L’obsolescence républicaine bat son plein pendant l’été

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Ampoule électricité (Crédits serguei_30, licence Creative Commons)

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L’obsolescence républicaine bat son plein pendant l’été

Publié le 13 août 2015
- A +

Les mois de juillet et d’août en France sont facilement synonymes de repos pour le Français moyen, qui goûte sans doute au bonheur de retrouver le fruit de son travail, une fois le jour de libération fiscal atteint. Ce repos ne s’étend malheureusement pas jusqu’au parlement et aux politiciens qui profitent justement de l’éloignement des Français de leurs centres habituels de préoccupations pour accumuler les petits coups en douce.

De ce point de vue, l’année 2015 ne fait pas exception, et se caractérise même par un cru particulièrement fruité, puisque le rythme des stupidités étatiques était déjà soutenu avant et, l’inertie aidant, on a donc conservé une vitesse de croisière stupéfiante dans l’amoncellement de lois, décrets et décisions farfelues. L’actualité récente suffit à s’en convaincre.

small facepalmIl y a eu, bien sûr, la crise agricole qui a rapidement pris des proportions présidentielles dès que François Hollande a décidé de s’en mêler pour transformer, comme à l’accoutumée, une actualité déjà tendue et passablement engluée dans les mauvaises habitudes en situation inextricable, coûteuse pour le contribuable et qui aggrave le problème plutôt que le résoudre : alors que tout indique que l’ensemble de la filière agricole française souffre d’un interventionnisme catastrophique de l’État, alors que les solutions sont connues (et décrites par Vincent Bénard ici par exemple), alors même que d’autres pays ont déjà testé ces solutions avec succès, le factotum présidentiel aura décidé d’en remettre une couche (à 600 millions d’euros) qui a le mérite d’être à la fois mal calibrée (l’aide représente à peine plus qu’une aumône pour chaque agriculteur concerné), et parfaitement inutile voire contre-productive en ce qu’elle entretient un système d’assistanat délétère.

Parallèlement, on aura pu halluciner sur les gymnastiques statistiques parfaitement surréalistes qui nous furent offertes à l’occasion de la publication des chiffres du chômage de juin. Ce fut encore une fois l’occasion pour l’exécutif de se payer la tête des Français qui, trop nigauds de l’avoir posté là, doivent maintenant gober ses couleuvres de plus en plus épaisses. On ne peut bien sûr pas se réjouir de ce que ces chiffres camouflent (bien évidemment, le chômage augmente), mais au moins peut-on se satisfaire de la mise en péril de la candidature de Hollande pour 2017 : ce mollasson calculateur a choisi de la conditionner à l’inversion de tendance du chômage, ce qui place une pression énorme sur les frêles épaules d’un Rebsamen absolument pas à la hauteur. D’ailleurs, il se casse et ne plie pas, au contraire des prochaines statistiques, dont on pourra éprouver la souplesse prochainement, justifiant le maintien de la candidature hollandogène. Au pire, le petit François se déclarera indispensable pour lutter contre la bête immonde (qu’il aura tout fait pour faire monter) et le retour de l’excité (qu’il s’escrime pourtant à saboter par voie de justice).

pole emploi a qui le tour

Mais en termes de petites ignominies aux effets catastrophiques, ces précédents exemples parviennent difficilement à la cheville de cette loi discrète passée dans la troisième semaine de juillet concernant l’obsolescence programmée.

Soigneusement évitée par la plupart des rédactions nationales (à l’exception du Figaro notamment), le sujet, effleuré par quelques sites technologiques, n’a semble-t-il pas passionné les foules. Il faut dire que la punition par deux ans de prison et 300.000 euros d’amende des faits d’obsolescence programmée a été habilement camouflée au milieu de l’imbuvable loi sur la transition énergétique, définitivement adoptée dans la semaine du 25 juillet dernier par un Parlement déjà largement en vacance intellectuelle.

jesus petit facepalmPour rappel, l’obsolescence programmée serait cette hideuse technique imputée aux producteurs et autres distributeurs consistant à réduire volontairement la durée de vie d’un produit afin d’inciter le consommateur à en acheter davantage, selon l’adage bien connu que lorsque ça casse rapidement ou que ça ne rend pas le service aussi bien qu’on le souhaite, on en rachète encore (le consommateur, dans cette intéressante vision du marché, est un être à la fois fragile, influençable et borderline idiot). Heureusement, cette technique qui, en réalité, n’existe pas, est maintenant un délit.

En effet, comme je l’expliquais il y a quelques mois dans un précédent billet, cette loi à base de poudre de licornes combat des gremlins et des leprechauns. C’est pratique de condamner sévèrement quelque chose qui n’existe pas : avec une définition suffisamment floue, cela permet de trouver de temps en temps de rares coupables fort pratiques pour une expiation médiatique, et cela assure, le reste du temps, que tout le monde va respecter la loi scrupuleusement.

lolcat zombies licornes nazies

Et si je dis que ça n’existe pas, c’est parce que c’est vrai : il suffira à ceux qui continuent niaisement de croire aux fadaises gouvernementales de se reporter à ces quelques liens pour vérifier l’écart à la réalité et comprendre que cette fumeuse obsolescence, non, ça n’existe pas, du tout.

… Enfin, presque pas du tout puisqu’en réalité, lorsque l’État se mêle de nos vies, l’obsolescence, parfaitement et ouvertement programmée, ne semble gêner personne, ce qui permet d’imposer au citoyen-contribuable de payer pour renouveler son passeport, sa carte d’identité ou tant d’autres papiers administratifs frappés d’une date limite de péremption. Cela permet d’imposer une obsolescence rapide de la voiture dans certaines agglomérations par interdictions successives ; cela autorise la disparition des méchantes ampoules à incandescence (qui ne produisaient, au pire, qu’un peu de CO2) au profit d’ampoules au mercure, terres rares et autres joyeusetés polluantes à des prix très supérieurs ; cela permet le vieillissement accéléré d’un peu tout et n’importe quoi par un incessant changement de normes (pour vot’sécurité, ma brav’dame). Quand c’est l’État, c’est permis, bien sûr.

Mais peu importe : la loi est votée, et tout le monde va s’empresser de l’appliquer, avec le même entrain que le principe de précaution devenu stupidement constitutionnel, et avec les mêmes effets délétères, durables et calcificateurs à moyen et long termes sur la société française.

De ce point de vue, cette loi – qui ne définit même pas ce que doit être une durée de vie normale d’un produit, comment on prouve qu’elle a été réduite, et comment on détermine que ce fut intentionnel – illustre fort bien la mentalité de nos dirigeants et dans une bonne part celle de ceux qui les soutiennent : pour eux, le consommateur est un enfant, niais et impressionnable, régulièrement floué par les producteurs qui, sans les bornes de la loi, s’organiseraient chaque jour pour le détrousser sur tous les chemins nationaux, à chaque commerce, à chaque vente et sur tous les rayonnages de supermarchés.

C’est parfaitement grotesque, mais le flou consternant de cette loi va donner une arme de plus à tous les pourfendeurs de l’entrepreneuriat pour attaquer les producteurs sur tout et n’importe quoi. Forcément, cela va les inciter à venir vendre, produire et embaucher en France. Forcément, cela va améliorer la situation. Forcément, cela aboutira à d’excellents produits d’extraordinaire qualité.

Forcément, cela va bien se passer.

ça va bien marcher
—-
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  • je me demande si ils ne vont pas faire un exemple en attaquant Bill Gates pour obsolescence programmé de windows, 1 2 3 4 5 6 7 8 et futur 10 , un récidiviste !

  • Je travaille pour un industriel qui fabrique des produits destinés à l’adduction d’eau et voici comment les garanties sont déterminées et ce qu’elles impliquent:

    Nos produits sont garantis 5 ans.
    Notre estimation de la durée de vie moyenne du produit est de 12 à 15 ans, et jusqu’à 25 ans en conditions très favorable. Nous avons des produits sortis des premiers lots il y a 25 ans qui sont encore en parfaite fonction.

    Cette garantie plus longue (Les produits concurrents sont en général garantis 1 ou 2 ans) est un véritable atout commercial pour nous et nous vendons nos produits jusqu’à 60% plus chers que nos concurrents. Certains clients aux installations particulières ont eu des problèmes pendant la garantie et juste après et nous les avons perdus, incapables que nous fûmes de résoudre le problème…

    Mais surtout il y a autre chose: Les assurances. Ce que tous les tenants de la théorie de lobsolescance programmée oublient c’est que toute entreprise offrant une garantie s’assure. Si ce n’est pas obligatoire par la loi selon les pays c’est souvent le bon sens qui prévaut ici: Une garantie pour une entreprise est un risque, une potentielle bombe à retardement si un ingé a fait une connerie. Et plus on rapproche la garantie de l’espérance de vie du produit, plus cette erreur est probable et plus les pannes couvertes par la garantie se produisent. On pourrait croire que les entreprises assurées s’en tirent à bon compte: Erreur! Que se passe t’il alors? La meme chose que quand vous avez un accident avec votre bagnole: La prime d’assurance monte. Et la vous perdez en compétitivité prix alors que votre produit n’a pas changé. Vous avez évité une énorme perte sèche grace à votre garantie, mais vous vous êtes mis en difficulté. Réduire la garantie (et donc le prix de l’assurance et donc le cout de revient et donc améliorer la compétitivité prix ou les marges) vous fait perdre votre avantage qualitatif perçu et vous vous engagez sur le dangereux chemin de la guerre des prix qui rend les entreprises peu profitables (donc faibles). Augmenter le prix (pour couvrir la prime d’assurance) sans changer la qualité risque d’engendrer des arbitrages consommateurs en votre défaveur. Vos ventes vont chuter.

    L’assurance est comme un parachute de secours. Vous savez que vous n’allez pas vous rompre les os, mais vous ne savez où vous allez atterrir, et souvent c’est dans un marais bien gluant. Voila à quoi mène l’obsolescence programmée. Donc réjouissez vous si une boite en fait: Elle ne durera pas et ça permettra de virer les canards boiteux du marché.

    • « Une garantie pour une entreprise est un risque, une potentielle bombe à retardement si un ingé a fait une connerie.

      Désolé, vous confondez vice caché (mauvaise conception) et calcul de durée de vie.
      Toute personne qui conçoit un produit fait un calcul de durée de vie sur les composants et ça ne veut pas dire qu’elle la réduit, elle fait juste en sorte que les composants soient en adéquation et qu’il n’y ait pas un maillon trop faible dans la chaîne de défaillance ni un maillon trop fort car ça pénaliserait le coût.

      Faire un calcul de durée de vie n’affranchit pas des problèmes puisqu’ainsi on prouve juste que 90% des produits atteindront cette durée mais ça n’empêchera pas que certains dureront 6 mois et d’autres 40 ans. C’est une loi de dispersion, on n’y peut rien.
      Il faut donc se donner comme base une durée de vie qui n’est pas du tout la durée de la garantie. Un lave-vaisselle calculé pour durer 20 ans ça serait idiot car d’une part ça serait très cher et d’autre part il partirait à la poubelle en état de marche à cause de l’obsolescence vis-a-vis des techniques : un lave vaisselle consomme facile moitié moins d’eau et d’électricité par rapport à un modèle d’il y a moins de 10 ans
      Si des gens possèdent encore des frigos qui ont 20 ans ce n’est pas parce qu’ils ont été calculés ainsi, c’est parce qu’ils font partie de la queue de distribution de la défaillance. Il y en aura même qui dureront 60 ans certainement.

      L’obsolescence programmée ça n’existe tout simplement pas car jamais une entreprise n’aurait l’idée de se suicider : si on calculait les durées de vie sur 3 ans parce qu’il y a une garantie de 2 ans alors les coûts de garantie seraient énormes car le coût d’une intervention représente plusieurs fois le coût de l’appareil et dans ce cas là ce serait 10% des équipements qui seraient en panne avant la garantie et donc certainement 50% du chiffre d’affaires qui serait affecté.

      • « Un lave-vaisselle calculé pour durer 20 ans ça serait idiot car d’une part ça serait très cher »

        Pour le reste de votre intervention je suis d’accord mais pas pour ça. C’était courant il y a quelques décennies de faire des appareils qui duraient longtemps, la technologie ayant évoluée ça devrait être peu cher de fabriquer des produits qui durent dans le temps, en revanche comme vous le soulignez, c’est peu rentable d’après les progrès technologiques croissants qui tendent à vendre de plus en plus de marchandises.

        • Il faut se méfier des biais de perception. Voua allez chez une vieille grand mère et vous voyez un frigo qui a 30 ans et vous en déduisez que c’était quand même bien avant car on faisait du matériel qui dure… sauf que vous voyez un des 1000 frigos en vie sur le million vendu et que vous ne verrez pas la machine a laver qui a rendu l’âme au bout de 10 ans de bons et loyaux services. Sachant que 50,000 autres frigos qui marchaient encore ont été mis au fur et à mesure à la déchèterie parce que’ils étaient trop petits, qu’ils faisaient du bruit, qu’ils n’étaient pas encastrables, qu’ils juraient dans la cuisine, qu’ils étaient rayés, qu’ils ne faisaient pas les glaçons, qu’ils consommaient trop ou qu’ils n’étaient plus au goût du jour.

          L’électroménager dure autant qu’en 1977.
          http://www.gifam.fr/article/etude-tns-sofres-sur-la-durabilite-des-gros-appareils-menagers.html

          Un durée de vie moyenne de 10 ans c’est une moyenne hein.

          • « et vous en déduisez que c’était quand même bien avant car on faisait du matériel qui dure… sauf que vous voyez un des 1000 frigos en vie »
            Bah je dois avoir de la chance d’en avoir vu un paquet chez les anciens que j’ai vu (et j’en ai vu pas mal) 😆
            Étaient ils mieux entretenus ? Je ne le sais pas mais depuis ma plus tendre enfance les frigos (et autres électroménagers) se changent de plus en plus souvent.
            N’espérez pas m’amadouer avec TNS 😆

            • Je cherchais le nom de ce biais : c’est le biais du survivant. Je l’ai trouvé sur un des liens de l’article, celui de G. Nicoulaud.
              Rien ne dit d’ailleurs qu’un condensateur de démarrage de moteur ou un thermostat n’a pas été changé sur ces vieux frigos et qu’il y ait donc eu des interventions à une époque où c’était encore valable (coût d’intervention / coût de remplacement). Et une pièce changée est souvent de meilleure qualité que la pièce d’origine. C’est juste dû au fait que le technicien a une pièce qui répond à toutes les situations mais le prix de cette pièce est mineure devant le coût de l’intervention.

              Mais si l’on prend les voitures là on sait exactement que le parc vieillit (de 3 ans en 40 ans) mais vous trouverez certainement des gens vous disant que la 2CV c’était mieux avant et que le moteur était increvable et on se demande bien pourquoi ils roulent en Golf.

              Entretien : oui, la pub pour « Faut mettre du Calgon Mme Denis » ne passe pratiquement plus. Le coût du traitement pendant 10 ans coûte plus cher qu’une nouvelle machine pour le linge. Et le calcaire est certainement ce qui joue le plus sur la durée de vie des machines à laver : en rentrant d’expat j’ai racheté son lave-vaisselle vieux de 8 mois d’un collègue de travail qui déménageait… il n’avait jamais mis de sel dans l’adoucisseur. Il a fallu une dizaine de lavages pour le récupérer à neuf.

              Mais je comprends bien que depuis votre plus tendre enfance vous avez tenu un book sur les changements d’équipements d’électroménagers… 😀

              TNS ; j’informe seulement… mais je sais, y a un complot…

              • D’ailleurs pour la durée de vie des équipements ménagers il suffit de mettre en parallèle le nombre de foyers (28M en 2012), le taux d’équipements (98%) et le nombre de frigos acheté par an (2.5M) pour tomber sur une durée de vie mini de plus de 11 ans si on considère que tous les achats sont des remplacements qui font suite à des décès, sinon ça veut dire que la durée de vie est même supérieure.

              • « Mais je comprends bien que depuis votre plus tendre enfance vous avez tenu un book sur les changements d’équipements d’électroménagers… »
                Cette remarque est bien entendu inutile, vous ne connaissez pas le sens commun ! Bref le reste de votre message est tout a fait exact, je m’entoure certainement de personnes précautionneuses. (Qui se resssemble …… )

          • « La durée de vie d’un appareil est le laps de temps écoulé entre l’achat d’un appareil neuf et son remplacement par un appareil similaire parce que celui-ci était en panne irréparable »

            Complètement débile comme définition!

            • On attend avec impatience votre définition car vos interventions se bornent souvent à ce genre de remarque mais sans rien amener au débat.

  • Je conseille très vivement aux lecteurs de « Contrepoints » la lecture du Canard enchainé de mercredi sur l’affaire « Mistral »
    Un modèle du genre au niveau de la » gestion de nos impôts » et des conséquences de l’obéissance servile aux faucons de Washington.

    H16 … vous pourriez nous trousser un bel article sur ce sujet d’anthologie …

  • L’obsolescence est bel-et-bien programmée ! Mais pas par les méchants profiteurs industriels peu scrupuleux, elle est programmée par le cout des services.

    Je me souviens d’un temps où le réparateur passait au moins 2 fois par an pour réparer la TV et changer une lampe qui avait fait pschitt. Les appareils étaient alors modulaires, facilement démontables et les pièces détachées disponibles. Et pour le prix de l’appareil, on pouvait se payer des dizaines d’interventions d’un technicien qualifié, véritable docteur miracle capable de rendre la vie à des appareils dont les entrailles étaient de mini usines à elles seules.

    Seulement la réparation des appareils a un triple cout : celui de la conception, celui de l’intervention et celui des taxes, impôts, prestations sociales, retraites, taxes sur les retraites, administration, fonctionnaires, prestations sociales des fonctionnaires, retraite des fonctionnaires … Pour une heure de technicien, il faut payer le technicien et tous ceux qui vivent à ses crochets, plus le cout du déplacement et toutes les taxes sur ces déplacements.

    On le sait bien, faire réparer est prohibitif et on ne peut faire réparer que des produits qui ont été conçus pour être réparables et sont donc plus cher. Au final on est gagnant ou perdant individuellement. Mais globalement ? Globalement les écologistes ont tout faux : la taxation des services rend inévitable la production de déchets. Soit les écolos et les socialos comprennent que l’on ne peut pas augmenter le cout des services par des taxes écologiques et sociales, soit ils acceptent le principe de la société de consommation en trouvant un vrai moyen (libéral) de valoriser les déchets.

    • Certes le prix du technicien a augmenté mais le prix des télés (ou de tout autre équipement) a lui baissé énormément : avec un smic brut vous achetez facile 5 télés en 32″… et même pas une cathodique de 80cm il y a 20 ans…

  • Et l’obsolescence programmée des lois ?
    Quand le ministre DuPlouf pond la loi qui porte son nom, il sait bien qu’elle sera modifiée plusieurs fois et ne survivra de toutes façons pas à son ministère. Son successeur se dépêchera de l’abroger et d’en mettre une autre à la place.
    Faut-il coller 2 ans de taule et une amende de 300 000€ aux ministres dont les lois tombent en panne un peu trop vite ?

    • Vous pensiez pas aux portiques ecotaxe des fois ? Obsolètes avant d’avoir servi !

    • Au contraire.
      Il faudrait imposer une date d’obsolescence pour toutes les lois. Après 10 ou 20 ans max, la loi est automatiquement abrogée. Ca permet d’éviter que les conneries restent indéfiniment, que les règles idiotes s’accumulent, et surtout c’est plus démocratique. Parce que le nombre de lois qui s’appliquent à moi alors que je n’était même pas né quand elles ont été votées, c’est assez impressionnant. Et les trucs qu’on vote « pour nos enfants » quand on n’en n’a pas ou qu’on ne leur demande de toutes façons pas leur avis, là aussi c’est magique.

      Hop, des dettes et des impôts pour « sauver la planète pour nos enfants » qui se serait très probablement accommodé fort bien d’une température moyenne 0.05° plus élevée mais qui n’apprécieront certainement que très modestement de lâcher les 3/4 de leurs revenus pour financer la transition énergétique qui n’en finira pas…

  • J’ y crois , en fait ce sont des défauts que je soupçonne volontaires sur des produits consommables fabriqués probablement en Asie
    des chaussures par exemple : la semelle se décolle je l’ ai constaté plusieurs fois parce que ce qui est bizarre c’ est que leur durée d’ utilisation est faible 3 mois environ bon je n’ achete plus ces machins

    • Erreur fréquente : vous achetez un produit bas de gamme très peu cher. Et oh surprise, c’est un produit de mauvaise qualité !
      Quelle surprise !
      En tout cas vous avez raison sur un point : ne pas racheter un produit décevant. Et les producteurs le savent aussi, c’est pourquoi l’obsolescence programmée n’existe pas.

    • noe: « que je soupçonne volontaires »

      Et la logique serait qu’ils ne veulent surtout pas que vous rachetiez leurs produits ?

      S’ils arrivent à sortir une chaussure pour 1/10eme du prix avec des matériaux de mauvaise qualité ils ne vont pas s’amuser à y introduire en plus des défauts, c’est absurde surtout que le low cost marche sur le turn-over.

      • Le low cost marche sur le turn over oui c’ est vrai disons sur la masse , le renouvelable
        dans le cas cité c’ est la colle ou/et son application les autres matériaux ne sont pas de mauvaise qualité au contraire j’ en ai démonté une pour y voir plus clair en fait il faut jeter un produit pas du tout abimé pour un vice de collage
        on est loin de nos chers et vaillants sabots de bois ! j’ en ai une paire de mon défunt père ( pas mal bravo noe

        • C’est peut-être juste ces plastiques là qui sont juste difficiles à coller. Le collage du plastique demande en général des colles assez chères. Et pour un peu que les plastiques soient différents ou que la teinte empêche un bon collage ou les conditions d’application…

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