4 mythes économiques qui perpétuent la crise de l’euro

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4 mythes économiques qui perpétuent la crise de l’euro

Publié le 12 août 2015
- A +

Par Patrick Barron.

Euro BCE (Crédits Maciej Janiec, licence Creative Commons)
Euro BCE (Crédits Maciej Janiec, licence Creative Commons)

Trop de commentaires à propos de la crise grecque se sont concentrés sur la question de la sortie de la Grèce de la zone euro et trop peu sur les problèmes structurels résultant de décennies de socialisme. Pendant ce temps, le gouvernement grec a emprunté plus que le peuple grec ne peut rembourser, et qu’une dévaluation ne fera pas disparaître. Au contraire, plus d’argent facile nuira davantage.

La meilleure chose que l’Europe et la Grèce puissent faire maintenant est d’affronter les sophismes qui ont trop longtemps pollué le débat sur la Grèce, l’euro, l’austérité et la dette. Ci-dessous quatre idées fausses parmi les plus néfastes :

1- l’euro est trop fort pour la Grèce

Cette affirmation est généralement accompagnée d’une référence à une productivité grecque plus faible que les pays du nord de l’UE. Le raisonnement sous-jacent présente l’euro comme une monnaie qui ne convient pas à des pays aux niveaux de productivités trop éloignés. Il en découle ainsi une recommandation de sortir la Grèce de l’union monétaire européenne et rétablir la drachme. La Banque de Grèce établirait un taux de change très bas, rendant les produits grecs plus compétitifs.

Il y a bien de quoi tenir un semestre grâce aux sophismes économiques impliqués dans cette suite logique. Une monnaie est un moyen indirect d’échange. Deux pays avec des niveaux de productivité différents peuvent utiliser le même moyen d’échange, comme cela se fait entre deux individus. Vous allez payer le fils de votre voisin pour tondre votre pelouse avec des euros que vous avez gagné dans un métier à forte valeur ajoutée et forte rémunération. Et pourtant vous utilisez tous les deux des euros. Il n’y a pas de raison pour que les Grecs et les Allemands n’utilisent pas la même monnaie. À l’époque de l’étalon-or, les monnaies nationales avaient une parité fixe par rapport à l’or et pouvaient s’échanger librement ; ainsi, dans les faits, tous les pays utilisaient la même monnaie, à savoir l’or.

2- dévaluer la monnaie va aider la reprise économique grecque par l’exportation

En lien avec la fallace ci-dessus, on retrouve la notion que la dévaluation de la monnaie va stimuler l’économie grecque grâce à une hausse des exportations. L’idée que les Grecs puissent donner davantage de drachmes contre une devise étrangère, rendant les exportations grecques plus compétitives dans la devise étrangère. Les exportations vont ainsi stimuler l’ensemble de l’économie. Mais une dévaluation ne fait que simplement transférer les richesses à l’intérieur d’une même zone monétaire.

Ainsi, l’effet Cantillon nous dit que les premiers récipiendaires de la nouvelle monnaie profitent de leur situation pour acheter des ressources aux prix existants. Les perdants sont ceux situés le plus loin de la croissance de la demande, tels que les retraités. Ils vont se rendre compte que leur pouvoir d’achat baisse, du fait de l’inflation générée par l’accroissement de la dépense. À terme, les exportateurs vont voir que le coût de leurs ressources a augmenté, et vont redemander une nouvelle émission de monnaie pour soutenir les exportations et éviter des pertes de revenus. Ils devront ainsi débourser plus pour leurs facteurs de production et augmenter leurs prix en monnaie locale. Ils vont alors devoir proposer davantage de devises locales pour maintenir les ventes aux clients étrangers de façon à ce que les prix n’augmentent pas dans la devise étrangère. Cette politique masque les problèmes structurels. Ce n’est pas un problème de monnaie.

3- instituer sa propre monnaie permettra au gouvernement d’éviter des mesures impopulaires

En d’autres termes, dévaluer la monnaie est une façon d’éviter l’austérité monstre tant redoutée. Les gouvernements feraient croire qu’il y a suffisamment de ressources à redistribuer des riches vers les pauvres. Il est convenu que les riches ont confisqué de manière abominable la richesse du peuple, et la redistribuer suivant le dogme socialiste amènera l’abondance pour tous. On entend le slogan socialiste d' »abondance pour tous » depuis longtemps et pourtant il n’a toujours pas permis la réduction de la pauvreté.

4- une monnaie doit être adossée à un pouvoir politique ayant une autorité fiscale

Milton Friedman a dit il y a des années, en référence à la création du système monétaire européen, qu’une union monétaire a besoin d’une union fiscale. Le Financial times du 27 juillet 2015 a cité le ministre des Finances italien, Pier Carlo Padoan, affirmant que le seul moyen de sauver l’euro est de « tendre vers l’union politique ».

Évidemment, les deux hommes font référence à la monnaie fiduciaire (c’est-à-dire imposée par l’État et ne reposant sur rien hormis les lois sur le cours légal d’une zone monétaire monopolistique). Une vraie monnaie – une monnaie saine – est le produit intermédiaire le plus pratique trouvé par le marché comme moyen d’échange. Une monnaie saine émerge d’un processus de marché et est une partie du marché en lui-même. Une monnaie saine est découverte par un marché et est utilisée librement par les parties prenantes. Personne n’est forcé d’utiliser une monnaie saine. Les utilisateurs d’une monnaie saine profitent de la protection de l’État de droit. Les faux-monnayeurs sont poursuivis. Les banquiers qui ne délivrent pas d’argent à la présentation de substituts tels que des certificats ou des chèques sont poursuivis également. Les meilleurs systèmes monétaires sont privés, parce qu’ils doivent opérer dans un État de droit. Les pires systèmes monétaires sont gérés par des gouvernements, parce que les gouvernements s’exemptent de l’État de droit.

Les grecs (et l’Europe) ont besoin de liberté monétaire

Abandonner l’euro ne résoudra par les problèmes de la Grèce, comme il ne résoudra pas les nombreux problèmes structurels de l’union monétaire européenne. L’adhésion à ces erreurs économiques a encouragé l’idée que quelques corrections peuvent réparer la situation de la Grèce dans l’euro. Mais, et cela se confirme sondage après sondage, les Grecs eux-mêmes montrent que, bien que rejetant l’austérité, ils ne veulent pas abandonner l’euro. Ils comprennent qu’une telle décision permettra au gouvernement de détruire le peu de richesses qu’il reste dans le pays. Les Grecs voient l’euro, avec tous ses défauts, comme supérieur à une drachme rétablie. En fait, la meilleure alternative pour la Grèce aujourd’hui est d’autoriser la libre compétition des monnaies qui permettrait aux grecs de choisir celle qui leur semble la plus bénéfique. De même, la Grèce devrait accueillir et protéger, via l’État de droit, l’établissement de monnaies privées.

Mais le problème fondamental de l’euro demeure, et nous devons nous rappeler que le gouvernement grec lui-même a répondu de manière rationnelle à la structure de l’Union Européenne et de l’union monétaire européenne. Il a énormément emprunté à des taux bas à des prêteurs bien disposés. Il a accepté tous les euros nouvellement émis qui lui ont été offerts par les fonds d’organisations inadaptées. Ce n’est pas le seul pays à agir ainsi, simplement le premier pour lequel les conséquences néfastes de la mauvaise structure de l’UE sont apparues. Il y en aura d’autres et les conséquences seront encore plus importantes.

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  • Amellal Ibrahim
    12 août 2015 at 9 h 30 min

    . À l’époque de l’étalon-or, les monnaies nationales avaient une parité fixe par rapport à l’or et pouvaient s’échanger librement ; ainsi, dans les faits, tous les pays utilisaient la même monnaie, à savoir l’or.

    =>

    Ce qui amène à des déséquilibres de balance considérables et l’or se retrouveraient principalement en Allemagne et en Chine, brillante idée !

    Or = relique barbare.

    • Un socialaud-keykey ?
      Vous oubliez que l’or, en passant d’un territoire à l’autre se fait plus rare sur le territoire d’où il provient et est plus abondant sur le territoire de destination => la valeur varie, ce qui régule ces tendances.

      • Bah non puisque les taux de changes des devises sont censées restées « fixes » sinon ce serait une « dévaluation » …

  • La crise de l’euro est en soi un mythe. Ce n’est pas l’euro qui est en crise, c’est certains pays qui ont une dette publique trop importante. Ce n’est donc pas la crise de l’euro, mais la crise de la dette publique.

    • Et cette crise de la dette publique a été bien aggravée par le fait que les secteurs industriels italiens, espagnols, français et autres ont été laminés par l’euro faisant baisser la population active et augmentant le chômage et comme si ce n’était pas suffisant, une hausse d’impôt en pleine dépression.

  • En créant une monnaie unique on a supprimé un mécanisme de marché qu’était le taux de change, il faut bien dès lors qu’à ce mécanisme s’en substitut un autre, celui qui s’y est substitué c’est l’endettement et ça ne vaut pas que pour la Grèce.

    Les premiers responsables en sont la France et l’Allemagne qui ont oeuvré pour qu’un dépassement exceptionnel et temporaire soit autorisé dès lors rien n’arrêtera la course à l’endettement, et tous les gardes fous de bonne gestion de la monnaie unique sont tombés les un après et les autres et l’euro qui est un instrument politique et non économique (qui avait pour but d’être le cheval de Troie en vu de la création d’un état fédéral) périra à cause des politiques et entraînera probablement avec lui la construction européenne.

    Alors oui rien dans la théorie n’empêche la Grèce et l’Allemagne d’avoir la même monnaie-fiat et de voir des mécanismes de marchés efficients remplacer le taux de change mais dans les faits avec ceux qui nous gouvernent cela n’est pas possible et donc d’une manière ou d’une autre on reviendra aux monnaies nationales alors autant le faire le moins mal possible et tant qu’à faire autant commencer avec la Grèce.

    • « Les premiers responsables en sont la France et l’Allemagne qui ont oeuvré pour qu’un dépassement exceptionnel et temporaire soit autorisé »
      Tout à fait d’accord
      Supermenteur, le socio démocrate, et Gerhard Schröder SPD
      Chirac le pire des présidents qu’on ait eu. Elu avec 82% c’est tout dire de sa légitimité.

      • Il est normal de laisser filer le déficit quand on fait des réformes structurelles, c’était le cas au début des années 80 sous Reagan, ce qui par après a fait monter les taux de croissance structurel et diminuer le déficit …

        La différence c’est que Schröder avait un agenda 2010, qu’il a tenté des réformes qui ont plus ou moins fonctionné alors que Chirac …

        • Bonjour nolife
          Il n’est jamais normal de laisser filer le déficit (sauf guerre, mais ce n’est pas une situation normale).
          On voit le résultat.

      • Chirac n’est pas social démocrate c’est un radical socialiste.
        Le pire président qu’on est eu c’est Giscard le tournant pour la France c’est 1974 c’est à ce moment que le pays a basculé dans le socialisme d’ou l’élection de Mitterrand pour continuer la fête du slip et l’élection de présidents toujours plus socialiste, Chirac ne s’inscrivant que dans la continuité de ses prédécesseurs tout comme Sarkozy et Hollande.

        Ce pays ne sortira du socialisme que par manque d’argent des autres mais comme le voit avec la grèce l’agonie sera longue surtout que « toute » de la population qui veaute encore est convaincue que l’on vit dans un pays ultra-kilo-méga-giga-tera-peta-hexa-zeta-yotta-turbo-libéral.

        • Bonjour arno
          Giscard est le dernier président à avoir un budget de l’état et secu équilibré (sous R. BARRE).
          Seules les collectivités locales étaient en déficit, normal elles étaient entre les mains des socialo-communistes.

    • « En créant une monnaie unique on a supprimé un mécanisme de marché qu’était le taux de change »

      Y a un truc qui me chiffonne dans cette théorie : si on suppose qu’il faut des monnaies différentes pour chaque pays afin de pallier aux différences de productivité, pourquoi ne pas pousser le raisonnement plus loin en disant qu’il faudrait également des monnaies différentes dans chaque région, la région parisienne étant admettons plus productive que le Nord Pas de Calais, puis ensuite pour chaque département, par exemple le 93 étant peut-être moins productif que le 75, et ainsi de suite jusqu’à ce qu’on se retrouve au final a avoir une monnaie différente pour chaque entreprise voir même chaque personne. Pourtant on voit bien que dans la vie réelle ce genre de question ne s’est pour l’instant pas posée, tout simplement parce qu’on on règle le problème autrement, en se débrouillant pour qu’a l’échelle d’une pays tous les acteurs aient le même niveau de compétitivité : si quelqu’un est peu productif, ca signifie tout simplement que ses revenus sont trop élevés par rapport a ce qu’il produit, et inversement. Il suffit donc d’harmoniser les différences de productivité en baissant ou en augmentant les salaires. Dans cette logique il suffirait donc de faire la même chose au niveau européen en baissant ou en augmentant les salaires en fonction du niveau de compétitivité de chaque pays. Si les Grecs ont autant de difficulté c’est parce qu’ils sont trop chers, il devraient donc opérer une déflation massive en baissant leurs salaires, ce qui baisserait le prix de leurs produits et leur permettrait d’être a nouveau compétitif et de créer de nouveaux emplois chez eux (industries, services…) Pas besoin de changer de monnaie pour ça\. Le fait d’avoir leur propre monnaie leur permettrait simplement de faire passer les baisses de salaires plus discrètement en jouant sur le taux de change au lieu de devoir l’expliquer a leur population, mais les effets concrets seraient exactement les mêmes.

      De plus ce genre d’approche serait plus libérale car au lieu d’avoir un taux de change unique décidé au niveau de l’Etat, chaque entreprise déciderait elle même d’ajuster les salaires en fonction de la productivité des salaries. Mais il faudrait pour cela supprimer également toutes les lois qui imposent des règles sur les salaires (smic, prise en compte de la pénibilité etc…), ce qui nécessiterait un Etat vraiment libéral pour ça, donc la monnaie unique ne peut fonctionner que si chaque pays accepte de se libéraliser radicalement. La situation bâtarde actuelle (monnaie unique mais Etats protecteurs, avec en plus des protections différentes pour chacun d’entre eux) n’est pas viable.

      • Bonjour tintin
        Baisser les salaires, plus facile à dire qu’à faire.
        Qui décrète la baisse du salaire? le patron l’état? Revenez sur terre, IRL.

        • « Baisser les salaires, plus facile à dire qu’à faire. »

          C’est un peu le probleme du liberalisme en general, il est plus facile de dire « il faut supprimer le SMIC et la secu » que d’arriver a le faire accepter par la population, mais si on a choisi d’etre liberal il faut l’etre jusqu’au bout, pas seulement quand c’est facile.

          « Qui décrète la baisse du salaire? »

          Le patron bien entendu, quand il se rend compte qu’il ne peut pas exporter a ce prix la car pas assez compétitif.

          « Revenez sur terre, IRL. »

          Sur terre actuellement on a des pays comme la Grece qui ont un taux de chomage eleve et un endettement colossal, qui ne pourront jamais se resorber.

        • La baisse des salaires est typiquement le mécanisme de marché qui aurait du se substituer à la fin des taux de changes le problème c’est qu’une baisse de salaire NET dans le secteur privé est contractuellement impossible donc cette baisse doit se faire sur le brut et la masse salariale de l’état et les prestations sociales.
          Par conséquent face à la baisse de compétitivité et en l’absence de taux de change il aurait fallu que l’état grec se réforme mais il a choisi la solution de facilité (et il est loin d’être le seul) à savoir s’endetter à des taux allemands aggravant ainsi le problème jusqu’au jour ou il se retrouvera à court d’argent des autres.

  • Il me semble que l’auteur dénonce ces assertions comme des mythes (cf. le titre). Il n’en demeure pas moins qu’il évacue le réel problème de l’objet de la sortie de l’euro, qui devrait être de donner la souplesse nécessaire à l’implémentation de mesures pour améliorer la productivité, la compétitivité, le fonctionnement public et non se substituer à ces mesures.

    • Donc la solution est simple, les grecques doivent améliorer leur compétitivité. Le problème ça n’est pas la monnaie, le problèmes c’est les hommes

      • « The real division is not between conservatives and revolutionnaries but between authoritarians and libertarians. »
        Et nombreux sont ceux à avoir cette tentation totalitaire quand on parle du problème Grec.

  • La liberté monétaire n’est pas pour demain.
    Il faut se préparer au prochain move : C Lagarde va arroser la planète de SDR à tout va pour tenter d’arrêter la déflation. Ça sera la premier QE « mondial ». A côté, l’€ ne sera plus qu’une monnaie « locale », tout comme l’US dollar. L’élite constituée par nos gouvernants n’est pas grand chose à côté de la nouvelle qui va émerger.

  • Stéphane Boulots
    12 août 2015 at 20 h 10 min

    « Une monnaie saine émerge d’un processus de marché et est une partie du marché en lui-même.  »

    Ce genre de phrase veut tout dire et ne rien dire du tout : une monnaie saine aujourd’hui ne présente aucune assurance d’être une monnaie saine demain.

    Non, une monnaie n’a pas besoin d’être adossée à un pouvoir politique ayant une autorité fiscale, mais une monnaie émanent d’un pouvoir politique ayant une autorité fiscale a l’obligation d’être saine, ce qu’aucune monnaie n’est par design ou par mécanisme, même si elle est « régulée » par le marché, ce que ne peut pas être une monnaie fiscale : les impôts ne sont pas soumis au marché.

    C’est ça que voulait dire Friedman

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