer mes valeurs à ces bobos par l’État. »

          Le terme « libéral conservateur » désigne uniquement les libéraux qui refusent d’admettre que l’état pose plus de problème qu’il n’en résout quand il tente de s’opposer à la drogue, à l’immigration, à la prostitution, et à l’existence de moeurs qui ne rentrent pas dans sa définition des « bonnes moeurs. »

          • Stéphane Boulots
            30 août 2015 at 23 h 37 min

            @Commando :

            Sur la propriété publique, je crois que vous dites la même chose, mais avec des termes différents : ce n’est pas la propriété publique le problème, mais la façon dont l’Etat s’arroge le droit de la gérer en faisant fi des citoyens.

            Sur le progressisme, je n’ai jamais dit le contraire.

            Je ne juge pas que mes valeurs soient supérieures à celles des bobos : je maintient juste que les bobos prennent le problème à l’envers : ils croient que le politique peut changer la société, alors que c’est exactement l’inverse : la machine à laver a fait bien plus pour la libération de la femme que tous les militants féministes qui n’ont fait que récupérer le mouvement, s’engraisser avec le soutient de la démocratie et pour finir obtenir l’effet inverse de ce pour quoi ils prenaient position.

            • @Stéphane Boulots : Les progressistes comme moi on un avantage que n’auront jamais les conservateurs comme vous : on ne juge pas que les différences naturelles entre les hommes et les femmes sont irréversibles. Je m’explique :

              Vous applaudissez le fait que le capitalisme a démocratisé l’électroménager (machine à laver, frigo, gazinière, etc) De votre point de vue cela a beaucoup plus libéré la femme (des tâches ménagères en l’occurrence) que le travail de conscientisation des féministes.

              Pour résumer très brièvement votre propos, vous dite grosso modo: « chers progressistes, je suis gentil, je souhaite exactement comme vous la libération de la femme, mais plutôt que de lutter contre une éducation sexiste et une culture sexiste, contentons-nous d’attendre les progrès qu’induira le capitalisme. »

              Seulement voilà : savez-vous ce que vous réservera votre capitalisme chéri dans quelques décennies ? La démocratisation des utérus artificiels : les bébés ne sortiront plus forcément des ventres des femmes, ils pourront sortir de machines ou des ventres des hommes : http://aws-cf.imdoc.fr/prod/photos/7/7/5/8855775/23587513/img-2358751303f.jpg?v=10
              Ce sera la preuve que les différences naturelles entre les hommes et les femmes n’étaient pas irréversibles. Ce sera donc sans doute la preuve définitive que les conservateurs ont mené un combat perdu d’avance. Le jour où tout cela arrivera, nous verrons si vous n’étiez qu’un hypocrite ou si vous souhaitiez réellement, je vous cite, « la libération de la femme. »

              • Stéphane Boulots
                31 août 2015 at 18 h 01 min

                @commando : ça y est vous êtes tombé dans le prêt à penser … Vous prenez tout à l’envers.

                Le progrès n’est pas une finalité, c’est une conséquence. Les gens ne sont plus obligés de passer 12 h par jour à cultiver un champ de cailloux, parce que depuis on a inventé la charrue, les engrais, le tracteur etc…

                Ce n’est pas le capitalisme qui permet le progrès (d’ailleurs le capitalisme ça n’existe pas, c’est une invention de Marx bien pratique pour taxer l’économie), c’est l’innovation : le fait que l’on sait mieux faire aujourd’hui ce que l’on faisait péniblement hier.

                Et l’innovation est un processus historique : on n’innove que parce que l’on réutilise les innovations que l’on a mis en place dans le passé : toute innovation s’appuie sur le patrimoine. Si Archimede n’avait pas trouvé son principe, on n’aurait pas découvert l’Amérique.

                Le progrès n’a de sens que si effectivement l’innovation est utile, demandée, intéressante.

                Si les utérus artificiels servent à quelque chose, alors oui c’est un progrès, sinon c’est juste un délire.

                Seule la mise sur le marché sans contrainte permettra de déterminer si c’est un réel progrès ou une bombe sociétale.

                Ensuite, je suis pour la différence : cette volonté que les humains soient tous identiques est ridicule : c’est affaiblir l’humanité et la transformer en impasse de l’évolution, sans compter le côté dépressif de cette uniformité.

                La différence avec vous c’est que je ne juge rien. Rien n’est irréversible et la vie n’est que changement. La vie c’est le changement, ce n’est pas une direction tracée selon des principes et des a priori.

                « Le froid, c’est comme la pluie, c’est comme la douleur et l’effort : ça vous fait juste sentir que vous êtes vivant »

                • @Stéphane Boulots : Imaginons que les blancs nagent mieux que les noirs, et que les noirs courent plus vite que les blancs. Au risque de me répéter : je vous demande juste d’imaginer ceci, je ne prétends nullement que c’est la vérité.

                  Selon moi, en poussant jusqu’au bout votre logique conservatrice (selon laquelle supprimer, grâce à la science, les différences naturelles entre les hommes et les femmes provoquerait un nivellement par le bas) on en arrive à la conclusion ridicule que si, grâce à la science, on rendait les noirs capables de nager aussi bien que les blancs, et qu’on rendait les blancs capables de courir aussi vite que les noirs, cela provoquerait un nivellement par le bas. Comme vous l’aurez compris, c’est l’inverse qui est vrai : cela provoquerait un nivellement par le haut. L’humanité ne serait pas « affaiblie » elle serait au contraire beaucoup plus forte.

                  Dans la suite de votre message vous évoquez « le côté dépressif d’une uniformité entre hommes et femmes »

                  Nous en venons donc lentement mais surement à la vraie raison de votre conservatisme : c’est pour vous un moyen de donner un sens à la vie. Vous voulez à tout prix conférer un sens à la vie. Tel que je l’avais déjà expliqué autrefois, vous vous opposez à la vision Beauvoirienne selon laquelle « La femme est un homme comme les autres » parce que vous ne voulez pas perdre vos illusions sur les femmes, car vous avez fondé le sens de votre vie sur ces illusions. Pour vous la femme doit demeurer mystérieuse, différente, autre. Si elle cesse d’être mystifiée vous serez déprimé, comme un enfant qui comprend que le père noël n’existe pas.

                  Il y a selon moi deux types de conservateurs :
                  1- Les hypocrites qui se présentent comme de nobles gardiens de la beauté des traditions, de la religion, de la famille, de la nation, alors qu’en réalité le conservatisme n’est qu’un moyen pour ces hypocrites d’avoir la garantie qu’une femme de leur tribu leur soit réservée et soit humiliée si jamais elle les trompe.
                  2- Les mystiques en quête d’éternité qui trouvent dans le conservatisme d’agréables mensonges pour soulager leur peur de mourir, leur peur du néant.

                  Il se peut que vous apparteniez à la seconde catégorie, celle des « mystiques. »

                  • Stéphane Boulots
                    1 septembre 2015 at 9 h 16 min

                    @commando : il faut que vous lisiez la théorie de l’handicap évident, ça devrait vous interpeller et vous faire poser des questions sur votre certitude du « mieux » : le « mieux » n’existe pas : tout handicap (nager moins vite par exemple) n’est pas forcément un désavantage mais se révèle dans de nombre de cas un avantage.

                    C’est pour cela que la diversité est bien moins risquée et a un plus grand potentiel que l’uniformité.

                    Vous êtes complètement à côté de la plaque sur votre définition du « conservatisme » les gens sont « conservateurs » quand ils n’arrivent pas à sortir de leur schéma de pensée, d’admettre que les gens sont comme ils sont, avec leurs limites énormes et qu’ils ne sont que des grains de sable dans l’éternité du monde.

                    Pour moi il existe deux type de gens : les utopistes et les pragmatiques, ou si vous préfèrez les narcissiques et le non narcissiques, les gauchistes et les autres. Ce n’est pas si blanc et noir que cela : tout le monde est un plus ou moins gauchiste, narcissique, utopiste.

                    Le gros problème étant que les utopistes ne comprennent pas que certaines personnes n’ont pas d’utopie, pas de schéma du monde, pas d’explication pour tout.

                    Et ils cataloguent cette incompréhension dans le conservatisme, ou pour reprendre un terme plus usagé, des réactionnaires.

                    Alors que dans la réalité, l’utopie est un refus de la réalité, donc est à peu de chose près le même que le conservatisme : les deux sont des refus du monde : refus du passé pour les uns, refus de l’avenir pour les autres.

    • c’ est quoi la société?

  • First, a disclaimer: Donald Trump made this proposal during the 2000 campaign and has yet to reaffirm his intention to seek such a tax should he win the presidency next year. His plan consisted of a one-time 14.25% tax on the wealth (not income) of all Americans with a net worth over $10 million. He would use the proceeds to pay off the national debt, which at the time was $5.7 trillion.
    The plan wouldn’t work then, and it wouldn’t work now. At the time he first proposed it, the entire net worth of the United States was $37.4 trillion, meaning even if you taxed the wealth of EVERY household and company at 14.25%, you’d still come up half a trillion short of paying off the debt.
    Today, the net worth of the U.S. is $84.9 trillion. Households with a net worth over $10 million own about 30% of that, or $25.5 trillion. To pay off the $18.3 trillion debt with a wealth tax on only those households, Trump would have to confiscate 72% of their wealth.
    Even if he broadened the tax to include everyone in the country, Trump would still have to collect 21.6% of all wealth in America to pay off the debt. That’s 21.6% of every bank account, all the equity in every home, car, building, piece of equipment, acre of property, share of stock, retirement account, television, computer, appliance, etc etc etc. The value of everything you own would have to be appraised, and you would have come up with 21.6% of that, and give it to the government.
    As horrible as that sounds, the damage it would do to the economy would be even worse. A recent study looked at the effect of a much smaller wealth tax proposed by Thomas Piketty. Piketty’s wealth tax would confiscate from 0.5% to 2% of wealth owned by households whose net worth exceeded $260,000. The study found that:
    • The tax would reduce capital formation by 16.5%, decrease wages by 5.2%, eliminate 1.1 million jobs, and reduce GDP by 6.1%, all for a revenue gain of only $62.6 billion.
    • All income groups would be worse off under a wealth tax due to decreased economic activity; wages would fall from 7% to 10% for each quintiles.
    And that’s just for a tax of less than 2%. Paying off the debt would require a tax of more than 20%. Indeed one might surmise that the consequences of such a tax could be ten times worse than under the Piketty plan.
    Additionally, to raise the cash needed to pay the tax, many would be forced to liquidate family businesses, farms, retirement accounts, stocks, etc. Asset prices would plummet. Indeed the gigantic decline in gdp would almost certainly result in far less being collected by the tax than hoped.
    This plan has no redeeming qualities. It is, by far, the worst idea I’ve heard out of any of the candidates. Hopefully The Donald has reconsidered this plan since he first started pushing it in 2000. Either way, it illustrates that Mr. Trump, regardless of his business experience, may be economically illiterate.
    SOURCES: http://gabriel-zucman.eu/files/SaezZucman2014.pdf

  • Trump est pote avec les Clinton, ces derniers se sont par exemple rendus à son troisième mariage, et sert de sous-marin à Hillary. Son objectif est simple, lui ouvrir une voie royale vers la Maison Blanche en discréditant le GOP. Problème, ça marche car les candidats à la primaire républiciane sont complètement flippés par ce type et ne savent pas comment le gérer.

    Ce qui est triste, c’est que leur lâcheté à s’opposer à Trump, ruinant au passage tous les efforts du parti républicain pour essayer de s’attirer les votes des minorités, laissera des traces. En clair, le prochain président américain sera démocrate mais après tout, Romney avait déjà perdu une élection imperdable donc rien de neuf.

    • +1
      Il suffit de regarder dans le passé de Trump, ce mec est une vrai girouette. Pdt longtemps, il était plutôt démocrate.
      Il est en train d’offrir une victoire à Hillary tout en discréditant le Parti républicain.
      Je ne sais pas si c’est un sous marin de Clinton mais en tout cas, c’est son plus grand allié même si ce n’est pas son intention.
      Trump n’est en rien un vrai conservateur, ce mec est un égocentrique. Son seul programme c’est lui même.

  • Reprenons depuis le début.

    (a) Les falsifications du Giec. L’auteur ici déforme complètement la réalité. A aucun moment le GIEC n’a falsifié des résultats. Il serait souhaitable que l’auteur cite des exemples précis car même dans le lien qu’il cite, on ne voit rien de tout cela.

    (b) Les intérêts DES partisans dans la thèse du Peak Oil. Le lien cité par l’auteur nous envoie sur une page wikipedia d’UN individu. Là encore l’auteur est pris en flagrant délit de malhonnêteté. J’ajoute qu’il n’est pas très surprenant qu’un individu investissant dans l’industrie pétrolière se pose la question des réserves pétrolières.

    (c) L’auteur se targue de savoir ce que veulent les « pays développés ». D’abord remarquons qu’il est difficile de parler de « ce que veut un pays ». Ce sont des individus qui ont une volonté pas un pays. Mais passons. Par contre, il oublie ou ignore que la Chine est un pays qui commence à agir contre l’émission de CO2 en investissant dans les énergies « propres », « vertes », « renouvelables » (peu importe le terme c’est sensiblement la même chose) en réduisant l’activité de ses centrales à charbon.

    (d) Concernant le mensonge. Je ne sais quels sont les mensonges reprochés à Trump mais on ne peut pas véritablement parler de mensonges dans ce dont parle l’auteur à propos de Hollande. Fixer un objectif et ne pas le tenir n’est pas mentir. C’est une drôle de conception du mensonge qu’a l’auteur.

    (e) A propos du racisme de Trump. Quelle différence avec Valls ? Prenons une citation de Trump : « Ils [immigrés mexicains] envoient ceux qui posent problème. Ils apportent avec eux la drogue. Ils apportent le crime. » Ici Trump nous expliquent que les immigrés mexicains sont des voleurs, des criminels. C’est une conversation publique ; Est-ce de la même portée que ce que dit M. Valls, en privé, qui finalement dit à sa manière (qu’on peut critiquer mais n’oublions pas que c’est une conversation privée) que la mixité n’existe pas.

    (f) J’aimerais demander à l’auteur ce qu’il estime être beauf : prendre un jet privé ou aller voir un match de foot ?

    (g) Libération aurait pu en effet critiquer Trump sur sa volonté de préférer main street à wall street, mais la critique est tellement évidente : un magnat de l’immobilier qui critique la finance…. No comment.

    (h) Enfin, les propos de l’auteur sur « l’identité des USA » me laissent perplexe et me font penser aux discours chers au FN sur l’identité nationale. Cela relève d’un essentialisme. Ce qui implique une nature immuable, l’identité ne changerait pas avec le temps. J’ajoute que prétendre que les USA ne sont pas une terre de socialisme c’est véritablement montré son ignorance de l’histoire des USA ou plutôt montrer son adhésion à des clichés des stéréotypes coupés de la réalité. C’est aux USA que naît l’idée d’un revenu maximum notamment pour garantir la démocratie. Même si l’auteur est ignorant je ne pense pas qu’il le soit à ce point pur ignorer Roosevelt et les années qui on suivi jusque justement les années 70 qui ont marqué une rupture. Mais bon, l’auteur est un bon idéologue, il déforme la réalité à son avantage.

  • Le »connard Laqué » ?? Nos courageux journalistes n’ont vraiment rien à dire, car s’attaquer à la coiffure d’un type, c’est que l’on a plus rien à dire.
    A nos courageux journalistes, je conseille de demander le NO. du Rejecolor que notre roi utilise pour teindre ses petites nattes… Et s’il avait nommé et soutenu Cahuzac parce qu’il s’était occupé de ses implants capillaires ??
    Après 5 ans d’attaques sur le physique de Sarkozy, c’était promis juré, c’est fini !…>>Promesse d’ivrogne.

  • Philippe S. Robert
    29 août 2015 at 11 h 24 min

    Ne nous trompons pas ! le cauchemar de l’Amérique est actuellement Barack Obama et nul autre.

    • Sana parler du népotisme que constitueraient les candidatures de Jeb Bush et Hillary Clinton totalement soumis au capitalisme de connivence.

  • Demandons l’avis à Carla ! Elle le connait bien

  • Les républicains américains c’ est comme les républicains français. Depuis De Gaulle et Reagan il cherchent leur homme providentiel,

  • Trump veut revenir à un état providence raciste. Pour rappel, ce sont les démocrates qui ont créé un état providence raciste notamment avec le new deal. A lire: Race and the American Welfare State http://www.hup.harvard.edu/catalog.php?isbn=9780674007116

    Il existe de nombreux mythes au sujet de la composition ethnique homogène des centres-villes. L’intelligentsia et les médias, affirment que c’est causé par les « inégalité des revenus, » la « cupidité » et l’impossibilité pour certains de gagner « un bon salaire . »
    Ce qui est jamais mentionné, c’est la politique explicitement raciste du gouvernement via l’Administration des travaux publics du New Deal (fait par le Parti démocrate) et de la Federal Housing Administration.
    L’Administration des travaux publics avait une politique de ségrégation explicite que logement public pourrait seulement être créé pour abriter les personnes de la même race que le quartier dans lequel il est situé. Mais les logements sociaux ont été créé dans les quartiers en grande partie mixtes, qui ont été détruits et remplacés par des logements sociaux distincts. Cela a créé une ségrégation raciale où rien n’avait existé, et cette intégration avant l’intervention du gouvernement était dans les années trente lorsque le racisme est plus socialement acceptable.

    Il y a peut-être encore plus de succès pour la ségrégation des régions métropolitaines de la Federal Housing Administration. La FHA a financé la production de masse de logements sur les subdivisions (comme Levittown) dans la trentaine, la quarantaine et la cinquantaine. La FHA a donné des prêts concessionnels avec des taux d’intérêt inférieurs aux constructeurs comme Abraham Levitt à condition qu’aucune des maisons de ces quartiers seraient vendues aux noirs.

    George Romney que le Secrétaire de l’HUD sous Nixon a tenté de remédier à la situation lorsqu’il a proposé de retenir des fonds fédéraux pour toute communauté suburbaine qui n’a pas de ségrégation appelées communautés ouvertes. Les démocrates se sont opposé à lui. Au milieu d’un tel tollé sur ces politiques Nixon a été contraint de freiner lui.

  • Trump est en rien libéral. Je ne suis même pas sûr qu’il soit conservateur. Pdt longtemps, il était plutôt proche des démocrates. une vraie girouette, il n’arrête pas de changer d’avis. Ce mec est juste un mégalo sans véritable programme. le programme de trump s’est trump.
    Trump est en train d’offrir une victoire à Hillary tout en discréditant le Parti républicain.
    Je ne sais pas si c’est un sous marin de Clinton mais en tout cas, c’est son plus grand allié même si ce n’est pas son intention. Il ruine l’effort des républicains essayant de s’attirer le vote des minorités

  • Les commentaires sont fermés.

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