Vive les exilés fiscaux !

Dans un pays englué dans l’immobilisme, l’exil est encore un moyen de résister.

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Vive les exilés fiscaux !

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 12 août 2015
- A +

Par Le Parisien Libéral.

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Il y a de plus en plus d’exilés fiscaux, et c’est une bonne nouvelle !

Certes, l’expression « exil fiscal » ne décrit pas exactement la réalité, puisque parmi les gens qui partent, tous ne sont pas riches. Mais ces forces vives ou retraitées qui ont choisi d’habiter Genève, Bruxelles, Luxembourg ou Londres sont autant de votes avec leurs pieds de Français qui n’en peuvent plus de la façon dont notre pays fonctionne, et qui refusent de couler avec lui, parce qu’ils en ont les moyens financiers, intellectuels ou psychologiques.

Un enseignement pour la « droite » française : la social-démocratie de droite n’a pas marché. Les départs ont commencé à s’accélérer sous Fillon, vous savez, celui qui a tenté d’élever le mur de Berlin fiscal qui cerne la France, en créant l’exit tax. Quand on crée une taxe sur le patrimoine de ceux qui partent, les départs ne ralentissent pas, au contraire. Autre fait à noter : les migrants et autres réfugiés, quand ils le peuvent, s’installent en Allemagne ou surtout en Angleterre. Il faut croire que eux aussi ne croient pas plus que cela aux vertus de la sociale-démocratie à la française.

Que peut-faire le gouvernement ? D’ailleurs, devrait-il faire quelque chose ? S’il considère qu’à long terme, les départs de jeunes, d’étudiants, d’entrepreneurs ou de grosses fortunes fait peser sur le pays le même risque que le départ des Huguenots, alors le pouvoir devrait agir. De plus, on peut aussi ajouter qu’on ne peut pas faire vivre un pays uniquement avec des professions réglementées, des fonctionnaires, des chômeurs, des capitalistes de connivence ou des retraités. Il faut aussi tous ceux qui, par leur énergie, créent de la richesse.

Mais le plan du gouvernement est à la fois simple et compliqué : il s’agit de démentir l’idée que les impôts ne peuvent qu’augmenter puisque la France, en déficit chronique, ne prélève pas assez de richesse pour faire fonctionner ses services publics et financer le social, ou alors dépense trop, et mettre fin à l’idée ancrée que l’instabilité juridique et fiscale ne cessera jamais. Autrement dit, il faudrait qu’Emmanuel Macron parvienne à convaincre ses collègues Valls, Eckert et Sapin que la France aurait à gagner en préférant le programme du Parti Libéral Démocrate à celui du Parti Socialiste. Bon courage à lui !

En attendant, dans un pays qui refuse de voir la réalité, le vote avec les pieds des exilés fiscaux est la meilleure réponse possible face à un État hors de contrôle.

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  • On voterait moins avec nos pieds si la moyenne des français ne votait pas avec autre chose… Les hommes politiques ne sont que le symptôme d’un peuple apathique rongé par la jalousie. Je me suis barré et je me réjouis de voir ces millions de crétins sombrer dans le chômage, la précarité, et la récession. Vous vouliez du socialisme? En voila… Vous vouliez un pays généreux? Le voila: Il est super généreux avec votre pognon. Francais, vous avez bafoué l’individu en espérant en faire profiter la masse? La masse vous a bafoué individuellement au profit des masses les plus lourdes et les plus rustres. Bienvenue dans VOTRE enfer. Et messieurs les jeunes (moins de 40 ans) dites merci à vos parents.

    • M’oui sauf que le peuple ne vote pas une seule loi et il n’est pas content du tout des nobliaux qui le font.

      Son seul tort: Ne pas leur enlever le pouvoir en réclamant le pouvoir législatif mais les Médias du palais leur expliquent sans cesse que la démocratie directe c’est la démagogie comme on le voit en Suisse.

  • La monarchie socialiste qui nous gouverne n’ en a jamais assez, c’ est qu’ il en faut de l’ argent pour payer les privilèges de notre noblesse toujours plus nombreuse, sans oublier les courtisans ( journalistes et artistes subventionnés), le clergé ( syndicats) et puis tous les planqués, assistés, rentiers, grands ou petits qui vivent chichement au crochet de l’ état.

    • Bon! Oui, je suis d’accord que la logique socialiste est très loin d’être économe ou libérale, mais N.Sarkozy et les 5 ans n’ont rien fait d’autre, avant!

      Il n’y a donc plus de raison de haïr la gauche pour mettre la droite au pouvoir, en France: ça ne changerait rien à cette volonté d’être au pouvoir pour soi-même, d’abord!

      Donc votre obsession du système binaire (« droite – gauche ») est aussi débile, dépassé, vieillot et vain et n’attirera pas plus d’électeur jeune et enthousiaste! Seul, le F.N. pourrait tirer les marrons d’un feu où les politiciens habituels, dépassés, sont déjà « cramés »!

      Par contre vos Français de l’étranger risquent de devenir ce courant d’air frais qui peut vous influencer, d’après ce qu’ils auront vu ailleurs: « le mieux et le moins bien »: eux, ils auront sans doute d’autres idées fraîches pour faire un peu bouger les choses! C’est tout ce que je vous souhaite!

      • Le commentaire auquel vous répondez parle de « socialiste », pas de système gauche-droite.
        Sarkozy a mené une politique économique socialiste. Le FN a un programme économique socialiste.

      • Mikylux: « ils auront sans doute d’autres idées fraîches pour faire un peu bouger les choses! »

        Non, le système est extrêmement bien verrouillé à l’usage exclusif de la noblesse d’état.
        Derrière les changements de quelques princes « démocratiquement élus » (choisis dans un annuaire verrouillé) il y a un appareil d’état fort de 5 millions de membres dont quelques centaines de milliers de haut fonctionnaires inamovible qui contrôlent les prébendes, influences, application des lois etc. Etc.

        Et si ça ne suffit pas, la presse mercenaire (subvention, TVA réduite, avantages fiscaux) est là pour marteler que ce système « démocratique » est le meilleur du monde, qu’il n’y a pas de problèmes et que si on n’est pas content, on a le droit de changer les princes (en consultant l’annuaire évidemment.)

        Deeggs a parfaitement raison aussi.

        • Vous avez raison. Mais « socialiste » est aussi un terme flou: quelques principes simples, gravés dans le marbre, et une application souvent discutable des dits-principes.
          En France (mais ce n’est pas exclusif!), des termes comme « décisions politisées », « étatisation » seraient plus adaptés, peut-être.
          La politique du F.N. est surtout verbale, tant qu’ils ne sont pas au pouvoir (c’est leur avantage, de ne pas encore avoir été essayé!) mais Marine ne dit pas toujours la même chose que Jean-Marie! Et même, au pouvoir, feraient-ils ce qu’ils disent maintenant? J’en doute.

          Mais je crois qu’en France, il existe bien une sorte de résistance pacifique civile, vis-à-vis du pouvoir, là où AGISSENT les innombrables « associations loi 1901 », partout dans le pays. Cela m’a toujours impressionné et c’est une grande richesse, à mes yeux.

          On voit aussi, sur le web, que si les « discussions », sérieuses ou pas, qui ont tendance à disparaitre des bistrots (faute de bistrots) se retrouvent par thème, centres d’intérêt ou activités sur des sites ou dans blogs et naissent parfois des groupes qui s’organisent pour s’échanger en circuits courts et libres, des services ou des choses (« marchandises » ou « biens » en termes économiques), à l’écart du système « officiel », avec même, ici et là, ces nouvelles monnaies locales, encore « folkloriques ».

          Alors, même les Français de l’étranger « sont nés quelque part » (G.Brassens) et il n’y a jamais eu autant de possibilité de garder le contact.

          Donc si les gens votent moins et accumulent les déceptions face à la politique dite « officielle », ces autres aspects de la vie sont peut-être leur « réponse-compensation », même inconsciente. Parce que, même si c’est au sens primitif, certaines de ces initiatives sont « vraiment » politiques si pas politiciennes. On verra bien: l’avenir n’est pas écrit.

          Cela nous éloigne des « Exilés fiscaux »!

  • « Il y a de plus en plus d’exilés fiscaux, et c’est une bonne nouvelle ! »

    Oui c’est une bonne nouvelle mais il ne faut pas en parler.
    Plus on en parle et plus cela va renforcer la volonté des socialos communistes au pouvoir en france de traquer les exilés pour les confisquer.
    J’ai fui la france il y a maintenant 4 ans et ma hantise est l’impôt sur la nationalité. Je suis persuadé que cette mesure est en préparation par le gouvernement.

    L’exil de la population ne fera pas reflechir les collectivistes sur l’echec de leur solution, au contraitre.

    Donc plus on en parle, plus on fait de la pub à l’exil et plus la confiscation selon la nationalité arrivera vite en france

    • Vous avez raison, c’est exactement ce qu’il se prépare à grande échelle: l’impôt par la nationalité.

      Lisez ça: http://institutdeslibertes.org/de-la-revolte-legitime/

      • Avec tout l’immense respect que j’ai pour Charles Gave, je ne crois guère à cette théorie. On prête beaucoup d’intentions néfastes à l’administration, mais je ne la pense pas suffisament armée pour arriver à ses fins.
        Tout d’abord, la France n’est pas les Etats-Unis, et elle aura beaucoup plus de mal à imposer et surtout faire respecter cette « imposition universelle ». Qu’est-ce que pèsent les menaces fiscales de la France devant des mastodontes comme la Chine, la Russie ou même l’Inde ? J’ajoute qu’il y a beaucoup de pays avec lesquels nous n’avons que très peu de relations diplomatiques et économiques et qui ignorent complétement et superbement les injonctions de la France. De là, on aura peut-être une déclaration d’intention mais dans les faits, ce sera inapplicable.

        La deuxième chose que l’on oublie est l’Europe et ses lois, bonnes ou mauvaises. Le principe même de l’Europe, c’est la libre circulation et installation au seins de la communauté. Ce genre de démarche risque de créer un précédent qui ne sera certainement pas accepté par les institutions européennes. Je vois très mal l’Allemagne et l’Angleterre accepter ce genre de chose; il faudrait que tous les pays fassent de même. Just my 2 cents.

        • Ce gouvernement a deja fait aussi stupide et nefaste sens aucun probleme ( controle des loyers , relance du RSI etc…).
          Ces escrots « commercent » avec une clientèle électorale qui adore ce genre de chose! Des symboles : le camps du bien poursuivra jusqu’au bout du monde le mechant riche qui veux pas partager son honteux magot sous le diktat depapa l’Etat…

        • Waren, vous n’y croyez peut-etre pas mais l’idee d’une taxation a l’americaine avait ete evoquee par Sarkozy et je crois avoir lu quelque part que le gouvernement actuel trouvait l’idee seduisante… En outre, avez-vous entendu parler du CRS? Je pense que ca va etre un peu difficile a mettre en place mais l’idee est la et l’etau se resserre : http://www.oecd.org/tax/exchange-of-tax-information/automaticexchange.htm

    •  » Je suis persuadé que cette mesure est en préparation par le gouvernement. »

      Si un jour cela se fait je renonce clairement à ma nationalité française, mon coeur sera un peu déchiré mais je m’en remettrais, on peut pas se laisser submerger par les émotions et la peur quand des escrocs cherchent à te déposséder à tout prix.

      • Renoncer vous pouvez, à condition d’avoir une autre nationalité.
        Vous ne pouvez de la sorte devenir apatride.

        • Exact.

          Et les autres pays ne sont pas forcément très heureux de vous accueillir, il faut voir la réputation qu’on se traine, nous autres franchouillards.

        • Et pourquoi pas?
          Si on ne veut pas la nationalité d’un pays tournant criminel, on devrait pouvoir s’en débarrasser.

      • Il y aura aussi une exit tax dissuasive…

      • Un exemple de plus ou le menu politique francais se resume au choix entre la peste et le cholera:

        L’exit tax a etee mise en place par M.Fillion, M. Sarkozy etant president.
        La taxation a la nationalite faisait partie du programme du candidat Sarkozy en 2012.
        Quelle que soit leur etiquette, le reflexe des politiciens est d’essayer de construire des murs encore plus hauts si les prisonniers s’echappent encore.

      • Je travaille avec vigueur à ce projet. Acquérir une seconde nationalité est une chose, abandonner la nationalité française une autre. Si c’est votre projet, commencez des maintenant.

        • C’est grave! Suite à la surprise d’entendre mon fils de 4 ans rêver, en dormant, en parlant dans la langue du pays habité et pas celle de ses parents, je me suis dit que pour leur meilleure intégration, nous allions changer de nationalité, ce qui s’est fait, sans problème avec, à l’époque, pas d’autre choix que la résiliation d’office de la nationalité antérieure (à mon avis, la bonne solution!), aucun problème rencontré. (Je n’ai aucun casier judiciaire, nulle part, évidemment!). Ce devrait donc rester au libre choix du citoyen: une ou double nationalité! Avec la responsabilité des conséquences.

    • Ne vous tracassez pas trop! L’U.E. (à laquelle les Français, dans leur sinistre ambiance, ne croient plus et n’imaginent évidemment pas que les autorités communes pourraient mettre la France au régime, comme ils le font pour la Grèce, tant ils se croient encore « moteur européen », c’est pathétique!), donc, l’U.E. ne permettra pas que votre revenu mondial ( c’est le terme!) soit taxé dans 2 pays européens! Et si vous prenez les 2 nationalités, le problème sera automatiquement résolu!

    • Qu’ils fassent cette connerie. Dans le tas, il y aura forcément des injustices. Cela leur coutera cher.

  • Ce sont sont les banques qui continuent à nous préter de l’ argent à taux bas qui sont responsables du désastre.

    • Non ce sont les armées de crétins qui votent pour ceux qui font des promesses avec des budgets en déséquilibre (qui nous rendent esclaves des banques) qui sont responsables. Personne ne nous force à vivre au dessus de nos moyens. Les banques sont des vautours de mauvais gestionnaires, pas des prédateurs.

      En quoi les banques seraient elles un problème si on ne leur empruntait pas d’argent? En quoi la situation serait elle différente pour le contribuable si au lieu de payer des impôts pour les intérêts des banques, ils devaient financer la gabegie étatique directement, et donc prêter (ou donner) à l’Etat sans intérêt?

      Les vrais problèmes c’est ceux qui veulent que l’Etat fasse tout pour eux avec le fric des autres que les autres n’ont pas.

      • Sans compter que l’argent, il vaudrait mieux le rembourser aux banques, sans passer par des systèmes bourrés de fonctionnaires, pour le faire!

      • Mitch: « qui votent pour ceux qui font des promesses avec des budgets en déséquilibre »

        Choix A « démocratique » possible: types qui font des promesses etc etc.
        Choix B « démocratique » possible: types qui font des promesses etc etc.

        Démocratie signifie « pouvoir du peuple », elle n’existe en vrai que quand le peuple a le pouvoir législatif (référendum, initiative), sinon c’est une monarchie élective.

        Les choses bougent il est vrai: il existe un nouveau choix C « démocratique » composé de types qui font des promesses etc etc.

        • Il est clair que la France est plus monarchique et moins démocratique que la plupart des monarchies européennes officielles dont les monarques sont sans pouvoir politique.

          Peu de « monarques » officiels sont par contre soutenu par aussi peu de citoyens que le président français: élu au second tour, d’habitude, à une majorité entre 50 et 55%, il n’est donc représentatif que de 20 à 25% des Français, comme le candidat préféré dans les candidats du premier tour, et encore, d’après les votes exprimés et valables!

          La monarchie officielle, telle que pratiquée, en Europe, n’est donc pas un mauvais système, … et moins coûteux!

  • PARDON, ce sont AUSSI les banques nous prétant de l’ argent à taux bas qui sont responsables du désastre.

    • Ah oui, ca change pas mal de choses de le dire comme ca…

    • Ben oui, les Français s’eximent à cause des banques c’est bien connu 🙂

    • Secret de Polichinelle (même à l’étranger!)!

      C’est bien pour ça qu’il y a tant de textes officiels, en France, c’est parce qu’il y a tant de choses entre les mots et les faits, que même si on se fait prendre sur un fait, les textes sont là pour prouver la (mauvaise) bonne foi!

      La Françafrique en est le meilleur exemple!
      Quant aux actions militaires de F.Hollande, en Afrique, actuellement, on le verra plus tard!

      ( Les velléités Libyenne de N.Sarkozy l’ont déjà suffisamment prouvé!). Quand je pense à B.H.L. qui a cru qu’on croirait que le but était humaniste, c’est à pouffer!

  • J’ai bien l’intention de rejoindre tous ces exilés, la France n’offre plus à la jeunesse de quoi prospérer et les entreprises elles-mêmes sont coincées dans une mentalité très arriérée (diplôme, bonus, modes de vie..), et je parle même pas de la bureaucratie que les Français aiment tant, les jeunes comme moi se sentent étouffés alors qu’au final on veut juste vivre par nous-mêmes et surtout vivre bien.

    • Beaucoup veulent vivre bien, très peu hélas veulent vivre par eux-mêmes.

      • Cliché honteux, c’est juste faux. Et je fréquente beaucoup plus de jeunes que vous…Se fier à 3 ou 4 fainéants dans votre entourage pour juger des millions de jeunes c’est franchement limite.

        • Je fréquente pas mal de jeunes, mais dans un contexte où il ne suffit pas de brasser de grandes idées, mais où il faut aussi assumer. Je ne les traite pas de fainéants, je constate simplement que ceux qui s’exilent, s’ils sont infiniment plus nombreux que quand j’étais jeune, restent une très petite minorité. L’immense majorité fait partie des 75% que donnent les sondages dont le rêve est d’être fonctionnaires. L’immense majorité est incapable d’établir un budget, encore moins un business plan, et fait appel aux parents plus facilement qu’aux mesures d’économie. L’immense majorité attache beaucoup plus d’importance à la sécurité qu’à la liberté d’initiative, à se montrer solidaire qu’à s’inquiéter d’où viennent les sous. Les mesures gouvernementales les ciblent : elles fabriquent des emplois aidés plutôt que des espaces de liberté, et je ne pense pas que les socialistes de droite comme de gauche poursuivraient dans ces voies si ça ne correspondait pas aux aspirations immédiates de la majorité.

          • Ayant moins de trente ans et étant moi-même en instance de départ, je souscrits en tout point à ce que vous dîtes. Ne cherchez pas le salut de la France dans notre génération. Personnellement elle me consterne et je m’y sens de moins en moins intégrée à elle. Comme vous le faites remarquer, entre les résultats de sondage qui donne un pourcentage effarant de jeunes qui DISENT vouloir partir de France et ceux qui le font réellement, il y a un monde. Les articles qui relatent un soi-disant phénomène de départ en masse des jeunes me font bien rire. On parle tout au plus de quelques milliers de cas par an, c’est clairement pas assez pour une génération qui se mange 25% de chômage…et même parmi ceux qui sautent le pas, j’en trouve encore pour me dire qu’ils sont bien heureux qu’en France il y ait les assédics -__________-

          • Vous faites une généralité de cas isolés. Dans les gens de mon entourage (25 à 35 ans), aucun ne rêve d’être fonctionnaire, en revanche la quasi totalité veulent pouvoir vivre décemment de leur emploi. Certains d’entre nous travaillent dur la semaine et ne comptent pas leur heures.
            Que certains ne sachent pas faire un business plan ou d’établir un budget comme vous dites, c’est bien possible… Ça n’empêche pas d’être compétent dans son emploi que je sache, ça n’empêche pas non plus de pouvoir vivre de son travail.
            Oui, nous autres jeunes nous inquiétons de notre sécurité, car contrairement à ce que vous pensez, nous savons parfaitement qu’ici, nous vivrons moins bien que nos parents, et que la retraite par répartition, nous n’en verrons jamais la couleur, bien qu’on y abonde chaque mois. Nous savons que le plein emploi et une carrière sans interruption, c’est une époque révolue.
            Nous sommes les dindons d’une farce commencée il y a plusieurs décennies, nous le savons.Nous en payons le prix. Si certains quittent ce pays, ce n’est pas toujours évident et malheureusement certains ne le peuvent tout simplement pas.

            • Chacun son entourage, et je ne suis pas sûr que depuis la suppression du service militaire les gens qui ont suffisamment de culture d’éducation pour s’exprimer sur les forums soient bien conscients de la composition réelle d’une classe d’âge. Mais chacun son opinion.
              Ce qui me tracasse est l’affirmation de cette « évidence » qu’ici les enfants vivent moins bien que leurs parents. D’une part,il est évident qu’au moins les enfants vivent considérablement mieux que leurs grands-parents au même âge, et même pour les parents, il me semble que toutes les statistiques montrent qu’il en va de même. La grande différence est dans les perspectives, qui sont effectivement bien plus bouchées pour les jeunes aujourd’hui qu’elles ne l’étaient pour leurs parents, du moins s’ils décident de rester en France.

              • « D’une part,il est évident qu’au moins les enfants vivent considérablement mieux que leurs grands-parents au même âge »
                Ah oui, les jeunes aujourd’hui ont des iPhones, des centaines de chaînes de télé abrutissantes et un accès à la culture quasi gratuit et vous pensez que ça fait le bonheur ?

                Mes grands parents m’ont toujours dit l’inverse que vous, justement parce qu’ils avaient des perspectives d’avenir (peu de chômage, un code du travail très réduit), que leur liberté individuelle était bien plus grande et qu’il étaient beaucoup moins matérialiste. Soyons réaliste, la matériel et le marketing ne remplacera jamais la liberté qu’on nous a volée.

                • Excusez moi, ils ont la vingtaine vos grands parents?

                  Parce que les miens (toujours vivants), quand ils racontent leur enfance, c’est vraiment pas rose: l’internat, la guerre, le chômage en sortie de guerre, l’appartement de 45 m2 à 5 sans eau courante ni toilettes…
                  Et ca c’est lorsque l’on faisait des études, autrement c’etait certificat d’études et hop bonniche chez M.Dugland! Ou ouvrier à l’usine à 14 ans!

                  Vous délirez!

                • Je ne parle pas des i-phones, mais de la lessiveuse, des couches, du poêle à charbon, de l’espérance de vie, etc. Regardez l’équipement des ménages en appareils ménagers, en voitures, etc. Imaginez ce qu’était la vie en cité U quand les parents ne pouvaient compléter les bourses, le retour à la maison une fois par mois en covoiturage et pas de quoi se payer livres ou cinéma le reste du temps.

                  Vous affabulez !

          • Ce n’est pas géographique mais les Français se sont jeté sur le managing des années ’80 comme la vérole sur le bas-clergé.

            Tous voulaient être chef, chacun à son niveau, et chacun jouissant à son niveau de son pouvoir sur ses subalternes, pour une rentabilité maximale, mise évidemment à mal par le mal-être des subalternes, par les « burn-out » se multipliant jusqu’aux suicides chez « Orange » et, pendant ce temps-là, de l’autre côté de l’Atlantique, on avait déjà bien compris qu’un travailleur, quel que soit le niveau, travaille mieux, est plus créatif, est plus confiant en lui-même, plus heureux au travail et dans sa vie et donc plus efficace, surtout si cette amélioration était justement rétribuée selon la créativité exploitable, même partiellement: les gens libres et bien dans leur peau, sont créatifs et capables de créer fièrement de la valeur ajoutée; faites-en un esclave sous pression, il devient stérile et malade!

            Mais la France reste accrochée au « pouvoir de l’autorité » comme un coquillage à son rocher (ce « Président » responsable de tout et de tous().

            Toujours en retard d’une guerre, tellement fermée sur l’extérieur de la France qui se prend encore pour un modèle incontestable qu’il est interdit de comparer!

          • Il faut les comprendre: depuis leur enfance, on ne leur parle pas de « personnes », ni de « gens » mais de « Français »: ça me rappelle les frontières britanniques à l’ancienne, divisées en « British », « Common Wealth » et « Others ».

            Dans votre pays, dès le biberon, on leur apprend que ce qui est français est bien, le reste, forcément moins bien: ceux qui partent sont allés voir ailleurs pour constater que c’était faux!

            Mais ça, le « bla-bla » national(iste) n’est pas prêt de l’admettre!

            Ni les comparaisons avec l’étranger ni les jugements de l’étranger n’auront l’occasion d’être lus comme objectfis: chaque fois, l’auteur sera suspect de ceci ou de cela, mais en tout cas jamais comme objectif ou réaliste: on vous le répète depuis longtemps: seuls des Français ont le droit de s’auto-juger! Les antres sont évidemment des incapables qui ne comprennent rien! Tout est occasion pour entretenir le chauvinisme!

        • Ce n’est pas géographique mais les Français se sont jeté sur le managing des années ’80 comme la vérole sur le bas-clergé.

          Tous voulaient être chef, chacun à son niveau, et chacun jouissant à son niveau de son pouvoir sur ses subalternes, pour une rentabilité maximale, mise évidemment à mal par le mal-être des subalternes, par les « burn-out » se multipliant jusqu’aux suicides chez « Orange » et, pendant ce temps-là, de l’autre côté de l’Atlantique, on avait déjà bien compris qu’un travailleur, quel que soit le niveau, travaille mieux, est plus créatif, est plus confiant en lui-même, plus heureux au travail et dans sa vie et donc plus efficace, surtout si cette amélioration était justement rétribuée selon la créativité exploitable, même partiellement: les gens libres et bien dans leur peau, sont créatifs et capables de créer fièrement de la valeur ajoutée; faites-en un esclave sous pression, il devient stérile et malade!

          Mais la France reste accrochée au « pouvoir de l’autorité » comme un coquillage à son rocher (ce « Président » responsable de tout et de tous().

          Toujours en retard d’une guerre, tellement fermée sur l’extérieur de la France qui se prend encore pour un modèle incontestable qu’il est interdit de comparer!

    • SweepingWave : « et les entreprises elles-mêmes sont coincées dans une mentalité très arriérée »
      C’est exacte et je suis en train de le vivre aujourd’hui. J’ai été salarié puis entrepreneur dans un tout autre domaine (j’ai profité d’une opportunité) mais ça ne m’a vraiment plus et vouloir revenir au salariat dans son domaine d’origine est apparemment très mal vu. En France on ne fait pas confiance à l’initiative et à l’esprit d’entreprise.

  • C’est difficile de se faire entendre sur ce sujet en parlant autour de soi (mais et la solidarité ? Toi aussi tu sera bien content un jour de.. !) L’efficacité du libéralisme dont nous sommes convaincu reste un pari, voire une ineptie pour beaucoup. Il y a quand même un angle d’attaque plus facile. C’est celui de dire OK, il y a un choix de société à faire et il faut en assumer la charge. Mais on ne peut pas tolérer que cette charge pousse le curseur des prélèvements à son maximum ET propulse l’endettement dans la stratosphère. Il faut exiger des comptes pour cette gestion calamiteuse.

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Un entretien mené par Matthieu Creson pour la la Revue Politique et Parlementaire. 

 

Pascal Salin est économiste, professeur émérite de l’université Paris-Dauphine, et fut président de la société du Mont-Pèlerin de 1994 à 1996.

Parmi les ouvrages qu’il a publiés, citons notamment La Vérité sur la monnaie (Paris, Odile Jacob, 1990), Libéralisme (Paris, Odile Jacob, 2000), Français, n’ayez pas peur du libéralisme (Paris, Odile Jacob, 2007), Revenir au capitalisme pour éviter les crises (Paris, Odile Jacob, 2010), La T... Poursuivre la lecture

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Mais puisqu'on vous dit que Macron, c'est Le Grand Réformateur ! Puisqu'on vous dit qu'il n'a pas arrêté de réformer, d'affûter avec habileté la France pour la prochaine décennie ! Les petits dérapages budgétaires n'y changeront rien : les réformes sont sur des rails, elles passeront. Quoi qu'il en coûte.

C'est sans doute dans cet esprit que l'actuel gouvernement planche à nouveau sur la réforme des retraites qui avait été subrepticement mise en pause suite à la déclaration de guerre (non, pas contre Poutine, contre le virus il... Poursuivre la lecture

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